ÉPILOGUE
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 Neal C. MacDougall ❖ Un Highlander égaré ...

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MessageSujet: Neal C. MacDougall ❖ Un Highlander égaré ...    Mer 25 Fév - 23:29


“ Neal C. MacDougall”

Je ne veux pas rester, mais je ne veux pas partir.. Dilemme.


“introduction”
Je m'appelle Neal Ciaran MacDougall, mais on m'appelle plutôt Neal. J'ai 28 ans. Je suis né(e) le 21/01/1987 à Inverness, Ecosse. Avant d'arriver ici, j'étais étudiant en histoire, spécialisé en mythologie grecque et celte. Et, je fais parti du groupe des Egarés. Oblivion, pour moi, c'est l’aventure dont j’avais toujours rêvé mais où je n’arrive pas à trouver ma place ….


¤¤¤


Quand je suis né à la fin du mois de janvier dans ma ville d’Écosse il faisait extrêmement froid, la neige recouvrait le paysage dehors et le vent soufflait tellement fort qu’on l’entendait siffler contre les vitres. Enfin du moins c’est ce que ma mère m’a toujours raconté. Selon elle j’avais dès ma naissance été le portrait craché de mon père. Mes cheveux étaient déjà bouclés, mes yeux étaient déjà bruns, j’avais déjà les mêmes fossettes que lui, le même menton fendu … Je n’avais pas tenu grand-chose de ma mère si ce n’est le caractère mais bien sur cela ne s’est vu que bien plus tard. Tout comme elle j’étais calme, introverti, avide de connaissances, silencieux, … Mais je dois vous avouer que mon caractère n’est pas toujours resté comme ça. Pour être exacte il l’est resté pendant 21 ans après quoi je fus aspiré dans la plus grande aventure qui ait été donné aux hommes de vivre. Mais contrairement à celles des livres, la mienne ne se passa pas pour le mieux et entraina de nombreux troubles dans mon for intérieur. C’est cet évènement qui changea drastiquement ma façon d’être. Mais pour comprendre véritable le fond de l’histoire rendez-vous plus bas.


Distingué - Indépendant - Réaliste - Tolérant - Audacieux - Blasé - Capricieux - Cynique - Débauché - Egoïste
→ Si j'étais un animal : Corbeau
→ Si j'étais une plante : Sapin
→ Si j'étais une merveille : Colosse de Rhodes
→ Si j'étais une couleur : Bleu nuit

→ Fruit explosif : Je me souviens, c’était dans les premiers moments de mon arrivée dans ce monde sauvage. J’étais encore à l’époque un bleu d’égaré peu familier avec la faune et la flore d’Oblivion. Je cherchais désespérément à manger depuis des heures. J’étais bien trop peureux pour m’attaquer aux animaux. D’ailleurs la raison pour laquelle je n’avais pas avalé le moindre milligramme de viande depuis maintenant bien longtemps été justement ce manque flagrant de courage. Cependant, à défaut de les attaquer pour les manger eux, je regardais ce qu’ils mangeaient. Mine de rien cela m’avait vite indiqué qu’elles étaient les plantes comestibles et les poisons dans ce paysage.
Je finis enfin par tomber sur des fruits qui ressemblaient vaguement au croisement entre une pastèque et une fraise. Malheureusement je ne les avais encore jamais vus et je n’osais m’aventurer à les manger de peur de tomber raide mort en le fessant. Je m’assis donc et observai encore un peu, afin de voir si l’une des bestioles tropicales viendrait y gouter. Cependant aucune d’elles ne s’approcha. Et pas parce que le fruit n’était pas mangeable. Ça je le compris quand je sentis dégouliner une sorte de compote qui résidait à l’intérieur de celui-ci. Il venait d’exploser. Et même si j’étais bon pour essayer de prendre un bain ce soir au moins j’avais un désert bien qu’il se trouvât dans mes cheveux.


“ que cesse la mascarade ”

parce qu'on sait que tu es un lutin maléfique


Allez, avoue tout ! Dans la vraie vie, tu es qui ? Aramis. Tu as un prénom j'imagine ? Daphné. Et quel âge tu as ? 19 ans ... enfin y parait = D. 7 Wonders, tu l'as connu comment ? Annonce sur PRD. Et tu en penses quoi ? ici. Quel est ton dernier mot, petit scarabée ? Bazinga !.







