ÉPILOGUE
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 [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Jeu 9 Juil - 12:42


Le soleil se lève timidement et la lige dort toujours. Lovée dans les fourrures, sa respiration était lente, calme, sereine. La présence de Sadhil à ses côtés y était pour beaucoup. Ce n'est que lorsque les tambours se mirent à chanter que la lige s'éveilla. Elle s'étira mollement et se tourna vers son frère. Il dormait encore. Doucement, elle déposa un baiser fraternel sur sa joue avant de se lever. Discrète, elle alla se préparer et revêtit sa tenue rose pâle qu'elle avait choisie pour l'occasion et ses fleurs dans les cheveux.  Le premier jour des fêtes de Chiere commençait. Tout aurait du n'être que joie, liesse et effervescence. Les animaux auraient dû s'unir aux hommes pour fêter la Mère. Mais, rien de tout cela ne se produisit. Sur le seuil de la maison de Sorajaï Chemsa, Penthésilée Saludja regardait le ciel avec inquiétude. Aucun oiseau, aucun papillon pour venir illuminer le ciel d'Oblivion et voler au dessus de Petit Matin. Et puis soudain, le chant des prêtresses, elle ne l'entend plus. Les tambours ramenés du Temple se sont tus eux aussi. Sadhil, enfin réveillé vint la rejoindre. Ils échangèrent un regard et partir tous les eux vers le groupe qui se formaient au cœur du village.

C'est à partir de ce moment-là que tous s'enchaîna. Un lige accusa la blondinette à qui Penthésilée avait prêter une arme au temple. Que se passait-il ? Elle les avait aidés pourtant, alors pourquoi une telle accusation. La lige regarda son compagnon accusateur mais ne dit rien. Que pouvait-elle dire de toute façon ? Ce mettre à dos les autres liges n'étaient pas une solution. D'après lui la coupable n'aurait pas du recueillir le bébé griffon. Il avait tord pensait la jeune femme. Sans l'intervention de cette étrangère il serait mort. Chiere le lui avait confié et on ne discutait pas ses décisions. Les enfants de Chiere vivant au Petit Matin se massèrent alors devant la blondinette pour la défendre. Penthésilée, elle se recula comme pour signifier qu'elle n'adhérait pas à cette accusation. Mais soudain se fut elle, la lige, l'Abjuratrice qui fut montrée du doigt. La jeune femme sous le choc ne réagit pas. Elle baissa la tête et accusa le coup. Offensé Chiere, avait-il raison. La Brune releva la tête et ferma les yeux prête à subir le courroux de ceux qui n'avait jamais accepté son choix. Si elle devait le payer ici, maintenant en retournant auprès de Chiere, alors elle l'acceptait. Elle n'avait pas pris d'arme, elle ne voulait pas être lige pendant le fêtes de Chiere. Était-ce une horrible erreur qu'elle avait fait ? Peut-être, mais c'était ainsi. Elle attendit qu'un coup s'abatte sur elle, mais rien. Lentement, elle ouvrit un œil. Les liges, ils s'étaient regroupés autour d'elle pour la protéger. Sadhil était dans les première ligne de la masse compact qu'ils formaient tous. Ils se dressaient droit comme un « I » défient le premier qui oserait s'en prendre à elle. Qu'avait-elle donc fait ? Elle voulut disparaître, ne plus être là, être retourner à Chiere. Les souvenirs refirent surface une fois de plus. Elle aurait dû se jour-là, oui elle aurait dû ce jour-là avoir le courage de d'utiliser sa dague de lige. Elle aurait l'apposé sur son cou l'enfoncer sans trembler. Mais Chiere, elle l'avait sentie à ses côtés et avait arrêté son geste. C'est perdue dans ses pensée, qu'elle entendit vaguement un cri. C'était une voix de femme. Penthésilée ouvrit subitement les yeux et observa interdite ce qui venait de se passer. Une vierge, celle de Lame de Foi venait d'accuser Rosemary. Sur le principe elle n'avait pas tout à fait tord, mais était-ce une raison suffisante  pour .. Ô Chiere avait-elle bien entendu la requête de la vierge ? Réclamer son sang ? Comment cette vierge pouvait tenir de telle propos. Les étrangers se regroupèrent eux aussi pour protéger ceux de leur monde. Dans le lot, elle reconnut la rouquine que Dhruva avait malmené avec, une fille ? Était-ce la sienne ?  

Penthésilée allait violemment répliquer lorsqu'une main se saisi de son bras. Sorajaï, quand était-elle arrivé jusqu'à elle ? Elle la fixa incrédule d'un tel acte. Que faisait-elle auprès des liges. D'autres prêtresses l'avait suivie. Penthésilée ne dit rien, mais c'est avec stupeur qu'elle assista au spectacle dont elle était elle-même une actrice. Sorajaï, la prêtresse retira lentement son voile écarlate. Non, elle n'allait tout de même pas faire ça ? Les yeux de la lige lui lancèrent des éclairs un court instant. Elle n'avait pas à le faire. Par ce geste elle courrait le risque qui était le sien, à elle l'Abjuratrice. Et l'Abjuratrice ne partageait pas son fardeau. Elle avait fait un  choix lourds de conséquences et elle tenait à être la seule. Non, pas que cela lui donnait lui assurait d'être connue, elle s'en moquait bien. Mais elle, elle en avait la force, Chiere le lui donnait et lorsqu'elle flanchait la Mère lui rappelait sa voie. Sorajaï était différente, elle n'était pas prête pour cela. Son aînée noua le voile écarlate la protégeant ainsi de toute attaque. Personne n'oserait la toucher tant qu'elle le porterait.

« Tu es folle Sorajaï Chemsa. Tu ne te rends pas compte de ton geste. »

Alors que ses yeux la remerciait, Penthésilée lui avait répondu sèchement, à celle, elle savait, avait sûrement partagé quelques nuits avec son frère Sadhil. Soudain un poignard siffla dans les airs. Les prunelles de la lige le suivirent et remontèrent jusqu'au propriétaire. Shael, l'apprenti passeuse de Petit Matin. Elle venait d'attirer l'attention de tous sur elle et les esprit échaudés se calmèrent. La lige soupira. Son amie, elle prit la parole et rappela à tous que personne ne pouvait deviner les intentions de la Mère, pas même une prêtresse. La Brune sourit. Par son intervention, l'apprenti passeuse avait dit ce que la Lige s’apprêtait à crier. Penthésilée lança un regard pleins de reproches à la jeune vierge. Elle n'était peut-être plus une prêtresse, elle était peut-être l'Abjuratrice, mais elle l'avait été à sa place à elle un temps.  Puis la Lige s'avança vers l'apprenti passeuse.

« Ta menace aura au moins le mérite de les calmer un temps. Je suis contente que tu sois intervenue Shael. Va trouver Sila'ë elle pourra sûrement nous aider. » Puis la Lige s'en retourna auprès des siens et retrouva Sorajaï. « Ton geste était inconsidéré prêtresse ! Je sais aussi que tu ne l'as pas fait pour moi. Fait attention à toi, tu viens de montrer à beaucoup que tu me soutenais. »
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Jeu 9 Juil - 15:16

Arrivée depuis un moment avec la caravane de l’Étoile de Glace, Aliador fut soulagée de ne pas faire partie des Chieresques forcés de s'installer dans le campement des Orphelins. Habituellement elle se débrouillait pour éviter les étrangers qui participent aux fêtes. Mais cette année Petit Matin était dépassé par le nombre d'invités, et ne croiser aucun de ces inconnus de l'autre monde relèverait du miracle. Ils étaient si nombreux !
Elle se fit violence pour aider aux préparatifs et chercher ses derniers cadeaux. Il fallait qu'elle oublie le désastre  provoqué au Temple et les plaies ensanglantées des griffons partis voler au secours des prêtresses. Blessures qu'elle n'avait pu soigner qu'une semaine plus tard, ayant voyagé à pied. Alors tant pis pour les étrangers qu'elle rencontrerait, au mieux elle les ignorerait royalement, au pire elle bafouillerait quelques mot d'anglais pour se défiler aussitôt.

En parlant d'étranger...

Que fait ce bébé griffon sur l'épaule d'une d'entre elles ?
Lia ouvrit des yeux grands comme les lunes d'Oblivion, statufiée, la main encore suspendue en l'air avec son nouvel achat. Que fait ce jeune harfang loin des sommets enneigés ?  Où est sa mère ? Pourquoi accompagne-t-il cette femme venue d'ailleurs ? Et par Chiere, pourquoi, pourquoi la regarde-t-il avec tant d'adoration, de joie... de gratitude ?
La surprise et la révolte laissèrent place à la confusion la plus totale. Et avant qu'elle puisse recouvrer ses esprits, l'apparition disparut dans la foule, laissant la Chieresque planté là devant un étal.
Fini les emplettes. Le dernier jour du Rêve déclinait, Lia voulait dormir au plus tôt pour profiter de l'inauguration du premier jour des Fêtes, mais le sommeil ne la gagna que tardivement, la tête bourdonnante de questions.

Et le lendemain, ce fut un silence assourdissant qui la réveilla.
Oppressée, elle sortit de son logement... et constata la désertion de tous les griffons. Elle sentit l'inquiétude monter en appelant ses frères du ciel. En vain : la nature autour du camp resta mutique. Alors, au bord de la panique, l'éleveuse fila avec les Chevaucheurs vers le centre du village. Un attroupement s'était déjà formé autour des prêtresses, des passeuses et des chamans. A peine arrivée elle entendit un Lige s'exprimer :
« Toi ! C'est de ta faute ! Tu as insulté Chiere en prenant pour toi l'un de ses enfants sacrés ! »
Suivant des yeux le bras tendu du Lige, elle reconnu la jeune femme aperçue la veille. Sans le jeune griffon. Et elle pouvait lire dans son regard la même angoisse qui lui serrait le cœur, l'angoisse d'avoir perdu un être cher dans le silence de la jungle.
Ses questions attendraient, elle devait agir. Car elle ne pouvait pas nier ce qu'elle avait vu la veille, et clairement ce petit considérait la nouvelle venue comme sa mère. Alors, terrifiée par son propre geste, elle rejoignit le groupe devant la blonde pour la défendre. Elle protégeait une étrangère !
« Vous ne pouvez pas vous en prendre à cette personne pour avoir pris soin de ce griffon, commença Lia. Je ne sais pas pourquoi il ne se trouve pas avec les autres harfangs, mais elle est sa mère à présent, et lui faire du mal serait condamner l'enfant sacré de Chiere, où qu'il soit. Je parle en connaissance de cause. »
Lia s'arrêta là, luttant contre sa peur, refusant de croiser le regard de la personne derrière elle. Elle ne connaissait même pas son nom...

Puis soudain les accusations se tournèrent vers l'Abjuratrice. Et l'éleveuse réalisa que la scène qui se déroulait sous ses yeux était surnaturelle. Depuis quand les enfants de Chiere s'accusaient ainsi, se cherchant des coupables ? Partout ce n'était que murmures, regards suspicieux, visages hostiles. La foule se divisait, prenait parti comme elle venait de le faire il y a un instant.
On désigna ensuite la responsable de l'incendie du Temple, et Lia tiqua encore devant la demande de sang versé. Son peuple devenait-il aussi sanguinaire que ceux qui les avaient attaqués plus tôt ?

Certes elle haïssait ces étrangers, mais depuis quand ses frères cherchaient à tuer aux Fêtes de Chiere ?

