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 Vous prendrez-bien une cuisse de diplodocus ? - Avec Esther

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MessageSujet: Vous prendrez-bien une cuisse de diplodocus ? - Avec Esther   Jeu 7 Mai - 0:28




“Supermarché jurassique ”

Vous prendrez-bien une cuisse de diplodocus ?


Une journée comme une autre dans ce monde de brute semblait s'annoncer pour la petite Kriemhilde que j'étais. Enfin, cela dépends ce qu'on appelle une journée comme une autre, n'est ce pas ? Je ne saurais le dire moi-même, car je ne me souviens pas de tout, je ne me souviens parfois pas de ce que j'ai fait il y a quelques heures, ma mémoire me jouant des tours, sans doute que c'est parce que j'ai choppé une maladie qui me rends amnésique. Je ne sais pas si ça existe mais avec tout les microbes qu'il y a dans le coin, ça ne m'étonnerait pas le moins du monde, je vous le dis tout de suite. Je suis malade, j'essaye de ne pas y penser parce que si c'était ça, je ne pourrais pas bouger de mon petit chez moi dans le village des Orphelins. Je ne pourrais rien faire en Oblivion, mais j'arrive, parfois, de temps en temps, bon d'accord, rarement, à faire abstraction de ces microbes en nombre infini qui nous entoure. Je vous jure, si je pouvais prendre une loupe et voir ce qu'il y a sur ma main je prendrais peur. Quoique, je ne crois pas que je pourrais voir avec une loupe, il faudrait que je mette ma main sous un microscope. Et encore, je ne sais pas si j'arriverais à distinguer ma peau des microbes, parce que ce n'est pas mon domaine d'expertise, je ne suis qu'une petite ethnologue moi, pas une physicienne, je ne suis pas une scientifique, enfin pas plus que ça si vous voyez ce que je veux dire.

Définissons donc une journée lambda pour moi, voulez-vous ? Non, vous ne voulez pas ? Tant pis pour vous, je vais le faire quand même. Il y a donc deux journées types pour moi, celle où je me lève du pied gauche, et celle où je me lève du pied droit. Parlons de ces journées où tout se tourne de travers, celles où je pars en vrille en quelques instants parce que je viens de faire un cauchemar et que je me retrouve en plein milieu de la forêt, sans me souvenir d'où je suis venue. Mais aujourd'hui, j'avais bien dormi alors cette journée faisait partie de ces journées où je me levais du pied droit, et où tout ou presque se passait normalement, enfin, ça s'est quand je ne regarde pas mes pieds, parce que dès que je les regarde, je déprime ou presque. Vous ne me verrez jamais les pieds à l'air, j'ai toujours des chaussures car je ne peux pas montrer mes pieds. La raison est simple : je n'ai que quatre doigts de pieds, il m'en manque un, malformation congénitale. Personne ne le sait ou presque, je vous promets que ce n'est pas trop du tout, mais c'est comme ça, je ne peux rien y faire.

J'avais donc décidée de me rendre au supermarché jurassique dans la matinée. Il se trouve dans le village, autrement dit, je ne devrais pas me perdre pour y aller, même si je suis capable de tout mais comme la journée commence plutôt bien, ça devrait le faire. Je ne sais pas ce dont j'ai besoin, je ne sais pas encore ce que je vais pouvoir échanger, troquer contre quelques choses d'autres mais peu importe, je verrais sur le tas. Non, d'abord, je regarde ce que je pourrais échanger, ce dont je n'ai pas besoin, mais je ne vois rien du tout alors peut être que je devrais trouver quelques choses à l'extérieur, je ne sais pas trop. Je me dis que peut être je devrais échanger de la nourriture contre de la nourriture ? Essayons d'être logique, ce n'est pas évident, mais en vérité, je ne vois pas ce que je pourrais troquer. Tant pis, je verrais sur le tas, ce n'est pas très grave. Je descends alors du hameau perché pour me rendre au supermarché. Peut être que je ne ferrais rien finalement, mais au moins cela me sortira de mon petit chez moi pour me mêler à la population locale. Sur le chemin, je crois une jeune femme qui a l'air un peu perdue. Tiens, tiens, aurais-tu trouver une copine Kriemhilde ?

