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 We need to talk [Penthésilée & Sorajaï]

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MessageSujet: We need to talk [Penthésilée & Sorajaï]    Mar 19 Mai - 16:10

We need to talk

Sorajaï Chemsa & Penthésilée Saludja

   

Suite à l'attaque du Temple, les liges et les prêtresses se sont délocalisés - venant peupler un peu plus Petit Matin. Sorajaï aide aux préparatifs pour loger les nouveaux venus. S'élançant de branches en branches d'un pied adroit, sa course fut stoppée par une autre chieresque qui convoitait la même branche qu'elle ! Ou était-ce Sorajaï qui voulait lui voler sa branche ? L'autre chieresque, c'était Penthésilée Saludja, l'Abjuratrice. Penny venait d'arriver au Refuge du Petit Matin et explorait les environs pour essayer de reconnaître les lieux selon la description que lui avait fait son frère. Une rencontre inévitable maintenant que les deux chieresques vivaient à Petit Matin. Elles avaient surement de nombreuses choses à se dire toutes les deux...

Penthésilée, mots à placer : maison - danger - tromper
Sorajaï, mots à placer : faute - avenir - renier



Votre scénario est lancé, bon RP à vous !
Si vous avez besoin de l'intervention de Seven au fil de votre RP, vous pouvez en faire la demande ICI  

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MessageSujet: Re: We need to talk [Penthésilée & Sorajaï]    Dim 7 Juin - 19:47

[J'ai un petit modifié la situation de départ, j'avais zappé ce détail, pardon ._.]

L’air est lourd. Il fait chaud en ces derniers jours du Rêve, et la moiteur de la jungle s’est faite desséchante ce matin.  pre. Chaque inspiration m’emplit d’appréhension, et je refoule ce sentiment angoissant qui voudrait m’envahir. Ce sont les miens qui s’en viennent ; des enfants de Chiere comme je suis fille de la Mère, des frères, des sœurs. Mais je tremble, intérieurement, sous la façade de tranquillité qui me préserve de tout depuis des années. Ambal ou Ayla sauraient percer mon masque, elles verraient l’inquiétude qui se répand lentement dans mon corps, membre après membre ; mais elles ne sont pas là ce matin, je suis donc détendue aux yeux du monde.

Assise sur la passerelle de bois qui relie les différents logements, au plus haut étage de l’allée des Guerriers, je balance les pieds dans le vide, une jambe de chaque côté d’un pilier et le menton appuyé sur la corde lâche qui court à mi-hauteur. Derrière moi, un bruissement de plumes discret m’apprend que le seul griffon résident permanent du Petit Matin est en train de se faire beau pour l’arrivée imminente de ses congénères. Déjà à pied d’œuvre, les apprentis griffonniers de l’Étoile de Glace sont arrivés dès le lendemain de l’attaque pour bâtir un habitat adapté à l’effectif qui nous rejoint. Cinq Chevaucheurs vont s’installer ici avec leurs montures ; et les griffonniers vont tenter de dompter les griffons cendrés que j’ai repérés dans la jungle il y a déjà plusieurs lunes.

Bien sûr, cela veut dire que Badr va vivre ici, pour au moins plusieurs lunes, voire plusieurs cycles. Je n’ose y croire. L’homme du foyer où je suis née – mon « père », comme disent les étrangers. L’homme qui m’a élevée après le trépas de celle qui m’a donné le jour, celui qui m’a appris à aimer les griffons, celui qui m’a montré que Chiere est bonne et que tous ses enfants sont aimés à chaque instant. Je n’en parle pas souvent, mais son absence me pèse, même vingt ans après mon départ. Le savoir ici, c’est… inespéré, même si j’aurais préféré qu’Aliador ne l’accompagne pas. Je crois que nous ne parviendrons jamais vraiment à nous entendre, même si ce n’est pas vraiment sa faute

Le soleil monte au loin. Je sens sa chaleur qui se faufile à travers la canopée, baignant mes épaules et mon dos. Une torpeur méditative m’emporte, et je laisse mes pensées dériver. Il est bien plus bénin de raviver la mémoire de ma jeunesse et du temps passé avec Badr, que de regarder en face les souvenirs qui m’angoissent tellement… Et pourtant. Je dois m’y préparer.