Tandis que la dernière accusée était en train d'empirer son cas, l'apprentie Passeuse fit siffler son poignard. Ses paroles qui suivirent réussirent à calmer la foule grondante, ce qui détendit Aliador. Mais le silence écrasant des environs s'imposa à nouveau.
Il fallait comprendre pourquoi le jour de l'Origine n'avait pas lieu, et vite, avant que la méfiance et la violence ne reviennent...
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Jeu 9 Juil - 22:59

« Bon sang les gens ! Vous imaginez pas comme ça fait du bien. C’matin, pas un seul crétin de piaf pour me hurler dessus, pas une seule misère de moustique pour m’siffler dans les oreilles, pas un seul puma pour hurler à la mort, pas une seule araignée pour m’chatouiller les mollets ! J’ai dormi comme un bébé ! »

Je m’étire, arrivant dans le campement des Chieresques, tout peine lavé et habillé après ma grass’mat’. Ce matin, personne au campement des Orphelins. Avec la fête que les Chieresques ont organisé à côté, ils ont tous filé. Résultat : un calme olympien digne des chambres insonorisées des hôtels de luxe que je fréquentais il y a encore deux ou trois mois seulement.

Du coup, bien reposé, j’me suis dit que j’allais me pointer à cette p’tite fiesta. Paraîtrait qu’y’aura de l’alcool, des plantes hallucinogènes, et qu’les p’tites Chieresques y s’ront encore moins farouche que d’coutume. Que d’bon temps en perspective !

Mais voilà, la première chose qui m’saute aux yeux et aux oreilles, après mon p’tit speech d’arrivée décontracté, c’est qu’l’ambiance qui pèse ici n’a rien à voir avec c’qu’on m’avait vendu sur les flyers. Y’a des types qui bandent des arcs ou tirent des épées les uns vers les autres. Ça murmure méchamment, ça hurle, ça s’injective, ça s’insulte… J’me sens au moins aussi perdu qu’une certaine aventurière armée de son sac à dos et son portable déchargé en pleine guère Chieresques Versus Égarés.

En parlant d’cette donzelle, elle se tient en position de combat, prête à casser des bras et des jambes, pas loin de moi, et pas mal de r’gards sont braqués sur elle. L’ayant vu faire avec les Égarés, j’peux certifier qu’il vaudrait mieux pour les Chieresques ne pas trop sous-estimer sa carrure d’allumette. J’comprends vite aux hurlements que les guignols en pagne sont en train d’l’accuser d’avoir fait fuir leurs bestiaux chéris. Personnellement, plus de pumas, serpents, ours bizarres et aigles géants, ça me f’rait pas tant d’mal que ça. J’crois même que mon espérance de vie vient de prendre un bond de deux mois de sursis, si ça v’nait à s’éterniser. La nouvelle est plutôt bonne, in fine.

Mais bref, comme d’hab, c’est pas l’avis d’ces terroristes de chez Greenpeace. Maintenant qu’elle leur a sauvé la vie en foutant l’feu aux Égarés, ils lui en veulent pour son manque de respects à leurs amis à branches. Nom d’un paquet d’clope, ces timbrés sont peut-être bons avec une arme en main, mais c’est loin d’être des flèches en survie de groupe. En moins de deux, quelques gens de notre monde s’interposent face à ce lynchage gratuit, puis une lame de couteau virevolte en direction de Rosemary… Drôle de façon de lui apporter son soutien. Mais ça a l’air de marcher.

Profitant du calme relatif qui s’est installé, je m’approche un peu de ma fournisseuse de clopes préférée. Je lui souffle, en aparté, restant aussi sur mes gardes, vis-à-vis des Chieresques alentour :


« Satanés barbares. Voilà comment on accueille les nouveaux par ici, une incartade, une maladresse… Et SBAFF ! »

Léger silence, pour laisser retomber mon onomatopée si éloquente.

« Mais bon, ils menacent plus qu’ils n’exécutent, jusqu’ici, faut pas s’en faire. »

Ouai, je sais être très, très rassurant. Carrément.

« Bon, j’suis pas sûr que c’est l’moment d’en griller une, mais si tu veux, quand ils se seront un peu calmés, j’t’offre un verre en guise de bienvenue. »
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Ven 10 Juil - 0:38


Ce matin là, Thena se réveillait à Nid-de-Vipère. Elle s'étira et poussa quelques râles de mécontentement. Non pas que ses pas amies les bébêtes l'avaient réveille trop mais voilà, elle dormait assez mal finalement loin de son petit confort. Elle sortit dans le village et là, horreur beaucoup des étrangers étaient.. partis ! Partis où, ça elle le savait pas. Tout ce qu'elle constatait c'est qu'elle était presque toute seule. Alors l'angoisse commença à l'envahir. Ils l'avait peut-être abandonnée là, au milieu de... bah de nul part à bien y repenser. Ah ça elle aurait mieux fait de rester chez elle, en Grèce. Quoi que c'était un peu beaucoup la crise. Les gens devenaient bizarre en plus quand c'était la crise. Heureusement, elle, elle était pas trop touchée. Elle évoluait dans les hautes sphères ce qui la protégeait un peu du crash monumental que subissait le pays.

Miracle, elle finit par tomber sur un petit groupe qui se préparait à partir lui aussi. La rouquine s'empressa de leur demander où ils allaient. Voir les fêtes de Chiere qu'ils disaient . C'était qui Chiere, une personne influente du coin ? Si c'était cela, elle devait peut-être prendre son petit carnet pour noter quelques petites choses à son sujet. Elle se ferait peut-être un peu de pub en plus. Enfin, son mari avait quand eu une drôle d'idée de partir pour cet endroit. Mais bon d'après lui, c'était là que se trouvait Istalia et Thémis alors bon, elle était venue plus tard, elle aussi. Tien, pour l'occasion elle allait changer de tenue. Elle trifouilla précipite ment dans ses affaires et y sortit une  petite jupe crayon pas trop longue et pas trop courte non plus.  Parfait, cela serait parfait.  Elle rejoignit les autres et ils partirent tous ensembles.

Là-bas elle retrouva la brunette qui regardait ce qui se passait. Elle allait lui demander de lui faire un petit résumé lorsque des accusations, où du moins ce qu'elle pouvait interpréter comme tel se mirent à pleuvoir sur trois malheureuses femmes. Dans le lot elle constata qu'il y avait une autochtone. Elle resta silencieuse et n'intervint pas. De toute façon elle ne parlait pas un mot de cette langue bizarre. Elle suivit du regard les mouvements de foule successifs.  Drôle de façon de faire la fête ici. En plus il y avait comme une atmosphère étrange. Athenaïs se sentait oppressée comme si quelque chose clochait dans cette foutu jungle. Une arme siffla dans l'air et la rouquine tressait. Oh attendez c'était quoi ça ? Elle regarda la femme récupérer son arme et dire un monologue incompréhensible. Du regard, elle chercha une bonne âme charitable pour lui faire la traduction. C'est là qu'elle la vit, au milieu des autres gens venus de son monde, Istalia. Elle se tenait là, à côté d'un type et d'une enfant. Sa sœur, elle voulait protéger l'une des femmes accusées. Quelle idiote, elle était inconsciente ou quoi. En plus de cela, la gamine à ses côtés, elle lui ressemblait un peu, Thémis, non ce n'était pas possible. Laissant là la brunette, Athénaïs Versondre sortit de leur pseudo cache et s'avança un peu pour les voir. Oui c'était bien sa sœur. En revanche, elle ne connaissait absolument pas l'homme qui pourtant semblait assez proche de sa chère Talia. Mais elle ne fit rien préférant attendre d'être certaine que toute cette maudite tension soit retombée. L'autochtone accusée portait maintenant un foulard rouge autour de la taille. Tien étrange était-ce un signe distinctif ? Peut-être, après tout elle ne savait rien de ce monde pour le moment. Plus elle y pensait et en fait plus elle voulait en savoir dessus, bizarre quand même tout ça.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Ven 10 Juil - 9:51




“ test RP”

Arrivée en fanfare !


J'allais me faire virer, cette information était ingérable, elle tournait dans mon esprit et laissait derrière elle comme un vent de panique, une traînée de désolation. Je ne pouvais pas perdre mon boulot, et je refusais la moindre concession qui consisterait à accepter de jouer les conseillères pour d'autres équipes. Ma place était sur le terrain, à traquer toutes ces pourritures.

Je ne savais pas ce que je cherchais à réparer de cette manière, je ne savais même pas pourquoi j'étais incapable de rester dans le strict cadre de la loi. Il y avait une urgence absolue qui me broyait le cœur, qui me poussait vers l'avant. Cette même urgence qui me faisait me lever tôt chaque jour pour aller courir avant de prendre mon service. Courir, pratiquer les sports de combats et surtout des sports extrêmes était pour moi ce qui s'approchait le plus de loisirs. Ça et le dessin bien évidemment, mais cette part artistique dans ma vie, je n'en parlais jamais.

Mes supérieurs ignoraient tout, de cette passion... Peut être que c'était une connerie, peut être que ça m'aurait rendue plus humaine, moins barrée à leurs yeux ?
Il fallait que je me calme, que je me tienne à carreaux quelques temps, que je respecte à la lettre leurs putain de procédures à la con... Pas le choix, il allait falloir que j'apprenne rapidement à faire profil bas. Cette simple idée me filait la gerbe et ce fut sans doute ce qui me poussa à me rendre au Louvre.

J'avais un abonnement, et en présentant ma carte on ne m'emmerdait pas pour passer avec mon arme de service. Heureusement. C'était idiot, mais me séparer de mon Sig-Sauer c'était me sentir toute nue. Quoique, je préférais encore me balader nue mais armée. Tarée... Oui ils devaient avoir raison, je devais l'être un peu...
Je passais une arche entre deux zones dans le musée quand l'improbable se produisit. Je ne compris pas grand chose sur le moment, par la suite non plus d'ailleurs. Les murs autour de moi disparurent  et les sons aussi...

Et furent remplacés par le bruit du vent dans les feuilles, et le soleil... Cette fois ça y était j'avais décompensé, je devenais complètement tarée. J'essayais de ne pas paniquer mais déjà mon rythme cardiaque montait, mon front perlait de sueur, je tremblais légèrement. Folle... Tout ça pour ça.
Je fermais les yeux de toutes mes forces essayant de maîtriser l'angoisse qui montait et espérant secrètement que tout allait redevenir stable.

Finalement ce furent des voix qui me firent ouvrir les yeux. Elles avaient l'air réelles... Mais alors ? Était ce possible que je ne sois pas barge ? Que je sois vraiment au cœur de la jungle ?
Mais c'était quoi ce bordel ?
Je me mis en mouvement mon corps et mes réflexes prenant rapidement le relais sur mon esprit embrumé.

Sortir le Sig-Sauer, vérifier le percuteur, enlever la sécurité, me plaquer au tronc mousseux d'un arbre. Sortir d'un seul geste de ma cachette, mon arme pointée sur la cible... Une gamine qui poussa un cri en croisant mon regard. Bon ok, voilà que je faisais peur aux gosses.
Elle était accompagné d'un garçonnet, plus jeune qu'elle encore et ils prirent la fuite dès que j'eus baissé mon arme.

« Attendez, ne partez pas, attennnnndez, on est ou là ? »

Peine perdue, les enfants étaient rapides, et ils avaient un gros avantage sur moi, ils connaissaient le terrain, et aussi leur destination...
Je cavalais derrière pourtant, ne voulant pas me laisser distancer. J'avais juste fait une courte pause le temps de remettre mon arme dans son holster.
Après quelques minutes de course j'arrivais sur une sorte d'esplanade, enfin non de place, enfin je ne savais trop ou... Il y avait du monde, il y avait un tas de gens, certains étaient habillés de façon surprenante... Je ne comprenais rien, c'était trop étrange, trop tout en fait. Ils faisaient quoi tous là? Comme si c'était normal d'être dans une putain de jungle. Je visitais le Louvre bordel, pas la Guyane ! On m'avait fait gober du LSD ou quoi? Je m’arrêtais net avant de me mettre sérieusement à hurler.

« EST CE QUE QUELQU'UN VA ENFIN M'EXPLIQUER CE QUE C'EST QUE CE BORDEL !! »  

J'avais parlé en français. Forcément c'était la langue que j'utilisais au quotidien depuis 25ans, donc celle qui venait le plus naturellement. Et puis, je ne pouvais pas non plus être à l'autre bout du monde ? Si ? J'en savais trop rien en fait, et ça foutait la merde dans ma petite tête.