" Hola señorita ! Good Morning ? Bonjour ? "

Oui, comme entrée en matière, c'est pas mal, je n'ai pas l'air bizarre à lui parler en espagnol, en anglais et en français. Je ne sais pas si elle parle une de ces trois langues, mais moi, je ne parle véritablement que l'anglais en plus du suédois qui est la langue officielle de mon pays depuis 2009 seulement. C'est vrai que c'est étonnant, mais en général, nous sommes au moins bilingue avec l'anglais. Bref, je crois que la jeune femme va me prendre pour une folle, mais ce n'est pas grave, du moment qu'on se comprends, c'est le principal, n'est ce pas ?

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MessageSujet: Re: Vous prendrez-bien une cuisse de diplodocus ? - Avec Esther   Ven 15 Mai - 11:18

Esther Delmas n’était pas dans son élément dans Oblivion, elle n’était même pas faite pour ce style de vie. Se retrouver ici était comme la pire punition, alors qu’à la base, elle voulait faire un acte charitable, pour retrouver son frère, son pilier, la seule personne qui pouvait la soutenir et la maintenir, dans le monde d’aujourd’hui. Esther Delmas n’était pas une aventurière. Esther Delmas n’était pas le genre de personne à crapahuter dans une jungle, à résoudre des énigmes et survivre. Cette vie n’était pas la sienne et elle en avait plus que jamais peur. Son idéal de vie était dans sa bibliothèque, en compagnie de ses livres, bien protégée entre quatre murs. Esther y était bien en compagnie des vieux mots et des manuscrits sentant la poussière du temps. Ici, elle avait trouvé une bibliothèque, des vieux livres, mais ceux-ci n’étaient pas les siens, ils venaient d’un autre monde. Elle avait peut-être une utilité, elle déchiffrait les mots, les vieilles langues, mais cette bibliothèque n’était pas la sienne. Esther était très réfractaire à ce monde, elle en avait peur, elle le détestait, elle ne s’y sentait pas en sécurité. Des personnes avaient disparu, elle avait peur de disparaitre avec elle. Les cauchemars, les angoisses étaient son lot quotidien et alors qu’elle avait toujours eu son frère pour pilier, maintenant, elle n’avait plus personne et elle se sentait bien seule dans cette jungle infernale. Esther avait aussi le vertige, ce qui était un comble pour une personne qui habitait au sommet des arbres. Ses peurs étaient innombrables, ce qui en faisait une personne incapable de survivre en milieu hostile et Esther en avait conscience, elle était un boulet pour tous les autres.
En ce jour, la jeune femme avait décidé de quitter le sommet des arbres, pour utiliser ses connaissances, non loin du village, à la recherche de denrées, qu’elle pourrait négocier à cette sorte de supermarché, qui existait dans le village. Cette économie du troc lui faisait du bien, puisque pour une fois, elle avait le sentiment d’être de retour à la civilisation, même si ce sentiment repartait aussi vite qu’il était venu, une fois qu’elle quittait le lieu. Elle ne s’éloigna guère, ne sachant pas s’orienter, mais Esther savait quoi chercher, dans un livre qu’elle avait lu au Puits des Savoirs, elle avait trouvé la mention d’une plante, qui pouvait très bien remplacer le sucre, une fois cuite et quelques baies noires, que tout le monde pensait dangereuses. Esther était fière de cette trouvaille et elle fouilla donc aux alentours, en quête de ces merveilles qui pouvaient changer le quotidien de tous. Elle trébucha de nombreuses fois, s’égratigna les coudes et les genoux, mais ce n’était pas grave, la motivation de la jeune française était sans faille et elle voulait prouver, qu’elle n’était pas un boulet, comme tout le monde pouvait le penser. Après une heure passée le nez dans la poussière et la végétation, Esther trouva enfin le fameux sésame, la fameuse plante qui pouvait remplacer le sucre. Petit à petit elle en remplie un panier et elle trouva non loin de là, les fameuses baies. La jeune femme se permit de prendre un risque et elle gouta le fruit. Elle attendit patiemment et rien n’arriva, comme le livre l’avait prédit. A nouveau, elle en mit quelques-unes dans son panier et elle retourna au village, pour montrer sa trouvaille à tout le monde.
En retournant au village, elle se dirigea jusqu’au supermarché jurassique, espérant bien pouvoir y trouver quelqu’un pour parler de sa trouvaille. Elle était fière d’elle, mais comble de la malchance, il n’y avait personne. La jeune femme posa son panier sur une table et elle regarda les mets qu’il y avait autour d’elle. Elle n’était pas forte en cuisine, mais elle savait se débrouiller et maintenant qu’elle était là, elle pourrait peut-être réfléchir à un moyen d’utiliser les baies et la plante sucrée, pour faire des gâteaux, ou pourquoi pas de la confiture. Dans ses pensées, la jeune femme n’entendit pas une autre jeune personne s’engouffrer dans le supermarché et la saluer en trois langues. Esther resta là, à la détailler pendant une poignée de seconde qui paraissait durer plusieurs minutes et elle répondit, ne sachant pas trop quoi dire, en une telle circonstance.