Sadhil va peut-être arriver, et avec lui Penthésilée. Je ne sais pas au juste lequel des deux je redoute le plus de croiser, mais la combinaison des deux me promet de bien difficiles journées. Renier la place de Sadhil dans mon cœur est envisageable lorsqu’il est au Temple et moi au Petit Matin ; c’est aisé, quand il est là-bas et moi ici, loin de lui. Ça l’est moins lorsque les Fêtes de Chiere rassemblent ses enfants ; que je m’éveille à ses côtés et que je dois le quitter, le cœur en cendres et l’âme en peine. Nous ne devrions même pas voler ces instants interdits, et je m’en sens d’autant plus coupable lorsque je croise sa sœur, l’Abjuratrice. Elle a eu le courage de faire ce que je me refuse à accomplir. Son choix me choque – tellement, ô Mère. Chiere nous donne tout d’elle, et en retour elle attend de celles qu’elle distingue qu’elles lui donnent tout en retour – qu’elles lui dédient leur vie, à leur tour. Certaines le font, pendant leur prêtrise, et retrouvent une vie profane en quittant le Temple ; mais la plupart demeurent fidèles à la Mère à chacun de leurs souffles. Je suis de celles-là. Penthésilée est comme une gifle en plein visage : heureuse et épanouie, elle rayonne au milieu des siens ; et je sais que je ne pourrai jamais afficher pareille sérénité. J’ai commis une erreur, c’est vrai ; c’était folie que de céder à ce qui n’était qu’une inclination passagère. Maintenant qu’elle s’est embrasée et qu’un attachement profond s’est tissé, je me retrouve prise au piège. Déchirée. Fière d’être prêtresse de Chiere, heureuse de compter parmi ses filles privilégiées ; brisée par l’absence de Sahdil, et par le fantôme renié du foyer que nous aurions pu allumer. Si j’avais été moins fière. Si j’avais été moins butée. Et Penthésilée, avec son sourire et sa grâce, son rire et sa générosité, qui vient me le rappeler, comme une accusation informulée, à chaque fois que la Mère me pousse à la croiser.

Pauvre Penthésilée. Elle ne l’a pas cherché, et j’imagine bien qu’elle n’a pas voulu la souffrance que sa vue m’inflige. Sait-elle, l’Abjuratrice, combien je l’envie ? D’une affection abâtardie de mépris, d’une sympathie teintée de regret. S’ils viennent tous les deux au Petit Matin, Chiere m’en soit témoin, je ne réponds plus de rien. Je ne sais pas si je pourrai supporter de les croiser chaque jour, flagellée par le spectre d’un avenir massacré avant même d’avoir existé. J’irai peut-être quémander l’hospitalité des Orphelins…

Un bruit de pas me tire soudain de ma rêverie. Un coup d’œil dans mon dos glace le sang dans mes veines, l’espace d’un instant : Penthésilée a visiblement trouvé son chemin dans l’Allée des Guerriers et se tient là, juste derrière moi. Après quelques battements de cœur affolés, je sors de ma fixité et me relève d’un seul mouvement, la saluant de la tête.

« Sois la bienvenue au Petit Matin... Lige. ». L’infime hésitation dans ma voix lui a peut-être échappé. Évidemment, dans ma tenue brune de guerrière, le foulard rouge des Prêtresses noué à ma ceinture doit lui sauter aux yeux, et je m’en veux de ne pas avoir pensé à le retirer avant leur arrivée. « Y a-t-il quoi que ce soit que je puisse faire pour t’aider à t’installer ? »
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MessageSujet: Re: We need to talk [Penthésilée & Sorajaï]    Lun 15 Juin - 21:10


Petit Matin, si on lui avait dit qu'elle y vivrait quelque temps, la lige ne l’aurait pas cru. Elle aimait son temple, son feu sacré. Elle aimait ce lui magique qui maintenant réclamait des soins. Elle aurait tant aimer rester avec les autres pour reconstruit ce trésor qu'elle protégeait et qu'elle protégerai au péril de sa vie. Elle l'avait juré au nom des liges et en secret loin des regards au nom de Chiere et de ce qu'elle avait été pendant quelques années, une prêtresse. L'Abjuratrice comme certain l'appelaient maintenant. Elle n'avait rien renier elle avait simplement trouver un autre moyen de servir Chiere. Beaucoup ne la comprenaient pas et finalement elle ne cherchait même plus à leur faire comprendre ce choix. Il était le sien et Chiere connaissait sa foi et tout son amour pour elle.