Dernière édition par Elin Jansson le Ven 10 Juil - 22:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Ven 10 Juil - 11:07


   
“ Le festival de Chiere  ”

   
" Tout Oblivion "

   

   

Une nuit très courte dont les heures de sommeil doivent se compter sur les doigts d'une main. Un réveil amené en douceur grâce aux caresses sur mon visage des rayons du soleil. Une petite promenade matinale pour se remettre les idées au clair, ainsi que dans le contexte de la journée qui s'annonce. Et quelque chose d'étrange. Ce silence, inhabituel. Inquiétant. Ô Chiere, que nous fais-tu en cette première journée durant laquelle on te célèbre ? La faune a disparu, sans explication. À mon inquiétude, se joint celle de Thalia quand je croise son regard quelques minutes plus tard. Puis celle de Thémis, ainsi que celle de tous ceux ayant déjà connu cette fête.

Le trajet vers Petit Matin est accompagné d'une atmosphère étrange, imprégnée par l'inquiétude. Ainsi que des interrogations sans réponse. Peut-être que les chieresques pourront nous en dire davantage, sont déjà de ce qui se passe. Ou peut-être pas. Que cela soit dans ce monde ou dans l'autre, tout phénomène inhabituel est accompagné d'un vent de panique au bout duquel résulte la pire des choses : la recherche d'un coupable, condamné sans le moindre chef d'accusations valides. On le choisit car cela permet de concentrer notre peur sur quelque chose, cela procure également une bouée à laquelle se raccrocher. Kriemhilde. Penthésilée. Rosemary. Que des femmes, à croire que les vieux adages énonçant que les femmes s'avèrent à l'origine de nombreux troubles sont ancrés également en Oblivion. Si je suis leur certaine logique, je ne prendrai plus l'une d'elles à bord de la Valkyrie, on ne sait jamais, qu'elle la fasse couler...

Un instant, je sens la main de Thalia dans la mienne. Mes doigts s’entremêlent aux siens, les serrant brièvement. Pour quelle raison ? Tenter de lui dire que cela ne va pas dégénérer et que la situation va se calmer ? Je ne me convaincs pas moi-même alors la convaincre elle... La disparition de la faune marque le début d'une journée d'irresponsabilités et là je fais référence dans un premier temps à Thalia qui me lâche pour se mettre devant Rosemary. « Stupide femme. » Je marmonne entre mes dents, en langage chieresque pour le coup qu'elle comprenne que je n'approuve pas son geste. Et voilà qu'elle me demande d'éloigner Thémis. Je suis un homme au foyer. Je vais écouter ma femme partie au front et mettre à l'abri notre enfant. Elle se fout de ma gueule. Pourtant, au milieu de cette cohue générale, j'agrippe la main de Thémis pour la pousser en arrière, pour qu'elle se mette à l'écart. Je la connais suffisamment, elle ne partira pas sans Thalia. Et moi non plus d'ailleurs.

Alors on reste, et on écoute les vociférations de chacun. Chacun y va avec sa touche personnelle, que cela soit du côté chieresque que du côté des étrangers. Lesquels sont les pires ? J'en regrette presque de ne pas être sur mon voilier, très loin d'ici, et au calme. Les chieresques qui interviennent se montrent encore plus ou moins respectueux dans leurs propos, ce qui n'est pas le cas des étrangers. Satanés barbares... Maudits gamins qui pètent plus haut que leur derrière mais qui auront mal quand ils finiront par retomber dessus. « Fermez vos gueules. C'est l'option la plus sage qui se présente à vous. » Du moins, s'ils tiennent à la vie. Cette fois mes propos sont prononcés en anglais, d'une voix suffisamment forte pour que quelques uns, notamment celui qui traite les chieresques de barbares, m'entendent. Et maintenant ? Si Thalia a pris la défense de Rosemary, je n'ai pas bougé pour ma part. Je ne choisis personne, non par manque d'affinités avec l'un ou l'autre des partis, mais parce que je ne vois pas l'intérêt de choisir entre les accusateurs et les accusés. Je ne me place même pas en juge, il n'y en a qu'un et c'est Chiere. Chiere qui jugera également cette hystérique dont la voix retentit au milieu de tout ce bordel qu'elle alimente également.

Spoiler:
 
       
   

   
   
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Ven 10 Juil - 19:37

Les uns s’insurgent, les autres se méfient, certains se défendent, d’autres bandent leurs arcs.

D’aucun ne remarque la petite tornade qui parcours le campement dans un courant d’air, papillonnant entre les arbres et les gens avec légèreté et discrétion.

Tylia.

Si déçue de ce silence en ce lieu chaque cycle empli de joie. Si déçue de ces teintes sombres en ce lieu chaque cycle empli des plus fabuleuses couleurs de la faune et la flore d’Oblivion. Si déçue de ces fleurs fanées, de ces animaux absents, pour ces jours où l’on devrait festoyer l’Eveil. Si déçue de cette inanité tendue, pour cette aube du jour de l’Origine d’ordinaire si pleine de nuances éparses et mouvantes, naissantes, qui donneront la matière essentielle aux jours à venir. Cette aube, sa préférée, se teinte aujourd’hui de nuances de gris, d’immobilité, de colère… Et cela ne lui plaît pas.

Pinceaux en main, elle tente à tout prix de rééquilibrer ce nuancier, de faire revenir la joie par l’explosion de ses couleurs, de ses formes, de ses mouvements. Elle sait qu’elle ne parviendra jamais à reproduire ne serait-ce que le commencement de l’inégalable talent de Chiere, mais elle veut appeler par ses gestes et son art Mère Nature à s’éveiller. Elle veut ré-entraîner dans ses mouvements et ses gestes la joie et le bien-être de son peuple.

Il est hors de question que ces fêtes soient gâchées. Et les hommes ne parviendront à regagner l’attention, l’honneur et l’éveil de Chiere qu’en la festoyant bruyamment, qu’en appelant la paix dans leur cœur et le pardon sur leurs lèvres.

Elle chante.

De sa voix faible et aigüe, pas forcément juste, mais si pleine d’entrain, si douce et virevoltante, qu’elle pénètre les cœurs et les âmes.

Elle siffle.

Les parties instrumentales d’une chanson imaginaire, les envolées lyriques, si enchanteresses, des oiseaux de l’aube.

Elle gronde.

Les basses, le liant de l’ensemble, la cohérence du tout.

Elle danse.

Entre les gens, entre les arbres, entre les tentes. Elle danse au milieu du silence inanimé, mouvement flou qui laisse derrière lui couleur et passion.

Elle peint.

Formes, teintes et reliefs s’animent pour laisser sur son chemin les couleurs d’un Éveil qu’elle appelle de son cœur bienveillant. Elle peint sur les arbres, sur les meubles, sur les gens. Elle peint des oiseaux volant sur les joues, des cerfs courant sur les dos, des lapins glissant sur les jambes, des papillons battant des ailes sur les mains.

De tout son cœur, de tout son être, de toute son âme, elle appelle son peuple à la beauté des arts dans lesquels il est si doué, elle appelle son peuple à la passion des âmes qui a su depuis des millénaires les intégrer dans l’œuvre titanesque et splendide qu’est Oblivion, leur maison, leur toit, leur famille, leur foyer.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Ven 10 Juil - 20:52

Je crois que j’ai fait une bêtise. Je sens les Chieresques du Petit Matin hésiter autour de moi, j’entends le grognement contrarié de Sven dans mon dos, quelques arcs s’abaissent – ils savent que je ne suis pas une ennemie de Chiere. Un nuage de mauvaise humeur toute suédoise m’environne, et je retiens mon agacement. Il s’imagine quoi, que je vais laisser un malentendu peser sur la vie d’une enfant à laquelle j’ai ouvert les portes de ma maison ? Elle est de mon foyer. Je suis responsable d’elle à présent. Homme borné… !

Bien sûr, la tirade de Rosemary ne contribue pas à apaiser les tensions, pas plus que toutes les interventions. La femme avec la Passeuse – son apprentie, Shael – n’arrange pas vraiment les choses non plus. Les tensions escaladent à une vitesse folle et j’ai peur pour Thémis. Elle va vouloir défendre ses amis chieresques, forcément, et je crains qu’elle ne soit malmenée dans la cohue. Alors que je parcours la foule du regard, une chevelure flamboyante attire mon regard, et soudain tout le reste disparaît – ce visage, je le reconnais, même si cela fait quinze ans que je ne l’ai pas revu. Le sang se glace dans mes veines, la tête me tourne, et soudain je prends conscience du bruit, du tumulte, de la pagaille insensée que ce jour de fête est devenu. Incrédule, choquée, je cherche Sven du regard – il est là, à quelque pas, sa vigilance concentrée apparemment sur Thémis qui n’a pas vu le fantôme dans la foule – le fantôme de sa mère.

Je les rejoins, agrippant le bras de mon ami des deux mains, un fond de panique dans la voix. « On s’en va. On s’en va, d’accord ? On rentre au Manoir. Le temps que les choses s’arrangent. » Je n’ai pas particulièrement baissé la voix – je vois des visages se tourner vers nous. Ceux qui veulent me suivre sont les bienvenus, et mon regard cherche l’Aïeule du Petit Matin parmi les Prêtresses. « Nous vous laissons en paix, ma famille et moi. » Mon bras valide attrape Thémis par la taille, et de l’autre main je saisis celle de Sven. Nous sommes connus, tous les trois. Notre dévotion à Chiere n’est un mystère pour personne. La femme dans les arbres, l’homme sur les flots, et l’enfant muette qu’ils ont élevée. « Nous reviendrons demain, avec nos invités, pour la fête de la Lumière, s’il est permis. » Les trois femmes en cours de prêtrise pour le Petit Matin acquiescent gravement, et leur hochement de tête solennel me met du baume au cœur. Un murmure d’accord parcourt la foule, et je bats en retraite, fuyant bien plus le spectre de ma sœur que les événements funestes de ce jour.

Il faut que je parle à Sven. J’ai vu Athénaïs. Et elle m’a vue…


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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Dim 12 Juil - 21:30




“ test RP”

Attention, il pleut des branches.


Porto Rico.

Le bolide était prêt. Se reposant sur l’eau, il n’attendait que son pilote. L’engin se dressait avec fierté au bord de la jetée. Casper l’admirait, impatient de conduire cette merveille. Il n’avait d’yeux que pour elle, comme un gamin obnubilé par un cadeau de Noël. L’homme qui l’accompagnait s’en inquiéta. « Casper. Regarde-moi. » Le jeune Inarsson cessa d'observer la machine, posant son regard sur l’homme qui le lui demandait. « S’il arrive quelque chose au Pélican, je te tue. Si j’accepte de te le laisser, c’est uniquement car je dois une faveur à mon vieil ami mais je n’ai aucune confiance en toi. » Ces menaces n’étaient pas vaines. Ces paroles firent naître une tension désagréable et presque incohérente avec le cadre paradisiaque de la plage. Mais Casper n’était pas un dégonflé. « Si tu l’aimes autant cet avion, pourquoi lui donner un nom qui craint ? Je veux dire, tu aurais pu l’appeler L’Aigle Royale ou L’Albatros… Ca a quand même plus d'allure qu’un pélican. » Dix secondes de silence. « Barre-toi ou je te casse la gueule. »

Il aurait aimé voir papi se battre mais sa priorité n’était pas là. Casper grimpa à bord de l’hydravion, devant les commandes. Le contact allumé, les hélices virevoltant, il démarra. Et de plus en plus, il prit de l’allure, surfant sur quelques mètres puis décollant entre mer et ciel. Ses palmes ne touchèrent plus l’océan, le voici libre du sol. « Casper Inarsson, aux commandes du Péli... De l’Albatros, c’est parti ! Wouhouh ! » L’éphèbe était aux anges. La sensation de voler en toute sécurité, sans crainte, au-dessus d’un paysage magnifique il s’arrêta un instant de penser à sa mission.

