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 [Intrigue] Le Temple des Secrets

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MessageSujet: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Lun 23 Mar - 22:57


   
   
 
1er voyage - 1ère exploration

“ le temple des secrets ”


   
intrigue générale - sujet central
Tour #1 - 24/03 au 31/03

   



   
« à l'aide ! Le Temple est en péril ! » 

Le cri résonne au campement du Petit Matin. A cette heure avancée de la soirée, le messager hors d'haleine qui vient de faire irruption au milieu des feux-foyers trébuche, épuisé. Il a couru dans la jungle aussi vite que ses pieds le portaient, depuis des heures, et le voilà qui titube, tant la terreur et l'angoisse le submergent. Autour de lui, ses frères et sœurs Chieresques se rassemblent pour lui porter assistance. Devant ses yeux, des points lumineux dansent et tourbillonnent – il sent le malaise venir, mais il parvient à articuler, d'une voix étranglée, le message qu'il est venu porter.

 
« Le Temple est attaqué, les Prêtresses vont tomber. à l'aide... » 

L'inconscience lui apporte un repos précieux, et tandis que les mères s'affairent autour du tout jeune homme, à peine plus âgé qu'un enfant, les guerriers se rassemblent, équipant leurs armes, et d'autres messagers partent sans attendre vers les campements voisins pour transmettre l'appel, tandis que les signaux d'urgence sont embrasés, envoyant dans le ciel une colonne de fumée lumineuse visible à des lieues à la ronde. Quelques Orphelins présents à la veillée se sont éclipsés ; et les voilà qui reviennent, accompagnés d'un petit groupe des leurs, armés à leur manière, prêts à venir en aide à leurs alliés. Le Temple de Chierà'h est un lieu sacré pour les enfants de Chiere, ils le savent ; et certains d'entre eux sont prêts à assister ceux qui les ont accueillis dans cette tentative de secours. Le Petit Matin est le campement le plus proche du Temple, alors, sans perdre de temps, le groupe s'élance. Il ne s'agit pas de faire attendre les Prêtresses en péril...

Ils courent depuis une heure lorsque, dans les profondeurs de la jungle, un battement sourd et intense résonne soudain, emplissant l'air de son rythme effréné. Un murmure d'agitation parcourt les Chieresques, et l'une des guerrières se tourne vers les Orphelins.

 
« Le tambour de guerre du Temple. Les Prêtresses n'ont plus de défenses. Elles appellent à l'aide... » 

Des cris sauvages semblent répondre depuis les frondaisons. Courant parmi les branches, sautant de cime en cime, les guerriers de la Promesse Solennelle hululent leur rage en dépassant les envoyés du Petit Matin qui repartent de plus belle. Les tambours battent, résonnant dans le silence, tout au long de la nuit alors que le groupe progresse. En chemin, d'autres se joignent à eux : des Egarés qui ont entendu l'appel des Prêtresses vibrer en les tirant des sommeil, des Chieresques déterminés à défendre leur Temple sacré. Dans un martèlement métallique, les guerriers de la Lame de Foi d'ailleurs ont rejoint la colonne, et au-dessus des arbres, on entend soudain un sifflement d'air caractéristique, alors que les guerriers de l'Étoile de Glace dépassent la troupe à toute la vitesse des ailes de leurs griffons.

Quelques heures plus tard, les tambours se sont tus. Y a-t-il encore des âmes en vie au Temple ? Lorsque la troupe hétéroclite y parvient enfin, à l'aube, les yeux des guetteurs aperçoivent en premier lieu les griffons harfang qui parcourent le ciel, patrouillant au-dessus de la zone sous la direction de leurs cavaliers. Au sol, le mur d'enceinte du Temple est ravagé – et au cœur de la clairière, au centre des Sept Piliers, une vingtaine de femmes est rassemblée sous la protection des quelques guerriers du Temple survivants. Beaucoup sont tombés, beaucoup sont blessés. La journée passe ; des guerriers de toutes les tribus et des étrangers arrivent à chaque nouvelle heure, munis d'armes et de médecines, de nourriture et de vêtements, prêts à aider de leur mieux.

Là, au centre des Piliers, alors que le soleil descend sur l'Horizon, les Prêtresses racontent l'attaque de ces Égarés venus de tout Oblivion et décidés à leur voler la Pierre des Souhaits. Un frisson choqué parcourt les Chieresques ; et aux étrangers, les Prêtresses chantent l'histoire de ce joyau ancestral capable d'accorder à chaque être vivant le vœu le plus cher de son cœur. Le voler pour rentrer chez eux, voilà ce que veulent ces étrangers – jamais avant ce jour les Prêtresses n'avaient accordé l'entrée de Chierà'h aux non-Chieresques, menant la cupidité de ces attaquants à son paroxysme. Peu leur importe, à ces barbares sans regard pour la vie humaine, que la Pierre ne permette pas au suppliant de choisir le vœu qu'il souhaite exaucer, et que les conséquences parfois soient dramatiques : tout ce qu'ils veulent, c'est la Pierre et sa magie, pour rentrer chez eux.

Et là, alors que le soleil couronne de ses derniers rayons les sept Piliers du Monde, et que les Chieresques se préparent à combattre la seconde vague d'attaque qui ne saurait tarder, un choix attend les Orphelins et les Égarés venus au secours des Prêtresses... Se montrer reconnaissants de l'accueil qui leur a été fait à leur arrivée, s'en remettre à la sagesse des Prêtresses et prêter main-forte aux défenseurs ? Ou bien s'estimer trahis de ne pas avoir été informés de l'existence de ce précieux sésame et s'allier aux attaquants, trahissant à leur tour le pacte de respect et de confiance avec les Chieresques ?

La nuit est tombée maintenant.

 
Que chacun fasse son choix...   

   
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Mar 24 Mar - 17:50



“Colonnes-Piliers du Monde”

Le Temple des Secrets



Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il ? J'entends un cri alors que la nuit pointe le bout de son nez. Suis-je en train de rêver ? Suis-je en train de faire un nouveau cauchemar ? Je l'aimerais bien, mais il semblerait que cela ne soit pas le cas. Pour une fois, ce cri limpide m'a pleinement éveillé, je ne suis pas dans un état second, je commençais à vrai dire à peine ma nuit alors le sommeil n'avait pas eu le temps de me prendre complètement. Je ne sais pas ce qui se passe, pas encore mais en sortant, je vois d'autres personnes qui semblent éveillées comme moi. Il se passe quelques choses. J'ai comme l'impression que ce n'est pas très bon signe. Je me lève avec certains Orphelins. Il faut partir pour aider ceux qui nous ont accueilli voilà maintenant quelques mois. Devrais-je m'y rendre ? Je ne serais pas d'une grande aide, je ne suis qu'ethnologue, je ne sais pas me battre mais je possède la dague qu'Ambal m'a offert, cela pourrait aider, n'est ce pas ? Oui, je pense que cela pourrait aider, alors même si je ne sais pas dans quoi je m'aventure, je suis le petit groupe d'Orphelins. Il faut courir, il faut faire vite, même si je ne sais pas vraiment où est ce que nous allons, ni ce que nous allons devoir faire. Je suis le groupe qui s'agrandit de minutes en minutes, parce qu'un appel a été lancé, un appel à l'aide, et nous y répondons massivement. Je fais partie de ce groupe. Je serais peut être un poids mort, je ne servirais peut être à rien, j'ai conscience de mes nombreuses limites, mais je suis lucide, je suis lancée dans la course, je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin, il faut clairement le comprendre. On nous explique alors que les tambours de guerre du temps résonnent, qu'il faut faire vite, qu'il faut nous rendre dans ce temple pour le protéger. Nous marchons le plus rapidement possible sur celui-ci. Je suis le groupe, je ne me rends pas compte de la distance parcourue mais elle semble être déjà importante. Peu importe, je ne serais pas seule à revenir à mon point d'origine après ce que nous allions accomplir, n'est ce pas ? Oui, cela me semble logique, sauf si je meurs durant ce rude combat qui s'annonce. Je n'ai pas peur, j'ai cette impression là parce que pour le moment, je ne me retrouve pas devant le fait accompli, mais lorsqu'il faudra agir, je ne sais pas s'il en sera de même. Nous arrivons alors sur place, devant le désormais fameux Temple des Secrets. De nombreuses personnes arrivent au compte goutte avec des armes, de la nourriture, des médicaments. Il y a eu un combat ici, mais les personnes en présence ont vaincues. Elles sont à présent bien affaiblies mais nous sommes là pour les aider. Enfin, quand je dis nous, je ne sais pas si je vais être capable de faire quoique ce soit, mais je suis attentive à ce qui se passe, à ces histoires qu'on nous chante pour nous faire comprendre ce qui s'est passé la veille au soir, pour nous faire comprendre ce qui va à nouveau se passer ce soir, une fois que la lumière du soleil va commencer à disparaître. Ainsi, il existerait un objet permettant d'exaucer un de nos souhaits les plus chers. Serais-ce le moyen le plus simple de rentrer à la maison ? Sans doute. Je comprends mieux pourquoi certains être cupides ont tentés de le prendre. Je ne sais pas comment tout le monde va réagir, je le dis bien bas. Certains rêves de pouvoir rentrer chez eux, et un tel secret révélé pourrait leur coûter toute leur bienveillance, mais aussi leur motivation à défendre les lieux, et les prêtresses qui se sont battues pour le préserver. Le jour finit par tomber de façon définitive. A tout moment, une nouvelle attaque risque d'arriver, mais nous serons prêts à combattre pour préserver ce joyaux afin qu'il ne tombe pas en de mauvaises mains. Oblivion est une épreuve perpétuelle, je l'ai bien compris, et ce soir est une épreuve que je n'ai encore jamais connue. J'ai peur. J'ai peur de ne pas réussir à l'emporter, mais je ne suis pas seule. Ensemble nous allons y arriver.

 

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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Dim 29 Mar - 23:17

Un bruit sourd. Un fracas répétitif, qui fait trembler l’air, la chair et les os.

D’un bout de bois, je continue d’attiser le feu de camp du village, pensif. Le son est lointain, solitaire. Versondre va-t-il encore rappliquer pour courir après un fantôme ? Les étincelles dansent devant mes yeux. Je commence à m’assoupir, seul devant ce brasier qui crépite et m’enlace de sa douce chaleur… Mais un deuxième son s’élève de la forêt, plus proche. Bientôt suivi d’un troisième. Ce sont des tambours. Des tambours qui résonnent dans cette infinie forêt, qui se renvoient leurs échos, qui communiquent…

Bientôt, un groupe d’Orphelins descend des arbres, curieux de comprendre ce qu’il se passe. Nous sommes de plus en plus nombreux sur la place du village. Personne ne sait quoi faire, ni même dans quelle direction se rendre. Les tambours viennent de partout. Le groupe décide finalement de rejoindre au pas de course le campement Chieresque le plus proche. Je n’approuve pas vraiment cet élan de courage et cette prise de risque inconsidérée, mais pour une fois qu’il se passe quelque chose, je ne vais pas faire la fine bouche. Et puis s’il est une chose que je sais, c’est qu’il vaut mieux suivre l’action, si l’on veut pouvoir tirer son épingle du jeu. Alors je me mets à courir avec les autres. D’abord nous rejoignons le camp Chieresque, où nous apprenons qu’un de leur temple subit une attaque d’égarés. Nous décidons de leur porter secours… Enfin… De les aider. Sérieusement, les gars, quelqu’un nous as regardés, avec nos bâtons à peine taillés en guise de lance ? En quoi pourrions-nous bien être utiles aux guerriers Chieresques ? Ils se battent depuis qu’ils sont sortis du ventre de leur mère !

Mais la course est lancée, et personne ne se pose ce genre de question. Si combat il y a, nous serons les dommages collatéraux, des gens un peu niais qu’on remerciera pour leur bravoure… Je me promets de fuir en cas de bataille rangée, je tiens à ma tête, moi.

Je dois avouer quelque chose : la course est impressionnante.

Les Chieresques sont de plus en plus nombreux, il en sort de partout au fur et à mesure que l’on rencontre des camps et des groupes venant d’ailleurs. Les groupes communiquent au loin grâce à leurs tambours – je n’arrive même pas à comprendre comment ils arrivent à jouer en courant – et leur formation est digne de celle d’une armée de métier. Des archers courent littéralement dans la canopée – je n’arriverais jamais à comprendre comme ils font ça, sérieusement – sautant d’arbre en arbre, s’agrippant aux lianes avec une impensable dextérité.  Des guerriers courent à nos côtés, semblant ne montrer aucun signe de fatigue alors que nous autres Orphelins commençons à manquer d’air. Tous les Chieresques ici ne sont pas guerriers, mais chacun semble ici courir comme si sa vie en dépendait, comme si le sort de leur monde tout entier se situait au bout de cette course. Ce temple et ses prêtresses doivent être vraiment importants pour eux.

Nous y arrivons enfin, Orphelins légèrement en retard. Les prêtresses sont entourées de nombreuses tribus. Il y a de tout. Des guerriers à moitiés nus, couverts de plumes, d’épaisses peaux de bêtes ou même de pièces d’armure en métal scintillant. Ils portent sabres, poignards, lances, sarbacanes, et je vois même là une énorme épée à deux mains, plus grande que moi, portée par un colosse… Ils chevauchent chevaux, loups, panthères, et même griffons. Cette armée hétéroclite se rassemble en nombreux groupes, tribus, dont les émissaires s’entendent au centre avec les prêtresses. Ils me semblent que certains groupes se lancent par moment des regards mauvais ou méfiants, mais la cause des prêtresses les as tous réunis ici aujourd’hui, et nulle vieille rancune ne saurait les disperser de leur but commun. En joueur averti, je ne peux m’empêcher de juger mes alliés comme mes ennemis. Et ces Chieresques, tous ensembles, je préfère largement les avoir en alliés qu’en ennemis. Je ne sais pas à quoi m’attendre de ce groupe d’égarés, mais ils ont intérêts à être nombreux et solidement préparés quand ils vont revenir par ici.

L’objet de l’attaque ? Une pierre, apparemment. Une pierre que les Chieresques gardent jalousement pour eux… Une pierre qui leur permet de réaliser leurs vœux les plus chers… Une pierre qui nous permettrait de rentrer chez nous. Alors que bien des Orphelins prennent la cause des Chieresques et s’indignent de l’attaque de prêtresses désarmées – mais néanmoins ô combien dangereuses, au vu de l’attaque repoussée et du nombre de cadavres sur le sol – je décide d’en faire de même, du moins en apparence. Mais le doute en moi est né. Certes, les Chieresques nous ont souvent aidé, et nous ont accueillis avec une certaine sympathie, malgré nos différences… Mais pourquoi alors nous avoir caché ce moyen de rentrer chez nous ? Pourquoi nous avoir parlé de sept irréalisables défis quand une seule pierre en leur possession nous aurait permis de finir ce malheur que nous vivons ? Que ferais-je si je pouvais, dans la cohue du combat à venir, pénétrer discrètement dans le temple pour mettre la main sur la pierre ?

Je comprends qu’ils aient peur de nous offrir le pouvoir d’une pierre qui semble si puissante qu’elle pourrait détruire leur monde, si l’un de nous le souhaitait… Mais je n’ai pas ce souhait. Je veux juste rentrer chez moi… Peut-être cette pierre pourrait-elle terminer cette satanée mésaventure ? Serait-ce trahir les Chieresques que d’user cette pierre pour moi, sans leur faire le moindre mal ?

Enfin… Pour l’instant, je préfère être dans leur camp plutôt que de laisser ces Egarés que je ne connais pas avoir accès à cette pierre. Si vraiment elle permet d’accéder à tous leurs souhaits… Je préfère aider les Chieresques à la défendre, eux qui l’ont toujours possédée, que de la laisser tomber en des mains incertaines qui sont prêts à tuer des prêtresses pour accéder à leurs désirs.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Lun 30 Mar - 22:09

Ma décision était prise – ce soir, je bravais mon silence. Ce soir, je prenais mon courage à deux mains. Ce soir, j’allais lui parler. Sur un coup tête mais, j’étais décidée. C’était ce soir ou jamais.