“ test RP”

La quête d'une vie

Cela faisait maintenant des heures que je vagabondais dans cette gigantesque forêt en même temps que mon esprit lui vagabondait dans mes souvenirs. C'était lors de mon arrivée à Oblivion il y a bien presque 7 ans aujourd'hui. À l'époque, j'avais trouvé un village Chieresque après avoir airé pendant des jours dans ce monde ou j'étais, moi petit étranger, totalement perdu. J'avais débarqué chez eux en plein dans les jours de Chiere. Autant dire que c'était la fête au village. J'avais, vite fait, échanger quelques objets, dont notamment un de mes briquets ainsi ma vieille lampe de poche, que j'avais avec moi en arrivant et ce contre leur hospitalité pour quelque temps et de la nourriture. Bien évidemment je ne vivais dans aucun foyer mais j'étais bien là où j'étais. Je préférais ne pas trop me mêler à eux, surtout pendant leur fête. De toute manière je ne comptais pas rester. J'avais décidé de me poser ici quelques jours pour retomber sur mes pieds et peut-être essayer d'en apprendre un peu plus sur l'endroit ou j'avais été parachuter.

Je me rappelle très bien de ce petit village d'Autochtones. Il n'était vraiment pas grand, une vingtaine de foyers tous au plus. Tous les habitants y étaient frères, sœurs ou cousins. Mais bon quand on est à peine une centaine, au bout d'un moment ça arrive forcément. Leurs maisons, quoique je ne suis pas sure que l'on pouvait réellement appeler ça comme ça tant ça ressemblait plus à de vieux cabanons de jardin, étaient faites de véritable planche de bois pour les plus grandes d'entre elles ou feuilles et de brindilles pour les autres.

Ici, ils parlaient tous la langue de leur monde, de leur peuple et franchement je n'y comprenais rien. De toute manière j'avais toujours été particulièrement nul avec les langues étrangères. La seule personne qui baragouinait quelques mots d'anglais et de ce que je reconnaissais vaguement comme de l'allemand étaient cette vieille femme et sa petite-fille. C’était essentiellement elle qui venait quelquefois par jour vers moi pour me donner des provisions.

Le soleil c'était lever trois fois depuis mon arrivée au village et j'avais pu comprendre que nous venions d'entrer dans un nouveau cycle, plus précisément dans l'ère du rêve m'avait-elle dit.

Peu à peu, je sentais que les autres membres de leur espèce de tribu se détendaient face à ma présence qui, je l'avais sentis, avait provoqué une certaine angoisse. Je doute qu'il ait eu l'habitude de voir auparavant des égarés comme moi. En voyant que je ne représentais pas un grand danger, ils finirent par venir vers par eux-mêmes, Je fus invité à aider à la chasse du lendemain. Très franchement, sur terre j'étais étudiant en histoire. Je ne voyais exactement pas à quoi je pourrais bien leur servir … j'allais même sûrement être un boulet pour eux mais je me voyais mal rabrouer le premier geste qu'il avait envers moi.

Par conséquent, le lendemain, je fus réveillé par la grand-mère à l'aurore. Alors que la dizaine de membres du village qui allaient à la chasse étaient réunis au centre des habitations, on m'informa que je ferais équipe avec la petite-fille de l’aïeul, qui était la seule à pouvoir me comprendre. Elle était la plus jeune du groupe. Je me souviens que la voir là m'avait étonné car à l'époque elle n'avait qu'à peine plus de 15 ans à vue d’œil mais je m'étais abstenu de commentaire. Peut-être que ce monde était comme ça, que les jeunes filles qui ressemblaient encore à des fillettes allaient à la chasse.

Je n'avais encore rien réussi à apprendre d'Oblivion à ce moment-là. Mais je me souviens que je comptais me servir de cette opportunité de chasse pour discuter plus longtemps avec elle et obtenir des informations.

Elle s'appelait Briséïs … elle m'avait bien dit son nom de famille mais il était tellement étrange que je n'avais pas pu le retenir. Bien qu'étant une jeune fille plus qu'agacent, elle me fut quand même utile tant elle me parla de son monde que visiblement elle vénérait.