Mais les siens en avaient décidé autrement et elle avait laisser son frère Dalir reconstruire le temple. Elle, elle était partie avec les prêtresses, Osir et avec son autre frère vers Petit Matin. Penthésilée ne disait rien mais elle savait bien que ce séjour serait pénible pour lui. Elle ne parlait pas de cela et pourtant elle n'était pas aveugle. Elle voyait sa façon de la regarder, la farouche guerrière qu'était Sorajaï. Sorajaï, s'il y avait bien quelqu'un à Petit Matin qu'elle ne voulait pas spécialement croiser c'était bien elle. Depuis que Penthésilée avait abjuré les tensions n'avaient fait qu'augmenter entre elles et les autres prêtresses et le bouquet était sans aucun doute avec elle. Pourtant la jeune femme ne la détestait pas elle l'aimait bien même. La guerrière ne le savait sûrement pas, mais Penthésilée voyait en elle un modèle. Un modèle qu'elle se devait d'atteindre, pour elle, pour les autres aussi, et un peu pour prouver qu'elle ne s'était pas trompée. Elle le voulait aussi même si cela lui importait moins. Mais tout ceci, ce que la lige pensait de la guerrière, Sorajaï ne le savait pas tout qu'elle ne savait pas que sa cadette était au courant pour son frère. Et même si elle ne lui reprochait rien, elle savait bien que Sorajaï ne ferait pas comme elle et savoir que rien, jamais n'existerait entre eux deux, finalement elle ne savait pas quoi en penser. Elle était à la fois triste pour elle et heureuse pour son petit bien être personnel. C'était peut-être un peu égoïste, mais a bien y réfléchir elle aimerait bien garder ses frères pour elle toute seule encore un peu. Mais peu réellement dire que c'est de l'égoïsme quand tout ceci reste bien enfoui dans son âme. Puis pouvait-elle dire quoi que ce soit alors qu'elle-même regardait certains liges avec insistance. Alors oui c'était entre Lige et selon la loi, ou plus exactement la coutume, il était possible de fonder un foyer. Mais pour Penthésilée, elle en était presque certaine elle aurait agit de la même façon si elle avait été à la place de Sorajaï qu'importe le danger et ce qu les autres pensaient. Alors au final, ce n'était peut-être pas plus mal qu'elle est abjurée. Elle était plus libre que jamais. C'était cette liberté qu'elle aimait la lige aux cheveux bruns. Recherche de liberté ou juste rebelle peut-être, personne ne le savait vraiment. Mais dans les rangs des liges ses frères n'étaient pas dupes. Surtout Sadhil d'ailleurs qui lui lançait des regards appuyés réprobateurs lorsque ses prunelles fixaient un peu trop longuement un certain lige au caractère bien trempé. C'était peut-être aussi pour cela qu'elle gardait son histoire pour elle.

Quoi qu'il en soit les deux frères et sœurs arrivaient à Petit Patin. Ils devaient trouver un moyen de se loger. Ils ne savaient pas vraiment quels types de maisons ils trouveraient libre là-bas pas plus que les autres liges sans doute. Après avoir fait comprendre à son cher frère qu'elle se débrouillerait bien toute seule, elle se mit à explorer le campement de Petit Matin. Ses pas la menèrent tout en haut de la structure dans les arbres. Elle se dirigeait tant bien que mal et manqua à deux reprises de tomber. Elle finit par arriver près d'une sorte de petit pont. Là-bas elle reconnut bientôt la silhouette de Sorajaï. Elle s'approcha et finalement la guerrière se rendit compte de sa présence. La guerrière la salua et Penthésilée lui répondit avec un petit sourire. Enfin une tête connue cela fait plaisir. L'hésitation de la guerrière à peine perceptible. Mais ce n'était pas cela que la lige avait remarqué en premier. Non c'était plus son foulard rouge symbole des prêtresses. C'était comme un rappel qu'elle agitait devant elle. Un rappel de ce qu'était la lige, une abjuratrice, celle qui avait trahi son serment aux yeux des autres. Si seulement ils savaient.

« Tu es bien hésitante Sorajaï Chemsa. Est-ce le fait de me retrouver ici qui te dérange ? Si la vu de l'Abjuratrice te déplaît tant que cela je me ferai discrète. Mais merci pour on accueil. En fait oui tu peux peut-être m'aider. Il se trouve que j cherche un endroit où dormir. Et comme je crains que mon frère n me lâchera pas, un espace assez grand ? Puis j'aimerai mieux connaître Petit Matin. Après tout si je dois protéger les prêtresses ici au tant connaître les moindres recoins. Tu ne crois pas ? »
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MessageSujet: Re: We need to talk [Penthésilée & Sorajaï]    Jeu 18 Juin - 21:08

Je ne sais jamais vraiment où j’en suis, avec Penthésilée. Elle provoque toujours ces réactions ambivalentes, d’hostilité et d’affection, et je ne sais pas vraiment sur quel pied danser. Quand je la croise au Temple, je sais comment me comporter, nos rapports sont clairs, de guerrière à guerrière, de professeur à élève. Quand nous nous entraînons, lame contre lame, il n’y a pas de doute possible, pas d’ambiguïté : je lui enseigne, et elle apprend. En occultant très soigneusement que je suis Prêtresse et qu’elle est Lige, que je m’accroche à mon serment et qu’elle a abjuré le sien. Mais ici ? Ici, au Petit Matin, là où se trouve ma maison, ma vie, mes habitudes ?

Ici, je ne sais pas comment me positionner vis-à-vis de Penthésilée, et je pense qu’elle-même ne doit pas vraiment savoir comment m’aborder. Ici, au campement où je me suis établie, je suis bien plus qu’une simple escorte pour une livraison de poteries, ou qu’une guerrière expérimentée qui partage quelques astuces… Ici, je suis Vierge au Conseil, respectée et appréciée, et je porte avec fierté et honneur le foulard rouge des Prêtresses, à ma ceinture quand je suis en tenue de combat, sur mes épaules lorsque je porte les voiles et les robes que je conserve dans les coffres de ma demeure. Je suis l’un des défenseurs du Premier Feu Sacré, reconnue par l’adresse de ma lame et ma détermination à protéger les plus faibles. Je suis la danseuse qui connaît les anciens rituels et les légendes des premiers temps du monde, et qui ne refuse jamais de les raconter. Je suis l’une de ces femmes qui brûle d’être mère, et à laquelle Chiere refuse ce présent. Une âme aux multiples facettes. Ici, j’ai ma place, un statut, un nom reconnu ; et l’arrivée imprévue de Penthésilée vient chambouler mes habitudes établies, ce petit cocon rassurant que j’ai bâti pour me préserver et dans lequel, soudain, je ne me sens plus autant en sécurité.