¤¤¤

Un cri résonna dans le campement alors que j’allais partir pour le Village des Orphelins. Je me stoppais immédiatement. La nuit était loin d’être calme, je me précipitais vers les feux-foyers à toute vitesse, me faufilant entre les chieresques déjà présents je voyais ce messager à bout de souffle, perdant tous ses moyens, ayant déjà sombré de l’autre côté. Le Temple était attaqué. Il n’avait pas fallu le dire deux fois pour que les guerriers prennent leurs armes affûtées. Je me précipitais vers l’allée des chasseurs, saisissant mon arc et mes flèches à la volée et me rejoignant les autres sans perdre un instant. Je me mis à courir avec les autres défendre le Temple de Chierà’h. Lieu sacré. Lieu de recueillement. Il était de notre devoir de venir en aide aux prêtresses qui avaient très peu de défenses. La question ne s’était jamais réellement posée, qui aurait osé attaquer ce lieu mystique ? Visiblement, certains avaient osé profaner le temple. Un bruit sourd. Le tambour de guerre. Mon cœur battait à en sortir de ma poitrine, j’avais peur de ce que j’allais trouver dans le temple. Les prêtresses massacrées, le temple dévasté. On courait sans arrêter à travers les arbres, les branches fauchant nos visages mais rien ne pouvait nous arrêter. Les guerriers des différents villages nous avaient rejoins, je levais la tête pour apercevoir les griffons qui déployaient leurs ailes dans le ciel. J’étais chasseresse non guerrière mais pour défendre le Temple, je m’improvisais guerrière. J’avais du mal à imaginer que l’on puisse attaquer le Temple de Chierà’h de cette manière. Tout Oblivion était en alerte, tous les regards étaient tournés vers le Sanctuaire aux Sept Colonnes Piliers-Du-Monde.

Une vingtaine de femmes étaient rassemblée au centre, quelques guerriers défenseurs du Temple étaient là. J’aidais pour soigner les blessés, Isaac m’avait appris quelques astuces pour faire les premiers soins en plus de ce que j’avais appris de la médecine chieresque. Nous étions aux aguets, à l’affut du moindre mouvement provenant des arbres. Pire que des bêtes sauvages. Je savais que ce n’était pas terminé. Je ne lisais sur aucuns visages la sérénité d’un combat terminé. Il était temps que l’on arrive pour prêter mains fortes aux Prêtresses. Quelle lâcheté pensais-je. Ce n’était pas l’Allée des Guerriers du Refuge Petit Matin qui avait été attaquée. Ils avaient choisi des proies faciles. Le Temple de Chierà’h pour marquer les esprits et les mentalités. Pour nous désunir et creuser un fossé déjà très présent entre les Orphelins, les Aventuriers et nous. Je refusais de les mettre tous dans le même sac, la preuve était là sous nos yeux ils n’étaient pas tous des lâches et des rebelles ! Je souris lorsque j’aperçus la chevelure blonde de Kriemhilde, même elle – la Suédoise perdue en Oblivion était venue aider. Un sourire. Un mot de réconfort. Un regard. Un signe. Il suffisait d’un rien pour mettre du baume au cœur aux blessés, aux Prêtresses traumatisées par cette attaque que personne n’avait vu venir. Je bouillonnais de l’intérieur lorsque je regardais et faisais le bilan des dégâts qu’avaient subi le Temple, les pertes humaines et le choc que cela était pour nous tous. Nous désorganiser. Semer la pagaille. J’étais convaincue que c’était  là l’objectif de la manœuvre. Je regardais autour de moi, mon regard transperçant toutes les personnes qui se hâtaient à préparer les défenses, à panser les blessures – je nous voyais plus que jamais uni. Uni face à cette menace. Tout le monde était concerné. Les Orphelins qui prenaient notre défense, se mettaient alors en danger à leur tour.

Je m’approchais doucement de Kriemhilde après m’être rendue utile auprès des prêtresses. « Pas trop secouée par la course, Kriemhilde ? » Quelques chieresques s’étaient permis des remarques au sujet du manque d’endurance des Orphelins. Des regards noirs avaient été échangés. Les avis divergeaient et cette idée-là m’effrayait. Je ne voulais pas qu’Oblivion devienne un immense brasier voyant nos peuples se déchiraient. Le mal était déjà fait ? Cette attaque était-elle les prémices d’une guerre inévitable qui salirait la terre d’Oblivion ? Tous les chieresques n’étaient pas comme ceux du Petit Matin, parfois notre complicité avec les Orphelins était mal vue. L’étrangers faisait peur et encore plus après l’attaque du Temple. L’inconnu. L’imprévisible. On rejetait ce que l’on ne connaissait pas. On chassait l’inconnu de peur qu’il prenne le dessus sans chercher à comprendre, à intégrer, à connaître. Je jetais des regards inquiétants en direction de la jungle, l’air pesant transporter l’odeur de l’ennemi. Ils guettaient. Ils attendaient le bon moment.  Nous étions plus nombreux, prêts à faire face et à défendre nos valeurs. J’écoutais l’histoire de la Pierre des Souhaits, cette pierre limitée qui ne pouvait rendre la vie à mon enfant. C’était la seule et unique fois où j’avais songé à l’utiliser, en vain, je le savais. L’idée m’avait malgré tout traversée l’esprit. Etait-ce cela l’objet de toutes les convoitises ? Méritait-elle réellement que l’on vole des vies ? Etaient-ils prêts à tuer pour rentrer chez eux ? La Pierre des Souhaits était à présent dévoilée, je regardais la réaction des Orphelins, des Aventuriers, des Egarés – c’était un excellent moyen pour nous de savoir si oui ou non nous pouvions leur accorder notre confiance. Si le pacte de respect et de confiance que nous avions scellé, reposé sur des bases seines et solides. Si nous allions appréhender cette nouvelle attaque main dans la main ou si l’on devrait faire face sur deux fronts trahis par ceux que l’on considérait comme des amis. Trahis par ces nouveaux frères que l’on avait aidés, nourris et protégés. Je redoutais ce moment où je devrais pointer mon arc vers des personnes que j’appréciais, déçue et profondément blessée.

Ce ne serait pas pour ce soir. Le destin avait décidé d’aller contre ma volonté.  

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Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ Une étoile qui a cessé de briller. Une fleur fanée. Un soleil qui ne se lève jamais. Un gout amer dans la bouche. Une douce mélancolie. « Les mots, de cristal forgés, dans sa gorge de glace se sont figés…» Son coeur est mort. Son âme perdue. Ses mains maculées de sang. Ambal, la mère brisée.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Mar 31 Mar - 7:02

On lui a donné des armes en lui disant qu'il n'allait jamais s'en servir. On l'a entraîné à combattre des hommes, lui jurant qu'il n'aurait jamais rien à tuer sauf les panthères monstrueuses que la jungle. On a mis entre ses mains d'enfant une hache qui a grandi en même temps que son corps. On lui a rempli le cœur des légendes de ses ancêtres et la tête des vœux de ses frères. On lui a appris à courir plus vite que le temps, à écouter à travers les âges le chant de son peuple. On lui a enseigné la mélodie du combat, la loi du sang et celle de la tradition. On a pansé ses blessures comme les phrases d'un livre qui s'écrirait dans les générations. Un jour, tu tueras, Dhruva Dachsos, comme tes ancêtres ont tué et comme tes enfants tueront. En rêve, hier soir, un souvenir lui est revenu de loin. C'était avant que Sila'ë n'arrive parmi les siens. Un soir, tous les habitants du Temple de Chiere étaient restés debout bien longtemps après la veillée, envoyant les enfants se coucher. C'était son père qui avait pris la parole, il l'avait entendu, même tapi sous sa peau de bête. L'Ère du sommeil est parmi nous, avait dit le père Dachsos à ses frères et sœurs ; que devons-nous donc faire de ces étrangers ? Les laisser vivre, avaient chanté les plus sages ; les renvoyer chez eux, avaient rétorqué les plus inquiets. Protests et lamentions avaient fusé et le petit Dhruva Dachsos, dans son lit, se demandait de quoi l'on pouvait bien parler.

Ce matin quand il s'est levé, au son du chant de la détresse des prêtresses de Chiere, Dhruva Dachsos, en mettant une main sur sa hache, l'autre sur son javelot, a bien cru venue l'heure de son ultime combat.  Plantant le javelot entre les corps de deux de ses frères décédés, il est maintenant convaincu que ce n'est pas vrai. Ce n'est pas pour ce massacre qu'on l'a entraîné ; c'est pour les représailles. Il se meut dans les décombres au rythme des pleurs saccadés des prêtresses. Sa colère est aussi rouge que les grands oiseaux voraces qui peuplent les arbres au début de l'Ère du rêve ; aussi rouge également que le sang qui perle au bord des lèvres de ceux qu'il a perdus, qui gisent, les yeux fixés vers Chiere, entre les monceaux de la palissade tombée. D'un aboiement sévère, Dhruva lance une commande aux camarades qui se tiennent près de lui.

DHRUVA— Il faut rassembler les corps de nos frères et de nos sœurs pour les rendre à Chiere selon la tradition. Quant à ceux des étrangers...

Le semblant d'adulte crache sur le sol avec dédain. Autour des Chieresques, nombre d'autres étrangers se tiennent, visiblement apeurés. Dhruva ne saurait leur témoigner plus de mépris. Comment osent-ils se joindre à eux, après que les leurs aient massacré ceux de son sang ? Ceux de son sang... D'instinct, le regard marron de Dhruva cherche celui de Sila'ë. Il l'aperçoit plus loin, en train de danser, isolée du monde et du désastre. Voilà maintenant plusieurs lunes qu'il ne l'a pas vue, elle qui était partie panser ses blessures parmi les membres de sa tribu de naissance, l'Étoile de Glace. Il y a quelques nuits, elle lui est venue, elle aussi, dans ses songes. Lui qui a toujours le sommeil tourmenté, elle lui est apparue, ondoyante et laiteuse, comme une météore, lui soufflant que Chiere les réunirait bientôt... Mais à quel prix ? Autour de lui, Dhruva constate tout le mal que les étrangers ont causé à son pays natal. Avec un cri rageur, il envoie valser sa hache dans l'un des murs de pierre qui tient encore et tombe à genoux, auprès de l'une des victimes du combat, inerte, au sol.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Jeu 2 Avr - 0:53

La jungle s'inquiète.
Je le sens dans la brise tranquille du crépuscule qui baigne le Petit Matin ; une tension, une attente, comme si le monde tout entier retenait son souffle. Il se passe quelque chose. Je ne suis pas la seule à le ressentir ; je vous des chasseurs lever les yeux autour du feu de camp, tout au long de la soirée, cherchant la cause de cette onde de malaise qui affecte les plus sensibles d'entre nous. Je ne sais pas ce qui me dérange, tout semble normal, et pourtant – pourtant. Le sixième sens des enfants de Chiere murmure en sourdine au creux de notre oreille, et nous essayons de comprendre, chacun à notre manière. Nos regards se croisent, s'accrochent. Non, réponds-je invariablement d'un léger signe de tête. Non, mon frère, non, ma sœur, je ne sais pas. Notre inquiétude est peut-être juste le fruit de notre imagination, de la fatigue, des chansons de naguère que l'on s'échange ce soir. Non, je ne sais pas, mais je m'inquiète aussi. Et soudain, tout s'enflamme.

La jungle appelle à l'aide.
Titubant, à bout de souffle, le messager s'effondre – mais j'ai entendu son message, nous l'avons tous compris. Les Prêtresses sont en danger – ô Chiere, ô douce mère, ô Déesse, étends le bras, protège tes filles au Temple ; ô, Mère entre toutes, toi ma Lumière, toi ma Flamme, toi la tendresse de mes larmes, préserve mes consœurs. Autour de moi, les cris s'élevent – des messagers partents alerter les campements solitaires, les Orphelins restés avec nous l'encourent prévenir les autres habitants de leur village, et moi je reste là, les pieds rivés au sol, juste le temps de dégainer la lame rituelle des prêtresses que je porte contre la cuisse et de m'en entailler la paume de la main. Glissant deux doigts dans le flot de sang qui afflue, j'en barbouille  de ma main valide mes lèvres, et barre mon visage d'un trait écarlate courant de la racine de mes cheveux à la pointe de mon menton d'un preste mouvement de mon autre main blessée. Le sang pour le sang – je vois les autres guerriers agir de même, se parant des couleurs du combat, dessinant le masque sanglant témoin de notre engagement. Nous partons – je vois les chasseurs s'envoler sous la canopée, de branche en branche, filant aussi vite que le vent d'un arbre à l'autre, et j'emboîte le pas à mes frères et sœurs d'armes, un cri de rage dans les oreilles, mes pieds battant le rythme fou de mon cœur qui s'emballe, la révolte sur les lèvres. Personne n'attaque le Temple. Personne le lève la main contre les Prêtresses. Personne. Soudain, alors que nous courons depuis des heures, le silence tombe autour de nous. Plus un cri animal, plus d'appels d'oiseaux, plus rien, juste le martèlement rapide de nos courses sur les feuilles et le craquement des branches.

La jungle entonne son chant de guerre.
Solennels, puissants, d'une force lente et irrévocable, les tambours de Chierà'h résonnent dans l'air qui nous entoure. Levez-vous, guerriers, chantent-ils dans la nuit. Levez-vous, enfants de Chiere, chantent-ils à la lueur des torches. Levez-vous, car Chierà'h vous appelle ; levez-vous, car le Temple est en péril. Je voudrais pouvoir m'envoler pour y arriver plus vite : moi, j'ai vécu au Temple, je connais ses pierres, son autel, les Sept Piliers, et surtout je sais que les Prêtresses sont vulnérables. Si les tambours sonnent, c'est qu'elles sont cloîtrées avec la Pierre au fond du sanctuaire, et que leurs défenseurs sont tombés – ah, mes sœurs, tenez jusqu'au petit jour, car notre course nous approche de vous à chaque souffle ! Je cours, je cours aussi vite que mes jambes me portent, économisant toutefois mon souffle pour tenir jusqu'au bout. La fatigue ne devra pas m'empêcher de lever les armes une fois sur place, mais j'ai tellement peur pour le Temple, ô Mère, tellement peur...

La jungle hurle à la mort.
Au-dessus de nos têtes, dominant les denses couronnes des arbres millénaires, les griffons harfang de l'Étoile de Glace hurlent leur défi à la face des lunes, et mon sang s'enflamme. Abandonnant la colonne qui s'élargit d'instant en instant, je repère un tronc solide et grimpe rejoindre les chasseurs sous les frondaisons, m'aidant des branches et des prises que mes pieds trouvent dans les nœuds du bois. Je m'aventure sur une branche transversale, mon buste émerge de la canopée – et je le vois qui fond vers moi, serres tendues, ailes déployées. Sur les arbres alentour, d'autres natifs de l'Étoile se font cueillir à même les branches par ces créatures qui ont partagé leur enfance et dont la mémoire est toujours aussi forte en ces temps troublés – pour ma part, je n'attends pas qu'il vienne à moi. Profitant de la solidité du bois sous mes pieds, je m'élance et je saute, d'un seul mouvement, savourant malgré l'angoisse et la rage le sifflement du vent à mes oreilles. Dans un tourbillon de plumes, il est là, et je sens une serre écailleuse s'enrouler autour de ma taille. Le vent siffle encore, et m'agrippant au griffon, je remonte le long de son corps pour saisir  le cuir de son harnais de vol. Pas de selle sur les rois des airs – juste un système élégant et léger de lanières qui permet au cavalier de ne pas être désarçonné tandis que sa monture fend les airs de son vol puissant. Nous prenons de l'avance sur ceux des miens qui courent au sol – l'escadron de griffons immaculés rejoint au-dessus de la jungle leurs frères bruns du littoral, montés aux aussi des Chieresques du sud, tout aussi prêts que nous à en découdre. Nous sommes les premiers au Temple, les premiers à voir les corps sans vie, les ennemis qui s'acharnent sur la porte scellée du Sanctuaire – les griffons les mettent en déroute, ils semblent avoir épuisé la puissance de leurs armes perverses. Un torrent de sang imbibe les abords du Temple. Les portes du Sanctuaire s'entrouvrent, des guerriers rescapés bien mal en point en émergent, baignés d'écarlate, et les vêtements des prêtresses dégorgent le carmin à chacun de leurs pas. Dans un crissement de griffes, mon griffon se perche sur l'un des supports en pierre qui ceinturent le Temple, et je saute au sol, me précipitant avec les miens à la rencontre des servantes de Chiere et de leurs protecteurs éreintés.  Je les connais tous, ou presque – j'aperçois la Gardienne des Traditions, elle a survécu, c'est un miracle et une chance, nous avions déjà perdu la précédente en de pareilles circonstances. Petit à petit, les renforts arrivent – et les premières larmes coulent, une fois le choc atténué.