Cependant il y a autre chose qu'elle me dit. Elle m'avoua qu'elle aimait explorer la forêt et les environs quand sa grand-mère avait le dos tourné. Tous les enfants de son village le faisaient bien évidemment mais elle plus que les autres. Elle avait même découvert, pendant ses aventures, un monument qu'elle pensait ne pas être Chieresque car son architecture était bien loin de celle qu'elle connaissait. Elle se disait fascinait pas ce monument, elle allait souvent à cet endroit afin de le regarder de loin.

Ce fut bien après que j'ai quitté son village, ou je ne suis resté que brièvement, que je compris qu'elle parlait sans doute de l'une des 6 autres merveilles.

Alors que je ne comptais pas me donner du mal pour partir d'ici, que je comptais me résigner à faire ma vie dans ce monde ou peut-être je pourrais vivre l'aventure dont je rêve depuis toujours … le mal-être que j'avais depuis que j'avais quitté ma bonne vieille terre m'avait poussé il y a peu à me lancer à la conquête des chevrons qui m'ouvriront la porte du monde dans lequel je suis censé être.

Voilà pourquoi aujourd'hui, je suis à la recherche du village où se trouvait cette fille qui pourra n’emmener à la merveille, ce que j'espère qu'elle est en tout cas. Même si je me rappelais environ ou c’était, le changement constant des lieux à Oblivion avait rendu ma tâche ardue.

Et cette tache devint aussi flippante quand, dans mon dos, j'entendis de discret bruit de frottement sur les feuilles, Je savais que ce n'était pas les animaux.


Dernière édition par Neal C. MacDougall le Mer 1 Avr - 21:53, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: Neal C. MacDougall ❖ Un Highlander égaré ...    Mer 25 Fév - 23:30




“ histoire ”

Vive le vent, vive le vent ...





14.08.1996, Dornoch, Highlands, Ecosse.

Je me rappellerais de ce jour toute ma vie. Je n’avais alors que huit ou peut-être neuf ans. Alors que j’étais chez ma grand-mère pour toutes les vacances d’été, comme chaque année, je m’ennuyais terriblement. Le village où elle vivait dans les Highlands était encore plus perdu que ma ville natale, Inverness. Aucune enfant ne se trouvait là à des kilomètres à la ronde. Seule une petite fille qui avait deux ans en plus que moi était habituellement là mais voilà près d’une semaine maintenant qu’elle avait eu la chance de partir avec ses parents en vacances dans le nord de la Grèce.

Bien sûr, j’aurais pu aller me promener dehors et m’inventer moi-même des jeux pour passer le temps, seulement voilà. Je suis en Ecosse et ici même en été le temps est souvent froid et pluvieux. Il était 10 heures et la pluie continuait de s’abattre doucement sur la vitre de la vieille bâtisse et ce même si elle n’avait pas arrêté de tomber depuis la veille.

Ma grand-mère était en train de cuisiner au rez-de-chaussée alors que j’essayais vainement de m’amuser avec les vieux jouets de mon père qu’elle redescendait chaque année quand je venais du grenier. Tous les étés et tous les hivers je me retrouvais avec ses jouets dont je m’étais lassé depuis bien longtemps maintenant.

Cependant, à force de les regarder et de voir la couche de poussière qui recouvrait encore ceux que j’avais laissés au fond de la boîte, une idée me vient en tête. Une activité qui pourrait sans doute m’occuper jusqu’à l’heure du diner.

J’avais un oncle, le petit frère de mon père. Mais je ne l’avais jamais connu. Voilà trois ans maintenant qu’il était mort. Mais même avant son décès, je n’avais pu que brièvement le voir à certaines fêtes de famille. La raison est qu’il était archéologue et qu’il passait l’année entière à voyager dans le monde.

D’après ce que m’avait dit mon père, il avait disparu sur son dernier chantier archéologique en Égypte. Bien que l’on n’ait jamais retrouvé son corps, on l’avait déclaré mort. Apparemment, d’après les informations que nous avaient transmises les autorités Égyptiennes, beaucoup de gens disparaissaient dans la zone où se trouvait mon oncle au moment des faits. Un peu comme le Triangle de Bermudes égyptien. Selon eux, les voyageurs trop aventureux auraient été aspirés par une tempête de sable ou quelque chose comme ça et aujourd’hui leurs corps seraient dans le désert autour de la pyramide de Kheops.