Elle ne mentionne pas Sadhil, parle simplement d’un frère et je sais qu’elle en a un autre – peut-être est-il resté au Temple. Je l’espère, et le redoute tout autant. Secouant la tête, j’interromps ce fil de pensée, et incline la tête, acceptant silencieusement les reproches informulés que je devine dans son intonation.

« Je n’étais pas préparée à ta venue. » Pas vraiment des excuses, mais un semblant d’explication, et un sourire un peu cassé sur mes lèvres. « Tu peux t’installer dans l’Allée des Guerriers si tu le désires, ceux du Petit Matin seront honorés de vous accueillir dans leurs foyers… » En effet, le prestige des Liges leur ouvre les portes de bien des endroits. Il est tellement rare de les voir aussi nombreux en dehors du Temple… « Il y a également les foyers des bâtisseurs, vides pour le moment puisqu’ils sont actuellement à Chierà’h pour rebâtir… » A toi de choisir, Penthésilée Saludja, tu ne manques pas de possibilités. Sans compter le fait que tu es avenante et séduisante, et que n’importe quel homme – et une bonne partie des femmes – seraient ravis de t’ouvrir leur lit. Avant que je n’aie le temps d’y réfléchir, cependant, une dernière proposition m’échappe. « Si vous préférez la tranquillité, j’habite un peu à l’écart, et je ne manque pas de place – je me suis installée loin du tumulte, et mon foyer est grand. » Convulsivement, je porte la main à mes lèvres, comme pour rattraper les mots avant qu’ils ne lui parviennent, mais c’est trop tard : c’est dit. Je perçois le sang refluer de mon visage. Pourvu, pourvu que le frère qu’elle mentionne ne soit pas Sadhil… Maudite spontanéité. Bien sûr, que j’aimerais l’avoir à mes côtés, boire sa présence, respirer l’éclat dans son regard – mais pas devant sa sœur, et pas en sachant qu’il repartira tôt ou tard.

Un instant, je ferme les yeux, secoue la tête, et reporte mon attention sur Penthésilée. C’est peut-être là, après tout, une belle opportunité – peut-être est-ce Chiere qui m’a soufflé cette invitation. « C’est l’occasion, Lige, de combler le malaise entre nous, qu’en dis-tu ? » Je ne te force pas, Abjuratrice. Je te tends la main ; libre à toi de la saisir, ou de t’abstenir.
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MessageSujet: Re: We need to talk [Penthésilée & Sorajaï]    Dim 21 Juin - 23:26



Penthésilée ne savait pas trop quoi faire. Elle n'était pas à l'aise ici. Au temple elle avait ses repères, ses habitudes, en un mot elle savait comment réagir. Mais ici au Petit Matin, elle était en dehors de son cocon. Elle était dans un campement qui abritait une prêtresse qui avait fait ses armes au temple avant elle. Et puis il y avait Ayla, elle venait, elle de Petit Matin alors que Sorajaï l'avait rejoint après. C'était aussi cela qui avait peiné Penthésilée lorsqu'elle avait été nommée par Chiere. Ce choix avait presque fragilisé le lien fraternel qu'elle avait avec Sadhil et Dalir. Et puis sa famille avait été nommée Lige. Cette fois elle avait le choix et elle avait choisit selon certain. En réalité, elle avait fait le choix de ne pas choisir entre Chiere et les Liges justement. Mais Sorajaï ne le voyait pas ainsi. Alors Penthésilée ne savait pas comment elle la voyait en cette instant. La vierge la voyait-elle comme une guerrière, ou alors comme une briseuse de serment. Au temple elle a apprit à ne plus faire attention à toutes les critiques mais ici comment son sang réagira-t-il ? Là-bas elle se sentait autant prêtresse que Lige, mais ici, en ce moment, elle n'était plus que Lige. Elle voulait juste qu'on la regarde comme tel. Les yeux de la Lige fixait la prêtresse. Ils la virent s'incliner devant elle et Penthésilée ne comprit pas très bien ce geste. Elle la laissa pourtant faire et ne dit rien de plus.

