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 Une cabane dans les arbres (ft. Ambal)

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MessageSujet: Une cabane dans les arbres (ft. Ambal)   Ven 12 Juin - 10:56




“ Une cabane dans les arbres ”

“Les nœuds sacrés de la vraie amitié se forment bien plus facilement sous un humble toit et dans les cabanes que dans les palais des rois. ”


Hortense ne s’était jamais aventurée aussi loin. D’ordinaire, c’était Ambal qui la trouvait, débarquant à l’improviste en plein milieu de la jungle ou lui donnant rendez-vous au pied de la cascade. Mais jamais les deux jeunes femmes ne s’étaient retrouvées dans un lieu qu’on pourrait qualifier de civilisé.

Mais Hortense avait besoin de savoir, besoin de voir de ses propres yeux ce qu’Ambal ne lui avait jamais conté. C’était sans doute stupide, mais elle était persuadée qu’en découvrant le lieu de vie de son… « amie », elle comprendrait mieux les secrets que la Chieresque s’efforçait à grand peine de réprimer.
Alors elle l’avait suivie. Elle était loin de posséder le talent d’Ambal la chasseresse, mais, silencieuse comme une ombre et en maintenant une distance adéquate, elle était parvenue à suivre les traces de la jeune femme jusqu’au village. Arrivée à ce stage, elle dû redoubler de prudence afin de ne pas attirer l’attention des habitants, se comportant tantôt comme une visiteuse anodine, tantôt comme une espionne se camouflant dans la verdure. De loin, elle gardait toujours un œil sur Ambal, qui continuait son chemin sans le moindre signe de suspicion.

Hortense ressenti tout de même des doutes lorsque la Chieresque traversa le village puis s’en éloigna, s’enfonçant plus en avant dans la jungle. L’avait-elle repérée ? Cherchait-elle à lui tendre un piège pour lui signifier son manque de discrétion et sa consternation ?
Il n’y avait qu’une seule façon de le savoir.  Elle allongea le pas, laissant Ambal la distancer progressivement. Prudente, elle choisissait soigneusement les espaces où elle posait les pieds, évitant les feuilles mortes et les branchages qui pouvaient occulter de petites branches sèches et cassantes. Elle prenait garde également à rester toujours à couvert, progressant lentement d’arbre en arbre ou de rocher en rocher. Inévitablement, la Chieresque finit par disparaître de son champ de vision. Hortense tenta de repérer des indices suggérant la direction empruntée, mais la chasseresse était bien trop entraînée à l’art de la discrétion pour laisser des marques évidentes.

C’est donc en quelque sorte à l’aveuglette qu’Hortense continua son expédition, pénétrant toujours plus profondément dans l’abondante verdure. Finalement, c’est au détour de hautes herbes qu’elle aperçut sa destination : là-haut, perchée dans un tronc, une cabane à deux étages surplombait une petite clairière. Toute en bois, la hutte se fondait dans le paysage comme un élément naturel qui aurait poussé par hasard parmi les ramifications de l’arbre. Si sa structure était simple en apparence, un important effort avait été porté à sa décoration, ornée d’objets hétéroclites plus singuliers les uns que les autres.

Hortense se perdit dans la contemplation de cette maisonnette suspendue qui semblait vouloir raconter une histoire avec ses breloques à la valeur plus sentimentale qu’artistique. Alors comme ça c’était là qu’Ambal vivait, et là probablement également que toutes ses peines inavouées avaient trouvé refuge.
La jeune parisienne s’apprêtait à se rapprochait davantage de cette intrigante cabane lorsqu’elle sentit une présence dans son dos. Elle se retourna vivement, honteuse d’avoir été prise sur le fait.

Hortense : Ambal…
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MessageSujet: Re: Une cabane dans les arbres (ft. Ambal)   Mer 1 Juil - 19:53

La curiosité est un vilain défaut.

Ambal avait toujours été quelqu’un de très pédagogue, une seconde maman pour certain – elle était serviable, généreuse et aimante. Très proche des nouveaux arrivés en Oblivion, tout récemment elle avait prit sous son aile la petite Lou-Ann trouvée par hasard et depuis plus longtemps c’était Hortense qu’elle s’était également mise à protéger. Comme une petite sœur contrairement au cas de Lou-Ann. Hortense était volcanique et aventureuse, d’après Ambal elle aurait fait une parfaite chieresque. Curieuse de tout, au fond d’elle, Ambal savait qu’un jour Hortense poserai des questions. Jusque là, la jeune Parisienne s’était laissée porter par l’air du vent, acceptant l’aide précieuse d’Ambal, qui pour une raison inconnue appréciait cette jeune personne. Hortense avait déjà remarqué qu’Ambal n’était pas une « rigolote », les faibles sourires sur son visage traduisaient un traumatisme caché au plus profond d’elle-même. Ambal n’aimait pas en parler et Hortense ne savait pas grand-chose de son passé.