Puis, il se souvint de sa responsabilité. Celle à laquelle il s’était engagé devant son grand-père mourant. Il devait retrouver Sven Inarsson, un frère de son père. Il aurait été plus directe de dire son oncle mais il était difficile pour Casper de le considérer comme tel. Cet homme avait brillé par ses absences plus ou moins longues. La dernière fois que Sven avait été repéré, il naviguait au Triangle des Bermudes.

Casper survolait le périmètre à la recherche du moindre indice. En moins d’une seconde, il fut projeté dans un autre monde. L’océan fit place à une jungle. L’horizon dégagé à des couronnes de montagne. « Woah ! Putain ! C’est quoi ce bordel !!! » Le suédois tira sur le manche instinctivement. Pas le temps de réfléchir, de philosopher. L’avion ne sembla guère apprécier cette manœuvre et la panique prit le dessus. Le contrôle perdu, il se rapprocha dangereusement de la faune et la flore de ce nouveau monde. « Non non non non non non non !!!! J’avais mourir ! J’vais mourir ! J’vais mourir ! J’veux pas mourir ! » Les ailes mécaniques heurtèrent d’épaisses branches qui arrachées de leurs troncs s’écrasèrent pendant que Casper s’enfonçait de plus en plus loin dans l’obscurité de la forêt sans pouvoir s’arrêter.

Boum.

Sois le bienvenu à Oblivion, Casper Inarsson.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mer 15 Juil - 22:25

C’est le bordel. Partout où Jax regarde, il estime l’ampleur des dégâts. A vrai dire, cette fois-ci, les fêtes qui promettaient d’être prodigieuses, le vieux les avait senti plutôt mal. C’est vrai, quoi. Déjà hier, on lui cherchait des noises. Se ramasser des fruits pourris en pleine poire alors qu’on démontre des talents artistiques certains, ce n’est guère très agréable. Du coup, l’égaré est plutôt grognon ce matin. C’est un euphémisme, d’accord. Jaxson est d’une humeur de chien ; il grogne tout ce qui l’approche d’un peu trop près. Il n’arrange rien à l’exécrable tension qui rôde dans les parages. Qu’est-ce qui se passe ? Cooper n’a jamais vraiment trop cru à ces histoires de déesse mais le fait que toute la faune leur fasse la gueule, c’est un peu fort. Même lui est un peu inquiet. Il aime bien ce coin, il voudrait pas que quelque chose arrive à ce monde. Jaxson pense qu’il est au paradis, alors pensez bien. Cela ne peut pas arriver au paradis. Il hausse doucement les épaules. C’est sûrement provisoire. Et si toute la foret avait déjà trop festoyé ? Ah ! Est-ce que quelqu’un y pense à cela ? Vraisemblablement, non. Les accusations fusent et Jaxson est presque étonné que personne ne le montre du doigt – il a l’habitude de cela. Sans doute est-ce parce qu’il a su se lier d’amitié – ou tout du moins dans une certaine forme d’attente cordiale – avec plusieurs Chieresques. Ceux-ci savent qu’on peut compter sur Jaxson et que même s’il maîtrise l’art difficile d’être un parfait connard, il ne ferait pas de mal à leur peuple – c’est très certainement ce qui a sauvé cette petite insolente l’ayant attaqué avec un fruit gâté.

Jaxson évolue dans la foule compactée et effrayée. Les scandales, appelant au sang l’intriguent. Vraiment ? Un bain de sang aujourd’hui ? Il hausse doucement les épaules. Eh bien, plus rien ne l’étonne. Le vieil homme écoute d’une oreille distraite ce qui se passe tout autour de lui. Oh, ils peuvent pas simplement prendre ça un peu plus à la légère, non ? C’est juste une petite blague de la nature ou une connerie du genre. Voilà ce qu’il en pense. Pas de quoi s’inquiéter. Pourquoi s’inquiéter ? Cooper se pense mort alors, bon, lui, forcément, ça ne semble pas le tracasser plus que cela. Si l’Apocalypse venait frapper à sa porte, il lui ouvrirait en lui offrant une bière. Plus rien à perdre.

Mais bon, Jaxson va pas non plus passer la journée à observer passivement ce qui se passe. Il aime bien jeter son petit grain sel dans l’affaire. Rester planté là à ne rien faire, il aime pas ça, non. Ce qu’il aime Jaxson, c’est en rajouter un peu. Il ricane à cette idée – le malheur des autres fait le bonheur des uns paraît-il. Au même moment, le vieux pose les yeux sur un gamin plus grand que lui – plus grand que tout le monde – poussé dans un élan tellement héroïque qu’il finit par se faire stopper net par un guerrier Chieresque – ce gars aurait pu l’écraser avec sa seule main, pour sûr. Tu toises le bonhomme avant de t’en approcher. Il a l’air de vouloir défendre son pote. C’est bien brave mais s’ils se mettent tous les Chiersques à dos, ils feront pas long feu. Jaxson est dans un de ses bons jours – ou alors c’est juste pour éviter de mourir (à nouveau) d’ennui qu’il se bouge, on saura jamais vraiment.

« Ca a l’air d’être plutôt le bordel, hein bon. Evite de faire le malin, musclor t’as déjà montré que tu valais rien. Si ça se corse, suis le chapeau. »

Et Jaxson se marre – il ne sait définitivement pas jouer au héros. Mais bon, comme le vieux a tout de même un sens assez développé de la justice – même si elle reste très personnelle, il est vrai – s’il devait arriver quelque chose à quelqu’un qu’il juge innocent, il ne le laisserai pas faire.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Ven 17 Juil - 15:26

Après une courte nuit de sommeil, Esther Mélodie Delmas se leva dès l’aube, aux premiers rayons du jour, en attendant les roulements des tambours, au loin, qui annonçaient la cérémonie. Curieuse comme une fouine, la jeune femme quitta sa cabane et rejoignit ses compagnons Orphelins pour converger vers le petit matin. De ses grands yeux bleus, Esther regardait partout, cherchant à comprendre, cherchant à percevoir n’importe quel détail. Elle n’était pas une aventurière, mais quand il s’agissait de se cultiver et d’apprendre de nouvelles choses, la jeune femme était toujours au premier rang. Surtout qu’elle était en confiance, elle était bien entourée et elle savait que rien ne pourrait arriver au cours de cet évènement. Comme elle l’apprit, ce premier jour était celui de l’Origine où l’on célébrait l’éveil de la conscience de Chiere et la création de l’univers, qui serait né de son souffle et de ses larmes. Esther trouvait cette histoire absolument magnifique et elle avait hâte de découvrir cette cérémonie, qui l’intriguait de plus en plus. Dans les rangs, des choses se murmuraient, on disait que c’était le jour des enfants de Chiere et qu’il y aurait des rituels, réalisaient par des Prêtresses. On disait que le règne animal se lèverait, qu’il y aurait des cris d’animaux, des oiseaux dans le ciel, des papillons un peu partout. Esther attendait cela, mais étrangement rien ne se passaient. Il y eut de nouveaux murmures, des chuchotements, Esther cherchait du regard les Chieresques, qui semblaient horrifiés de voir que rien ne se déroulait. Esther resta avec les siens et elle attendit, ne sachant quoi faire de peur que quelque chose d’horrible se réalise. Un premier cri finit par se lever, celui du Lige qui accusa Kriemhilde que tout était de sa faute. Puis, on se tourna vers une autre femme. On cherchait des coupables et les voix s’élevèrent, chacun accusant l’autre à propos du trouble de cette cérémonie. Esther se tourna vers un Orphelin qui se trouvait à ses côtés et lui demanda, assez inquiète à propos de cette situation.

« Vous pensez qu’ils vont faire du mal à quelqu’un, c’est terrible tout cela. » Elle qui pensait pouvoir vivre un jour de fête, découvrir une nouvelle culture, elle avait le sentiment que le peuple Chieresque était en fait comme les Humains qui vivaient dans le monde normal. C’était décevant et la jeune femme préféra à continuer à se taire et ne pas se faire remarquer.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Ven 17 Juil - 22:06

Y’a un gars moustachu et avec un drôle de chapeau qui débarque, et Ölver reste médusé devant l’aplomb du type. Quoi ? Okay voilà que le type lui fait bien comprendre qu’il n’est qu’un moins que rien. Bien entendu ca fait bouillir l’égo déjà malmené du gosse qui dans la panique du moment se retrouve avec la répartie d’un balai. Okay mais vous allez tous me la sortir celle-là ?bougonne-t-il. Il n’en fait pas trop, parce que comme le guerrier qui l’a arrêté un peu plus tôt, cet individu-là n’a pas l’air commode.

En toute logique Ölver devrait suivre Istalia et sa clique, partis précipitamment pour éviter de se faire lyncher. Vu l’ambiance qui règne dans le coin, il voudrait bien le faire, parce que c’est clair que pour les moijtos sous le palmier, c’est plus que raté. Seulement un  mouvement de foule envoie cette option de fuite sur les roses quand un cri paniqué traverse l’air. C'est du francais ou du moins ca y ressemble, et ca vrille les tympans. Le gosse est alors entrainé par une bande de chieresques en colère qui ne le regarde même plus.

Heu…..Son regard est collé sur le gars qui s’éloigne. Dans cette situation qui tourne au vinaigre, c’est soudain le seul point d’ancrage qu’il lui reste. Sans réfléchir et pour une raison totalement inconnue, excepté peut-être un intérêt pour se mettre dans des situations pas possibles, il décide de le suivre. Enfin disons qu’il essaie. Le gars est déjà loin et lui rame sec pour remonter le courant de la foule, puis finalement il parvient à se frayer un chemin et tel un saumon se faufile loin de la cohue. Attendez-moi hey le gars du chapeau…minute !

Le type s’éloigne vite et oblige l’islandais à accélérer. Et sur le chemin il repère alors un visage familier, celui d’une orpheline qu’en temps normal il éviterait de croiser, excepté que là la blondinette semble happée par le tourbillon d’une foule colérique. Le vague élan de pitié qui le traverse lui fait attraper le bras de son ancienne collègue. Eh bin Wright reste pas là tu vas te faire écraser. Et voilà qu’il l’entraine sur les traces du chapeau qui au loin se tire.

Allez accélère mince ! Cette fille est décidemment trop lente alors il tire un bon coup sur son bras pour qu’elle ne se traine pas autant.

Je précise pour Grass, Némésis, Esther peut-être, ou n'importe qui que vous pouvez parfaitement suivre! J'ai pas voulu bouger vos persos et vous laisser le choix. Mais pas de soucis que le perso ait suivi!


Dernière édition par Ölver Einarsson le Sam 18 Juil - 9:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Sam 18 Juil - 8:57




C'est vrai, c'est lui qui a provoqué ce bordel. Il en est parfaitement conscient. Il sait aussi à quel point son acte ne l'était pas étant donné son cruel manque de compétences physiques. Il a vu plus d'une personne ici, des chasseurs et autres guerriers, et il sait comment ça finira.
Il a pas de muscles, même pas d'arme, il pourrait peut-être se dénicher un poignard mais il sait très bien l'issue du combat désespéré que ça donnerait. Il veut pas y rester, il veut pas se dire qu'il a accomplit toute une vie pour qu'elle s'arrête d'une façon aussi conne, à cause d'un coup de colère.
Alors il respire, Nemesis. Pendant que ça crie, pendant que ça insulte, pendant que ça étale sa culture en se prétendant fort.

C'est pas ce qu'il a fait. Il a juste défendu son honneur, celui des gens, des vrais, sans jamais avoir attaqués personne. C'est pas eux qui ont déclaré des conneries.
C'est pas eux qui ont parlé du sang des autres. Et pourquoi ? Pour un poulet déformé ? Pour avoir foutu le feu avec une clope ?
Non mais sérieux - Nemesis pouvait être cruel, comme la plupart des humains, mais on avait jamais menacé quelqu'un pour ça.