Alors elle l'écouta. Sorajaï Chemsa n'était pas préparée à sa venue. C'était ce qu'elle disait. La jeune femme aux cheveux bruns la croyait, elle-même ne l'avait pas prévu, ce «voyage» à Petit Matin. C'était étrange et cela la mettait mal à l'aise de plus en plus. Mais Penthésilée ne lui répondit qu'avec un sourire. C'était toujours cela, sa réponse lorsqu'elle ne savait pas quoi dire d'autre, mais qu'elle comprenait ce qu'on voulait bien lui faire comprendre à demi-mots. La guerrière poursuivit. Elle lui expliqua que les guerriers de Petit Matin seraient sûrement ravi de les accueillir, elle et Sadhil. Ce qui était certainement le cas pour ceux de Petit Matin, mais pour ce frère protecteur partager un foyer avec des hommes et des femmes qu'il ne connaissait pas, en qui il n'avait pas totalement confiance, cela allait finir en drame. Penthésilée connaissait bien son frère et elle ne prendrait pas ce risque. En revanche les habitations des bâtisseurs étaient une solution plus adéquate, bien que la Lige n'aimait emprunter le foyer des autres sans permission. Dur choix qui s'offrait à elle à présent. La brun réfléchissait lorsque Sorajaï ajouta malgré elle la possibilité qu'elle les héberge tous les deux. Penthésilée cligna des yeux, surprise. Avait-elle dit cela en espérant qu'elle soit accompagnée de Sadhil ? Voulait-elle réellement le voir à ses côtés ? La prêtresse ne serait-elle pas si honnête avec elle ? Peut importait pour Penthésilée, elle s'en moquait bien au final. Cela faisait déjà un moment qu'elle avait percé à jour leur petit manège. Mais serait-elle prête à le supporter d'aussi près ? Rien était moins sûr. Mais elle était reconnaissante de cette proposition. Et puis Sorajaï n'avait pas tord. C'était une occasion d'espérer combler un faussé qui s'était créer silencieusement.

« Je ne suis pas certaine que l'Allée des Guerriers soit une bonne idée. Je connais bien mon frère. Il sera insupportable dans ces conditions. Mais j'irai leur rendre visite. Je ne veux pas qu'ils pensent que nous ne les considérons comme pas assez bien pour nous. Si je puis me permettre je transmettrai le message aux autres Liges. Nous ne sommes pas les seuls à chercher un toit. Quant aux foyers des bâtisseurs je ne m'y sentirai pas à l'aise.  Si cela ne te dérange pas je pense accepter ta proposition. Je ne serai pas la seule à accepter, je suppose. »

Elle avait prononcé sa dernière phrase à voix basse, presque uniquement pour elle. Elle se ferait discrète et si cela était nécessaire elle était prête à dormir à la belle étoile une nuit de temps en temps.


Dernière édition par Penthésilée Saludja le Dim 5 Juil - 23:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: We need to talk [Penthésilée & Sorajaï]    Dim 5 Juil - 23:19

Spoiler:
 

Un frisson d’angoisse et d’anticipation mêlées court le long de mon dos. Elle accepte. Je n’ai jamais envisagé auparavant de partager, même brièvement, le quotidien de l’Abjuratrice et de celui de ses frères qui fut mon amant… Je ne sais pas ce que leur séjour va m’apporter comme tourments, mais je tiens à les recevoir décemment. Déjà, mon esprit retourne dans tous les sens le mobilier de mon logement, cherchant le meilleur moyen de les installer confortablement. Je pourrais leur laisser mon lit à l’étage supérieur, et étendre un matelas d’osier en bas ; ou bien, je peux dormir en haut avec Penthésilée et laisser le matelas à son frère – ou encore, dormir dans mon lit, et leur fournir des coussins et fourrures confortables pour qu’ils s’installent en bas… Bien sûr, la solution la plus tentante serait d’inviter Sadhil dans mon lit, et reléguer sa sœur en bas – mais la raison me l’interdit et je me secoue mentalement.

« Si cela ne t’ennuie pas de dormir avec ton frère, passons chez Ambal Sajor lui emprunter des fourrures pour vous installer. Elle aura sûrement elle aussi pris des invités, mais je pense qu’il doit lui en rester dont elle ne se sert pas : ajoutées à celles que je possède déjà, vous devriez être bien installés. » Et effectivement, mon amie nous remet de quoi installer au moins six personnes, empilant sur mes bras tendus une invraisemblable quantité de literie qu’elle sort de je-ne-sais-où, virevoltant aux quatre coins de sa propre habitation. Bien plus lourdement chargées, une fois notre fardeau réparti, j’entraîne Penthésilée à ma suite vers la maison un peu isolée que les bâtisseurs m’ont construite, étalée sur deux niveaux à flanc de colline. De l’épaule, j’écarte le rideau de bambou qui défend mon intérieur contre les insectes. « Entre ; ah, tu peux poser ça juste là. » De quelques gestes prestes, je repousse le mobilier pour dégager de la place près de l’alcôve où je m’étends d’ordinaire pour méditer. « Je pense que vous serez bien juste ici, si cela te convient ? » Du regard, j’évalue l’espace disponible. Oui, ils seront même normalement plutôt bien.

J’ai peine à imaginer l’effet que cela doit lui faire, de se voir ainsi chassée de sa maison par la cruauté de quelques individus, déracinée encore, une deuxième fois. Projetée au milieu d’un campement où l’on se retourne sur elle, où l’on commente ses faux pas. Une vague de compassion un peu réticente se lève dans les tréfonds de mon esprit, et je me promets de faire un effort pour qu’ici au moins, dans mon domaine, elle ne se sente pas jugée. Ah Chiere, que cela sera malaisé, compte tenu de l’état de nos relations. Je l'aide à étendre les fourrure, à disposer les coussins. Oui, là : ils seront bien.