La jungle pleure ses enfants perdus.
Les Prêtresses tentent de panser les plaies des guerriers survivants – je vois mes frères et sœurs du Petit Matin blêmir et tempêter devant le sacrilège perpétré. Et je vois les Orphelins choqués, indignés, révoltés, perplexes ou tout simplement déçus lorsque les filles de Chiere leur révèlent l'existence de la Pierre des Souhaits. Ils se sentent trahis – nous nous sentons trompés. Ils sont atteints par ce refus de leur accorder notre confiance, ce choix de ne rien leur expliquer ; nous sommes blessés par l'acte inqualifiable de ces Égarés que nous accueillons pourtant à bras ouverts. La nuit tombe sur la jungle – une partie des nôtres est repartie emmener les blessés en sécurité, et la plupart des Prêtresses également. Certains sont restées, pour protéger la Pierre ; la Gardienne demeure également, et j'ai mis ma lame à son service comme naguère, joignant mes aptitudes à celle du jeune Dachsos qui bout d'une fureur sacrée. Autour de moi, d'autres guerriers s'affairent, et des chasseurs fourbissent leurs arcs ; j'aperçois Ambal qui erre entre les différents groupes, une fureur implacable au fond des prunelles. Certains des Orphelins sont là aussi : je vois Kriemhilde contre un muret, instable et perturbée ; je vois Alec, orbitant à quelque distance des guerriers, veillant toujours à intercaler l'un de nous entre les pumas domestiqués et sa personne. Le soleil s'est couché, et nous savons qu'ils vont revenir. Je sens l'indécision des étrangers, déchirés entre leur reconnaissance envers nous et leur avidité instinctive de conquérir la Pierre pour rentrer chez eux. Ah, Mère... La nuit sera longue.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Jeu 2 Avr - 1:26


   
   
 
1er voyage - 1ère exploration

“ le temple des secrets ”


   
intrigue générale - sujet central
Tour #1 - 24/03 au 01/04
Tour #2 - 02/04 au 10/04

   



   
L'horreur glace les cœurs en cette journée de malheur.

Les blessés ont été évacués, une partie des Prêtresses également. D'autres sont restées, défendues par leurs protecteurs rescapés et les renforts venus de tout Oblivion pour secourir le Temple assiégé. Cet ennemi mesquin devrait réunir les Chieresques et leurs protégés Orphelins, mais voilà... La trahison est amère, et les réfugiés vivent mal la révélation de ce secret qui leur redonne tant d'espoir.

La nuit est tombée depuis quelques heures, et beaucoup se sont endormis, terrassés par la fatigue - ou par les substances narcotiques introduites dans l'eau de boisson par quelque agent double présent dans le cénacle. Les guerriers sont pour la plupart dans un profond sommeil - seuls ceux nourris des denrées qu'ils avaient eux-mêmes apportées ou demeurés à jeun sont encore suffisamment éveillés pour entendre bruisser la jungle alentour et percevoir du mouvement, confusément, à la lisère de la clairière. L'angoisse court parmi les conscients - ils sont peu nombreux. Serait-ce suffisant ?

Car sous le couvert des arbres, les attaquants se préparent.
Les défenseurs ont-ils une chance de l'emporter lorsque le siège sera déclaré ?

Et vous, cibles désignées, que vous préparez-vous à faire ?
Défendre le Cercle des Piliers de la Terre-Mère ?
Ou saisir votre chance de dérober la Pierre ?

 
Que chacun fasse son choix... l'attaque ne tardera pas.  

   
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Jeu 2 Avr - 23:47

Arrivant au temple, la première chose que je fais après avoir constaté la situation… C’est boire. Boire une outre entière d’eau, boire à m’en faire péter la panse, tellement la course m’a laissé pantelant et déshydraté. Boire tant et tant que je ne boirais par la suite même pas de la soirée, trop occupé à constater les dégâts et à jauger les personnes présentes sur les lieux. Je ne l’imagine pas à cet instant, mais cette faiblesse va peut-être bien me sauver la vie, autant qu’à celle de pas mal d’orphelins dans le même cas que moi. En effet, nous saurons plus tard que l’eau a été contaminée dans la soirée. Nous avons simplement eu la chance d’en boire avant cette traîtrise.

Je ne me sens pas à l’aise en ces lieux. Si il ne règne pas une paix et un amour parfait entre les Chieresques, il règne par contre carrément une rage de leur part à notre encontre. Certains nous jettent des regards glaciaux, certains crachent dans notre direction, certains se signent d’une manière que je ne connais pas mais que je devine plutôt antipathique. Cependant, aucun ne décide heureusement de faire véritablement un pas vers nous, et les habitants du refuge du petit matin forment une sorte de mur autour de nous, empêchant les dérives. Je sers les poings. Si je ne suis pas le plus fervent ami des Cieresques, je ne suis pas non plus leur ennemi, et je ne me reconnais pas dans les actes barbares qui ont été commis, dans cette violence omniprésente dans ce monde de sauvage. Il faudra qu’ils comprennent un jour que si leurs campements ont quelques petites dissemblances, notre monde, nos pays et nos civilisations sont radicalement plus inégales et contrastées que les différences de coutume entre porter une hache et se battre avec un couteau. Je ne me reconnais dans presque aucun de mes concitoyens qui sont arrivés en ce monde avant ou après moi.

Puis… Puis, après avoir nettoyé la place, honoré leurs morts, et préparé leurs armes, alors que le soleil brûle les cimes d’une lueur orangée… Ils se mettent à danser. Certains d’entre eux, seulement. Comme s’ils étaient subitement frappés de folie, après avoir souffert d’un trop grand traumatisme. Comme s’ils avaient absorbé trop de substances illicites dans notre monde… Je veux bien le nom de leur dealer. C’est d’abord une personne qui danse, au milieu d’un groupe, puis une autre, plus loin, d’une manière un peu différente. Calmes et lents, ils dessinent des arabesques de leur corps. Isolés au milieu de cette foule hétéroclite et affairée, cela ne rend pas vraiment grand-chose… Mais peu à peu, d’autres se joignent à la danse, puis certains tapent en rythme sur leurs armures ou leurs armes. Certains chantent, doucement. Chacun semble vouloir rendre un hommage et dire adieu à sa manière, et si je crains un instant l’aspect désordonné de la chose… Bientôt mes inquiétudes se dérobent. Je me tais et m’assied sur un muret. Les sons s’agencent, les gestes se lient, les chants s’accordent. Comme par une volonté supérieure, là où chacun entamait son deuil de façon solitaire, bientôt les âmes s’agencent et s’harmonisent. Ils sont partout, à travers la foule qui s’est tue et les rejoins peu à peu, cherchant le moment idéal pour se joindre au diapason, ou désirant simplement rester de côté, observer. Certains sont mêmes encore en train de travailler, préparer leurs armes ou distribuer des rations, silencieusement, ne prêtant qu’une attention relative à l’atmosphère d’union qui a enveloppé l’assistance. Je vois là-bas un vieillard affûter une pointe de lance, les yeux perdus dans le vague. Ils nous ont tous oublié. Les percussions se font plus fortes, les voix se font chorales, les danses chorégraphies. Si les tambours de guerre ont tout à l’heure résonné dans Oblivion, c’est à présent au tour du chant du deuil de s’élever dans les airs et glisser entre les arbres.

* * * * *

Je suis réveillé au milieu de la nuit par des cris et de fortes discussions. Les Chieresques ne sont plus nombreux debout, ils parcourent les rangs en criant, s’inquiétant du sommeil de leurs camarades. Une angoisse sourde recouvre le campement d’une chape de plomb, la nuit est épaisse et poisseuse, ma langue semble sèche et empâtée, les cris des soldats encore conscients paraissent comme étouffés par le sommeil de tous ces gens allongés, envoyés au pays des songes par quelque puissant soporifique.

L’occasion est trop bonne.

Glissant comme une ombre au milieu du néant, je m’éloigne sans un bruit du campement, me dirigeant vers le temple qui me tend grand les bras. Je grimpe en toute discrétion les marches, déjà bien trop loin pour que l’on puisse me remarquer, surtout avec l’émotion qui règne à présent. En contrebas, quelques Chieresques s’agitent dans le campement de presque-cadavres étendus à même le sol. Les sentinelles qui gardaient le temps y sont retournées pour aller protéger les leurs… C’est presque trop facile. Encore quelques marches… Et la porte est devant moi. Je n’ai plus qu’à la pousser. Je n’ai plus qu’à aller m’en saisir. Je n’ai plus qu’à souhaiter rentrer chez moi, qu’à souhaiter retrouver ma vie, qu’à souhaiter quitter ce monde fou qui n’a rien de réel. Dans quelques instants, je vais retrouver ma vie, je vais sortir de ce cauchemar.

Je me retourne, regardant le campement une dernière fois, regardant la forêt une dernière fois, le ciel et ses constellations inconnues… La forêt ? Au nord-ouest du campement, des torches percent les ténèbres. Elles s’approchent. Personne en bas ne semblent les avoir remarqué, ma position privilégiée, en hauteur, m’offre une vue imprenable. L’attaque va se faire de façon synchronisée, dans un campement de gens dispersés, vulnérables. Ils tomberont un à un, pendant que les endormis seront transpercés, au sol, par les mêmes lâches qui ont assassiné plus tôt des femmes, des prêtresses. Puis-je vraiment laisser faire ça ? Puis-je franchir cette porte et laisser tout ça derrière moi, tout laisser disparaître dans les limbes ce monde qui n’est qu’illusion, fantasme, chimère ? Mon cœur me dit d’y retourner, ma tête d’avancer… Je ne changerais rien à la situation, je ne changerais rien à la donne, le retour serait un suicide…

Je fais un pas en avant, franchissant les portes du temple.

* * * * *

« AU NORD-OUEST ! ILS ATTAQUENT PAR LE NORD-OUEST ! RASSEMBLEZ-VOUS ! PASSEZ LE MOT ! »

Il ne s’est pas déroulé plus d’une demi-heure depuis que je me suis glissé dans les ombres. Je me saisis d’une lance au passage, et de la torche la plus puissante que je puisse trouver et commence à courir dans la direction d’où j’ai vu venir les Egarés.
J’ai renoncé à la pierre. J’ai renoncé à rentrer chez moi, pour cette fois. J’ai renoncé au retour à la fortune, aux jeux, au luxe et aux fêtes. J’ai renoncé. Et cette bataille a intérêt à en valoir le coup.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Ven 3 Avr - 23:47



“Colonnes-Piliers du Monde”

Le Temple des Secrets



J'ai peur de ce qui va arriver, surtout que je ne me sens pas à la hauteur, que je sais que je ne suis pas ) la hauteur de tout cela, que je risque de me blesser plutôt que de sauver quoique ce soit. Je suis paumée, je suis un boulet, je l'admet, je l'assume, peut être que je n'aurais pas du venir, mais bizarrement, je me suis dis que je ne pouvais pas rater cela, ce n'était pas possible car je sentais que cette soirée allait être mémorable, et qui sait, peut être qu'elle serait un électrochoc pour que je me reprenne en main, n'est ce pas ? Je n'en sais rien, je ne veux pas savoir à vrai dire mais je suis là, je ne vais pas repartir tout de suite, surtout que j'en suis bien incapable, je ne saurais même pas dans quelle direction aller pour revenir dans ce lieu qui me sert d'habitation depuis maintenant plusieurs semaines. Un jour peut être, j'arriverais à me repérer mais il me faudra du temps, beaucoup de temps avant d'arriver à faire quelques choses. Mais j'étais là, pour aider, je voulais aider, et j'étais persuadée que ma bonne volonté pourrait m'aider à faire quelques choses. Je ne connaissais rien en combat, j'avais certes la dague qu'Ambal m'avait donné à mon arrivée, mais je savais à peine m'en servir, en tout cas, pas contre des humains, si ceux qui avaient attaqués le temple étaient encore humains, parce que j'en doutais presque. D'ailleurs, cette dernière vint à ma hauteur me demandant si la course ne m'avait pas trop secouée. C'était évidemment le cas, mais j'étais parvenue à suivre la troupe, ce qui constituait presque un exploit en soi. Je me rendais compte que j'arrivais à courir pendant de longs moments, comme l'autre jour pour arriver à me perdre avec Willow. Je ne la voyais pas, sans doute qu'elle avait jugé bon de ne pas se joindre à nous car elle se savait inutile. Plus je regardais autour de moi, plus je me disais que je risquais de me faire tuer ici, mais au moins, peut être que ma mort servira à quelques choses. C'était ce que je me disais, même si je ne voulais pas mourir, car j'étais finalement assez bien en Oblivion. Bon d'accord, il y avait des choses qui ne me plaisaient pas, comme ce trop plein de saleté, le fait que j'ai l'impression de me chopper plein de choses en permanence. J'avais une douleur dans les jambes, j'espérais pouvoir les conserver et ne pas être amputée. Non, je ne devais pas penser à cela, c'était cette course folle jusqu'ici qui me donnait ces petites douleurs. Je souriais alors à Ambal, elle était si prévenante avec moi.

" Un peu, mais j'ai réussi à suivre la troupe, alors c'est que ça ira. J'espère pouvoir vous être utile. "

J'espérais, mais je ne le savais pas encore puisque les premiers combats avaient cessés avant que nous n'arrivions ici. L'histoire de cette fameuse pierre était en tout cas fascinante. Je me disais que je pourrais peut être en effet, revenir chez moi si je l'avais entre les mains, mais ce ne pouvait pas être aussi simple que cela. Cette pierre ne pouvait pas me tatouer sur les épaules les sept chevrons indispensable à avoir pour franchir la porte d'Ishtar. Et puis, si ces Égarés la désiraient tant, c'était qu'elle était trop précieuse pour tomber entre leurs mains, non ? Alors, il fallait agir pour qu'ils ne s'en emparent pas. J'observe les alentours, j'observe ces chieresques qui semblent plus ou moins dépités de tout ce qui vient de se produire. Ils nous ont ouvert la porte et voilà comment certains les remerciaient. Une jeune femme dansait dans un coin, comme si elle était elle-même morte, du moins, c'est l'impression que sa danse me donnait, mais peut être que la fatigue me faisait halluciner, ce ne serait pas la première fois. Puis, il y avait eu ce jeune homme qui avait lancé sa hache contre un mur de pierre avant de tomber à genou à côté de l'une des victimes de ce massacre. Je ne les connais pas mais je peux sentir leur peine. Je ne sais pas si c'est mon métier qui veut ça, ou bien simplement mon coeur, mais je n'aime pas les voir dans un état pareil. Sorajaï aussi était là, cela m'aurait étonnée qu'elle ne soit pas ici d'ailleurs.

En tout cas, je dois me montrer forte, je ne peux pas m'endormir même si je sens que mes paupières sont incroyablement lourdes, je ne le peux pas, je dois les aider même si ce n'est presque rien, je m'en suis fait un devoir. Cette pierre doit être sauvée afin de ne pas servir à des fins malveillantes. Je n'ai rien mangé, je n'ai rien bu, je le sais, je n'aurais pas du, mais je dois me montrer forte, plus forte que je ne le suis. Beaucoup, trop même, se sont endormis. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs, même des guerriers apparemment farouches se sont assoupis, ça ne sent pas bon du tout. Mais je ne sais pas quoi faire de plus. Peut être que la soirée sera calme ? Je n'y crois pas le moins du monde, mais il faut resté éveillé pour veiller sur le temps, n'est ce pas logique ? Je ne sais pas, je ne suis pas une guerrière, je ne ressemble à rien qui s'en rapproche. C'est alors que j'entends une voix que je connais : Alec. Je ne l'avais pas encore vu mais il était là, disant que l'attaque venait au Nord-Ouest. Comment pouvait-il le savoir ? Essayait-il de nous faire tomber dans un piège ? Je ne saurais dire, c'était ce qui me faisait le plus peur en la circonstance, mais certains s'étaient réveillés après son cri. Avait-il raison ? Avait-il tord ? Et si ce n'était qu'une partie de l'attaque qui venait du Nord-Ouest et que d'autres arrivaient d'autres points cardinaux. Je restais dans l'attente, je ne pouvais donner un quelconque assaut, j'en étais bien incapable. Si cela se trouve, je vais me faire trouer la peau bien rapidement, sans que je ne vois le coup arriver. J'avais peur, mais je devais vaincre ce sentiment pour sauver ceux qui nous avait accueilli avec autant de gentillesse, il ne pouvait pas en être autrement.
 