Ce jour-là était arrivé.

Le jour où Hortense voulait en connaître plus sur celle qui lui venait en aide, après-tout ce n’était que le juste retour des choses… Hortense lui avait dit pour son frère et sa situation « là-bas, dans l’autre monde ».  Ambal avait eu tellement de choses à dire, à expliquer sur Oblivion, sur le fait qu’elle soit chasseresse que finalement la vie de la jeune chieresque avait été assez peu évoquée. Elle savait dévier le sujet et avait prit l’habitude de parler des autres plutôt que d’elle. Hortense se posait des questions, Ambal le savait et c’était normal. En rentrant au Refuge cette nuit-là, une ombre parmi les ombres sautait d’arbre en arbre prenant bien soin de masquer sa présence. Cette ombre c’était Hortense. Future grande traqueuse, Ambal en était persuadée, elle suivait cette dernière tel un chat rodant dans la pénombre.

Une ombre parmi les ombres.

Ambal continua son chemin à travers le village, elle vivait un peu plus loin, au calme, loin du regard de tous, là où elle avait trouvé refuge, là où elle avait laissé éclater son chagrin. Elles marchaient, elle était plus que sereine. Puis, Ambal ne sentit plus la présence d’Hortense derrière elle, la jeune femme s’était éloignée pour ne pas éveiller les soupçons. Ce fut à ce moment-précis que la chieresque décida de monter dans un arbre, pour réapparaitre dans un bond dans le dos de sa protégée. Les arbres prés de sa cabane n’avait aucun secret pour elle, elle passait des heures et des heures à méditer sur sa petite terrasse : à écouter le moindre bruit, crissement de feuilles, animaux, feuilles qui bougent au vent… Cette partie de la jungle était son domaine, son repaire.

« Tu me suis ? » Ambal plongea ses prunelles dans celles d’Hortense d’un air neutre. Elle ne lui en voulait pas, bien au contraire elle s’était bien débrouillée pour la suivre et d’un certain côté Ambal était fière d’elle. Sa curiosité aussi serait une force en Oblivion si elle en faisait bonne usage, il y avait tant à découvrir – encore fallait-il savoir ouvrir les yeux pour voir ce qu’il y avait à voir mais Hortense verra bientôt ce que voit Ambal à travers ses yeux, ces ondes invisibles qui traversent Oblivion de part en part et qui font de ce lieu un endroit mystique et extraordinaire.

« Bien essayée en tout cas ! Tout va bien, Hortense ? Tu n’as pas envie de retourner au Village des Orphelins, un problème peut-être ? » Le côté maman inquiète d’Ambal refaisait surface, peut-être qu’Hortense avait été piquée par la curiosité mais peut-être aussi qu’elle avait un problème qu’elle souhaitait éviter. La chieresque avait vite comprit qu’Hortense lui donnerait du fil à retordre, elle n’était pas une personne facile et sa vie était compliquée – certaines personnes ont l’art de s’attirer des soucis, Hortense en faisait partie…

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MessageSujet: Re: Une cabane dans les arbres (ft. Ambal)   Jeu 2 Juil - 14:19





Une gêne sournoise s’empara de la jeune femme. Non seulement elle avait été démasquée, mais la Chieresque ne semblait même pas en colère. Bon sang, mais qu’est-ce qui lui avait pris de faire tout ça ? Ne pouvait-elle pas simplement poser la question ? « Ambal, que me caches-tu ? Qu’est-ce que te rends si triste ? » Ca semblait si simple… Mais ça ne l’était pas. Malgré la confiance qu’Ambal lui accordait, elle n’aurait pas répondu à ce type de question. Elle n’était pas le genre de personne à se confier ouvertement simplement parce qu’on lui aurait demandé de le faire. La Chieresque savait garder ses secrets, et ceux-ci resteraient impénétrables tant qu’elle n’aurait pas décidé qu’il en serait autrement. Et pourtant, venir ici donnait à Hortense l’impression d’être parvenue à franchir une première barrière, et de s’être introduite un peu plus loin dans le monde intime de son amie : son passé ne miroitait plus simplement comme une aura autour d’Ambal, il imprégnait tout le lieu, comme si chaque feuille vibrait en résonnance avec la respiration de la jeune femme, comme si chaque brindille murmurait des souvenirs que la chasseresse ne parvenait à partager.

Puis les sourcils d’Ambal se froncèrent, et ses yeux se plissèrent légèrement, comme à chaque fois qu’elle se faisait du souci pour Hortense.