Des barbares. De vrais barbares. Et alors que les paroles s'enchaînent, ça l'énerve, c'est les doigts qui se plantent dans sa propre chair, son visage qui se contraste sous une colère qu'il contient. Il veut pas les entendre, pas même discuter. Il veut qu'ils la ferment comme il l'a réclamé, que ces tarées s'excusent et qu'elles se cassent en les laissant dans ce semblant de fête.

Il fallait que ça tourne mal à cause d'elle et c'était maintenant au bas peuple de s'excuser. Et puis quoi encore ? Il faisait de son mieux Nemesis. En dépit de son caractère et de ses préjugés, il avait tenté d'être diplomate, de voir les choses sous leur point de vue, mais peu importe, ça le rendait malade.
C'était pas à eux de doubler d'efforts, ils l'avaient déjà fait ; c'était à ces gens de virer ces dingues de cette maison. Une révolution c'est pas si loin d'accès, et si ces filles n'aident personne alors autant les virer. C'est ce qu'il se dit.

C'est tout ça qu'il comprend pas, cette mentalité, ces soit-disant regrets et cette soit disant empathie.

La sympathie de ce peuple, Nemesis n'en veut pas. Si ces agissements leur déplaisent, ils n'avaient qu'à s'y opposer. Et si personne ne le ferait, alors peu importe.
Peu importe si aucun ne se risquait.
Malgré son peu de qualités, malgré sa mentalité, lui il essaierait.

« Vous êtes les seuls à craindre ces tarées. Et parlez-nous de sagesse ou de ce que vous voulez, un jour vous comprendrez que les seules personnes existences dans ce monde, c'est nous. »

C'est l'agressivité qui a disparu, des paroles qu'il prononce presque avec le ton de la pitié. Ouais, peut-être qu'il en a. Peut-être qu'il se sent mal pour ces gens aveugles au point de s'en remettre à des pratiques aussi bêtes.
Et tandis qu'il s'apprête à suivre Ölver, il jette un dernier regard à Rosemary pour l'inviter à le suivre. Il restera pas ici, pas question. Et s'il ne pouvait pas quitter ce monde, il changerait ce qui lui déplait. Et alors, les menaces iraient dans les deux sens.


Je suis du coup !
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Dim 19 Juil - 17:22

Le trajet jusqu’à Petit Matin avait été éprouvant. Reena était restée en arrière, pour s’occuper des enfants encore trop jeunes pour voyager avec eux et garder un oeil sur le reste de l’élevage. Au début, ce rôle aurait du revenir à Opale mais la jeune femme avait clairement expliqué que si on la laissait au campement, elle prendrait les enfants avec elle et viendrait quand même. Alors la plus jeune, Reena, s’était sacrifiée. Après tout, elle venait d’accoucher et un voyage d’une telle envergure aurait pu être dangereux pour sa santé fragile.
Alors ils avaient fait la route à trois, en silence. Ils avaient amenés avec eux une dizaines de chameaux à vendre ainsi qu’un coffret de bijoux que Kasi et Reena avait mis de côté pour l’occasion depuis un an.
Opale étouffait, dans ce couple qui n’était plus sien. Elle voyait bien comment Anil regardait Kasi, un regard qu’il n’avait plus posé sur elle depuis des années. Et petit à petit l’idée de la fuite se mettait en place dans son esprit. Après le festival, elle partirait et ne reviendra pas. Telle mère, telle fille. Mais elle n’en pouvait juste plus.

Ils étaient arrivés juste à temps, un jour avant le début des festivités et plutôt que de chercher l’hospitalité, ils avaient installés leurs caravanes un peu à l’écart et préparant tout pour le lendemain. Distraite, Opale caressa son chevron, en traversant Petit Matin elle avait pu voir que les rumeurs étaient vraies : des étrangers étaient arrivés en masse, la jeune femme n’en avait jamais vu autant : c’était incroyable. Peut être qu’elle rencontrerait des gens intéressant ? Capable de lui raconter comment c’était là bas ? Si les avions volaient vraiment et si Bollywood était vraiment le paradis ?
La nuit tombée, Opale mit un moment à s’endormir. La respiration de ses deux compagnons la maintenait éveillée. Allait-elle vraiment les abandonner ? Malgré tout ce qu’elle pouvait dire, Opale aimait énormément Kasi, elle était comme une soeur pour elle. Et Anil avait été le premier homme à l’accepter telle qu’elle était. Était-ce juste des les laisser ? Et les enfants ? A cette pensée, son cœur se serra. Abandonner les enfants seraient sans doute le plus dur. Ils n’étaient pas de sa chaire et de ses entrailles, mais ils étaient de son cœur. Et là était le plus important.

Ce fut le silence qui les réveillèrent. L’absence du blatèrement de leurs chameaux, le gazouillement des oiseaux, le bruit du vent dans les branches. Rien. Intrigués, ils sortirent de leur tente pour ne trouver qu’un enclos vide. Leurs dix chameaux avaient disparu, et toute la nature avec. Non. C’était impossible. Paniquée, Opale se mit à courir autour de leur campement, dans l’espoir de retrouver la trace de leurs bêtes. Sans succès.

“Anil ! C’est de la folie ! C’est impossible ! Tu crois… Tu crois qu’on nous les aurait volé pendant la nuit ? Qui serait capable de ça ?”

Les étrangers. Cette idée traversa leur esprit, même celui d’Opale. Qui d’autre aurait pu faire ça ?

“Allons au Refuge maintenant. Ce n’est pas normal. Kasi prend les bijoux, il ne manquerait plus qu’ils disparaissent.”

Après une rapide toilette, le trio se hâta pour rejoindre les autres et comprendre ce qui se passait. Plus ils avançaient et plus la tension montait. La nature était comme mourante. Mais que faisait Chiera ? Pourquoi ?
Lorsqu’ils arrivèrent enfin, ce fut pour tomber nez à nez avec un attroupement, un mélange de Chieresques et d’Etrangers. Ca hurlait, ca argumentait. De ce que réussit à saisir Opale de la situation, les prêtresses réclamaient le sang d’une de ces étrangères. La jeune femme haussa un sourcil, depuis quand des sacrifices étaient-ils nécessaires ? C’était absurde !

“Excusez moi, excusez moi, est-ce que vous n’auriez pas vu une dizaine de chameaux s’il vous plait… ? Les nôtres ont disparu ce matin !”


Opale essaya tant bien que mal de se frayer dans la foule, questionnant à voix basse les gens. Apparemment ils n’étaient pas les seuls dans ce cas : toute vie animale avait tout simplement disparue. Mais bon sang, que se passait-il ?
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Lun 20 Juil - 21:04

Un simple merci ça ira, un petit sourire et Ambal est repartie, laissant Eline au milieu de la cohue qui commence à se former. Elle en profite pour découvrir toute la préparation déjà installée, les chieresques n'y sont pas allés de mains morte sur la déco, la jeune fille lève simplement la tête pour tout découvrir partout. Elle aimerait tant retourner voir Ambal et la féliciter, mais non, les choses ne se passent pas vraiment comme elle se l'imagine.

On entend un bruit de tambour, sûrement la fête qui commence. Eline a un peu été briefée sur le sujet : ils jouent et puis c'est la forêt qui s'anime et se ramène à la fête du village, ça risquait d'être impressionnant. Les tambours jouent toujours et encore, de plus en plus fort, rien ne se passe. Elle se retourne, regarde partout, se préparant à voir un lynx, une colonie d'oiseaux, le schéma se dessine déjà dans sa tête mais non, pas âme qui vive ne vient les rejoindre. La foule s'est un peu regroupée et puis des cris surgissent, ils s'accusent l'un l'autre, la balle est renvoyée d'un coupable à une personne de l'autre côté du regroupement. Eline est là, bloquée dans tout ce bazar.

Et puis, tournant sa petite frimousse blonde de l'autre côté, elle voit le visage d'un certain islandais qu'elle ne connait que trop bien, après avoir passé quelques semaines d'organisation, elle a pas vraiment le choix. Il la voit, l'agrippe par le bras et la sort de ce foutoir. Il avance trop vite, elle suit plus la cadence. C'est qu'elle est allée marcher hier, elle en a plein les pattes ! Mais il insiste, il tire plus fort, mais il l'entraine où comme ça ?

"Dis Olver, tu comptes me dire où tu m'emmènes ou je dois te suivre comme un petit chiot ?"

Le garçon ne s'arrête pourtant pas, Eline ne sait trop quoi faire, tant qu'à être là, elle le suit. Elle peut pas aller bien loin t'façon. Elle s'en veut un peu d'avoir abandonner Hortense mais elle avait foi en la brune, elle retrouverait son chemin. Elle a juste le temps de voir qu'un autre garçon les suit, elle le connait pas, elle l'a jamais vu, et puis elle se concentre sur ses pas, manquerait plus qu'elle tombe encore, c'était sa spécialité. Enfin, c'était tout de même dommage que tout tourne au vinaigre, Eline s'était réjouie d'avance de pouvoir admirer la beauté de Dame Nature, une nouvelle fois.

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Lun 20 Juil - 21:20

Le festival de Chiere pouvait commencer, le premier jour était enfin arrivé. J’étais debout dés l’aube, anxieuse et impatiente. Les tambours résonnaient et les habitants d’ici et d’ailleurs arrivaient en petits groupes ou seul. Tellement de couleurs. Tellement de diversité. C’était rare de voir autant de personnes issues d’univers si différents - cela en étant grisant voir déroutant. Ce festival ne serait pas comme tous les autres. On avait baissé nos barrières, ouvert notre culture à qui voulait bien la respecter. L’enjeu était grand, tout le monde ne s’en rendait pas forcément compte mais l’entente devait être présente sinon Oblivion en souffrirait plus que ce que l’on pouvait imaginer.

L’Origine. L’un de mes moments préférés sans nul doute. La création. Le début. Un moment crucial sans quoi on aurait pu voir le jour. Le début de cinq jours de festivités dans la joie et l'allégresse.  Les mauvais présages de la veille étaient toujours dans ma mémoire... Ce fut en parcourant un peu le Refuge du Petit Matin qu’un frisson d’effroi me parcouru - où étaient les oiseaux ? les bruits ? les grésillements ? les mille et une couleur qui emplissaient la ville ? les chameaux du Glorieux Crépuscule n'étaient plus là, nos précieux griffons non plus. Je me penchais, prenant dans ma main une fleur, l’examinant soigneusement - elle faisait triste mine.

Je m’approchais des Prêtresses, Passeuses et Chamans et de Maura Salem. Le changement n’était jamais bon. Les tambours étaient silencieux et des cris commencèrent à retentir dans l’assemblée. Des accusations étaient portées : Kriemhilde Obversson puis Penthésilée Saludja et ensuite Rosemary Grass. Ces visages m’étaient familiers, elles étaient là lors de l’attaque du Temple.
Les paroles d’un jeune homme me heurtèrent particulièrement - le Dieu des Coquillages ? Une critique sur le vêtement d’apparat d’une chieresque. Je restais silencieuse, jaugeant et observant. Comme si la disparition de toute forme animal en Oblivion n’était pas suffisante, il fallait en plus qu’un conflit naisse dans l’assemblée.... Je voyais des âmes se déchiraient à la suite des accusations, certains étaient déjà trop alliés aux étrangers : Sorajaï Chemsa, Aliador Atem qui prit la défense de la blonde ayant, apparemment, un griffon en sa possession. Je regardais Sorajaï Chemsa. La marginale. Celle qui faisait preuve d’une grande bravoure quoi qu’il advienne, nouant son voile à la taille de  l’Abjuratrice.