« Bonjour, je suis française. » Son ton était un peu embarrassé, surtout qu’elle ne savait pas si la jeune femme parlait sa langue.
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MessageSujet: Re: Vous prendrez-bien une cuisse de diplodocus ? - Avec Esther   Jeu 21 Mai - 14:40




“Supermarché jurassique ”

Vous prendrez-bien une cuisse de diplodocus ?


Je suis ici depuis plusieurs mois à présent. Je suis arrivée peut de temps après ceux qu'on appelle les Orphelins. Ils sont mes amis, de même que les chieresques qui ne sont pas loin du village, mais je ne les connais pas vraiment, pas tous en tout cas, c'est une certitude. Si leur chef est assez connu, surtout parce qu'il est loin d'être moche à mon simple avis évidemment, je ne connais pas les autres personnes ou alors très peu. Il faut dire que je ne suis pas forcément la personne la plus fréquentable et la plus sociable du coin. Mais aujourd'hui, j'ai l'esprit clair, du moins assez clair pour me permettre une petite sortie, pour me dégourdir les jambes et je peux vous dire que ce n'est pas tout le temps comme ça. Parfois, j'angoisse tellement, que je ne peux pas sortir de mon petit chez moi. Parfois, c'est l'inverse, j'ai l'impression d'avoir des microscopes à la place des yeux, voyant tout les microbes que je pourrais chopper dans ma cabane et que le seul moyen d'y échapper et en sortant et en ne touchant ni ciel, ni terre. Evidemment, mes pieds touchent le sol, mais étrangement, j'ai comme l'impression qu'ils sont immunisés contre les microbes, un doux euphémisme, mais quand je suis comme ça, je n'ai pas vraiment de logique, alors il ne faut pas chercher croyez moi, il en vaut mieux ainsi sans doute. Aujourd'hui donc, je suis plutôt de bonne humeur, j'ai même l'intention de me rendre au supermarché jurassique comme on l'appelle. Ce nom me fait toujours sourire, j'ai l'impression d'être revenue au temps des dinosaures ou de me trouver dans le film de Steven Spielberg, Jurrasic Park, enfin si c'est bien lui qui l'a fait, peut être que c'est Georges Lucas, je ne sais plus tiens, un trou de mémoire. Ah non, je crois que lui, il a fait les Star Wars, non ? Ou les Star Trek ? Bref, peu importe, je ne vais pas commencer à m'embrouiller l'esprit avec ces broutilles, sinon, je ne suis pas sortie de l'auberge. Je suis donc dehors et je tombe sur cette jeune femme qu'il ne me semble ne pas avoir déjà vu dans le coin. Je scrute son visage, je ne sais pas à qui elle me fait penser, mais elle me rappelle quelqu'un sans pour autant remettre ce visage dans son contexte. Je lui parle en trois langues, sachant que je n'en maîtrise véritablement qu'une seule des trois : l'anglais. Et visiblement, ce n'est pas sa tasse de thé puisqu'elle me réponds en français dans le texte, et je ne le maîtrisais pas tellement.

" Française ? Vous parlez anglais ? Moi pas parler beaucoup français. "

Je lui réponds dans sa langue, sans doute de manière un peu maladroite mais peu importe, le plus important est qu'elle me comprenne, n'est ce pas ? Je ne sais pas ce qu'elle fait là, mais j'ai comme l'impression qu'elle était venu pour faire un peu de troc, n'est ce pas ? Il semblerait vu le contenu de son panier. Peut être qu'elle était une bonne cuisinière, n'est ce pas ? Les français savent faire la cuisine, c'est bien connu, n'est ce pas ? C'est presque logique, et soudain je poussais un petit rire, car je voyais la jeune femme avec un béret et une baguette de pain sous le bras alors que cela ne semblait pas être son style. Elle ne devait pas comprendre d'ailleurs la pauvre, elle me prendrait pour une folle, mais dans l'instant, elle semblait être encore plus perdue que moi, ce qui m'étonnait presque. Peut être que finalement, je n'étais pas si nulle que ça dans le coin, peut être que la petite française était juste un peu timide. Je me présentais alors.