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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Sam 11 Avr - 23:24


Au temple de Chiere, comme tous les jours, Penthésilée s'exerçait au maniement des armes. En face d'elle, l'un de ses frères aînés se mettaient en garde et posait un regard sur de lui sur sa jeune sœur. Souriante, la jeune femme aux cheveux bruns pointa son épée vers son adversaire du moment et s'élança. Quelques instants les lames s'entrechoquèrent et puis le bruit sifflant d'une flèche se fit entendre. C'était leur aîné qui venait interrompre l'exercice, trop tôt au goût de la chieresque. Cédant face à l'homme, les deux cadets rangèrent leur arme et retournèrent à des occupations plus calme. Penthésilée alla vaquer non loin de ses anciens quartiers de vierge. Malgré ce que l'on pourra dire, l'ancienne vierge, celle connue pour avoir quitter son service, n'a jamais oublié sa vie de prêtresse. Elle n'a jamais cessé de penser à ses anciennes camarades du temple. Et si désormais elle ne vit plus vraiment au même rythme qu'elles, Penthésilée aime revenir sur ses pas d'adolescente. Puis posant ses yeux noirs sur sa lame elle finit par s'asseoir à même le sol, ferma les yeux et se concentra sur ses prochains exercices de combattante. Pen' était une gardienne du temple maintenant, elle devait connaître ses enchaînements de jeu de jambe pour ne pas se retrouver prise au dépourvu en cas de combat. Étrangement, elle n'aimait pas le souffle du vent  en cette après-midi.  Il avait quelque chose de différent, d'inquiétant presque, comme si un danger s'approchait lentement mais sûrement du temple. Mettant cette appréhension sur le coup d'un mal couvé, Pen' chassa cette sensation.

Mais son instinct ne l'avait pas trompée malheureusement. Le bruit sourd du tambour de guerre du temple raisonna d'un coup dans son esprit.Attaqué, le temple était attaqué. Par qui, Penthésilée ne le savait pas encore. Elle se leva d'un bond et saisissant son épée, cadeau du village de Lame de Foi elle s'élança à travers le sanctuaire. Le jour était venu de mettre en pratique ces années de semi-combat. Ils n'avaient jamais été totalement fictifs sans être non plus totalement réels. Mais aujourd'hui, le sang coulerait. Oui il coulerait et la seule chose qu'il fallait faire c'était que son propre sang ne coule pas plus que celui de ces ennemis.  Le temple serait souiller du liquide rouge et chaud que Chiere animait dans leurs vaines c'était inévitable, Penthésilée le savait bien. Mais elle pria la Mère une dernière fois pour qu'elle limite leur perte. Puis elle rejoignit les autres gardiens dont les membres de sa famille. Penthésilée alla se placer dans les premières lignes. Elle préférai se battre au corps à corps et son épée était l'arme idéale. Elle et ses amis avaient un rôle important, ne pas les laisser faire. Mais la stupeur de voir des égarés comme adversaires surpris beaucoup trop les gardiens du Temple. Pourquoi ces égarés attaquaient-ils le temple. Pen' n'avait pas le temps de réfléchir à ça. Elle devait protéger les prêtresses. Le tambour raisonnait encore et toujours. Le temple attaqué, les prêtresses en danger et surtout les gardiens n'étaient pas assez nombreux il fallait le reconnaître. Ils devaient demander de l'aide et le tambour relayait l'appel.

Lorsque les renforts arrivèrent enfin, le mal était fait. Penthésilée, le bras en sang retenait sa douleur. Elle était en vie après tout et certains n'avaient pas eu cette chance. De nombreux gardiens étaient tombés tout comme certains égarés. On avait évacué quelques prêtresses les autres étaient regroupées au centre des sept colonnes. On soignait les blessés et on comptait les pertes. Dans tout ce remue-ménage, Penthésilée cherchait des yeux les siens, ceux de son sang. C'est à ce moment-là qu'elle le vit, le plus vieux de ses frères. Il était adossé contre une colonne sérieusement blessé. Son arc gisait à côté de lui sans plus aucune flèche. Pen' alla chercher de l'aide, mais elle prit grand soin d'éviter tout contact avec les égarés et les orphelins qui avaient répondu à l'appel du temple comme les chieresques. La jeune femme n'avait rien contre eux spécifiquement, mais elle était encore sous le choc. De toute façon aux regards que leur lançaient les siens, elle ne trouva pas judicieux de leur demander des soins. Les chieresques avaient des guérisseurs c'était vers eux qu'il fallait se tourner un point c'est tout. La gardienne, errant parmi les corps se fit un pansement pour arrêter son saignement. Elle ne devait pas perdre davantage de force.
Alors que les prêtresses regroupées chantaient la raison de cette attaque, Penthésilée devait se préparer à un nouvel assaut. Si les égarés étaient venus prendre la pierre, puisqu'ils n'étaient pas parvenus à s'en emparer, il était plus que probable qu'ils retenteraient leur chance. Mais l'heure était maintenant au repos. Se reposer pour mieux combattre, ils n'avaient pas le choix. Mais parviendraient-ils à les repousser une seconde fois ? Leur force était diminuée et que penser de ces étrangers qui venaient d'apprendre le lourd secret que le peuple chieresque leur avait cachés ? Comment savoir s'ils ne succomberaient pas eux aussi au doux espoir de rentrer chez eux, dans leur monde ? Penthésilée n'avait pas les réponses, mais elle les aurait bientôt c'était certain. Ramassant une lance d'un gardien mort, elle lui sourit comme pour le remercier d'accepter de lui prêter son arme et alla s'asseoir à côté de ses frères aînés. Le deuxième avait rejoint le premier entre temps. Bizarrement, les deux garçons s'étaient endormis, sûrement le contre coup de l'attaque. Du moins c'était ce qu'avait pensé la jeune femme.

Ne pas dormir, elle ne devait pas dormir. S'ils attaquaient à nouveau elle devait être réveiller pour assurer sa survie et celle de ses frères ainsi que des prêtresses. C'était sa mission après tout. La nuit tombait lentement et ses paupières étaient lourdes lorsqu'un cri perça le silence. Une voix d'homme qu'elle ne connaissait pas sonnait l'alerte. C'était une nouvelle fois l'heure. Ils attaquaient par le Nord-ouest. Si toutefois cela n'était as un piège tendu par l'homme qui criait. Penthésilée n'avait pas le temps de réfléchir. Elle secoua ses frères quelques instants puis les laissa-là. Chiere veillerait sur eux. Si cette nuit était la leur alors tous les efforts de la chieresque n'y changeraient rien. Elle récupéra des flèches et les plaça précipitamment de le carquois de son frère le plus âgé. L'autre se battait à l'arme blanche et son épée était toujours auprès de lui. Elle posa une dernière fois son regard sur les siens, puis elle tourna les tallons sa propre épée dans une main et la lance dans l'autre. Elle se dirigea vers le Nord-Ouest d'un pas déterminé. Si elle devait mourir cette nuit alors elle le ferrait l'arme à la main en défendant ce qu'il y avait de plus précieux à ses yeux, Chiere. En passant, elle croisa une blondinette de quelques années son aînées d'après ce que Penthésilée pouvait en déduire. Ce n'était pas une chieresque, mais elle n'avait pas l'air de faire parti des traîtres égarés. La Brune l'observa un petit moment puis lui tendit sa lance.

« Prends-la ! Elle pourrait bien te sauver la vie ! »

Le ton était un peu sec mais Penthésilée était tendue. Stupide son geste, c'était probable. Mais la chieresque de 24 ans était ainsi. Elle n'arrivait pas à voir le mal dans le cœur des gens. Ou peut-être qu'elle préférait penser qu'il y avait toujours un peu de bon.

« Je ne sais pas si tu sais te battre comme une guerrière, mais si ce n'est pas le cas tu va devoir apprendre et tout de suite ! » dit-elle en reprenant son chemin d'un pas plus actif.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Dim 12 Avr - 21:57

Trahi par ce peuple que l’on a accueilli. Oblivion est emprunt à de nouveaux risques insoupçonnés. Je maudis ces étrangers qui bafouent les traditions vieilles de plusieurs millénaires. Des Egarés Renégats. Le temple est sacré et que je sache nous n’avons jamais attaqué leur maison. Ils sont dangereux pour l’équilibre céleste instauré depuis des siècles en Oblivion.  Je sais faire la différence entre ces rebelles venus d’ailleurs pour causer du tord et les Orphelins à qui l’on a tendu les bras, avec qui nous avions partagé nos efforts dans la construction du Village Suspendu et qui nous soutienne quitte à tourner le dos à leur semblable. Profanation. Destruction. Je suis convaincue que certains d’entre eux ont un cœur pur. Ma place n’est pas à diriger la bataille mais, je ne suis pas certaine que tuer soit la solution à tous les problèmes. Toutefois, si rien n’est fait alors la voûte céleste s’effondrerait, plongeant par la même occasion Oblivion dans un chaos infini et interminable. Nous étions tous responsables de la préservation d’Oblivion, nous, les enfants de Chiere, étrangers et chieresques. L’Union est la seule solution. La destruction de la Pierre des Souhaits, j’y ai pensé... Joyau ancestral qui nous porte du tord. Si ces Egarés ont attaqué le Temple, une fois. Ils recommenceraient encore et encore jusqu’à avoir l’objet de leur convoitise.

On ignore ce qu’il se passe autour de nous et visiblement tout le monde n’est pas en symbiose avec Oblivion que nous le sommes. Je crains que cela soit les prémices d’actions plus grandes. J’ai peur pour mon peuple. Accepter ces étrangers sur nos terres, c’est accepté les problèmes qui vont avec.  Je crains que cela cause du tord à toutes les tribus chieresques, je le vois nous allons nous déchirer. Des clans vont se former. Je fais partie de ceux qui acceptent les Orphelins, je les considère comme des frères et je ne veux en aucun cas choisir entre eux et mon peuple.  Je regarde Dhruva Dachsos, tel est son nom m’a t’ont dis, gardien du temple originaire de l’Etoile de Glace et je comprends d’or-et-déjà par ses réactions et ses paroles qu’il n’est pas mon allié. Il lance sa hache contre l’un des murs de pierre qui s’effondre puis tombe à genoux. Chacun appréhende ce qu’il s’est passé à sa manière, certain en silence d’autre dans un cri de rage. Je reste silencieuse même si j’ai le cœur gros de voir nos frères et sœurs allongeaient sans vies. Le mal est fait, à nous de veiller à ce que cela ne se reproduise pas. Les Orphelins. Ceux qui prennent les armes aux côtés des chieresques, défendant bec et ongle le Temple de Chierà’h comme s’ils étaient chieresques. Ceux qui ne se laissent pas dicter par leur envie de voler la Pierre des Souhaits. Ceux qui font preuve de bienveillance à l’égard de Mère Nature.

Alec est là, je l’ai vu. On ne s’apprécie pas, il le sait et pourtant, comparé à d’autres il n’y a aucun sentiment d’animosité dans mon regard, aucune haine à son égard. Le temps est lent. Le temps des hommages. La nuit est tombée. Je reste murer dans un silence pesant. Les autres dansent et chantent. Dansant pour les enfants de Chiere tombés au combat. Dansant pour réunir les forces nécessaires pour vaincre ceux qui avaient osé profaner le Temple de Chierà’h. Dansant pour affronter la vie telle qu’elle est réellement. Dansant en souhaitant que leur volonté soit plus forte que leur cupidité. Dansant pour préserver un semblant de dignité. Dansant pour masquer sa peur. Dansant pour la bataille à venir. Ma voix reste de glace.

Mes mots restent figer au fond de ma gorge. Suite à la course éprouvante, la peur de ce qu’on allait trouver en arrivant au temple, l’angoisse, le stress, les émotions - je m’assoupis, accoudée à un rocher, l’arc en main, prête à bondir. Je fais des cauchemars pendant quelques minutes, je me réveille lorsque j’entends des cris autour de moi. Que des mots résonnent à mes oreilles, vu l’agitation tout autour de moi je comprends rapidement ce qu’il se passe. La deuxième attaque commence - mes frères sont tous endormis autour de moi. Un piège. Je jette un coup d’œil à mon baluchon posé par terre : la nourriture, l’eau. La situation est grave. Organisée, j’avais emmené moi-même ma nourriture ce qui expliquerait pourquoi je n’ai pas été touchée. Je saisis mon arc, mes flèches et j’observe. Je tends l’oreille, je regarde la scène. Penthésilée s’adresse à Kriemhilde un peu plus loin de moi, lui tendant sa lance. Ce n’est pas en armant des Orphelins qui ne savent pas se battre qu’on allait défendre le Temple… C’était mieux que rien. Mon cœur s’emballe, nous ne sommes pas assez. Je caresse mes flèches. Je reste aux aguets.

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Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ Une étoile qui a cessé de briller. Une fleur fanée. Un soleil qui ne se lève jamais. Un gout amer dans la bouche. Une douce mélancolie. « Les mots, de cristal forgés, dans sa gorge de glace se sont figés…» Son coeur est mort. Son âme perdue. Ses mains maculées de sang. Ambal, la mère brisée.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Lun 13 Avr - 1:09

Les tambours ont résonné toute la nuit. Angoissants, oppressants – je n'ai pas fermé l'œil. Il se passe quelque chose dans la jungle, c'est certain – et du haut de mon domaine sous les frondaisons, j'ai vu passer les griffons, j'ai vu courir les chasseurs. Je ne sais pas ce qui les agite, mais c'est sûrement grave... Un mauvais pressentiment me travaille. Je sens qu'il se passe quelque chose d'important, et je m'inquiète. Mue par mon instinct, je prends ma besace et je descends au sol, les cheveux au vent dans la folle dégringolade de la tyrolienne. Au sol, j'actionne machinalement le levier remontant le harnais, et je me dirige d'un pas anxieux vers le campement du Petit Matin. L'on saura bien là-bas me renseigner sur la teneur de ces percussions nocturnes...

Je trouve le clan en émoi. Les tambours de guerre de la nuit, ce sont ceux du Temple de Chiere, et le sang se glace dans mes veines. Thémis est là-bas. Partie avec un groupe de Chieresques chargés de poteries pour les Prêtresses – enfuie presque. Je sais qu'elle a peur de cet homme qui nous cherche, au village des Orphelins, et je comprends qu'elle ait préféré prendre le large quelques temps, par précaution... mais voilà, elle est en danger à présent, et l'angoisse étreint mon cœur. Sans réfléchir bien longtemps, j'accepte les deux gourdes et le pain de voyage que l'on me propose, et je me joins au second groupe qui s'en va rejoindre le Temple. Nous courons entre les troncs – je suis en bonne forme physique, mais je peine à suivre les guerriers entraînés, et petit à petit je me retrouve en queue de peloton avec les moins mobiles ; pour la plupart, des Aïeules de plusieurs campements et de vieux guerriers encore déterminés à protéger leur lieu sacré. En chemin, nous rattrapons des retardataires, et au crépuscule, nous sommes encore loin. Un camp se monte, mais voilà, moi je ne veux pas attendre, Thémis est là-bas – aussi, lorsqu'un messager à dos de griffon vient s'enquérir de notre avancée, j'accepte sa proposition de m'emmener, impressionnée par le port de tête royal de sa monture. Cramponnée aux plumes de la bête et au cuir de la ceinture de mon guide, j'arrive au Temple un peu étourdie et vaguement nauséeuse.

Je croise des Chieresques du Petit Matin qui m'informent chacun d'une partie des événements de la journée, mais aucun d'eux n'a vu Thémis. Où est-elle ? Il y a des guerriers partout, je vois des armes, du sang – la violence qui s'est jouée ici est inédite pour moi. Je n'ai pas l'habitude de voir cette facette-là de la personnalité chieresque, et là voilà affichée clairement, cette fierté tribale qui veut défendre jusqu'au bout l'honneur bafoué. Les Prêtresses restées sur place errent entre les groupes, prodiguant réconfort et soutien, soin et sourire, entre leurs larmes, et la panique commence à me saisir. Thémis, pour l'amour de Dieu, où donc es-tu ?

Fatiguée, je partage le bivouac de chasseurs du Petit Matin, buvant l'eau et mangeant le pain que j'ai apportés. J'ai eu l'estomac trop noué jusqu'ici pour y toucher, mais la chaleur est prononcée et il serait dommage de gâter des aliments. Je mange, je bois, presque à contrecœur ; et, épuisée, je pose la tête sur ma besace pour somnoler quelques heures.