« Il y a la rivière, par là-bas, si tu as besoin de te rafraîchir, Penthésilée. Tu es ici chez toi, aussi longtemps que ton séjour durera : bienvenue, Lige. » La prochaine étape m'effraie. Elle va sûrement aller chercher Sadhil – et là...
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MessageSujet: Re: We need to talk [Penthésilée & Sorajaï]    Mer 8 Juil - 23:18


Penthésilée regrettait presque déjà d'avoir dit oui. Ce n'était peut-être pas une si bonne idée que cela. Elle avait l'impression de s'imposer dans le quotidien de Sorajaï. Elle n'aimait pas se sentiment. Elle l'avait déjà vécu pendant un petit moment au temple après son abjuration. Elle s'était sentie de trop. De trop chez les prêtresses, de trop chez les liges qui ne la comprenaient pas non plus. Elle aurait voulu disparaître ces jours-là. Mais Osir, Sadhil et Dalir l'en avait dissuadé. Ô Chierre, elle avait bien été la seule à savoir la souffrance de l'Abjuratrice. En silence, elle avait accepté les reproches, les critiques et les regards haineux des autres. Elle avait accepté tout ça  la journée, mais le soir venu. Elle préférait ne plus y penser. Sorajaï lui demanda si cela ne la dérangeait pas de dormir avec son frère. Penthésilée sourit. Elle avait l'habitude et puis ils ne seraient pas dans le même lit, il n'y avait pas lieux de s'inquiéter de quoi que ce soit. La lige n'eut pas le temps de dire que ce fut que déjà la prêtresse l’entraînait chez Ambal Sajor, la chasseresse. Ambal, encore une qui ne comprenait pas vraiment Penthésilée. La lige avait essayé de l'aider dans son épreuve, elle l'avait soutenue après le refus catégorique de Maura Salem, la gardienne de la pierre. Mais bien plus que le choix de Penthésilée, c'était sa relation avec Dhruva qui était un point sensible entre les deux jeunes femmes. Elle ne dit pas un mot chez Ambal. Elle se contenta d'un sourire pour la remercier et de prendre les fourrures qu'elle leur tendait avec générosité.  En sortant de chez la chasseresse, Sorajaï entraîna Penthésilée sur un chemin à flanc de colline. C'était là, que la prêtresse vivait. La lige regarda autour d'elle. Elle était impressionnée et un peu perdue, il faut l'avouer. Elle était loin de son confort du temple, loin de ce mur d'enceinte protecteur où elle se sentait tellement à l'abri des autres. Prestement, la Brune suivit la maîtresse des lieux. « Tu es certaine que cela ne te dérange pas Sorajaï? » demanda Penthésilée pour se rassurer elle-même.

Une fois à l'intérieure, la lige regarda l'espace. Elle commençait à mémoriser les lieux et déposa les fourrures. Au premier étages, elle aperçue une alcôve. Sorajaï le lui indiqua. Ils vivraient donc ici. C'était parfait. Ils n'avaient pas besoins de plus. La prêtresse avait déplacé certains de ses meubles pour leur faire de la place. La Brune lui en était reconnaissante. Mais une fois de plus, elle avait l’impression de déranger, de chambouler le quotidien de Sorajaï et ce n'était pas son but.  « Ne t'embête pas trop tu sais. Nous avons l'habitude des campement rudimentaire. » tenta-t-elle de dire pour s'excuser du dérangement. Une fois les fourrures et les coussins disposés, Penthésilée admira les lieux une nouvelle fois. Cela ressemblait à un petit cocon douillé. Elle y serait bien recroquevillée sur elle-même. Heureusement que l'un de ses frère était venu à Petit Matin avec elle finalement. Avec lui à ses côtés, la lige se sentirait pleinement en sécurité. Elle le savait, il ne tolérait pas un seul instant qu'on lève la main sur elle ou qu'on l'insulte. Mais, elle devait faire en sorte de ne pas le mettre dans une position délicate. Jusqu'à présent, ses frères n'avaient pas été jugés et critiqués pour ce qu'ils étaient, les frère de l'Abjuratrice. Mais avec les dernier événement du temple, comment savoir ce que diront les autres chieresques ? Elle avait peut-être eu tord finalement. A l'époque, elle n'y avait pas pensé. Elle avait juste pris ses responsabilités sans se dire qu'elle entraînerait peut-être un jour dans cette folie ses frères. Dalir avait raison c'était une folie, la douce folie de Chiere et de cet amour qu'elle portait pour la Mère.  Puis Sorah lui montra une rivière en contre bas où elle pouvait selon elle aller se rafraîchir. Penthésilée sourit, mais ne dit rien. Les derniers mots de la prêtresse raisonnèrent étrangement dans sa tête. Chez elle, non elle n'était pas chez elle. Chez elle, cela avait état Glorieux Crépuscule et maintenant le temple. Il n'y avait que là-bas qu'elle se sentait réellement chez elle. Mais la lige ne dit pas un mot à ce sujet.