La brune accusée prit la parole, elle avait de l’audace et du répondant. Ses paroles me firent plus sourire que ce qu’elles m’offusquèrent. Chiere nous mettait à l’épreuve, j’en étais quasi-certaine. Cela avait commencé avec ce feu dans le Temple, c’était tombé sur Rosemary - cela aurait pu être n’importe qui. Ensuite, j’écoutais les paroles de la Passeuse des Âmes, pour nous ses paroles étaient profondes pour les étrangers, je ne le pensais pas... Ils ne la croiraient pas. Quoi qu’il en soit, elle avait raison nul ne peut parler au nom de Chiere. Je regardais la scène assez subjuguée, une jeune femme se mit à hurler des paroles incompréhensibles.

Je me mis au centre de l’assemblée après concertation rapide avec les Prêtresses pendant que les mots fusaient ici et là, nous avions convenu de renvoyer tout le monde dans leur foyer. Je m’avançais dans ma robe colorée, je soufflais un bon coup et d’une voix posée et forte les mots sortirent seuls de ma bouche :

« Assez ! Chiere ne voudrait pas nous voir nous déchirait de cette manière, que vous soyez natifs d'Oblivion ou d'ailleurs. En ce jour de l'Origine, nous devons célébrer la création. Oblivion est né dans le souffle et les larmes non pas la colère et le conflit. A quoi cela vous mène d'accuser étrangers ou chieresque ? C'est un présage de notre mère. Voyons plus loin que cette faune qui a disparu, que ces fleurs fanées qui jonchent le sol. Chiere a voulu nous montrer quelque chose - et aucun d'entre nous n'a cherché à savoir quoi. J'invite tout le monde à regagner ses pénates. Que les esprits virulents se calment pour revenir dès le lever de soleil célébrés, ensemble, la Fête de la Lumière. ».

Tout ceci devait avoir un sens.  A nous de découvrir lequel...

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- Une poésie muette -
« Danser, c’est comme parler en silence. C’est dire plein de choses sans dire un mot.»

Un souffle d'espoir:
 
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Lun 20 Juil - 22:05

La petite au caillou s’était approchée de moi, elle voulait aider. Un geste qui me toucha, une belle initiative elle n’était pas obligée. Je lui devais un service... je n’étais pas certaine de lui demander quelque chose, un jour... Je lui fis un sourire et quelques mots :  « Thank you, that’s ok ! » J’ignorais qu’Eline était proche d’Hortense, elle ne m’en avait pas encore parlé. J’avais décliné l’offre de la jeune orpheline, j’avais terminé ce que je voulais faire, je ne savais pas quoi lui confier réellement. Qu’elle profite des festivités en tant qu’invitée, ce n’était pas tous les jours que l’on assiste aux Festivités de Chiere. Je ne savais pas si je devais aimer Eline, elle était étrange mais c’était essentiellement dû au fait que nous n’étions pas issues du même monde. Peut-être qu’Hortense me ferait changer d’avis...

Toute joyeuse en ce nouveau jour de la Fête de Chiere, les pensées toujours maussades mais, je m’étais fais la promesse à moi-même que mes états d’âme ne viendrait pas tout gâcher. D’ailleurs, que rien ne pourrait gâcher la fête. Cette idée resta dans ma tête à peine deux petites secondes, j’avais pris l’habitude à mon réveil de toujours écouter les bruits qui entouraient la cabane. Les oiseaux, le craquement du bois, les insectes, les fauves. Et là, rien. Je regardais Lou-Ann, elle dormait je la laissa dormir. Je me préparais assez rapidement du coup, et je me dirigeais vers Petit Matin. Les tambours raisonnaient mais, ils n’y avaient qu’eux. La nature ne répondait pas à notre appel. Chiere nous avait abandonné.  

Ma bonne humeur du matin s’en était déjà allée, l’inquiétude se lisait sur mon visage. Un tumulte de gens commençaient à arriver et à mon arrivé, les accusations avaient déjà commencé. Je restais ébahie. Pourquoi tant de violence ? Tant de haine ? Je ne comprenais pas. Et le chant des oiseaux que l’on entendait plus. Bientôt des regards se tournèrent vers Kriemhilde, je suivis Sorajaï que j’avais rejoins pour protéger notre amie. Puis, ce fut au tour de Penny d’être accusée, mon visage prit un air très grave. La pauvre... Sorajaï se dirigea vers elle. Je craignais ce qu’elle allait faire, elle avait tellement de courage et peut-être une dose de folie ! Je l’admirais pour son geste. Elle protégeait Penthésilée même si leur relation n’était pas toujours très amicale. Je regardais inquiète Penthésilée.

J’étais non loin des Orphelins. J’étais à l’aise avec les étrangers, peut-être qu’un jour on me jetterait la pierre à cause de cela. Les paroles d’Esther m’interpellèrent. «  Personne ne fera de mal à personne. Ne t’inquiète pas, Esther. » J’étais désarmée, jamais je n’aurais pensé songer à devoir me battre en ce jour de sérénité et de fête. Je rassurais Esther, déjà qu’elle trouvait ce monde hostile, je ne voulais pas que les chieresques passent pour des barbares en plus... «  Qu’a-t-elle dit ? » Je montrais Elin de la tête, si je savais parler anglais car un égaré, un jour, m’avait dit que si je devais apprendre une seule langue pour comprendre les êtes venus d’ailleurs c’était l’anglais. Mes notions de français étaient assez basiques.

Puis, la Gardienne des Traditions parla. Je n’étais pas certaine que les personnes qui m’entourées, avaient saisi toutes les nuances de ses paroles. Elle appelait au calme et à la paix. Je traduis ses paroles du moins l’essentiel. Elle voulait disperser la foule, éviter qu’une guerre interne se déclare. L’ennemi n’était pas parmi nous mais, au dehors. C’était ces Egarés Renégats, c’était eux les responsables, ceux qui bafouaient le culte de Chiere. Je craignais qu’il y en ai ici. Peut-être que Chiere nous punissait ? Nous châtier d’avoir accueilli ces étrangers dans nos foyers ? Partageant notre nourriture ? Notre savoir ? J’avais du mal à y croire... mais alors, où étaient tous les animaux ? Pourquoi les fleurs que j’avais soigneusement disposé à travers tout le campement n’était plus que cendre et tristesse ?

Chiere voulait nous dire quelque chose... mais quoi ? Oblivion était-il en danger... ?

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Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ Une étoile qui a cessé de briller. Une fleur fanée. Un soleil qui ne se lève jamais. Un gout amer dans la bouche. Une douce mélancolie. « Les mots, de cristal forgés, dans sa gorge de glace se sont figés…» Son coeur est mort. Son âme perdue. Ses mains maculées de sang. Ambal, la mère brisée.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Lun 20 Juil - 22:13


 
 

 
1er voyage - 2ème exploration

“ le festival de chiere ”


 
intrigue générale - sujet central
Tour #1 - 21/06 au 28/06 - prolongé 07/07
Tour #2 - 08/07 au 19/07
Tour #3 - 20/07 au 26/07

 




L'air frémit tandis que le crépuscule tombe. Les derniers rayons du couchant éclairent le Petit Matin où l'ambiance reste tendue : certains des invités sont repartis depuis plusieurs heures, les Kaligaris en direction de leur arbre, une partie des Orphelins vers leur village, et les célébrations rituelles semblent fades en l'absence de vie animale pour y faire écho. Les Chieresques, le cœur lourd, se demandent si la Mère les a abandonnés dans son courroux – Kriemhilde Obversson s'est esquivée dans la jungle, Penthésilée Saludja est protégée par l'écarlate des Prêtresses, et Rosemary Grass a bénéficié des appuis et du soutien des Aïeules du Temple, qui ont coupé court à la vindicte générale en lui accordant à elle aussi la sauvegarde de l'écarlate. La jeune Vierge hystérique a été emmenée se calmer à l'intérieur – et le silence pèse sur la tribu. Qu'attendent-ils ? Personne ne le sait au juste. Ils attendent, tout simplement.

Plus loin dans la jungle, par l'un de ces tours dont la Déesse seule a le secret, les distances se raccourcissent mystérieusement sur le chemin de Kriemhilde. Elle parvient étrangement rapidement à la Grande Désolation, ce lieu dévasté et stérile dont la Mère a détourné son visage bien avant que la mémoire de l'Homme ne sache expliquer pourquoi ; et là, elle voit une colonne de fumée s'élever vers le ciel. Un hydravion s'est crashé – et tandis qu'elle avance, elle comprend soudain où sont passés tous les animaux de la jungle. Ils sont tous là, répartis autour de l'anneau extérieur où la végétation pousse – et dans le cratère, l'herbe est de retour. Les souches naguère desséchées dégoulinent de sève, les branches mortes portent à nouveau bourgeons, feuilles et fruits. Pendant que les Chieresques se déchiraient avec les étrangers au Petit Matin, Chiere célébrait l'Origine à sa manière – en ramenant la vie là où la mort a régné sans conteste pendant des siècles. A présent, les animaux quittent l'endroit, retournent dans la jungle – Patapon le griffon retrouve sa mère adoptive, Allie la girafe et son girafon retournent vers leur étang, Opale retrouve ses chameaux... Tout est bien – la nuit s'installe, et demain matin, la Fête de la Lumière aura lieu.


 
… Si le soleil consentait à se lever, bien sûr. Dans le ciel, point d'aube, et les étoiles s'éteignent, les unes après les autres – en ce second jour des Fêtes, seule les lunes jumelles d'Oblivion règnent au firmament. Mauvais présage...



[Note : Les animaux sont donc de retour, mais pour le moment seuls Casper et Kriemhilde savent où ils étaient. Le soleil ne s'est pas levé du tout – à vous de voir comment vos personnages réagissent ! Kriemhilde est à l'autre bout de la jungle, Penthésilée et Rosemary sont toujours protégées par l'écarlate si elles n'ont pas retiré le voile que les Prêtresses leur ont donné. A vous de jouer... ]

 
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Lun 20 Juil - 23:18




“ Le Festival de Chiere ”

Refuge du Petit Matin


La situation dans le coin commençait devenir dangereuse, j'en avais bien l'impression alors je passais chez moi, et je décidais de partir loin, de me promener, de me lancer un défi pour ce festival, afin d'être là aux premières lueurs du matin. Je me disais que si je marchais durant toute la nuit jusqu'à la Grande Désolation, peut être que je serais bien placée demain matin pour assister au lever du soleil. Absurde comme raisonnement, n'est ce pas ? Bien entendu, mais c'était le mien alors je partais à grande enjambée dans la direction où théoriquement je devais tomber sur cette plaine désertique, là où il n'y avait plus rien. Je me disais que si les animaux n'étaient pas là, que si les fleurs étaient en berne, peut être qu'elles ne le seraient pas dans ce lieu où habituellement elles sont ainsi. Oui, je continuais à agir de façon totalement absurde, je ne savais pas si mes invités se souvenaient de mon petit appartement dans le village des Orphelins, mais peu importe, je les avais déjà oublié depuis que je m'étais rendu compte de la disparition de Patapon. Cela me faisait tellement de soucis, mais je me disais qu'il me reviendrait. Il avait sentis tout mon amour dès le départ même si en guise d'affection, il avait vomi sur ma chemise. J'avais donc décidé de faire dans l'absurdité la plus totale aujourd'hui, me lançant un défi totalement fou. Je me disais que peut être j'y arriverais dans la matinée, mais étrangement, après seulement quelques minutes, peut être une heure ou guère plus j'arrivais à destination. Chière avait-elle décidée de me jouer un tour ? Je n'en savais rien mais c'était étrange. Il avait ce bruit, puis cet avion, puis cette volute de fumée qui se dégageait de celui-ci. Mon dieu, quelqu'un venait de s'écraser à la grande désolation, sans doute ayant trouvé un passage aérien jusqu'en Oblivion, ne se rendant compte donc de rien du tout. Je courrais vers lui pour voir s'il allait bien. Et heureusement pour moi, comme pour lui cela semblait être le cas. Je m'étais tellement focalisée sur l'avion que je ne m'étais pas rendu compte que la Grande Désolation comme on l'appelait depuis la nuit des temps ne l'était plus. Mieux encore, Patapon était là avec tout les animaux. Je le retrouvais après des heures d'angoisses. Ils étaient venus se réfugier ici pour fêter la nature en cette plaine désertique. Petit à petit, ils s'en vont tous vers leur lieu d'origine et la nuit tombe, une nuit noire, sans doute pour que demain, tout aille mieux. Je crois qu'il serait plus sage de rester ici avec le jeune homme. Mais peut être se sent-il assez en forme pour que nous regagnions le village des Orphelins pour participer au deuxième jour du festival ? Le problème c'est que je vais sûrement me perdre dans la nuit, et puis, je ne sais pas quelle sera la distance au retour, car je suis persuadée qu'elle a été plus courte à l'allez, comme si je devais assister à tout ce spectacle, comme si Chière m'avait choisie, moi, alors que je ne le mérite pas forcément. Peut être étais-ce une récompense pour m'occuper bien sagement de Patapon, allez savoir.