C'est la voix d'Ambal Sajor qui me tire de mon hébétude. Je la vois à quelque distance, penchée sur un corps de femme qu'elle secoue en déversant une litanie de ce langage magnifique que j'ai appris à comprendre mais que je n'ose pas parler, de peur de l'écorcher. La dormeuse obstinée, je la reconnais, c'est Sorajaï, une des guerrières du Petit Matin ; et laissant mon regard survoler l'assemblée, je vois qu'elle n'est pas la seule à tenter de tirer du sommeil es compagnons d'armes. Bien peu sont éveillés, trop peu sont conscients encore – on nous appelle au combat, et j'ai peur. Je ne sais pas me battre. Choisissant la solution la plus logique, je laisse les guerriers partir devant, et je suis les Prêtresses qui se massent au centre du cénacle avec un groupe assez hétéroclite, prêts à soigner. D'un signe de tête, je salue Ayla, la toute petite guérisseuse du Petit Matin – et j'attends la mêlée. Que Chiere nous prenne en pitié...

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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Lun 13 Avr - 1:27


   
   
 
1er voyage - 1ère exploration

“ le temple des secrets ”


   
intrigue générale - sujet central
Tour #1 - 24/03 au 01/04
Tour #2 - 02/04 au 12/04

Tour #3 - 13/04 au 23/04

   



   
La haine brûle l'âme et le feu dévore les corps !


Ils arrivent ! Ils sont là, au Nord-Ouest, le visage couvert de marques de guerre, vert sombre et noir mêlés dans un tourbillon glaçant le sang des assiégés. Ils se massent au pied de la muraille, et Douce Mère, que les voilà nombreux... Dans le cénacle endormi, bien peu sont encore sur pied pour contrer l'attaque, et ceux qui restent ne sont pas nécessairement les plus aguerris...

Regardez autour de vous. Les cris des attaquants résonnent dans l'air troublé de la nuit, et vous n'avez que quelques minutes pour vous décider. Vous vous rassemblez au centre, autour des prêtresses, près du Feu Primordial qui brûle haut et clair entre les Sept Piliers du Monde, et là, rapidement, vous faites le point. Plusieurs solutions s'offrent à vous. Qu'allez-vous faire, que choisissez-vous ?

 
Sauve qui peut, pauvres malheureux...  


Vous devez donc choisir une des quatre propositions suivantes dans votre RP ; votre personnage doit tâcher d'être plein d'arguments. Il est toujours possible à de nouveaux personnages de rejoindre l'intrigue. Vous pouvez poster plusieurs fois si le cœur vous en dit, vous n'êtes pas obligés de vous limiter au débat, vous pouvez aussi effectuer des actions pour étayer votre proposition ! Argumentez, soyez convaincants ; car lorsque Seven reviendra, c'est lui qui fera basculer le destin de la bataille en fonction de votre majorité... Alors, qu'est-ce qui vous donne espoir, comment proposez-vous de vous en sortir ?

- Tenter de réveiller les dormeurs drogués ? Comment vous y prendriez-vous ?
- Tenter de tenir loin des murailles les attaquants, avec vos munitions limitées ? Soyez créatifs...
- Les laisser entrer et leur tendre un piège ? Il faudra un traquenard bien préparé.
- Prendre la fuite en sauvant la Pierre ? A qui la confier, comment l'évacuer, et surtout, surtout, comment sauver le reste de l'assemblée ?

Bonne chance à tous...
   
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Lun 13 Avr - 23:22

Un piège. C'est la seule option viable. Lorsqu'il avait sept ans son père lui avait montré comment on noue les cordes pour en faire des filets, comment on pose les collets pour que les lapins s'y prennent à coup sur. Lapin, lièvre, lion, humain—Chiere ne voit pas de différence tant que le chasseur honore la victime avec les rituels nécessaires. Mais dans ce cas-ci, il n'y aurait pas de victimes, car les Égarés ne méritent pas plus de prières que les mouches à feu qui s'approchent trop des flammes, qui veulent se baigner dans le feu et se laissent lécher par les flammes jusqu'à y perdre la vie. Un piège, donc. Les voir s'alarmer dans l'enceinte du Temple, rendre à Chiere ces bouts de chair et de sang qui ne veulent, après tout, que mettre à mort tout ce qu'elle a de plus précieux.

Dhruva n'est pas dupe, il sait bien que c'est la seule option viable. En prenant le pouls d'un de ses frères qui repose sur le sol, il constate que celui-ci est très lent ; il lui faudrait bien sûr l'avis d'une guérisseuse, mais à première vue, il s'imagine que le poison n'est probablement pas d'origine chieresque. Comment donc réveiller ceux qui ne sont pas déjà morts ? Il secoue ce même frère, s'assurant qu'il n'y a rien à faire pour l'extirper de son sommeil profond. Dhruva a souvenir qu'une fois, quand il était petit, son père avait appuyé de toutes ses forces sur la cage thoracique d'une des autres filles du village qui avait failli se noyer pour lui faire cracher l'eau et redonner une chance à son cœur—mais il ne connaît pas cette technique. On ne l'a pas élevé pour la vie, mais bien pour la mort, celle des autres, celle de ceux qui menacent ce pour qui il est né. Se battre pour vivre, vivre pour se battre... la fuite n'est évidemment pas, dans ce cas, une option. La pierre des souhaits, sortie de son socle, corromprait même le plus innocent des innocents. Et qui, de cette assemblée, est assez pur pour transporter un objet d'une telle valeur ? Les yeux de Dhruva, qui virevoltent frénétiquement de gauche à droite depuis le début de toute cette histoire, tombent sur une chevelure épaisse, longue et brune qu'il ne connaît que trop bien. C'est Penthésilée. Il s'approche d'elle en l'interpellant.

DHRUVA— Penthésilée. Il faut faire sortir ceux qui ne peuvent se défendre : ceux qui sont endormis et ceux qui n'ont pas d'armes. Les Égarés ont la force du nombre. Nous devons les piéger. Sinon, nous n'avons aucune chance.

Dhruva cherche dans le regard de Pen' quelque chose qu'il n'y a pas vu depuis longtemps : un éclair de complicité qui leur permettrait, comme c'était le cas lorsqu'ils se lançaient les plus innocents des défis, enfants, d'unir leurs forces contre un ennemi commun. L'ennemi commun... Il est partout autour. Il est juste à leurs côtés, et il tient dans ses mains la lance de Penthésilée. Il est par terre, endormi, lové auprès de ses sœurs et de ses frères. Il est aux côtés d'Ambal Sajor, cette fougère molle, ce fruit flétri, il est dans les bras de la guérisseuse traître à son sang. Il est bercé et soigné par Ambal. Il est… Il est… Ah ça, non.

DHRUVA— Que Chiere m’abjure.

Serrant le bras de Pen pour lui intimer qu’il va revenir au plus vite, Dhruva parcourt en trois pas les cent mètres qui le séparent du cercle des prêtresses, qui dansent et chantent aveuglément. Elles ont toutes les cheveux et le teint foncé—l’intruse espérait-elle s’y cacher ? Dhruva connaît ses cheveux roux et sa peau pâle, constellée de taches de rousseur. Il sait qu’elle a vécu en Chiere presque aussi longtemps que lui et que sa fille parle la même langue que les siens… mais ça ne fait pas de différence. Le sang reconnaît le sang, Dhruva Dachsos le sait, c’est ce qu’on lui a appris. Ces étrangers, ceux que son peuple a accueillis avec bienveillance, ils ont beau prendre les armes, ils ont beau se dire de la jungle, de Chiere, lorsqu’ils verront briller dans les yeux des Égarés renégats des légendes de l’Autre monde, ils ne feront plus la part des choses. Ils se retourneront contre eux. À cette pensée, Dhruva panique. Il sent autour de lui les milliers d’âmes de ceux qui vivent, qui vivaient et qui vivront à l’endroit où il se trouve maintenant. Il sent ceux qui gisent sur le sol, morts où empoisonnés. Il peut en prendre deux ou trois sur son dos, mais la plus grande partie ne pourront pas être déplacés. Quand les étrangers, quand les Autres se tourneront contre les Chieresques, Dhruva ne pourra rien faire. Il pense à Pen. Nous ne pourrons rien faire. Je ne pourrai rien faire. Je ne pourrai rien faire. Pour quoi ai-je été fait, si lorsque mon peuple meurt, je ne peux rien faire ?

Il agrippe durement Istalia Kaligaris par le bras et la traîne sur une bonne dizaine de mètres, la sentant trébucher sur les cailloux qui jonchent le sol du temple. Elle offre une bonne résistance, mais ça ne change rien à la colère qui grogne du jeune guerrier. Lorsqu’il parle, sa voix respire la colère et l’angoisse.

DHRUVA— Prends ta fille et quitte le village, étrangère. Nous n’avons pas besoin d’une victime de plus ce soir. Quand ils viendront, ceux de ta race, ils te tueront aussi bien que moi. Va-t-en avant qu’ils arrivent. Ils te tueront, ils ne feront pas la différence.

Et moi non plus, pense-t-il. Et moi non plus.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Jeu 16 Avr - 18:22

La jeune femme marchait entre les corps des endormis et des morts. Que pouvaient-ils bien faire. Les traîtres se rapprochaient et bien qu'elle avait confiance en ceux qui les avaient rejoins, pouvait-elle réellement garantir de leur bonne fois une fois la bataille commencée. Puis il y avait un autre problème ils n'étaient plus assez nombreux et surtout ils étaient affaiblis tant moralement que physiquement. L'attaque avait atteint tous les membres du temple. Ils devaient trouver une solution pour se sortir de là. Elle posa son regard sur les siens et un soupire sortit de sa bouche. Les possibilités se bousculèrent dans l'esprit de la jeune femme. Bien sûr, ils pouvaient tenter de réveiller ceux qui s'étaient endormi. Mais au vu de la réaction inexistante de ses frères à ses secousses, elle pouvait à juste titre exclure cette possibilité. Cela ne servirait susurrement à rien. Ils pouvaient aussi sortir la pierre, mais à qui la confier dans ce cas. Et puis c'était trop risqué. C'était mettre en danger la personne qui partirait avec le pierre. Il ne restait que deux autres possibilités. Soit ils tentaient de tenir à distance les envahisseurs, soit ils leur tendaient un piège. Elle réfléchissait lorsqu'une voix l’interpella. La jeune femme se retourna et vit le jeune homme qui se tenait maintenant près d'elle. Il s'agissait de son ancien ami d'enfance Dhruva. Qu'est-ce qu'il pouvait bien lui vouloir. Depuis qu'elle avait quitté son service de vierge en cours de route leur relation s'était tendue et dégradée de plus en plus. Ils ne se comprenaient plus. À fin d'éviter les disputes Penthésilée avait pris la décision de ne plus se trouver trop longtemps en sa présence. Cependant elle devait reconnaître une chose, depuis qu'ils s'étaient éloignées loin de l'autre, Penthésilée avait apprit à le voir beaucoup plus comme un homme et cela ne lui déplaisait pas forcément. « Penthésilée. Il faut faire sortir ceux qui ne peuvent se défendre : ceux qui sont endormis et ceux qui n'ont pas d'armes. Les Égarés ont la force du nombre. Nous devons les piéger. Sinon, nous n'avons aucune chance. »

Penthésilée baissa les yeux. Il n'avait pas tord. Ils n'étaient pas assez nombreux et la jeune femme le savait. Mais elle n'était pas d'accord quand à faire sortir tout le monde et puis... Elle fixa le garçon mais ne vit pas ce qu'elle y cherchait. Non décidément ils ne se comprendraient sûrement plus jamais. « Tu plaisantes Dhruva ? Et  cesse donc de jurer.
Nous ne pouvons pas les faire sortir du temple. Comment veux-tu faire sortir les endormis sans mettre en danger ceux qui les transporteront ? C'est impossible il faut être réaliste. De toute façon il est presque déjà trop tard. Il est trop tard pour les faire sortir maintenant il faut nous battre et armer ceux que nous pouvons.  Mais nous sommes d'accords sur un point nous devons leur tendre un piège. Le tout est de trouver lequel. »


Lorsqu'elle eut fini elle s’apprêta à reprendre sa route. Elle voulait savoir à qu'elle distance précise les égarés se trouvaient. La main de Dhruva saisit son bras et le serra. Penthésilée grimaça. Elle se dégagea ou plus exactement il la lâcha pour prendre la direction du cercle de ses sœurs. Penthésilée le regarda un instant et puis détourna les yeux. Après quelque pas, une idée lui vint à l'esprit. Elle fit volte face et marcha sur le cercle des prêtresses. Ses yeux foncés étaient fixés sur les danseuses. Elle se dirigea vers le centre du cercle et fit réclama le silence. Elle avait à soumettre sa proposition.
« Écoutez-moi ! J'ai à vous parler. J'ai peut-être une solution pour combattre les égarés qui ne tarderont pas à nous encercler comme le lynx encercle sa proie. Nous ne pouvons pas sortir du temple. Il faut donc que nous les attendions à l'intérieur. En sommes que nous leur tendions un piège dans l'enceinte... » La jeune chieresque ne finit pas sa phrase. Le timbre de celle de Dhruva parvint jusqu'à ses oreilles. Il parlait à une de ces étrangères. Penthésilée remarqua la tension qui émanait de la situation. Abandonnant son pseudo discours elle se précipita vers l'étrangère et le guerrier. Elle leva son épée et la plaça entre eux deux.

« Arrête Dhruva tu vas lui faire mal. Nous avons déjà assez de blessés pour que tu en rajoutes. Lâches-la maintenant. Calme-toi Dhruva nous allons avoir besoin de ton esprit stratège pour mettre au point un plan digne de ce nom. Laisse les étrangers. » Doucement elle dégagea la jeune femme des griffes du gardien. Puis se tournant vers la rouquine elle reprit. « Malgré tout je suis désolée mais il a raison. Je n'approuve pas sa façon de faire, mais je dois reconnaître qu'il n'a pas tord. Vous feriez-mieux de partir ou du moins de vous mettre à l'écart. Vous n'avez pas l'air d'être habituée à une telle situation vous nous gêneriez malgré votre bonne volonté. Je vous demande donc de bien vouloir partir d'ici. Il y a une sortie un peu plus discrète je pourrai vous la montrez si vous voulez ? »

Cette fis Penthésilée avait pris sa décision. Bien qu'elle avait confiance en cette pauvre femme qui était loin d'être une combattante et qui ne semblait pas vouloir les trahir, elle ne pouvait pas prendre le risque. L'enjeu de la bataille était trop importante. Penthésilée reporta une dernière fois son attention sur Dhruva. « Tu t'es calmé ? Aller viens nous devons trouver  un plan pour les piéger et si ta voix ne m'avait pas interrompue j'allais expliquer mon idée. J'espère que tu es content de toi ! Ta colère nous fait perdre un temps précieux Dhruva ! » La jeune femme soupira avant de retourner vers les prêtresses.