" Je suis Kriemhilde Obversson et vous ? "

Et tout ceci en français s'il vous plait. Bon, c'était des phrases simples, mais je ne saurais en dire guère plus, peut être une formule de politesse du genre "merci" ou "aurevoir" ou encore "je t'aime" , mais je ne me voyais pas lui dire ça même si elle était mignonne. Et je souriais encore en pensant à cela. Décidément, mon esprit avait envie de vagabonder aujourd'hui, comme d'habitude à vrai dire.


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MessageSujet: Re: Vous prendrez-bien une cuisse de diplodocus ? - Avec Esther   Sam 27 Juin - 23:14

Le plus difficile dans Oblivion et pour n’importe quel Orphelin, c’était la barrière de la langue. Ils venaient tous d’horizons différents, certains de France, comme elle, de Russie, de Chine et bien d’autres contrées, si bien que toutes les langues se côtoyaient. L’Anglais était la langue la plus couramment utilisée entre eux, mais Esther ne la parlait pas encore très bien. Durant ses années d’étude, la jeune femme s’était prise de passion pour les langues mortes, si bien qu’elle avait fini par délaisser l’anglais, pour mieux s’appliquer à étudier le latin, le grecque et tous ces dialectes antiques, qui étaient une vraie passion pour elle. Aujourd’hui, en Oblivion, elle regrettait ses choix, puisque la barrière de la langue était une chose difficile pour elle. Elle était déjà très timide et en raison de cette difficulté, elle avait peur de ne jamais pouvoir se faire comprendre. En fait, la jeune femme avait le sentiment que rien n’était fait pour l’aider dans cette aventure, ou plutôt ce cauchemar. Elle devait faire face à ses pires peurs, elle ne parvenait pas à communiquer avec la plupart des personnes qu’elle côtoyait et en plus, elle n’avait pas la fibre aventurière, ce qui pouvait en agacer plus d’un. Esther se sentait bête. Esther se sentait gauche. Heureusement, sa connaissance des vieilles langues et sa capacité à apprendre de tout ce qui était ancien, aidait à faire d’elle un atout. Elle avait découvert des plantes comestibles, en un tour de bras, elle pouvait sortir un vieil ouvrage des Puits des Savoirs, pour pouvoir dire si telle ou telle chose était dangereuse ou non. En fait, Esther qui était un rat de bibliothèque, pouvait rester en sécurité dans sa nouvelle bibliothèque et être utile, pour son plus grand bonheur. Vous pouvez être certain, jamais, vous ne verrez Esther Delmas prendre une arme, ses chaussures et partir en vadrouille dans la jungle, pour chasser. Ce n’était pas elle et ça ne le serait jamais. Elle était une jeune femme calme, douce, prévenante, mais en aucun cas une aventurière. Elle était incapable d’aligner dix pas dans la jungle, sans tomber à cause d’une racine. D’ailleurs, rien n’y faisait, Esther Delmas ne parvenait pas à s’habituer à sa vie en Oblivion. Elle faisait face, envers et contre tous. Elle souriait, pour ne pas toujours montrer qu’elle avait peur, mais la bibliothécaire savait qu’elle était un poids et elle n’avait qu’une hâte, retrouver son frère et partir définitivement d’ici, pour revenir à sa vie simple et tranquille.

Au Supermarché Jurassic, la jeune française se trouvait face à une autre jeune femme, qui venait sûrement troquer quelques aliments. Esther était parvenue, de son côté à trouver des herbes pouvant servir dans la cuisine. Telle une petite maraichère, elle avait fait sa cueillette et la voilà avec de quoi proposer une amélioration du quotidien. Quand elle entendit parler la femme, qui s’exprima en plusieurs langues, Esther se demanda de quelle nationalité elle pouvait être. Elle eut rapidement sa réponse, quand, celle-ci lui expliqua qu’elle ne parlait pas beaucoup français. Là fut toute la difficulté pour Esther, qui bafouillait quelques mots dans un anglais pas très certain.

« Just a little. My english is very bad. » Répondit la jeune femme tout en écorchant certains mots en anglais. Elle se demandait d’ailleurs si la blonde avait compris. Sûrement que oui au vu de son accent et de son anglais approximatif. En attendant une quelconque parole de sa part, Esther l’étudia, comme un animal curieux qui venait de découvrir une toute nouvelle chose, sur son territoire. Ses grands yeux cherchaient une quelconque menace. Trop prise dans son étude, la Française sursauta, quand la femme lui répondit qu’elle se nommait Kriemhilde Obversson, enfin c’était ce qu’elle avait compris. En retour, elle lui demanda en français, par chance, comment elle s’appelait.