Quoi qu’il en soit, après cela toutes ses affaires personnelles avaient été renvoyées à ma grand-mère qui était son plus proche parent vivant étant donné que mon oncle n’avait jamais eu ni femme ni enfants. Granny avait entreposé tout ça au grenier près des affaires de mon grand-père.

Je pensais que je devrais probablement y trouver des choses plus qu’intéressantes. Je l’avais personnellement toujours imaginé comme une sorte d’Indiana Jones avec un fort accent écossais. Ça ne devait surement pas être le cas mais quand même, les affaires d’un archéologue devaient être comme un trésor de pirate pour un enfant de l’âge que j’avais alors.

En quelques mouvements, les vieux bonhommes de bois se retrouvèrent dans la vieille boite en carton qui portait l’inscription « Michael – souvenirs ». Michael c'était mon père bien évidemment. Tout le monde disait que nous nous ressemblions comme deux gouttes d’eau. Je n’avais en effet rien tenu de ma mère qui elle avait de longs cheveux blond et lissé ainsi que des yeux verts. Non, moi j’étais un vrai MacDougall avec des cheveux bruns qui bouclaient dans tous les sens et des yeux lumineux de la même couleur.

Je marchais dans le couloir de l’étage alors que le plancher grinçait sous mes pieds. Je n’avais pas le droit d’aller au grenier mais Granny ne remarquerait surement rien. Après être arrivé au fond du corridor là où il n’y avait plus aucune porte mais juste une petite fenêtre qui donnait sur l’allée du jardin, j’attrapai la ficelle qui pendait au-dessus de moi et tira un bon coup dessus à fin de déplier l’escalier.

J’avais heureusement pensé à prendre la lampe de poche que j’avais reçu avec le quit du petit détective que ma grand-mère m’avait commandé dans un magazine à mon arrive en juillet car l’intérieur du grenier était horriblement sombre. Il n’y avait en effet aucune fenêtre et l’ampoule qui était accrochée directement à un fil électrique ne fonctionnait plus depuis maintenant belle lurette.

Je mis un certain temps à trouver les cartons de mon oncle parmi toutes les autres vieilleries qui étaient entreposées dans cette pièce. Mais finalement je les trouvai dans le fond. Pendant bien une heure tout ce que je vis fut des documents administratifs inintéressants sur ses permis et ses autorisations d’expertises sur certains chantiers du monde.

Jusqu’à ce que je tombe sur un livre aussi gros qu’une encyclopédie. Sa couverture était reliée et en dur. De ce que je voyais, elle fut probablement d’un rouge sang autrefois mais aujourd’hui elle n’avait plus que la couleur d’un marron délavé. Des bordures dorées dessinaient dans de magnifiques arcades le contour de l’ouvrage mais elles étaient elles aussi à moitié effacées. Ce n’était pas exactement le genre de livre que l’on pouvait trouver à la librairie du coin, ni même chez l’antiquaire d’ailleurs.

Je décidai de jeter un petit coup d’œil à l’intérieur. Les pages étaient jaunies et certaines avaient des taches brunes à nombres d’endroits. La plupart du livre était en langues anciennes mais grâce aux annotations manuscrites de mon oncle et probablement d’autres personnes car les écritures étaient très diverses je pus quand même comprendre de quoi cela parlait.

Il paraîtrait selon l’histoire, qu’il eut autrefois 7 merveilles du monde qui auraient aujourd’hui toutes disparues sauf une. La Pyramide de Kheops, là où mon oncle trouva la mort. Selon d’anciennes croyances, ce ne serait pas toute à fait vrai. Ces merveilles n’auraient pas disparues mais seraient cachées autre part, dans un autre monde …

Je ne pus malheureusement continuer ma lecture car j’entendis la voix de ma grand-mère résonnait à travers la maison pour m’annoncer que le repas était près. Je savais très bien qu’elle m’aurait remonté les bretelles si elle m’avait trouvé là. Je refermai donc cet espèce de grimoire en moins de temps qu’il n’en avait fallu pour le dire et descendit. Je me promis que je reviendrais lire le reste plus tard mais je ne pus jamais m’y tenir. En effet, je retournais chez moi à Inverness le lendemain. Quant à ma grand-mère, elle décéda à l’automne et tous ses biens y compris le livre de feu mon oncle furent vendus par mes parents …



22.01.2002, collège d’Inverness, Highlands, Ecosse.