Dernière édition par Penthésilée Saludja le Jeu 16 Avr - 22:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Jeu 16 Avr - 20:20



“Colonnes-Piliers du Monde”

Le Temple des Secrets


L'attaque allait donc venir du nord-ouest ? Seulement de ce côté là ? Cela me semblait possible, comme toutes les autres options. Je ne savais pas me battre à part donner des coups dans le vent avec ma petite dague que j'étais prête à utiliser si j'en avais l'occasion. Les corps à corps n'étaient pas mon truc, encore moins le combat à distance, mais j'étais là, je n'allais pas rester spectatrice c'est moi qui vous le dit, je n'étais pas là pour ça, au contraire, j'avais envie d'agir grandement pour que tout se passe bien. En fait, je ne savais pas de quoi j'étais capable, j'étais fatiguée, mais j'avais ce luxe de ne pas être endormie comme un bon nombre de personnes ici présentes. Et dire qu'une personne étant en éveil était potentiellement un traître. Mais ce n'était pas moi, je n'avais même pas conscience de ce qui arrivait véritablement, comme si finalement, je me retrouvais dans un mauvais rêve. Pourtant, j'avais peur, clairement, je sentais mon cœur battre plus rapidement qu'il ne le devrait surtout que je ne fais rien de spécifique, je suis dans une sorte d'attente que j'ai du mal à maîtriser. J'aurais envie de me battre mais je ne vois même pas clairement l'ennemi à abattre. Qui dois-je atteindre ? Je n'en sais rien du tout, c'est peut être ce qui me fait le plus peur alors que la nuit est là. Que faire pour le moment ? Rien, pourtant, une chieresque vient me parler. Elle me donnait une lance alors que j'avais déjà ma dague dans la main droite. Son ton était sec, mais je comprenais ce qu'elle voulait dire. J'allais apprendre à me battre sur le tas, comme bien des choses ici en Oblivion, à croire que ma vie auparavant n'avait pas été à la hauteur, comme si j'aurais du apprendre à me battre pour pouvoir survivre plus facilement en Oblivion. Mais que voulez-vous, la drogue et ce qui va avec avait eu raison de moi, j'étais souvent dans un état second, mon cerveau était atteint, j'étais souvent en manque, mais ce soir, cela ne semblait pas être le cas, pour la sensation de manque en tout cas. Alors j'étais en état de me battre avec cette lance et ma dague. J'essayerais de trouer un ou deux méchants, en espérant que ce soit les bonnes personnes que je toucherais. Je souris à la brune, je hoche la tête, je vais me battre même si je ne sais pas comment faire. Je bouge alors laissant traîner le bout de la lance sur le sol comme si je creusais un sillon dans la terre. Sans même m'en apercevoir je blesse certaines personnes qui se sont assoupies. Je ne le vois même pas, mais le bout de la lance est pointu, et bien rapidement, elle rougit, non pas à cause de flamme, mais à cause de sang qui coule des personnes que j'ai blessé sans même m'en apercevoir. Puis soudain je vois le rouge sur la lance. Je me dis qu'elle a déjà du servir récemment, après tout la chieresque ne l'a-t-elle pas récupérée d'une autre personne ? Oui, ça doit être ça. Je ne suis donc pas étonnée, alors que pourtant, c'est moi qui suis à l'origine de cela. Désolé si j'ai pu voir faire mal, mais je ne savais même pas que la lance avait un bout pointu, j'ai cru que ce n'était qu'un vulgaire bâton. Les égarés arrivent, ils viennent donc vers le nord-ouest comme l'a dit Alec. Ceux qui sont éveillés se rassemble au centre autour des prêtresses, alors je fais de même. Il va falloir choisir quelques choses pour sauver la pierre et éloigné les assaillants. Je n'ai pas d'idées, je ne connais rien aux combats. Si ça ne tenait qu'à moi, je fuirais loin d'ici pour me terrer dans un coin le temps que ça se passe, mais je ne pense pas que cela soit une idée lumineuse. La chieresque qui m'a donné la lance essaye d'élaborer un plan mais l'autre homme originaire d'Oblivion perds ces nerfs sur une des miennes, enfin, la rouquine que je ne connaissais pas n'était pas originaire d'ici, je pouvais le voir. La chieresque réussit à le calmer, ils voulaient les piéger pour mieux les massacrer, mais vite, car ils étaient sur le point d'arriver à nos portes et si nous avions le dos tourné alors il serait trop tard. Je ne servirais pas plus que la rousse, mais je n'avais pas envie de partir. Je n'avais cependant aucune légitimité à prendre la parole, surtout que la jeune chieresque semblait avoir un plan. Je ferrais en tout cas, tout pour les aider, même si je devais en payer le prix fort, ma mort ne serait pas inutile.
 

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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Jeu 16 Avr - 21:40

Mes  yeux cherchent une tignasse brune, armes en main, prête au combat. A la place, je trouve une Sorajaï affalée sur le sol en train de dormir… Je me jette sur elle et la secoue violemment. « SORAH ! SORAH, réveille-toi » Les endormis ne doivent pas rester là, ils sont en dangers. Je refuse de laisser Sorajaï dans un tel état. « SORAH, débout !  On a besoin de toi »  J’ai besoin de toi… J’ouvre ma gourde avec l’eau qu’il reste et lui balance sur le visage. La situation ne m’amuse pas. Au grand maux les grands moyens. Je cherche Safir du regard mais, je ne le trouve pas.  Pourvu qu’il aille bien… à la place, mes yeux se posent sur Thalia, la mère de Thémis. Se pourrait-il que Thémis soit là, elle aussi ? Trop de monde sont en dangers et pas assez sont prêts à se battre.

Les guerriers partent devant, je regarde les autres  qui s’entassent au centre du cénacle. Kriemhilde rejoint le groupe doucement, laissant traîner sa lance sur le sol blessant les chieresques au sol. Je lève les sourcils, surprise… Mais que fait-elle ? Elle a l’air de ne se rendre compte de rien… Ne voit-elle pas qu’elle les entaille ? J’allais m’élancer vers elle pour l’arrêter lorsque mon attention fut perturbée. D’un coup de folie, Dhruva avait agrippé Istalia par le bras. Il la traînait sur le sol. Je regarde la scène abasourdie n’en croyant pas mes yeux et sentant mon sang bouillir jusqu’à mes oreilles. Je suis choquée par les faits et gestes de Dhruva. Je reste sans voix face à son acte. Il perd du temps inutilement. Il ne sait pas où sont véritablement nos réels ennemis.

Penthésilée s’impose entre eux. Même si elle essaie de le raisonner, elle partage ses pensées. J’arrive sur eux, furieuse du traitement qu’a subi Thalia. J’ai mon arc entre les mains, prête à tirer. Je vise Dhruva…. « Pour qui te prends-tu gardien du temple pour traiter ainsi nos alliés ? »  Je le foudroie du regard… et je me rends compte que je fais la même erreur que lui. Ce n’est pas lui qui menace le Temple et même si cette flèche aurait pu partir tout droit en direction de son cœur, je ne la tire pas. Mes peurs sont justifiées, nous allons nous entre tuer... Si le ton de Penthésilée se veut autoritaire, ses paroles trahissent une certaine affection pour lui. « Je protégerais Thalia Kaligaris. »  Je ne porte pas vraiment Thalia dans mon cœur, ce sentiment est totalement dépassé par la haine démesurée que je voue à Dhruva. Je le fais pour Thémis.  Uniquement pour elle. Je lui tends la main pour l’aider à se relever.

J'écoute les paroles des gardiens du temple, ils veulent piéger les égarés renégats. J'aurais opté pour les tenir loin des murailles... Si le piège échoue, la menace sera grande. Tandis que commencer à les attaquer à distance, il y aurait des pertes de leurs côtés avant qu'ils ne puissent pas nous atteindre. On réduirait leurs nombres et nous aurions ainsi plus de chance de les vaincre. Nous ignorons contre qui, nous devons nous battre. Quelles sont leurs forces ? Combien sont-ils ? Ils sont déterminés à voler la Pierre des Souhaits. Un modeste caillou. Je suis curieuse de connaître le plan de Penthélisée. Comment veut-elle les piéger ? Dhruva, je l'écouterais, car même si, j'y serais obligée, naturellement je m'opposerais à chacune des idées qu'il suggérerait. Le temps nous est compté. Les cris des attaquants résonnent au-delà des murailles. Ils sont là. La peur s'installe au milieu du cénacle. Le temps nous manque.

« Si je peux me permettre...Les tenir à distance pourrait vous aider à préparer votre piège et nous ferait gagner un temps précieux que nous perdons en nous querellant.»  Je regarde avec insistance Dhruva, oui c’est lui que j’accuse. C’est lui que je ne trouve pas digne d’être gardien du temple. Après, je ne suis ni gardienne du temple, ni fine stratège, ni guerrière. Il pourrait me le reprocher d’ailleurs. Au moins, je reste maître de moi-même. Je ne me laisse pas dominer par mes émotions. Ni par mes sentiments. Pas comme certains….

Je fais marcher ma tête, je cherche une solution pour garder tout le monde en vie. Je ferai plusieurs groupes, certains auront la mission de réveiller les endormis, un pour le piège, les autres maniant les armes à distance devront gagner du temps en attirant l’attention sur eux. Un groupe à risque mais, fondamental. Quant à la Pierre, les portes du Temple seront là pour la protéger. La déplacer, c’était impensable. La bataille se déroulerait soit ici dans le cénacle soit aux pieds de ce qu’il reste de murailles, nous nous replierons au fur et à mesure dans le Temple auprès de la Pierre. En dernier recours.  

_________________
Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ Une étoile qui a cessé de briller. Une fleur fanée. Un soleil qui ne se lève jamais. Un gout amer dans la bouche. Une douce mélancolie. « Les mots, de cristal forgés, dans sa gorge de glace se sont figés…» Son coeur est mort. Son âme perdue. Ses mains maculées de sang. Ambal, la mère brisée.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Mar 21 Avr - 22:58


     
     

 
“ Le Temple des Secrets”

se battre pour protéger les siens


L’alerte a retenti hier soir. La lumière des signaux envoyés dans le ciel pouvait être aperçue de presque tout Oblivion. Cet éclat au milieu des étoiles, Briséis l’a distingué alors qu’elle rentrait d’un pas tranquille au Campement après une journée passée dans la jungle.
Courir. Courir le plus vite possible. S’envoler presque en sautant les obstacles végétaux. Une telle alerte était exceptionnelle. Elle ne pouvait traduire qu’un incident extrêmement grave. Une dramatique menace. Non, un réel danger même. Qui était en danger ? Il fallait s’informer et réagir vite.

Briséis arriva chez elle au milieu de la nuit. Malgré l’heure tardive, le camp était en ébullition. Pas de repos. Beaucoup de femmes s’étaient rassemblées et priaient, sans doute depuis plusieurs heures déjà. A première vue, les guerriers avaient quitté les lieux depuis un moment. Mais pour aller où ? La jeune femme appris rapidement que les tambours du Temple avaient résonné. C’est un messager qui avait rapporté ces nouvelles. Il ignorait qui menait l’attaque contre ce site sacré. Il n’avait pas d’autres informations.
Grand-Ma était là, évidemment. Elle embrassa le front de sa petite-fille qui ne tarda pas à prendre la route du Temple de Chierà’h, armée de son arc, ses flèches et sa longue dague.

Courir encore. A toutes jambes. Avec agilité sur un terrain connu depuis l’enfance. Ne pas perdre de temps. Les tambours avaient résonné, il fallait défendre les prêtresses, le Temple, la foi. Dans la tête de la jeune Briséis se bousculaient les questions : qui voulait s’en prendre au Temple ? Et pourquoi ? Elle savait que les Etrangers n’avaient pas accès à ce lieu. Pouvaient-ils être au courant de ce qui s’y trouvait ? Elle trouvait cela improbable.
Sans s’essouffler, sans se fatiguer, elle courut. Le soleil se leva. Elle courut encore toute la journée, ne s’arrêtant que brièvement pour grignoter quelques fruits et en récolter quelques autres qu’elle gardait en réserve. Le sommeil était loin de la perturber. Une formidable énergie s’était emparée d’elle, accompagné d’une certaine inquiétude. Pourvu que je n’arrive pas trop tard !
Etonnamment, elle n’avait croisé personne sur la route. La nuit tomba lorsqu’elle arrive à proximité de sa destination. Bizarre… Pas un bruit, pas un mouvement. Tout semble calme, trop calme. Briséis observa le Temple. Elle estima sa position : elle arrivait plein sud.

Elle pénétra dans le Temple en escaladant habilement les murailles. Cette fois encore elle fut surprise de ne trouver personne. Mais peu de temps après, elle découvrit au nord les corps couvrant le sol. Les Gardiens… Des guerriers de différents villages. Des Etrangers aussi ? Etaient-ils morts ? Certains oui. D’autres semblaient simplement endormis. Que se passait-il ici ?!

Briséis s’avança vers le cercle qui s’était formé. Elle y reconnut quelques visages, notamment une des gardiennes, Penthésilée. Il était question de fomenter un piège. Mais une autre femme chieresque prit la parole : « Si je peux me permettre...Les tenir à distance pourrait vous aider à préparer votre piège et nous ferait gagner un temps précieux que nous perdons en nous querellant.»
L’attaque devait être imminente car la plupart des personnes présentes étaient tendues, sur les nerfs. Les possibilités d’action étaient minces car il y avait peu de combattants valides, si Briséis comprenait bien la situation – ce qui n’était pas aisé quand on débarque au milieu de l’action ! Par ailleurs, elle n’était pas encore certaine que les assaillants en voulaient à la Pierre.

Aussi, et en regard de l’urgence de la situation, elle ne s’embarrassa pas de timidité : « Je soutiens cette proposition. Je m’appelle Briséis. Je ne comprends pas bien ce qu’il s’est passé ici, mais pas le temps d’expliquer pas vrai ? Je sais me battre et je pense qu’il faut à tout prix tenir à distance les attaquants. C’est le moins que l’on puisse faire dans l’immédiat. Préparer un piège prend du temps et nous en avons peu. »

 

   
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Mer 22 Avr - 14:17

Alors que je traverse ce champ de guerriers endormis, je comprends toute la vanité de mon action.

Si la volonté de rassembler les guerriers éveillés sur le front de la guerre plutôt que de se faire massacrer, soldats dressés, esseulés et éparpillés sur une plaine somnolente, me paraissait à l’origine salutaire, je prends trop vite conscience de l’inutilité de la tâche.

Etant donné le temps qui s’est écoulé depuis mon réveil, les cris des quelques gaillards réveillés ont suffi à sortir du sommeil tous ceux qui pouvaient l’être. Les quelques dizaines de minutes qui ont suivi la prise de conscience collective de l’endormissement des troupes ont vu les plus vif crier et secouer les plus amorphes. Certains ont aspergé d’eau leurs amis assoupis, d’autres les ont carrément frappé… Mais le constat est clair : d’aucun n’a réussi à les sortir des limbes où un poison les a plongé. Et nous sommes trop peu nombreux debout.

Au sommet de la haute muraille d’enceinte mangée d’une végétation sauvage et indomptée, je contemple au loin la nuit où je sais que les assaillants sont présents, mais ne sont pas encore visibles d’ici. Ils comptaient nous prendre par surprise par le nord-ouest – tandis que nos forces étaient plutôt concentrées au sud de cette muraille circulaire, là où se situe la porte – profiter de la couverture noire de la nuit et du sommeil de nos confrères pour passer rapidement le mur. Mes yeux se posent sur les quelques Chieresques qui m’ont suivi. Même rassemblés, notre infériorité numérique est risible.

Bien sûr, nous ne sommes pas tous montés sur cette muraille, bien des Chieresques ont préféré rester sur la plaine pour tenter de réveiller leurs pairs par tous les moyens, ou n’ont tout simplement pas voulu suivre l’Orphelin que je suis, allégorie de leur ennemi. J’aperçois Kriemhilde marcher parmi les bientôt-morts tel un feu-follet dans un cimetière, perdue et désorientée. Je vois ce Chieresque qui plus tôt a craché sur le sol, menaçant les étrangers, tous les étrangers, et traînant à présent violemment sur ce même sol l’une d’entre nous. Je les vois se disputer, prêt à s’entretuer, et je regrette à cet instant amèrement mon retour. J’aurais dû prendre cette pierre et m’envoler loin d’ici quand j’en avais l’occasion plutôt que de suivre ce reste de conscience qui m’a vu revenir pour les sauver… Quel abruti.

Mon père ne m’a-t-il donc rien appris sur toute sotte moralité dans ce monde déjà perdu à la corruption et aux inégalités ? Tous les malheurs de ma mère ne m’ont-ils pas guéri de toute niaise éthique, quand des poivrots brutaux la violaient sans vergogne, la plongeant dans une dépression maladive qui entrainerait sa perte ? J’enrage, hésitant fortement à les laisser seuls et à filer à l’anglaise vers le temple. Mais je suis désormais trop visible, d’autant que quelques Chiresques se sont désormais massés à l’entrée du temple, quand ils ont compris qu’un traître était parmi nous. Je n’ai vu personne, là-haut, mais j’espère n’avoir pas raté un quidam qui aurait réussi à pénétrer avant ou après moi, rendant nos tentatives de combat plus qu’inutiles, alors que la pierre se serait déjà envolée.

Enfin… Même en espérant que les tensions se calment, que la cheftaine qui semble prendre en main le groupe parvienne à faire preuve d’assez d’autorité, l’évidence saute à mes yeux : nous ne sommes pas assez nombreux pour mener le combat de front. Nous nous regardons, avec le petit groupe que j’ai mené sur la muraille, ne sachant que faire. Certains sortent des arcs et commencent à rassembler des flèches. Sur cette plaine qui s’étend au loin vers la forêt, la visibilité est impeccable, malgré le couvert de la nuit, et leurs tirs feront mouche. Mais arrivera un moment où les attaquants perceront la muraille. Ils arriveront avec échelles, cordes et arcs, et nous submergeront sous le nombre. Nous ne tiendrons pas éternellement. Cette muraille et ces tireurs sont peut-être notre meilleure chance de survie, associée à un quelconque piège tendu pour les décimer une fois dans l’enceinte, mais je ne vois pas bien quoi faire pour cette deuxième partie. S’ils parviennent à franchir le mur, ils seront à l’intérieur, avec des gens qui roupillent sur les murs, sur la plaine centrale ou près de l’entrée du temple. Ils trancheront comme dans du beurre. On n’a pas le temps de creuser un trou avec des pieux ou de tisser un grand filet de chasse, il faut pas déconner. Certains des hippies du coin commencent à en parler, mais le moindre film de guerre que j’ai vu dans ma jeunesse me fait dire qu’une fois qu’ils seront à l’intérieur… Nous aurons déjà perdu, les morts pleuvront.