Hortense : Je vais bien, ne t’en fais pas, c’est juste que… Je…

Comment lui avouer les raisons qui l’avaient poussées à la suivre ? Hortense chercha les bons mots, mais aucun ne semblait approprié. Elle aurait voulu exprimer qu’elle avait fait cela uniquement parce qu’elle voulait l’aider, de la même manière qu’Ambal avait toujours su être là pour elle. Elle aurait voulu lui dire que, certes, son attitude n’était pas digne d’une amie, mais que ses intentions étaient les meilleures du monde.

Oh et puis zut, Ambal n’était pas stupide. Les deux jeunes femmes avaient passé suffisamment de temps ensemble pour apprendre à se connaître. La surprise ne se lisait même pas sur les traits de la Chieresque : elle savait que ce jour viendrait, et elle n’en était même pas offusquée. Très probablement, elle avait même deviné le dessein d’Hortense dès l’instant où elles s’étaient dit au revoir un peu plus tôt dans l’après-midi. Ambal devait savoir qu’elle était suivie, et ce depuis le début… Si Hortense était parvenue aussi loin, c’est seulement parce que son amie l’avait laissé faire.

Hortense changea donc d’expression. De la petite fille prise sur le fait après avoir fait une bêtise, elle afficha son arrogant minois de garçon manqué.

Hortense : Comment tu as su? Je veux dire… J’ai essayé de faire comme toi, comme tu m’as appris… Où est-ce que je me suis plantée?
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MessageSujet: Re: Une cabane dans les arbres (ft. Ambal)   Mar 21 Juil - 20:52

Hortense m’amusait. Elle me rappelait mes débuts de chasseresse, peut-être était-ce pour cela que je l’affectionnais particulièrement. Elle et pas une autre. «  Comment j’ai su...Tu t’es bien débrouillée Hortense, tu peux être fière de toi, tu sais. Comprends bien que cela fait vingt-cinq ans que j’arpente les chemins que nous avons emprunté. J’ai prit le temps de connaître, d’écouter, je sais quand il y a quelque chose de différent. En plus, je suis une traqueuse, je repère ma proie et très souvent par l’ouïe non la vue. »

L’élève n’avait pas encore dépassé le maître, ça arriverai un jour ça aussi. Hortense allait être de plus en plus à l’aise en Oblivion, j’en étais persuadée. On finirait par trouver son frère, je ferais tout pour l’aider. Rien que la présence d’Hortense, ce lien qui nous unissait me faisait le plus grand des biens. Je ne comprenais pas pourquoi Chiere l’avait mise sur ma route, peut-être uniquement pour cela : me rappeler que je pouvais être encore utile à quelqu’un dans ce monde. Nous étions tellement différentes toutes les deux et pourtant, on s’entendait bien.

Pour les étrangers, c’était assez dur de se faire une place ici, de trouver des alliés - beaucoup les haïssaient à cause des différences, je voyais en cela une force. Hortense était une force, elle m’avait donnée une autre raison de vivre. « Tu n’as pas fais d’erreurs, seulement je connais mieux le terrain que toi. » Elle y arriverait à prendre toute possession des lieux, à connaître chaque recoin de cette jungle comme une véritable chieresque. Elle devait être patiente, cela ne se ferait pas à un jour.

« Viens avec moi » lançais-je. Je grimpais aux arbres jusqu’à ma cabane. On était presque arrivées, autant s’installer et ne pas se parler comme deux étrangères au milieu de la jungle. J’étais agile et Hortense saurait me suivre. Elle aurait été une très bonne chieresque, un peu sauvage mais, ça la rendait craquante - il ne fallait pas lui dire le terme « craquante »  ne lui aurait probablement pas plu. «    Installe-toi, je t’en prie. Tu veux passer la nuit, ici ? Tu peux si tu en as envie. » Je lui montrais les sièges recouverts de fourrure. Hortense était ici chez elle, je voulais qu’elle s’y sente à l’aise.  «    Que me voulais-tu, dis-moi ? »

Plusieurs fois, j’esquivais les sujets sur mon passé. Hortense avait dû remarquer mes yeux baladeurs sur Safir Bachim - ou plutôt mon regard inquiet quand je voyais des femmes tournaient autour de lui. Pleins de détails insignifiants qui me trahissaient. Qui montrait qu’il y avait un malaise. Je répondrais aux questions d’Hortense, elle voulait surement savoir pourquoi j’étais si triste, je souriais quasiment jamais, mon regard devait en dire long... Elle avait le droit de savoir et puis, cela nous rapprocherait encore un peu plus. Je connaissais son histoire, à elle de connaître la mienne. «    Tu es surprenante, Hortense. C’est une bonne chose de ne pas être prévisible. »

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