Nous avions passé tout le début de l’année à étudier la préhistoire et je dois dire que j’avais littéralement passé quatre mois de ma vie à dormir en cours. J’avais d’ailleurs reçu plusieurs avertissements pour cela. Ma mère avait failli s’arracher les cheveux aux … dixième ou onzième qu’elle avait reçu. Mais je n’y pouvais rien moi. Quand ça ne m’intéressait pas, ça ne m’intéressait pas. Je n’arrivais jamais à me forcer de faire quelque chose que je n’appréciais pas.

Cependant depuis la rentrée qui avait suivi les vacances de Noël, nous avions commencé à étudier l’antiquité et je dois dire que l’Égypte antique m’intéressait énormément. En particulier parce qu’elle me renvoyait à des souvenirs d’enfance. Ces souvenirs qui me ramenaient inlassablement dans la maison de ma défunte grand-mère et qui me rappelait à chaque fois mon oncle ainsi que la promesse que je n’avais jamais pu tenir.

J’avais écumé de nombreux antiquaires, j’avais parcouru les rayons de nombre de librairies, j’avais passé des heures sur internet à rafraichir les pages de sites de ventes en lignes … mais rien n’y faisait. Il avait été impossible pour moi de retrouver un exemplaire du livre que j’avais commencé 5 ans plus tôt dans ce grenier.

En résumé j’avais pris à mon entrée au collège, l’option latin-grec pour rien. Je comptais me servir de ses connaissances afin de pouvoir l’achever mais cela me sera inutile à présent …

Mais la période dont j’étais réellement tombé amoureux été sans aucun doute, celle de la Grèce antique. J’y appréciais particulièrement leur mythologie.

C’est à partir de cette année-là que j’ai décidé de poursuivre mes études dans cette merveilleuse branche qu’est l’histoire afin de devenir un historien renommé qui écrirait des livres tel que celui que j’avais trouvé



13.09.2005, Edimbourg, Ecosse.

Après des mois de démarches administratives, j’avais enfin reçu en Mars dernier ma lettre d’acceptation à l’université d’Édimbourg. C’est la meilleure université d’Écosse et j’avais travaillé dur durant tout le lycée afin d’obtenir des notes assez élevée à mes A level pour pouvoir l’intégrer.

J’étais maintenant debout sur une pelouse d’un vert presque fluorescent. Mon sac en cuir bien attaché en bandoulière, comme si j’avais peur de le perdre lui ainsi que tous les papiers qu’il contenait et qui prouvait sans équivoque que j’étais bien un étudiant de ce complexe universitaire datant de la Renaissance.

J’avais tellement hâte d’étudier l’histoire dans cet établissement. Surtout un aussi prestigieux où je savais que j’allais rencontrer de grands historiens et archéologues comme l’était mon oncle autrefois.

J’avais fait des recherches sur les professeurs qui dispensaient leurs cours ici en Écosse et parmi eux, le Dr. Fraser était sans aucun doute celui qui avait eu la plus longue et la plus brillante carrière. C’était un homme que je respectais énormément. Et bien qu’il était spécialiste en Égypte antique alors que moi je tenais à me spécialiser en mythologie grecque et celte, je comptais bien lui demander de me prendre comme son élève.

Mes pieds foulaient pour la première fois l’allée de graviers qui menait à l’accueil dans le bâtiment principal. J’avais en effet énormément de documents administratifs en ce premier jour de cours. En parlant de cours, dieu merci je n’en avais aucun aujourd’hui et j’allais pouvoir après avoir accompli cette tâche me rendre de ma chambre.

J’avais déjà installé toutes mes affaires dedans hier soir. Contrairement à beaucoup d’étudiant de première année je n’avais pas pris de chambre étudiante sur le campus. Mes parents avaient les moyens de me payer un appartement dans le centre de la ville. Malgré tous afin d’économiser pour mes autres dépenses j’avais jugé utile de prendre un colocataire.

La personne qui la partagerait avec moi n’était pas encore là hier et j’espérais qu’elle le serait avant ce soir pour que notre lieu de vie commun soit en ordre avant le début des cours.

Après avoir combattu une vieille secrétaire pendant près d’une demi-heure pour seulement quelques documents je finis par repartir. Profitant de la balade à travers le campus pour repérer les bâtiments alors que je rentrais chez moi. Après tous j’allais passer au moins les 5 prochaines années dans ce lieu … ou peut-être pas en fait.