Et je n’ai pas envie de mourir. Mon premier réflexe est de chercher des yeux un endroit où me cacher. Il y a bien le temple, mais il est devenu inaccessible. Il y a bien des recoins et des planques proches de la muraille, mais si un Chieresque me tombe dessus… C’est encore plus dangereux que de me tenir debout ici… Du coup… La fuite. Patrouiller sur la muraille et sauter sur la végétation en contrebas dès que j’en ai l’occasion. Courir à toute vitesse du côté du sud-est… Mais je me ferais tirer à vue. Non. Je me suis embarqué là-dedans, il faut désormais que je trouve un moyen de survivre, de les aider. Je regarde partout autour de moi, essaye d’analyser toutes les solutions possible, pense aux films de cinosh comme aux parties de jeux où il fallait analyser chacune des options le plus rapidement possible.

Mais je ne vois rien. J’ai peur.

Nerveusement, je tripote mon briquet entre mes doigts, contemplant la pénombre depuis cette haute muraille de pierre. Mon briquet. Bien entendu, le feu ! En bas des murailles, les plantes ont grimpé, mangeant peu à peu le bas des murs. Et comment mieux empêcher des soldats d’y monter que d’y foutre le feu ? Ça pourrait nous faire gagner un temps précieux, tout en infligeant des dégâts terribles à l’ennemi. Et puis, cette muraille est solide, et les plantes ne grimpent pas jusqu’à son sommet, nous serons en sécurité à l’intérieur, le temps de trouver un moyen de réveiller les endormis. J’hésite un instant à mettre de suite mon plan en exécution, mais avant d’allumer un feu de cambrousse avec un briquet, je peux me lever de bonne heure… Et puis je suis sûr que ces hippies le prendraient comme une trahison. J’hésite même à leur parler, mais bon, entre le jugement de ces sauvages et l’exécution par l’épée d’autres sauvages, je me sens pris en étau dans un monde brutal qui ne laisse que guère de place à la sûreté et la sérénité. Donc, des deux options, je choisie la moins risquée, et descend de la muraille pour aller rejoindre les Chieresques qui discutent stratégie en bas. Enfin… quand ils ne discutent pas « ET UNE FLECHE DANS TON ŒIL ? ».

Je me racle la gorge et essaie de m’interposer, le calme est déjà présent, la cheftaine ayant fait taire les plus agités. Je la reconnais désormais, de plus près, comme la femme que j’ai rencontrée la semaine passée dans la forêt profonde. Je m’adresse directement à elle, embrassant la foule du regard.


« Ils arrivent. Nous ne sommes que trop peu debout et nous avons besoin de temps. Il faut leur tendre un piège, mais pas n’importe lequel. Des arbustes, lianes et plantes grimpantes s’étendent tout le long de la muraille, à l’extérieur. »

Je sors mon briquet et je l’allume sous leurs yeux, faible écho du grand feu sacré qui brûle au centre des colonnes de pierre qu’ils appellent « Piliers du Monde ».

« Si on y mets le feu, ils ne pourront pas entrer. Ca laissera le temps à vos prêtresses de réveiller vos soldats. Si on l’allume suffisamment vite pendant qu’ils tentent de le prendre d’assaut, on pourra même leur infliger de lourds dégâts pendant que des archers les arroseront. Avec un peu de chance, ils prendront peur et se replieront, déçus par l’échec de leur surprise. Mais pour ça il faut amener tous vos alcools de soins ou de prières, tous vos draps et tissus, tous ce qui peut flamber rapidement, en haut de la muraille, pour le jeter par-dessus au moment opportun. »

Je les regarde, la plupart des Chieresques ne sont pas convaincus, certains me regardent avec haine, très peu me font confiance. En ce moment, ils sont tout particulièrement avertis qu’ils ont un traître dans leurs rangs, et certains ont déjà proposé d’exterminer tous les étrangers présents à défaut de trouver le coupable. Je ne suis pas en position de force.

« Je sais que je ne suis pas l’un des vôtres, mais je suis dans cette galère autant que vous tous. Je ne peux pas fuir d’ici plus que vous. Donc soit vous nous sortez un tour de magie de votre poche, une autre pierre aussi abracadabrante qu’inutile dont vous avez le secret, soit on fait à ma manière, on se bouge, et on fait flamber les salopards qui ont massacré vos femmes et vont bientôt en faire autant de vos hommes, qui dorment à point fermé. »

Piquer, et presque insulter. Terriblement risqué et dangereux pour moi, mais je ne connais meilleur moyen de pousser quelqu’un à la décision. Qu’ils choisissent à présent de m’exécuter ou de réagir, en tout cas, ils agiront. Nous n’avons pas de temps à perdre à tisser un filet de chasse – je vois quelqu’un qui a commencé, dans un coin – ou à se menacer les uns les autres de s’entretuer.

Et puis merde, je ne suis pas connu pour garder ma langue dans ma poche.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Mer 22 Avr - 15:55

ROSENTHAL—Si on y mets le feu, ils ne pourront pas entrer. Ca laissera le temps à vos prêtresses de réveiller vos soldats. Si on l’allume suffisamment vite pendant qu’ils tentent de le prendre d’assaut, on pourra même leur infliger de lourds dégâts pendant que des archers les arroseront. Avec un peu de chance, ils prendront peur et se replieront, déçus par l’échec de leur surprise. Mais pour ça il faut amener tous vos alcools de soins ou de prières, tous vos draps et tissus, tous ce qui peut flamber rapidement, en haut de la muraille, pour le jeter par-dessus au moment opportun.

Tu n’aurais pas à te battre pour ta vie si tu étais resté dans le confort de ta stupide cité dans les arbres, ce soir. Tu n’aurais pas eu à clouer ensemble des planches de bois tout près de la cîme si tu n’étais pas passé la Porte d’Ishtar. Tu n’aurais pas connu la Porte, si tu n’avais jamais respiré… C’est bien parce qu’Alec Rosenthal a un point que Dhruva se garde de lui passer un commentaire salé sur son implication dans toute la situation. Le feu. Chaque élément a son double tranchant : le feu brûle, ravage et détruit, mais il est également purificateur—et dans ce cas-ci, il protège.

C’est dans la misère et l’urgence que la solidarité nait entre ceux qui ne s’aiment pas : tout comme Ambal Sajor et Penthésilée, qui condamnent toujours ses actions, ne peuvent maintenant le contredire, Dhruva n’a pas le culot nécessaire pour dire à Alec le fond de sa pensée. Le temps se presse, il accourt, on entend dans les bois entourant le Temple grandir sa rumeur… s’ils ne travaillent pas ensemble, le temps va venir plus vite que prévu, les rattraper, les étrangler… Et si la survie de son peuple, passait, ce soir, par celle des Autres ?

Dhruva inspire profondément. Voilà qu’un frisson de terreur vient de lui parcourir l’échine. Mais tout guerrier sait mettre dans des compartiments différents ce qu’il est et ce qu’il doit faire pour survivre : Dhruva regarde maintenant Penthésilée, Ambal et Briséis, trois des filles de Chiere qui ce soir, paraissent au moins avoir cent ans de plus que leur âge, croulant sous le poids du combat qui s’annonce.

DHRUVA—Le feu est une bonne idée. La défense également. Nous devrions diviser nos effectifs pour placer une équipe de guerriers autour du Temple, à l’extérieur, pour retarder l’attaque et laisser le temps à une seconde division d’allumer le brasier. Ceux qui garderont le feu seront également responsables de s’assurer que personne ne s’empare de la pierre ou ne touchent aux prêtresses, aux endormis… et aux étrangers.

La mesure de son propre vocabulaire le dégoûte, mais Dhruva n’est pas assez sot pour se borner à ignorer l’aide que quelques bras de plus peuvent leur amener. Il lève la tête au ciel, implorant à Chiere de l’entendre et de lui insuffler la force nécessaire pour mener à bien l’offensive.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Mer 22 Avr - 18:30




[Intrigue] Le Temple des Secrets

Not all who wander are lost. Or not.


Depuis combien de temps marchait-elle ? Deux heures, trois heures ? Dix heures ? Une infinité ? Rosemary ne savait plus. Ce qu’elle savait par contre c’était que son portable était mort, que sa gourde était à moitié vide, qu’il faisait nuit et que sa lampe torche allait sans doute s’éteindre d’un moment à l’autre. Ses pieds la faisait souffrir et l’envie de retirer ses chaussures de randonnée était vraiment tentante. Mais retirer ses chaussures revenait à retirer la seule protection qui lui restait contre ce paysage hostile.

“Ok. Calme toi Rose. Calme toi. Tu vas bien tomber sur un village, sur des gens, sur quelqu’un. Respire, contrôle toi. Tout va bien se passer.”

Mais elle n’en était plus si certaine. Elle se repassait en boucle ces paroles rassurante depuis qu’elle s’était décidée à avancer au lieu de rester assise sur son rocher, et depuis quelques heures ces mots ne sonnaient plus si juste à son oreille. Elle avait juste envie d’ouvrir les yeux, de se réveiller. De quitter ce cauchemar infernal.
Elle avait faim, elle avait sommeil, et par dessus tout, elle avait peur. Peur de ce qui se passait actuellement, peur de se perdre, de ne plus jamais retrouver la sortie, de crever comme un déchet au milieu des arbres. Quelle blague pas vrai ? Alors que sa vie reprenait enfin sa marche, un obstacle immense se dressait sur son chemin ! Try again Rosemary, mais ne t’attend pas au succès. C’est l’échec qui t’attend. Comme toujours. Pauvre ratée.

Elle en avait marre, Rosemary, de cette solitude qui commencait à la bouffer. Elle en avait marre, Rosemary, de cette nature envahissante. En tant que future botaniste, elle devrait être aux anges ! Mais là, tout de suite, elle ne rêvait que d’une chose : une bonne clope, un bon verre, un bon mec et tout oublier. Peut être boire jusqu’à en cracher ses tripes sur le trottoir, rien de mieux pour se remonter le moral. Mais à la place, juste des arbres, des troncs, des putains de fougères et des insectes en veux tu en voila. Pitié.
Mais il devait forcément y avoir quelqu’un dans cette putain de jungle, elle avait entendu des bruits au loin, semblable à des tambours. Est-ce que les singes savent construire un tambour ? Non. Est-ce que les lynx ou autre prédateur sait jouer du tambour ? Non. Mais les hommes ? Oui. Alors Rosemary puisait dans ses dernières réserves de bonne volonté pour s’empêcher d’abandonner. Et elle avançais. Inlassablement. Malgré la lumière tremblotante de sa pauvre lampe torche, malgré les futures ampoules qui s’annonçaient sur ses pieds, malgré la faim grandissante et le besoin cruel qui lui retournait les boyaux.

“J’aurais jamais du partir de Londres de toute façon. Putain mais t’es tellement conne Rosemary. Quand est-ce que t’apprendra ?”

Jamais. C’était ça son plus gros défaut. Elle apprenait jamais.
Et puis soudain le paysage se mit à changer. petit à petit la végétation se fit moins dense, moins sombre. Une clairière enfin. C’était plus rassurant, moins étouffant. Rosemary s’autorisa une petite pose, s’allongeant un instant dans l’herbe pour calmer son coeur. L’effort physique ne lui faisait pas peur, elle avait des muscles, fallait bien que ça lui serve un jour ou l’autre non ? Mais bon, marcher depuis des heures sans même prendre une pause, c’était pas l’activité la plus zen à faire dans une vie. Après quelques minutes de repos, Rosemary se releva. Bien. Motivation. Parce que après la clairière y avait un mur, un truc grand, et derrière y avait du bruit, un peu, de la lumière surtout. Donc, moralité, il fallait passer de l’autre côté.

“Allez Rose, dis toi qu’après ça, t’auras le droit de te prendre la cuite du siècle en récompense.”

Donc voila, c’était le temps de jouer à Women vs Wild et de grimper. Putain, ce que ça la faisait chier déjà. Lampe torche rangée dans son sac, mains cherchant de quoi s’accrocher, Rosemary entreprit de grimper. Sérieusement, plus jamais elle bougerait de son canapé une fois de retour en Angleterre. Bref, après 20 bonnes minutes à galérer, à se concentrer sur les plantes, sur les prises, priant pour ne pas tomber, Rosemary arriva enfin de l’autre côté, sur ses deux pieds.

“Oh putain. je rêve ?”


Ouai. Elle devait rêver. Parce que y avait des gens. Pleins de gens. Putain. C’était un beau bordel. Ok. Respire Rosemary, respire. Tu voulais de l’aide ? Et bah voila, y avait des gens. Vu les lieux, vu les costumes, vu l’ambiance c’était surement le tournage d’un film. Etrange parce qu’elle n’avait vu aucune annonce expliquant l’arrivée d’un prochain Indiana Jones.
Silencieuse, elle continua d’avancer, hésitant à engager la conversation avec quelqu’un. Sauf que tout le monde avait un peu l’air occupé, à danser, à dormir, à … répéter leur texte ? Et personne ne semblait vouloir l’arrêter, ou bien lui dire qu’elle était pas censée se trouver là. Ptêtre qu’on la prenait pour une assistante ? Ou bien une figurante ? Ou un truc du genre ?
Rosemary dépassa les gens, tirant de son sac son paquet de clope. Rien de mieux qu’un peu de nicotine pour se destresser, pour se détendre, et pour essayer de se rendre plus aimable. Parce que sérieusement, elle s’attendait pas vraiment à tomber sur un tournage au milieu de nulle part. C’est donc clope au bec, essayant sans succès de faire marcher son briquet que Rosemary tomba sur un petit groupe en pleine discussion. Et de tous les gens, y en avait un qui tenait un briquet allumé. Cool. Sympa le karma. Après une journée de crapahutage dans la jungle elle était enfin récompensée. Sans plus attendre Rosemary se fraya un passage jusqu’au possesseur dur briquet et alluma sa cigarette : première bouffée libératrice, la jeune femme ne pu s’empêcher de soupirer de bonheur.

“Merci mec. Tu me sauve la vie.”

Tout en parlant, elle tapota le bras d’Alec en signe de remerciement, puis elle observa les gens. Ils avaient pas vraiment l’air heureux, contents, un peu sur les nerfs. Pourquoi ? Elle venait de faire rater la scène ? Qui sait.

“Oh et sinon y en a qui parlent anglais ici ? Vous avez pas un chargeur ? mon portable est mort et mon prof doit me chercher maintenant. Et heu. Vous tournez un truc ? Les costumes sont cool”

Léger clin d’oeil vers Briséis et Dhruva.
Bien joué Rosemary. La classe, vraiment. La grande grande classe. j’espère que t’es prête à courir, parce qu’il y a peu de chance que tu sorte vivante de tout ça.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Mer 22 Avr - 18:44



Penthésilée jeta un coup d’œil désapprobateur à la chasseresse. Elle ne cautionnait pas le geste d'Ambal. Elle n'avait pas à protéger cette étrangère qui finalement n'avait rien à faire ici. D’ordinaire Penthésilée n'avait rien contre les étrangers, ils attisaient même sa curiosité. Mais le moment était particulier. Par leur faute ils les mettaient tous en danger et cela Penthésilée ne pouvait l'accepter.
La Brune arrivait presque au niveau du cercle des prêtresse lorsqu'une ombra passa dans son champ de vision. Penthésilée s'arrêta net. N'était-ce pas l'étrangère à qui elle avait donné la lance ? Elle la regarda plus longuement et ce qu'elle pensait ce confirma. Cette idiote était entrain de massacrer ce qu'ils ne l'étaient pas encore. Décidément ils n'étaient guère utile ici. Non seulement l'un des leur était un traître mais les quelques qui manifestement voulait les aider étaient plus empoter qu'un éléphanteau qui venait de naître. Mais Penthésilée n'avait pas le temps de la réprimander par elle-même. Elle fit un signe à un gardien et l'envoya aux devant de la godiche à la lance. Il fallait le lui reprendre et au plus vite avant qu'elle ne tue tous ces malheureux. Penthésilée regrettait amèrement son acte. Après tout c'était elle la fautive. C'était elle qui lui avait donné la lance pensant alors bien faire. Mais comment se douter que le maniement de la lance hors combat poserait autant problème. La jeune femme hocha de la tête de gauche à droite.