[HJ : Pour plus de détail concernant la rencontre entre Casper et Kriemhilde c'est par ici => Clique ]
 

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mar 21 Juil - 1:16




“ Intrigue - Le Festival de Chiere ”

Que se passe-t-il en Oblivion, Chiere serait-elle en colère ?



Qu'est ce que j'aimais ce spectacle ! Qu'est ce que j'adorais ça. Chière était en colère comprenez bien cela. Son temple avait été mis à mal, alors elle était contrariée. Ici, la vie ne semblait plus faire recette, mais j'étais là depuis assez longtemps pour me douter qu'il se tramait quelques choses. Les animaux ne sont pas complètement disparus, ce n'est simplement pas possible. Peut être qu'ils ont été envoyés ailleurs temporairement, c'est ce que je pense. Pour la végétation, c'est peut être l'afflux d'étrangers depuis l'arrivée des Orphelins qui engendre cette perte de productivité ici, cela ne me parait pas impossible. En tout cas, les terres d'Oblivion jouent avec nos nerfs, et c'est clairement en train de partir en cacahuètes, sans que je ne fasse rien. J'aurais pu agrémenter la chose, mais je n'en ai même pas eu besoin. Je dois être une des rares à sourire dans ce coin là d'Oblivion. Peut être qu'il en va de même pour Jax' me direz-vous. Je ne l'ai pas vu mais il ne doit pas être très loin. J'aime bien ce festival, je trouve qu'il donne une grande beauté à nos terres mais cette année, il n'en est rien, je ne suis pas spécialement étonnée, au contraire, cela me fait sourire, cela me plait que les chieresques ne soient pas maitres de leur dieu, qu'ils soient un peu perdus, qu'ils se déchirent les uns les autres à cause de ce qui arrive en ce lieu de refuge. Ce n'est pas ici que nous aurions du être, voilà ce que nous dit Chière. Seulement voilà, Oblivion est vaste, très vaste. Où est ce que nous aurions du nous trouver ? Impossible de savoir. Il faudrait sans doute un hélicoptère pour essayer de balayer la zone, mais nous n'en avions pas à disposition. La foule allait se déchirer mais l'apprenti passeuse d'âme du coin ouvrit grand la bouche et ayant des paroles raisonnées, la foule sembla un peu se calmer, mais ce n'était pas encore ça. Je n'avais pas fait attention à Athénaïs qui avait réussi à nous rejoindre par je ne sais quel biais. Je la vis passer devant moi quand elle sembla apercevoir quelqu'un de connu. Elle ne faisait pas partie des Orphelins mais peut être qu'elle avait du monde ici qu'elle connaissait ?

" Tu as vu un fantôme Athénaïs ? "

J'étais venue dans son dos, cela me faisait sourire. Décidément cette rouquine était pleine de surprise. Entre son livre, sa pseudo admiration pour Jack, elle m'étonnait de jour en jour, je n'étais plus à cela près cela dit. Une jeune femme se mit alors à crier en français. Je comprenais un peu, les rudiments qu'on avait pu me donner dans mon éducation. Elle semblait perdue, sans doute venait-elle d'arriver par ici.

" Je serais vous, je me tairais. Il y a déjà assez de monde qui crie. Bienvenue en Oblivion très chère. Je ne sais pas où est ce que vous étiez il y a quelques minutes, mais à présent, vous allez devoir survivre. Mais profitez bien du festival surtout. Si vous avez des questions cela dit, je resterais dans le coin pendant encore quelques minutes. "

J'ai un petit sourire aux lèvres, c'est une si douce entrée en matière que je lui propose, lui donnant de nombreuses informations sans en dire assez pour qu'elle puisse comprendre, mais les gens qui crient comme ça, que je ne connais pas, alors qu'il y a plein de monde, c'est souvent pour demander ce qui se passe, autrement dit, ils viennent de débarqués. Soudain, j'aperçois Jaxson. Je ne sais pas ce qu'il fait, il parle à un gringalet, il parle à l'islandais si je ne m'abuse, du moins, j'ai cru entendre qu'il était islandais, mais je me plante peut être de personne, je ne sais pas trop, mais en tout cas, ça m'a l'air marrant. Et bizarrement, dans son sillage, il semble emporter certaines personnes. Cela me fait sourire. Moi, je suis un peu à l'écart avec une Athénaïs médusée par ce qu'elle a pu voir, une jeune française, je suppose qui viens de débarquer. J'aime bien faire avec les bras cassés comme ça. Au début c'est presque désespérant, mais une fois qu'ils ont compris le truc, ce sont les meilleurs. J'avais ainsi réussi à faire ce que je désirais de LaFleur avec cette méthode. Alors que la foule bougeait, une jeune autochtone vint me questionner à propos de ces chameaux.

" J'ai rien vu ma petite, mais en fait, tous les animaux ont disparus. Tu n'as pas remarqué qu'on n'est même pas emmerdé par les moustiques ? Mais je m'en ferrais pas trop, ils vont revenir, un jour ou l'autre. "

Je ne savais pas quand, mais il était simplement impossible que TOUS les animaux d'Oblivion soient morts. Chière ne permettrait pas cela, ce n'était pas possible même si elle était en colère. Je suis là depuis assez de temps pour le savoir, croyez-moi. Puis, une gardienne arriva, scandant haut et fort un discours apaisant. Dommage, ça allait bientôt tourner en pugilat cette histoire. Avec les mouvements de foules, il aurait pu y avoir un ou deux morts, ça aurait été pas mal mais finalement, il n'y aura pas ce genre de chose. En tout cas, j'étais d'accord avec ce qu'elle disait. Je n'en savais pas guère plus qu'elle, si ce n'est moins, mais tout cela n'était pas un bon présage. Petit à petit la nuit tombe. Je propose à Athénaïs, puis la blonde que je ne connaissais pas (Elin) de revenir avec moi à Nid-de-vipère pour la nuit.

" Si cela vous dit de venir avec moi à Nid-de-Vipère vous êtes toujours les bienvenues. "

Demain sera un autre jour avec d'autres festivités, du moins en théorie. Je ne regarde pas si les deux jeunes femmes me suivent, je m'en fiche. Après le temps du trajet, je me mets alors à observer le ciel. C'est mon rituel depuis une dizaine d'année pour le deuxième jour du festival. En général, la deuxième nuit de celui-ci, le ciel est magnifique, splendide. Je dors peu cette nuit là parce que je contemple ce ciel. Je me dis que si je n'étais pas ici, je ne pourrais pas avoir une si belle vue. Pourtant, ce soir, même le ciel ne semble pas d'accord avec nous. En effet, les étoiles semblent s'être mise en pause, il n'y en a plus dans le ciel. On ne voit que les deux lunes, et seulement celles-ci. Puis, j'en viens à me faire piquer par un moustique. Tiens les animaux sont de retour. Je regarde le nid, et je vois que les animaux sont de retour. Je me demande cependant où est ce qu'ils étaient ? Je ne parle pas le singe, donc je ne le saurais sans doute jamais, mais peu importe, à ce niveau là, c'est revenu à la normale. Je reste ainsi là, les yeux plantés dans le vide, je ne pense pas à grand chose, et je ne sais pas combien de temps je reste là ainsi, mais la nuit me semble bien longue même sans dormir. Je regarde l'heure qu'il devrait être et effectivement. Ce matin, le soleil à décidé de ne pas se lever. Je sens que cette journée va encore être pleine de surprise. Comment allaient-ils fêter la lumière s'il n'y en avait pas ? D'un coup d'un seul je poussais un rire psychédélique. Si certains dormaient encore et qu'ils ne sont pas loin de chez moi, alors, ils seront réveillés, se demandant ce que cela était, pour les autres, ils continueront à roupiller, car les vipères ont l'habitude de se lever avec le soleil. Cependant, leur horloge interne ferra le boulot, tôt ou tard. La mienne n'est pas à la bourre en tout cas, contrairement à ce soleil qui joue à cache cache avec les lunes.



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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mar 21 Juil - 12:03

Les cheveux qui me chatouillent le nez ne sont pas à moi.

C'est sur cette pensée un peu étrange que je me réveille, l'esprit en pagaille, sans trop comprendre de prime abord où je suis, et surtout qui est avec moi. Quelques secondes passent, et mon cerveau se remet en marche, chassant les brumes du sommeil. Les boucles qui parsèment mon visage appartiennent à Alessandra, bien sûr – je reconnais son odeur, et devine la forme de son corps dans la pénombre qui règne à l'intérieur. Comme à chaque fois qu'elle séjourne au Manoir, elle a dormi avec moi, dans le grand lit que je me suis construit, après des heures de confidences et de bavardages sur les derniers événements. Sa présence m'a fait du bien – la savoir près de moi m'a permis de m'endormir plus sereine, malgré les soucis accumulés hier et l'angoisse sourde qui rongeait mes nerfs. Elle a toujours eu cet effet-là sur moi. Quoi qu'il en soit, il est encore apparemment très tôt, et je m'interroge quelques instants, cherchant l'origine du son qui a dû me réveiller. D'ordinaire, mon sommeil est lourd et ce sont les premiers rayons du soleil qui me réveillent, à la même heure chaque jour, mais là... Quittant la tiédeur du corps assoupi de mon amie, je me lève et passe sur la terrasse en face du lit, celle par laquelle le soleil me salue chaque matin.

Une fois appuyée sur la rambarde, le son se reproduit, et mon cœur rate un battement. Me penchant par-dessus la balustrade, me dévissant le cou, j'aperçois la rive de l'étang : et Allie est de retour, discutant avec son girafon, comme si elle avait toujours été là. Le soulagement me coupe les jambes et je tombe à genoux, le souffle court, intensément soulagée de savoir ma girafe et son petit sains et saufs. Ils sont sous ma garde, ils me font confiance ; les perdre aurait été faillir à mon engagement. Je me suis attachée à eux,toutes ces années...

Et soudain, l'implication de ce qui se passe me percute et je me relève, inquiète à nouveau. Il fait nuit. Ou plutôt, non – les lunes sont là où elles sont censées être lorsque le soleil brille, mais – le soleil n'est pas là. Il fait nuit, en plein jour... Levant les yeux, j'observe le ciel : pas une étoile ne brille dans le noir d'encre de l'infini, la seule lumière qui nous parvient est celle des lunes jumelles, bien plus brillantes que d'ordinaire, projetant une clarté irréelle sur le monde. Je frémis – tout cela n'est vraiment pas normal, et je me demande ce que nous allons trouver en arrivant au Petit Matin.

C'est préoccupée que je rentre dans ma chambre, grimpant sur le lit pour réveiller Alessandra. Cette journée va sûrement être compliquée également...

[Thalia est donc au Manoir pour le moment. Je reposterai de nouveau, si l'un des résidents veut me faire bouger pour aller au Petit Matin, vous avez carte blanche !]