« Merci de nous accueillir chez toi prêtresse. » articula-t-elle. « Je vais prévenir Sadhil je reviens. » Sur ces quelques mots, Penthésilée sortit de la maison et se dirigea vers le cœur du campement de Petit Matin. C'est là-bas qu'elle rejoignit son frère en compagnie d'autres liges. Elle lui chuchota quelques mots à l'oreille en souriant. Le garçon hocha de la tête d'un air entendu. Elle repartit tout en le gratifiant d'un clin d’œil. Elle revint ensuite vers Sorajaï. « Sadhil viendra dans las soirée. Il préfère nous laisser seule, pour.. qu'on parle. » lâcha la lige d'un ton sec.  Parler c'était bien beau mais parler de quoi au juste ? « Dis-moi, euh, ça se passe comment la vie à Petit Matin ? » C'était une question stupide et Penthésilée s'en voulait déjà de l'avoir poser. Elle détourna les yeux et sentit ses joues rosir par la honte.
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MessageSujet: Re: We need to talk [Penthésilée & Sorajaï]    Mar 21 Juil - 14:57

« Cela ne me dérange pas, sans quoi, Lige, je ne te l'aurais pas proposé. »

Les minutes passent, et l'Abjuratrice s'éclipse. Je reste seule un moment, à observer leurs affaires éparpillées dans mon intérieur, des vêtements, des armes, quelques menus objets du quotidien sauvés dans l'incendie de leur demeure au Temple. Un instant, je me projette en arrière, à ces années où j'étais la Vierge de l’Étoile de Glace, et j'imagine l'ampleur de ma dévastation si le Temple avait été détruit pendant ma prêtrise. Cet endroit, c'était ma maison, mon foyer, l'endroit où je voulais vivre le restant de mes jours : au plus près de Chiere, loin des préoccupations du monde, dans une succession sans fin d'apprentissage et de bonheur. On m'y a enseigné la danse avec la Gardienne des Traditions, j'y ai appris l'art du combat avec les Liges ; et j'ai vénéré notre Mère avec ferveur, apprenant à discerner ses bienfaits même dans ses aspects les plus secrets.

Et elle, elle a tourné le dos à tout ça. Un frisson d'horreur me parcourt l'échine, et l'amertume m'envahit. Elle a abjuré. Je ne parviens toujours pas à comprendre. J'aime l'homme du foyer de ma mère, de tout mon cœur, ce Badr qui m'a appris à chevaucher les griffons lorsque j'étais enfant, cet amoureux de la vie au rire contagieux – qui m'a enseigné que la Mère veille sur nous à chaque instant. Je l'aime de tout mon être, mais s'il avait fallu le renier pour rester Fille de Chiere, je l'aurais fait. A contrecœur et l'âme en deuil, mais je l'aurais fait. Elle...

Ma colère se dissipe aussi vite qu'elle est montée. Je m’assieds sur un coffre, les bras ballants et le cœur en berne. Si j'avais eu des liens aussi forts qu'elle, tant d'êtres chers, est-ce que... ? Le visage de Sadhil danse devant mes yeux. Le souvenir de son contact, son regard, ses mains. L'éclat au fond de ses yeux dans ces moments volés, peau contre peau, cherchant l'un en l'autre le complément de nos âmes – ces instants interdits, où sa présence ne me fait que plus redouter son absence. Relation absurde, amour insensé – la seule solution pour lui et moi serait que j'abjure ma foi. Il ne me l'a jamais demandé – mais à chaque fois que mes pas croisent ceux de Penthésilée, j'y songe, de plus en plus. Les années passent – l'une après l'autre, inexorablement, et le manque de lui me dévore. Pourquoi a-t-il fallu qu'il soit Lige, et moi Prêtresse ? Ah, Chiere...

Le retour de l'Abjuratrice me tire de mes pensées. Je la sens mal à l'aise, et sa tentative d'alléger l'atmosphère ne me trompe pas. Sans répondre, arquant un sourcil, je la toise un instant, la voyant rougir et détourner le regard, sûrement gênée par sa propre maladresse. Secouant la tête, je me lève, saisis deux coupes d'argile dans le coffre, y verse le contenu d'un pichet recouvert d'une toile grossière. Le cidre est une boisson que j'affectionne, et je crois me rappeler qu'elle aussi. Sans mot dire, je lui tends l'une des coupes, avant de l'inviter du geste à prendre place tandis que je me perche à nouveau sur mon coffre. « La vie ici est telle qu'ailleurs, Lige. Est-ce vraiment de cela que tu veux discuter ? » Je bois une gorgée, savourant le goût sucré du breuvage sur ma langue. « Moi, c'est de ton choix que je voudrais que tu me parles. Ma propre situation est délicate - » et je pense, en mon for intérieur, qu'elle n'en ignore rien... « - et je veux comprendre ce qu'implique vraiment l'Abjuration. » Parce que je l'envisage, Chiere me pardonne. Je l'envisage, parce que son absence me tue, tout simplement.
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MessageSujet: Re: We need to talk [Penthésilée & Sorajaï]    Dim 9 Aoû - 15:57