Arrivée auprès des prêtresses, Penthésilée fut vite rejointe par Ambal et par d'autres chieresques. Penthésilée jeta un rapide coup d’œil tout autour d'elle. La situation était grave. Certains commençaient à s'agiter dans leur coin. Ce n'était pas bon, s'ils devaient agir, ils devaient le faire de concerte. Les discussions valsèrent joyeusement. Tout y passait et surtout le sort des étrangers. La Brune soupira une nouvelle fois. Ils n'avaient pas le temps d'agir contre eux. Bien évidemment Penthésilée était pour les mettre tout bonnement à la porte du temple. C'était d’ailleurs ce qu'elle avait commencé à faire avec Thalia et ce qu'elle aurait du faire avec cette folle furieuse qui ne se rendait pas compte du mal qu'elle faisait avec une arme aussi simple qu'une lance. Penthésilée commença à faire le tri dans toutes les propositions. Elle regarda Ambal et posa un regard appuyé sur chacun des membres qui était autour des prêtresses. Les discussions cessèrent et la chasseresse prit la parole. « Si je peux me permettre...Les tenir à distance pourrait vous aider à préparer votre piège et nous ferait gagner un temps précieux que nous perdons en nous querellant. »

Ambal marque un point et Penthésilée le sait. Mais le regard de cette dernière envers Dhruva la désespère. Oui il était agaçant, énervant, parfois même détestable et Penthésilée le reconnaissait volontiers. Mais ne pouvaient-ils pas s'entendre rien qu'une fois. Mais la jeune femme savait aussi que son lien avec le gardien, la chasseresse ne l'aimait pas. Elle le sentait bien. Penthésilée n'aimait pas vraiment cette idée. Les tenir à distance était peut-être une bonne chose mais cela exposait ce qui s'en chargeraient. Et puis diviser les forces n'était pas une bonne chose selon elle. Elle s'avança pour s'exprimer lorsqu'une fille de Chiere s'approcha. Elle se présenta comme étant Briséis. Elle venait appuyé l'idée d'Ambal. Penthésilée, elle ronchonna en silence. «Peu» c'était le mot. Ils avaient peu de temps mais ils en avaient tout de même un peu et son idée était réalisable à partir du moment où tout le monde s'y mettait. Penthésilée inspira mais une fois de plus un autre prit la parole. La Brune reconnut cette voix. Elle l'avait déjà entendu avant mais où ? Lorsque l'individu se fut rapproché, Penthésilée le reconnu enfin. Il s'agissait de cet étranger qu'elle avait rencontré dans la Jungle Infini. Mais qu'est-ce qu'il fichait là lui aussi ? Décidément ils y avaient bien trop d'étrangers dans le temple à son goût. Mais le regarda avec un air suspicieux et puis elle se détendit. Bizarrement il était de son avis. Il pensait lui aussi à tendre un piège. Mais lorsqu'il sortit son briquet qu'il joua avec, le sang de la jeune femme ne fit qu'un tour. Pire une gourgandine à l'air complètement perdue en profita pour allumer ce qu'elle avait dans le bec. Penthésilée ouvrit de grands yeux. Pour qui elle se prenait celle-là ?

Et lorsque le malheureux décréta qu'ils pouvaient mettre le feu aux arbustes et plantes grimpantes situées contre les murailles Penthésilée s'approcha de lui. Ses yeux se plantèrent dans les siens et sans aucune autre forme de procès sa main libre vint s'abattre bruyamment sur l'une des ses joues y laissant une marque rouge significative. Une fois ce moment de colère passé, elle se recula et retourna à sa place comme si de rien était. Elle finit de l'écouter et sa pique bien loin de la contrarier vint illuminer son visage. Sans même le savoir il venait d'étoffer son idée de piège. Mais la gardienne n'était pas seule ici et l'un des chieresques l'inquiéta. Elle regarda du coin de l’œil Dhruva. Comment allait-il réagir à cela. Penthésilée était tendu. S'il réagissait violemment elle ne serait pas de taille à les séparer il fallait se rendre à l'évidence. Mais une chose étonnante se produisit. Loin d'aller l'étriper séance tenante, il allait dans son sens. Le gardien prit alors la parole.

« Le feu est une bonne idée. La défense également. Nous devrions diviser nos effectifs pour placer une équipe de guerriers dans les arbres à l’extérieur pour retarder l’attaque et laisser le temps à une seconde division d’allumer le brasier. Ceux qui garderont le feu seront également responsables de s’assurer que personne ne s’empare de la pierre ou ne touchent aux prêtresses, aux endormis… et aux étrangers. »

Penthésilée serra les poings. À force de diviser leurs forces ils n'en auront plus du tout. Cette fois la Brune ne se laisserait pas couper la parole. Elle n'était pas d'accord et elle était bien décider à le dire. La jeune femme s'avança au centre du cercle et inspira profondément.

« Non le feu n'est pas la solution. Nous n'avons pas le droit de détruire ces êtres. Chiere ne nous le pardonnerait pas. Et oui étranger comme tu l'a si bien dit tu n'est pas des nôtres et tu t'es mis tout seul comme un abruti dans cette galère. En même temps tu es un spécialiste, non ? » dit-elle sur un ton moqueur lui rappelant l'incident du serpent. Puis elle reprit. « Nous diviser est à mon avis une grave erreur. Nous sommes déjà peu nombreux, diviser nos forces c'est courir à la catastrophe. Mais je dois admettre que les tenir à distance peut-être une bonne chose mais SANS le feu. Des archers sur la murailles serait bien suffisant. Quand à aller au devant des adversaires est trop dangereux. Que se passera-t-il lorsqu'ils passeront cette défense ? Les éclaireurs n'auront pas le temps de revenir jusqu'à nous et nous manquerons encore plus de guerriers ici.
Par contre j'ai un plan pour les piéger ici. Et je dois dire que l'intervention de notre cher camarade qui râle déjà concernant sa situation ici m'a donnée une nouvelle idée. Nous pourrions la remplacer pour justement les piéger. Quand à la mise en place du piège nous devons faire avec ce que nous avons et avec nos cervelles. Puisque nous ne parvenons pas à réveiller les endormis laissons-les donc dormir. Si nous réussirons nous pourrons les réveiller après dans le cas contraire.. ils ne souffriront pas.
Ce que je vous propose c'est de leur faire croire que nous nous sommes entre-tués. Je m'explique. Si nous les tenons plus ou moins à distance, ce que je n'approuve pas cela pourrait néanmoins donner l’impression qu'il ne reste plus grand monde ici. Qu'en aux endormis nous pouvons utilisé le sang des morts et des blessés pour les enduire avec. Le tout est de faire croire qu'ils sont mort. Parmi les éveillés certains se feront passé pour mort alors que d'autre se cacheront dans la salle où est gardé la pierre. Il y a des recoins et des passages où ils pourront passer inaperçu. Nous les piégerons à l'intérieur. C'est là qu’intervient l'idée de l'étranger. La pierre qu'ils penseront obtenir ne sera pas la vraie. Qu'en à la vraie elle serra en sécurité tout comme les prêtresses.
Par ailleurs avons nous la possibilité de faire une boisson permettant de mettre dans un état de semi-mort les endormis ? »


Une fois son long discours terminée Penthésilée se tut et repris sa place dans le cercle. Elle attendait les remarques. Mais alors qu'elle n'y pensait plus sa blessure des premiers combat la lança violemment. Elle plaça sa main sur son bras en grimaçant.
PS : Désolée Rose je t'ai pas beaucoup intégré je ferai mieux au prochain c'est juste qu'on s'est court-circuité dans le postage lol
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Jeu 23 Avr - 15:15

Je m’attendais à être frappé.

Mais pas par elle. Et pas pour ça.

J’accuse le coup, bouillonnant, et manque de lui cracher au visage ou de me défendre en retour… Mais je sais qu’il vaut mieux que je ne réplique pas immédiatement. Je me sais l’étranger du groupe, je me sais l’ennemi parmi les Chieresque. Certains opinent, tout aussi outrés de l’idée de se défendre par le feu, alors je décide d’écouter ce qu’elle a à dire. En mon cœur raisonne un unique mot, la haine. La haine en cet instant de ce peuple qui décide de frapper pour faire taire un homme qui veut les aider alors qu’il aurait pu fuir, plutôt que de simplement répondre à ses arguments. La haine de cette femme, représentante et symbole du temple de Chiere, une prêtresse qui, manifestement, préfère imposer ses idées par la force que par la parole. Une haine envers ce peuple de sauvages qui se dit pacifiste, mais qui ne sait distinguer ses alliés de ses ennemis, en un moment si crucial.

Et ses arguments, ses idées, sont encore pires que ce que j’imaginais. Le sang bout dans mes veines et si du poison des égarés y coulait encore, il n’est plus désormais qu’un vieux souvenir, et je me sens pleinement réveillé. Je m’apprête à répondre à sa suite, quand une nana se pointe, comme une fleur, prend mon briquet et allume une clope avec. Penthésilée m’a-t-elle frappé si fort que ça que j’en ai des hallucinations ? Un silence au comble de l’étonnement s’éternise un moment, avant que chacun ne réalise la situation improbable qui est en train de se produire. Au point le plus tendu d’une situation de guerre, une nouvelle égarée vient de faire son entrée. Tenue de scoot, accent anglais impeccable, paquet de clope neuf, innocence affichée, la jeune femme ne laisse aucun doute. Mais l’heure n’est pas aux explications, pas à ces explications-là. L’heure est à la discorde. Je pousse la nouvelle venue sur le côté, l’écartant de mon bras du cercle de guerriers rassemblés là.


« C’est le plus mauvais plan que j’ai jamais entendu de ma vie. Je fuirais plutôt que mourir en l’appliquant. Une fois dans vos murs, ces hommes qui ont déjà fait couler le sang ne vont pas simplement passer leur chemin en voyant vos corps sur le sol. Ils savent qu’ils vous ont drogué. Ils savent que vous serez faibles. Ils vous haïssent et vous achèveront bien avant de vérifier votre pouls. Je ne suis peut-être pas l’un des vôtres, je ne sais me battre ou manier un arc, mais cet ennemi, je le connais. Ces hommes viennent de mon monde, et s’ils sont capables de tuer des prêtresses, ils sont capables de tuer des hommes ensommeillés. Alors si vous décidez de vous rendre plus vulnérables encore que vous ne l’êtes en vous droguant encore plus qu’ils ne l’ont fait, allez-y. Mais ce sera sans moi. Votre chance, c’est de saper leur moral, leur faire croire que leur plan a échoué, que vous n’êtes pas endormis, que vous êtes nombreux en haut de la muraille, qu’ils ne vous prennent pas par surprise et qu’ils tombent au contraire dans votre piège. Ce n’est pas de les inviter chez vous pour tenter d’avoir sur eux un quelconque effet de surprise, à quinze contre cinquante. »

Ô combien je regrette à cet instant d’être revenu. C’est comme si le monde tout entier m’en voulait, décidait de faire tourner la situation au cauchemar pour me faire regretter mon erreur. Je me retourne, quittant le cercle pour partir en direction du Feu Sacré. J’ai repéré l’enclot des griffons un peu plus tôt, et ça me semble l’endroit idéal à atteindre à cet instant. En quittant le cercle, je souffle à l’oreille de la nouvelle venue, perdue dans cette situation improbable :

« Suis-moi, si tu veux vivre. »
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Jeu 23 Avr - 17:27


Penthésilée frissonna. Les paroles de l'étranger la piquaient au vif. Elle avait énoncé son plan, mais elle n'obligeait personne à l'accepter. Le but était de proposer pour trouver un plan simple, efficace et qui ne coûterait pas la vie à trop de monde. Oui Penthésilée voulait à tout prix qu'il y aie le moins  de morts possible. Et si ils devaient tous mourir alors elle voulait que les siens ne souffre pas. Il faut avouer que la gardienne gardait de forts stigmates de sa courte vie de vierge. Elle encaissa le coup et serra un peu plus son bras. Sa blessure commençait à chauffer elle le sentait et la jeune femme n'aimait pas la tournure que cela prenait. Mais Penthésilée n'osait plus retirer son pansement de toute façon elle n'avait pas le luxe de vérifier l'état de l’entaille. Mais un doute commençait à la tirailler. Serait-il possible que ces étrangers aient empoisonné leurs armes ? Si c'était le cas alors ils avaient un gros problèmes et la situation était pire que ce qu'elle pensait. Combien des guerriers avaient-ils alors été aussi empoisonné ? Elle ne le savait pas mes ses yeux posés sur les autres ne trouva pas pour le moment les mêmes effets qu'elle ressentait. C'était peu-être autres choses après tout.

Penthésilée laissait parler l'étranger. Elle ne l'écoutait même plus vraiment à la fin de sa longue tirade. Elle était trop perdu dans ses pensées. Elle sortit du cercle et fit quelques pas. La chaleur lui montait aux joues. Décidément c'était étrange. Mais elle n'arrivait plus à réfléchir correctement. Elle chercha des yeux ses frères. Espérait-elle réellement qu'ils se soient réveillés entre temps ? Sûrement, mais le fait était là. Les endormis n'étaient as prêts de se réveiller de si tôt.  Penthésilée se pinça pour reprendre le dessus sur ses pensées ténébreuses. Elle allait récupérer de l'eau pour se rafraîchir lorsqu'elle vit l'homme au briquet se diriger vers les griffons. Elle le suivit et après qu'il est parlé à l'intruse perdue au milieu de tout cela elle saisit un des pans de son haut.

« Si tu veux partir fais-le mais fais-le maintenant et emmène donc cette perdue avec toi. Mais dis-toi bien une chose je n'ai jamais obligé qui que ce soit à suivre mon plan. De plus ce n'était qu'une suggestion. »

Penthésilée lâcha Alec. Sa main légèrement tremblante. Puis elle souffla avant de repartir.

« je veux juste que personne ne souffre si cela devait tourner mal... »

Elle reposa une dernière fois ses yeux sur ses frères de sang et surtout les endormis et retourna hésitante vers le cercle.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   Ven 24 Avr - 0:18


   
   
 
1er voyage - 1ère exploration

“ le temple des secrets ”


   
intrigue générale - sujet central
Tour #1 - 24/03 au 01/04
Tour #2 - 02/04 au 12/04
Tour #3 - 13/04 au 23/04

Tour #4 - 24/04 au 4/05

   



   
La passion qui dévore, la rage qui s'embrase, ô Mère - laisse-nous brûler pour toi


"Entends-moi, Gardienne !"
La voix a résonné dans le tumulte, et l'autorité dont elle est empreinte vibre dans l'air.
Le silence se fait.
Une Aïeule veut parler.
C'est la doyenne des Prêtresses - la plus âgée, la plus fatiguée, la plus sage.
La plus dévouée.

"Je fais le vœu que les endormis s'éveillent. En contrepartie, j'offre à Chiere mon sommeil éternel. M'accordes-tu mon souhait ?"
Dans sa robe rouge, la Gardienne fixe le regard vénérable, et soudain elle incline le front, étend la Pierre entre ses mains. La matriarche y pose les doigts sans que personne n'ait le temps de réagir, et soudain la Pierre s'embrase. L'Aïeule tombe doucement au sol, les yeux clos, soutenue par trois Liges jetés en avant - et voilà qu'alentour, les dormeurs s'éveillent dans l'assistance stupéfaite.

Juste à temps - alors que les défenseurs ne sont pas encore parvenus à tomber d'accord, Chiere décide pour eux. Jaillissant des cendres ardentes semées par la dernière arrivée, le feu soudain s'enflamme et s'embrase, court de liane en liane, léchant en quelques instants tout le pourtour du Temple.

Toute fuite est impossible - il va falloir tenir vos positions... Tendez l'oreille, entendez les hurlements : vos assaillants sont là, et ils escaladent la muraille...

 
Lucidité, ô traîtresse, où t'es-tu donc enfuie ?  


Vous devez donc réagir aux récents événements : l'agression envers Istalia Kaligaris, l'incendie déclenché par Rosemary Grass, l'agressivité des Liges menés par Dhruva Dachsos, et surtout le sacrifice de la doyenne des Aïeules, Asdra Selal.

Bonne chance à tous...
   
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Le Temple des Secrets   

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[Intrigue] Le Temple des Secrets

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