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Dim 26 Juil - 22:04




“ Le Festival de Chiere ”

Et fuck, c'ets encore mon tour.


Rosemary en avait marre. vraiment, vraiment, vraiment marre. Même les petites blagues d’Alec n’arrivaient pas à la faire rire. Parce que en fait, elle était à deux doigts de pleurer. De ce qu’elle avait compris, si les Chieresques étaient persuadés que c’était de sa faute, ils n’hésiteraient pas l’écarteler. Et la perspective de finir exécutée dans ce monde de merde sans même un avocat pour se défendre lui minait quand même sérieusement le moral.
Elle se retourna vers l’allemand en lui offrant un pâle sourire :

“si je survis à ça, je te promets que j’aurais besoin de plus d’un verre. Sérieusement beaucoup trop fucked up pour moi ce monde.”


Après ça, Rosemary ferma sa gueule. Elle avait utilisée toute son énergie pour sa tirade qui dans un sens semblait l’avoir encore plus enfoncée et n’avait pas spécialement envie de retourner l’attention sur elle. Alors elle se tint là, droite, aux milieux des hurlements, des empoignades et des concours de regard. Qu’ils se battent tous, peut être qu’ils finiraient par l’oublier, lui permettant ainsi de sauver sa peau. Il n’y avait plus rien autour d’elle, Rosemary oublia tout. Alec, Istalia, Sven, Nemesis. Qu’ils partent, qu’ils restent, elle était comme figée. Paralysée.

Et puis soudain, ce fut terminé. Un geste très doux la tira de son état de choc et lorsqu’elle baissa les yeux, elle rencontra ceux bienveillant d’une aïeule qui lui enserrait la taille d’un voile écarlate. La jeune femme resta tétanisée, et on lui expliqua dans un anglais grossier que ce voila la protègerait de toute attaque. A condition qu’elle ne le retire pas. C’était sacré. Et Rosemary sentit une boule se former dans la gorge. Le presque contact avec l’aïeule, la pression du tissus autour de sa taille, le danger s’éloignant. Il y eu comme une pause. Un apaisement. La sensation d’être à nouveau une enfant, dans les bras de sa mère.

“Merci”

Balbutia-t-elle dans chieresque bien trop hésitant.
Et ce fut terminé.
Lentement les gens commencèrent à se disperser et Rosemary se secoua pour reprendre ses esprits. sans ajouter un mot de plus, elle fonça jusqu’au manoir d’Istalia et monta dans sa chambre sans un regard pour personne avant de s’effondrer dans son lit. La journée passa sans qu’elle n’ose pointer son nez dehors, jouant nerveusement avec les fils de sa nouvelle armure écarlate. Petit à petit ses yeux se fermèrent et Rosemary sombra dans un sommeil sans rêves.

Au réveil, Rosemary su tout de suite que quelque chose n’allait pas. Elle avait oublié d’enlever son alarme et son réveil avait sonné à 9h. Sauf qu’à 9h, la nuit était encore présente. pas une trace du soleil. Rien. Une éclipse ? Elle leva le nez vers le ciel à la recherche du soleil mais elle ne vit que les lunes. Et son coeur se serra un peu plus. Bon sang, la nature déconnait complètement ici. Allait-on encore l’accuser ? Comme à Salem lors des chasses aux sorcières ? Le voile ceinturé à sa taille la protègerait-il cette fois-ci ?
Une seule note positive la rassura pendant quelques instant : au bord de sa fenêtre, un petit oiseau s’était posé et picorait à la recherche de graines. Bien. Au moins, ça c’était rentré dans l’ordre. C’était déjà ça. Mais ce n’était pas suffisant….
 
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Dim 26 Juil - 22:42

Opale paniquait de plus en plus. On lui répondit que tous les animaux, insectes, et autres êtres vivants avaient disparus. Plus rien. Plus rien du tout. Et surtout ses chameaux. Comment allait-elle faire pour partir ? Pour s’échapper ? A pied on la rattraperait beaucoup trop vite… Et dans sa tête Opale faisait des comptes, des suppositions. Pour la première fois depuis la mort de sa mère, elle était perdue.
Opale s’éloigna un peu du cercle pour reprendre sa respiration, pour essayer de calmer. les hurlements n’aidaient en rien, actuellement la jeune femme n’en avait rien à faire que ces étrangèrent soient lapidées ou non. Elle voulait juste que le monde s’arrête de tourner.
Doucement, une main pris la sienne et Anile s’agenouilla pour la regarder.

“Opaline, calme toi, on va les retrouver. Chiere ne peux pas nous punir pour ce que nous avons pas commis. Elle nous punit suffisamment tous les jours, je ne pense pas qu’elle soit si cruelle, tu ne crois pas ?”


La voix grave de l’homme qui fut autrefois son amant la fit lever la tête. Ses paroles l’apaisèrent et la blessèrent en même temps. Pourquoi amener le sujet de son incapacité à enfanter ? Pourquoi ? Mais pour une fois, Opale ne releva pas. Elle se contenta de se lever et de suivre Anile, pour chercher leurs précieux chameaux.
Après une journée entière de recherche, de battue, de hurlements, ils décidèrent de rentrer à leur campement, bredouille. Pas un seul animal n’étaient réapparu. Kasi pleurait, Anile priait et Opale se taisait.
Puis le miracle eu lieu. Ce fut un bruit lointain qui attira l’attention d’Opale. Un bruit qu’elle ne connaissait que trop bien. Sans un mot à ses deux compagnons, elle se précipita vers la source de ce bruit, sans se soucier des branches cinglant son visage et ses bras, des insects à nouveaux présents dan le ciel. Rien.

“Merci Chiere, merci pour ton cadeau.”

Et Opale enfouit sa tête dans la fourrure rêche du premier chameau à apparaitre, pleurant de joie et de soulagement. C’était un signe. Un signe que Chiere lui envoyait. Elle partirait aux premières lueurs du jour. Sans regarder en arrière.
Mais Opale ne se doutait pas que ce moment n’arriverait pas. Jusqu’à ce qu’elle se réveille bien après l’aube et que le ciel soit aussi noir que l’encre : le soleil avait disparu.

“Pourquoi Chiere ? Pourquoi joue-tu comme ça avec nous ?”

Sans soleil, elle ne pouvait voyager. Opale était condamnée à rester encore un petit moment avec ses deux compagnons de foyer.

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Lun 27 Juil - 0:26

Funeste jour. Doux crépuscule. Le jour n’était pas encore levé et il ne se lèverai pas. Les bras de Morphée ne m’ont pas enlacée cette nuit, le sommeil ne m’est pas venu. Agenouillée près du feu du Refuge du Petit Matin, des oiseaux survolent le campement, certains viennent se poser pour picorer les miettes laissées de la vieille. Où étaient-ils… ? Chiere nous montrait quelque chose, elle nous faisait un signe imperceptible que nous ne savions pas voir. J’avais beau ouvrir mon esprit, je ne comprenais pas. Les mots de mon instructrice raisonnaient dans ma tête, elle me répétait inlassablement d’écouter le monde qui nous entoure et de prier notre mère à tous pour avoir les réponses que nous recherchions. Le monde était en train de changer sous nos yeux, il ne dépendait qu’à nous de nous y habituer.

Le ciel s’éteint peu à peu alors que Petit Matin s’éveille doucement. Les étoiles meurent dans le ciel. Les lunes jumelles, éclairent le campement, étincelantes et magnifiques. Encore un mauvais présage… Chiere célèbre, elle-aussi, le changement – j’en suis presque sûre. La Fête de la lumière n’aura pas lieu, fêtons l’obscurité… Mais, peut-être était-ce un signe de Chiere comme quoi nous rentrons dans une ère d’obscurité. Les pensées s’entremêlent et se mélangent dans ma tête. J’admire ce spectacle vespéral, en ce deuxième jour nous ne célébrons plus l’alternance du jour et de la nuit, seulement la nuit. Une chouette harfang se pose sur un arbre en face de moi. Sereine, j’essaie de chercher ce que Chiere tente de nous montrer – pensé positivement.

Les chieresques et les invités reviennent. Je vois les visages interrogateurs, certains se demandent si c’est le jour ou encore la nuit, si l’on reverra le soleil un jour… Ca oui, j’en suis certaine comme les animaux qui sont revenus de nulle part… Je reste là près du feu. J’attends. Je resterais là toute la journée. A attendre. A prier pour que le soleil revienne. A supplier Chiere de nous faire un signe positif. La dernière étoile vient de s’éteindre. Le ciel est noir. Tout est obscur. La nuit porte conseil. Une nuit éternelle et sublime. Une journée crépusculaire pour savourer le renouveau du soleil qui nous brûle la peau. Pour célébrer comme il se doit la fête de la lumière. Les griffons ont retrouvé leur place, nichés près des chevaucheurs.

L’ambiance à Petit Matin est féerique, angoissante car l’incompréhension a envahit le camp mais féerique par les couleurs de la nuit. Les lunes jumelles nous éclairent suffisamment pour y voir. Le feu donne un aspect chaleureux malgré l’inquiétude qui se lit sur les visages. Je reste sereine pour montrer que la situation ne m’effraie pas. Le levé de soleil sera encore plus beau, demain matin… Peut-être était-ce cela ? Chiere allait nous offrir le plus beau levé de soleil jamais vu en Oblivion ? Pour célébrer la Fête de la Lumière encore plus intensément que si nous avions connu un levé de soleil banal…

Je suis là prés du feu. J’attends. Je profite de cette nuit infinie. De ce soleil qui n’a pas voulu se lever… ou peut-être était-ce nous qui ne le voyons pas ?

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Lun 27 Juil - 13:08

Eline a voulu croire qu'Olver a changé, qu'il veut être sympa avec elle, l'aider. Mais plus ils s'avancent hors du refuge du petit matin, et plus le jeune homme reste silencieux. Elle déteste partir sans savoir où elle va. Elle se retourne, au loin, elle aperçoit Hortense, restée avec Ambal. Elle regrette. Elle ne devrait pas laisser son amie seule, alors qu'elles étaient venues ensemble. A côté des deux filles se tient une autre brunette. Les traits fins de son visage rappellent une tête familière à l'Orpheline : Esther. Continuer d'avancer avec un prétentieux qui ne vous adresse pas la parole ou faire demi-tour et rejoindre ses amies ? Le choix est vite fait pour la Wright, surtout que la nuit commence à tomber et le sommeil se fait sentir. Elle abandonne les deux garçons qu'elle a suivi et rebrousse chemin.

Elle arrive enfin à leur hauteur, salut rapidement Esther qu'elle ne connait que très peu finalement. Ambal propose aux jeunes fille de rester dormir, ce qu'Eline accepte sans trop réfléchir. Cette fête a mal tourné, l'atmosphère est étrange. Elle ne dirait pas non à un peu de compagnie pour la nuit, surtout à être avec une chieresque. Elle est  rassurée d'avoir quelqu'un qui comprenne aussi bien la nature avec elle.

Alors qu'elle a eu du mal à s'endormir, elle a trop repensé à ce qu'il s'est passé aujourd'hui, elle finit tout de même par fermer les yeux. Une agitation anormale dehors réveille la blondinette au matin. Un brouhaha interminable, le bruit de nombreux pas. Dans la petite cabane, personne ne semble être debout pour le moment. Elle se lève, sort prendre l'air et découvre alors un décor incroyable. Il y a quelques minutes, elles a juré être en pleine forme, avoir dormi pendant plusieurs heures, que le matin s'est levé. Mais le ciel est toujours sombre, et brillant à travers les nuages, deux lunes identiques apparaissent. Elle n'a jamais vu ça.

« Ambal, Ambal réveille-toi, viens voir ça !  »

Elle tire difficilement la chieresque de son sommeil. Dehors, Ambal ne parle pas tout de suite. Eline perdant patience attend qu'elle dise quelque chose mais rien ne vient. Que se passait-il ?

« Qu'est-ce que c'est à ton avis ?  »




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[Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere

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