19.12.2008, en direction de Gizeh, Egypte.

Bien que nous étions actuellement au premier jour des vacances de fin d’année, je n’étais non pas chez moi dans les Highlands entrain de profiter de ce break avec ma famille mais dans un avion qui filait droit vers l’Egypte. Plus précisément à Gizeh, une ville située sur la rive gauche du Nil face à la ville du Caire.

Cela faisait bien trois heures que nous étions montés à bord de l’engin après avoir passé des heures à faire la file pour pouvoir enregistrer nos bagages. Après avoir regardé l’un des films que j’avais téléchargé ainsi que feuilleter les documents dont le Dr. Fraser m’avait demandé de maitriser le sujet avant notre arrivée à destination, je ne pus m’empêcher de laisser vagabonder mon esprit à toutes les choses qui l’occupaient.

En parlant de mon professeur d’ailleurs je ne pus que me rappeler du jour où il me parla de cette première vraie expérience sur le terrain que j’allais pouvoir avoir.

Dr. Fraser qui avait, trois ans plus tôt accepté de me prendre comme élève, m’avait pour la toute première fois, après trois ans à ses côtés, invité à assister à l’un de ses chantiers. Quand il m’avait annoncé cette nouvelle, j’avais immédiatement sauté sur l’occasion. Cependant j’avais quelque peu déchanté quand j’avais pris connaissance de notre destination.

C’était là où nous nous rendions que mon oncle était décédé 15 ans aux parts avant. Par conséquent mon voyage là-bas ne me faisait pas exactement sauter de joie mais d’un autre côté je n’avais pas été capable d’annuler. Cela faisait des années aujourd’hui que j’espérais enfin avoir l’opportunité de quitter ma petite vie tranquille pour vivre quelque chose de plus grand.

Par conséquent ce voyage m’angoissait autant qu’il m’excitait.



08h29, 22.12.2008, Gizeh, Egypte.

Nous avions atterri il y a maintenant plus de deux jours. Le Dr. Fraser avait dû me réveiller dans l’avion car je m’étais, après avoir continué à me perdre dans les méandres de mon esprit, endormi sur les documents où j’étais censé étudier les froissant au passage. D’ailleurs en parlant d’eux je ne les connaissais toujours pas. Mais ce n’était pas bien important, je doute que j’en aie eu besoin de toute manière. Depuis notre arrivée je n’avais fait qu’être un petit toutou suivant le Dr. Fraser, je n’avais encore eu l’occasion de rien faire … Si j’avais su ça j’aurais décliné l’invitation. Bon sang, il ne faisait que parler toute la journée d’autorisations, de permis, de … blablabla.

Étant donné qu’il travaillait avec des antiquités et des trésors égyptiens, la moindre démarche nécessitait de sa part de posséder des fardes entières de papiers. Et la moitié de notre voyage était consacré à les obtenir d’ailleurs. Et pour être honnête, moi qui comptais vivre quelque chose d’excitant j’étais relativement déçu. J’espérais cependant quand tout ce bordel administratif serait réglé que notre voyage prendrait une tournure plus agréable.

En attendant comme l’ennui m’avait submergé ces deux derniers jours, j’avais décidé qu’aujourd’hui je laisserais mon professeur à ses affaires. De mon côté je m’étais inscrit à une visite des pyramides de Gizeh.

10h27, 22.12.2008, Pyramide de Khéops, Gizeh, Egypte.

Je dois avouer que je n’ai pas été très honnête sur ce coup. Alors que la visite continuait, je m’étais doucement détaché du groupe afin d’explorer par moi-même. Après tout j’étais étudiant en histoire. Tout ce que pouvait me dire cette guide, je le savais déjà. En fait j’étais même sûr que j’en savais bien plus qu’elle sur le sujet.

Quoi qu’il en soit, bien qu’elle soit aujourd’hui protégée davantage que par le passé la sécurité du dernier vestige des sept merveilles du monde antique laissait à désirer. Je commençai donc mon exploration personnelle de la pyramide.

11h47, 22.12.2008, Pyramide de Khéops, Gizeh, Egypte.

Ça allait faire une heure et demie que je parcourais les couloirs de pierre étroits de la pyramide. Trop émerveiller par toutes les gravures que je voyais dans ses petits tunnels et qu’il était impossible de voir avec la visite officielle de la pyramide que je finis par me perdre au cœur de celle-ci.