Depuis qu'elle a franchit à nouveau le seuil de la demeure de Sorajaï et qu'elle avait posé sa question stupide, Penthésilée ne disait plus un mot. Elle attendait que le temps s'écoule. Avec de la chance, Sorajaï ne chercherait pas plus loin. Erreur, la jeune femme certes lui répondit qu'on vivait à Petit Matin comme partout ailleurs en Oblivion, mais surtout nota que ce n'était peut-être pas que de cela qu'elle voulait parler. En réalité, Penthésilée ne savait pas trop de quoi elle voulait parler. L’hôte se leva, alla chercher deux petites coupes et y versa du cidre. L'Abjuratrice sourit à son geste. La guerrière avait retenu ses goûts. Penthésilée porta à ses lèvres le liquide et eut du mal à déglutir lorsque la prêtresse lui demanda si c'était bien de cela dont elle voulait parler. La lige la regarda. Elle ne brisa pas tout de suite le silence laissant ses pensées s'organiser et se préparant mentalement à tous les sujets de conversation possibles et imaginables. « Que veux-tu dire Prêtresse ? » commença-t-elle. La Lige s'attendait à tout sauf peut-être à cela. L'Abjuration, son choix et ce que cela impliquait. Les yeux fuyant, elle chercha ses mots. La propre situation de la prêtresse, Penthésilée en avait une petite idée. Mais elle ne dirait rien tant que Sorajaï ne briserait pas le secret à ce sujet, elle se l'étai jurée.

Penthésilée se leva et fit quelques pas. Puis elle revint s'asseoir. Comment expliquer son choix, elle ne savait pas quoi dire. Pour elle, elle avait pas choisi, elle avait simplement suivit ce que disait son cœur, ce que Chiere voulait bien qu'elle fasse. Elle avait dû décider si vite. Sorajaï, elle avait le temps de voir venir. En soit le problème était peut-être aussi là. Lorsque 'on agit dans l'urgence, on ne pense pas toujours aux conséquences, et lorsqu'on y pense, on se dit qu'elles ne seront peut-être pas aussi dure que cela. Du moins c'était ainsi qu'elle l'avait vécu, elle à l'époque. Mais maintenant c'était différent, elle avait grandi. Elle regarda la prêtresse et sourit. « Pourquoi vouloir en parler maintenant Sorajaï, ancienne vierge de l'Etoile des Glaces ? Pourquoi juste avant les fêtes de Chiere ? Est-ce le cinquième jour qui commence à t'angoisser ? » Penthésilée n'alla pas plus loin. Elle posa la coupe et soupira.

« Par où commencer pour t'expliquer. Je ne suis pas certaine d'en être capable. L'Abjuration, l'Abjuration c'est compliqué Sorajaï. C'est tout ton quotidien qui se transforme. Ce ont les regards qui se posent sur toi qui change. La plus part du temps les autres ne disent rien. Mais à ce silence j'aurai préféré la violence de leur colère. Parce que malgré tout je sais bien ce qu'ils pensent même s'ils ne disent pas un mot. Puis il y a les murmurent, les chuchotements sur ton passage. Et enfin ceux qui s'écartent, qui te fuient, parce que tu as osé. » Penthésilée s'arrêta un instant. Elle but une gorgée pour désaltérer sa gorge qui s'asséchait. Puis elle reprit d'une petite voix. « J'aurai aimé, j'aimerai même qu'un fois, une seule fois, ils se demandent tous ce qu'ils auraient fait à ma place. D'aussi loin que je m'en souvienne, aucune prêtresse avant moi avait eu à faire ce choix. C'est horrible Sorajaï, c'est horrible. Chiere ou les siens, personne ne devrait avoir à choisir. Mais lorsqu'on est obligé, on fait de notre mieux. On essaye de ne pas plier face aux accusations et aux mépris. L'Abjuration c'est lutté pour ce qu'on a eu le courage de faire. Et encore tu sais, je ne suis pas courageuse. Je l'ai fais à l'époque, mais je ne me rendais pas compte de tout ce qu'allait changer. Pourtant j'ai le sentiment que si je devais le refaire, j'agirais pareil. Parce que Chiere m'a guidée sur ce chemin. » Un nouveau soupire s'échappa et de la colère brilla quelques minutes dans les yeux de la Lige. « Je leur en veux Sorajaï. Je leur en veux pour leur jugement sans chercher à comprendre. Sule Chiere pouvait me blâmer pour ce que j'avais fait et elle ne la pas fait. Elle n'a montré aucun signe de son courroux que je redoutais. Elle a accepté ce non choix qui était en soit un choix. »

Penthésilée ne savait pas si elle avait été claire. Elle avait tenté, essayé de faire comprendre ce que cela signifiait. Mais c'était si compliqué. Ô Chiere, comment faire comprendre ce qui se vit uniquement.
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