« Je suis Esther Delmas. » Disait-elle en tendant la main. « Vous recherchez quelque chose ? » Demanda-t-elle tout en s’éclaircissant la voix et en montrant les étagères.
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MessageSujet: Re: Vous prendrez-bien une cuisse de diplodocus ? - Avec Esther   Mer 8 Juil - 21:01




“Supermarché jurassique ”

Vous prendrez-bien une cuisse de diplodocus ?


La jeune femme qui appartenait au groupe des Orphelins me semble-t-il ne parlait pas très bien anglais, alors que presque tout le monde le parlait par ici. L'anglais et le chieresque étaient les deux langues les plus utilisées. Si je parlais très bien l'anglais, je balbutiais à peine le chieresque. Je commençais à le comprendre un petit peu, mais le parler était une autre paire de manche que je ne possédais pour le moment pas du tout. Je connaissais quelques mots d'utilité publique mais le reste, non, ce n'était pas le cas. J'essayais d'apprendre à leur contact mais ce n'était pas une mince affaire, car le vocabulaire semblait être assez riche, du moins, c'était ce que j'avais cru remarquer, mais je me trompait peut être. Vous savez, il y a tellement de choses que je crois, mais qui ne sont pas comme je le crois que peut être le vocabulaire des autochtones du coin n'était pas aussi complet que je le pensais. En tout cas, la jeune femme en face de moi ne parlait pas très bien anglais, aussi bien que je parlais français. Nous allions avoir un peu de mal à nous comprendre, ça ne faisait pas de doutes mais peu importe, l'essentiel serait de se comprendre. Je n'avais pas l'intention de partir en débat sur ce qui était bien ou mal de faire dans ce bas monde, non, loin de moi cette idée. Elle me disait donc avec un bel accent français qu'elle ne parlait pas bien anglais. Je lui souriais alors, histoire de lui dire que j'avais compris, mais que nous ferrions en sorte de parler simplement pour que nous puissions nous comprendre, parce que de toute évidence si cette rencontre était véritablement la première, elle ne serait pas la dernière. Je ne venais pas forcément très souvent au Supermarché Jurassique, j'en conviens, car souvent, je ne trouvais pas ce que je désirais, ou alors je ne trouvais pas ce que je cherchais sur le moment. En vérité, je pensais avoir quelques choses à troquer, mais je n'avais rien de spécifique, alors j'étais plus ici pour me promener que pour autres choses à vrai dire. Je me présentais alors à elle, comme étant Kriemhilde Obversson. Je ne savais pas si elle avait bien compris, mais j'avais parlé assez lentement pour que ce soit le cas. Elle se présenta comme étant Esther Delmas avant de me tendre la main, que je saisissais avec un petit sourire. Puis elle me posa une question dont je ne saisis pas le sens, du moins pas immédiatement. Elle me montrait les étagères, peut être qu'elle voulait me faire comprendre qu'elle avait quelques choses à donner ou à troquer. Après tout, nous étions ici dans un but précis, du moins théoriquement, mais ce n'était pas tellement mon cas, du moins à moitié. Je continuais à lui sourire, faisant un petit signe négatif de la tête. J'essayais de me souvenir de vagues souvenirs de français, mais j'avais beaucoup de mal.

" Moi, marcher alone. "

Est ce que cela répondait à sa question ? J'avais fait un mix entre le français et l'anglais. Je m'étais souvenue de façon improbable du verbe qu'il fallait utiliser pour lui faire comprendre que je marchais seule, sans finalement de but avérer. C'était compliqué de lui faire comprendre mais peut être qu'elle y arriverait. Avec des gestes, ce serait plus simple. Je regardais alors ce qu'elle pouvait avoir dans les mains. Je lui montrais ces mains, haussant les épaules, puis je finissais par lui dire en anglais.

" Vous êtes venue troquer ce que vous avez dans votre sac ? "

La phrase n'est pas très complexe mais je ne saurais la dire en français malheureusement pour elle. J'essayais de faire des efforts, mais là, ce n'était pas possible pour ma part. Et puis, je n'avais pas tellement d'avantage à apprendre le français, c'était surtout à elle de faire les efforts pour nous comprendre. En tout cas, il y aurait bien un professeur d'anglais pour la jeune française quelques parts, n'est ce pas ?


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