Je décidai de continuer droit pour trouver quelque chose de significatif à l’intérieur de ces murs et qui pourrait me permettre de me repérer. Je fouillais dans mon sac posé en bandoulière sur ma hanche gauche afin d’y trouver mon téléphone portable en espérant que j’aurais du réseau malgré le véritable bunker antique qui m’entourait. J’allais bientôt l’attraper parmi toutes les bricoles que j’avais emportais avec moi que je me heurtai à une porte que je n’avais pourtant pas vu.

Alors que je me reculai de quelques pas en me tenant le front sur lequel j’étais sûr allait apparaitre une bosse de la taille de mon poing, la porte en question se mit à s’illuminer de tout son plein. Je regardai dans tous les sens autour de moi. Me faisait-on une blague. Je savais que ma petite expédition n’était pas autorisée mais me foutre la peur de ma vie était peut-être un peu exagérée comme punition. Mais je ne vis rien, absolument rien. Il n’y avait dans les environs que la lumière qui s’extrayait de cette porte et qui me brulait les yeux.

Je croyais pourtant que cette partie n’était pas ouverte aux visiteurs alors pourquoi y avait-il une animation de ce genre ? Et puis qu’essayait-il de recréer avec cette lumière ? Au plus loin que je me souvienne il n’y avait jamais rien eu de ce genre dans l’Egypte antique. Si ça avait été le cas, le Dr. Fraser m’aurait sans doute rabâché les oreilles avec ça.

Quoi qu’il en soit je m’approchai de la porte et en approchai ma main. Je commençai à tâtonner dans l’espoir de trouver un extincteur ou une manette qui pourrait me permettre de déteindre toute cette mascarade.

Je fus littéralement aspiré à l’intérieur. Pour me retrouver … au même endroit ? Et bien, j’ai supposé que j’avais désactivé cette lumière tous comme je l’avais allumée, sans le savoir.

Mon portable en main, je me mis à composer le numéro de mon professeur. Cependant, comme je l’avais prévu, il n’y avait aucun réseau à l’intérieur de pyramide. Presque désespérer, je pris la décision de revenir sur mes pas. J’allais de toute manière bien finir par sortir d’ici à un moment ou à un autre. Ou alors dans le pire des cas je mourrais de soif, ici. On me prendrait alors pour une momie perdue …

Ce ne fut pas le cas bien sûr. Après avoir tourné et retourné, pris à gauche deux fois de suite puis après avoir viré à droite avant de continuer tout droit, de monter un peu et de redescendre beaucoup, je finis par sortir … sous une tempête de neige . What ?

Alors que je regardais devant moi, ce ne fut pas les deux acolytes de Kheops que je vis mais deux grandes et fières montagnes dignes de celles du Val d’Arryn. Étant précédemment en Égypte, j’étais loin d’être couvert pour affronter ce climat encore plus rude que celui de mon Écosse natale.



22.12.2013, grotte enneigée, Oblivion.

Aujourd’hui j’étais à l’intérieur d’une grotte sur le sommet de l’une des très nombreuses montagnes éparpillé dans les alentours. C’était assez ironique que ce soit ce paysage qu’Oblivion avait décidé de prendre ici et aujourd’hui. Il était le même que lors de mon arrivée qui avait eu lieu, jour pour jour, 5 ans plus tôt à ma sortie de la pyramide de Kheops.

Lors de mes premiers jours à Oblivion, j’étais seul et pour ne rien vous cachez, j’étais également terrifié. Je n’arrivais pas à y croire … je ne voulais pas y croire. Quand je pense que cette vieille légende d’un livre digne d’un des films d'Harry Potter soit vraie …

Cependant ce sujet est loin de ceux qui traversaient mon esprit à ce moment-là. À Oblivion, la nature est sauvage. Et moi petit homme qui a vécu depuis toujours en milieu urbain, j’étais loin d’être prêt à faire face à des montagnes enneigées, des jungles dignes de l’Amazonie, des déserts arides ou encore des forêts de conifères emplis de créatures sauvages … En parlant de celle-là, même si certaines d’entre elles bien que flippante m’étaient familières telles que des lynx, je dois dire que j’ai bien failli faire une attaque cardiaque quand je me suis retrouvé nez à nez avec un griffon.

Je m’étais également retrouvé incapable de me nourrir, je ne savais pas où dormir, ni comment me protéger … Ça avait été pour l’enfer. Et ce fut à ce moment-là, au bord du désespoir après m’être retrouvé arracher à ma bonne vieille terre qu’un déclic se produisit à l’intérieur de moi.

Les semaines qui suivirent, je ne me reconnus plus moi-même. Ma manière d’être, mon caractère … tout changea. Pour ma propre survie, il le fallait.

Dans un monde où je n’avais naturellement pas ma place, il fallait bien que je me la forge. Et ce n’est pas avec le caractère placide que j’avais que j’allais y arriver. Pour ma propre survie je passe donc de dépendant je deviens indépendant, j’idéaliste je devins réaliste, de relativement peureux je devins audacieux, d’enjouer je deviens blasé, de généreux je devins égoïste et même capricieux, de sage et conventionnel je deviens un véritable débauché mais également quelqu’un de particulièrement cynique.

Quoi qu’il en soit, je me retrouvais aujourd’hui, à la date de ma venue dans ce monde, dans une grotte et seul. Ma tête remplie de questions, ces questions qui en boucle se répétait depuis maintenant mille huit cents vingt-quatre jours sans que je n’arrive à y répondre … sans que je n’arrive à décider de ce que j’allais faire de mon avenir …

Grâce aux nombreuses personnes que j’avais croisées, sans jamais m’attacher à aucune d’entre elles, j’avais quand même appris des choses sur cette quête mystérieuse des 7 merveilles antiques dont j’avais pour la première fois entendues parler dans mon enfance. J’avais donc vite saisi que si je finissais la quête, l’Écosse (ou plutôt l’Égypte) serait de nouveau à porter de main. Passer les six épreuves restantes et je pourrais rentrer chez moi !

Seulement voilà. Tenais-je réellement à rentrer ? Non. Je ne tenais pas vraiment à rentrer chez moi. L’aventure dans laquelle j’étais me semblait trop incroyable, inimaginable, fantastique, féérique pour que je ne désire l’abandonner.

Cependant Oblivion, bien qu’il fût mon aventure, il n’était pas mon monde voyez-vous. Je n’avais pas une fois en des années réussi à me sentir à ma place en ce lieu. Pas une fois je n’avais réussi à être heureux en étant ici. Pas une fois je ne m’étais attaché à l’une des personnes peuplant cette terre … D’ailleurs je passai la plupart de mon temps à éviter la compagnie des autres qui me rappelait bien trop les êtres chers que j’avais perdus.

Aujourd’hui, alors que je nous savais à seulement quelques jours de Noël, la plus importante fête familiale occidentale, ce sentiment qui mélangeait tristesse et mélancolie m’habitait plus que jamais.

Seulement retourné sur Terre signifierait également retourner à une vie très monotone que j’avais espéré fuir depuis toujours …


FIN, POUR LE MOMENT ... L'HISTOIRE NE S'ARRETE JAMAIS VRAIMENT.



Dernière édition par Neal C. MacDougall le Lun 2 Mar - 20:08, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: Neal C. MacDougall ❖ Un Highlander égaré ...    Mer 25 Fév - 23:36

aaah Julian :20: bienvenue, n'hésite pas si tu as des questions ! bon courage pour ta fiche :38:
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MessageSujet: Re: Neal C. MacDougall ❖ Un Highlander égaré ...    Mer 25 Fév - 23:50

Bienvenue, Aramis, bon courage pour ta fiche ♥ !

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MessageSujet: Re: Neal C. MacDougall ❖ Un Highlander égaré ...    Jeu 26 Fév - 0:43

Bienvenue Aramis ;)
Bonne chance pour ta fiche

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MessageSujet: Re: Neal C. MacDougall ❖ Un Highlander égaré ...    Ven 27 Fév - 17:56

Bienvenue, je n'avais pas vu que tu avais posté
Bon courage pour ta fiche

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MessageSujet: Re: Neal C. MacDougall ❖ Un Highlander égaré ...    Sam 7 Mar - 3:13

Il te manque un champ dans les informations pour le groupe :)
Mais, je te valide :D Ta fiche est très bien :20:
Tu connais la maison, je suppose

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Neal C. MacDougall ❖ Un Highlander égaré ...

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