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 [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Lun 3 Aoû - 19:29

En chemin, Esther pose des questions auxquelles je n’ai pas de réponse... « Je l’ignore, Esther. » lui répondis-je le plus honnêtement possible. Nul besoin de fabuler. J’étais très inquiète pour Oblivion et pour notre avenir. Enfin arrivées au coeur de Petit Matin, la foule se masse près du feu-totem. Un peu trop oppressante d’ailleurs pour moi. Je reste à l’écart, admirant les Prêtresses qui se tiennent par la main et commencent leur chant. Quand je vois que toute l’Assemblée suit, j’hésite un moment. Cela fait bien longtemps que je n’étais pas chantée pour quelqu’un d’autres que les animaux. Je me résigne lorsque je vois que même Eline enchaîne le refrain. Les paroles sortent de ma bouche sans avoir besoin de réfléchir. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas chanté avec d’autres chieresques. Je prends la main d’Eline, je saisis la main d’Esther.

ô miracle. ô chiere. Une constellation se forme sous nos yeux, d’abord je ne comprends pas et puis, une à une les étoiles revivent, s’éclairent, nous montrent le chemin à suivre. Puis, c’est la consécration une fois le chant terminé, c’est le soleil qui nous fait l’honneur de sa présence. Le spectacle est sublime, inouï, unique, jamais vu. J’aurais aimé partager ce moment avec Safir, avec notre fille. A la place, je suis accompagnée d’une autre famille composée et recomposée - unie et différente. La constellation resta dans la ciel même une fois, le soleil à son zénith.

Avec Esther, Eline, Lou-Ann et Hortense, on resta au village, discutant de ça et là. Puis, c’est la stupeur. L’effroi. La Gardienne des Traditions chute, se brisant la cheville. Je reste abasourdie. Ayla court la secourir puis Aliador arrive bientôt auprès d’elles pour se rendre utile. « Le hasard n’existe pas, tout est inéluctable » dis-je à Eline. Esther me demanda si je connaissais la danse, je fus très touchée que cette dernière pense à moi. « C’est à la Gardienne de danser l’Origine.  Nul ne peut la remplacer. Je ne suis pas danseuse. » . Je lance un regard foudroyant à Olver, un jeune homme que je ne connais pas. Je comprends ses paroles que je trouve déplacer.

La Gardienne des Traditions invita les Etrangers à conter leur propres histoires, je trouve son comportement admirable au vue du mépris que certains peuvent nous porter. Alors Kriemhilde prit la parole, j’en suis très surprise.  Les paroles de Kriemhilde sont invraisembables. La faune dans la Grande Désolation. Je dois aller voir ce qu’il en est, je peine à la croire. Est-ce son esprit qui lui joue des tours ? A-t-elle eu une hallucination ? « La végétation est réapparue dans la Grande Désolation, est-ce cela que tu nous affirmes Kriemhilde ? » demandais-je prudemment. Chiere nous avait fait le don de la vie. Elle nous avait offert une toute nouvelle création. Un nouveau lieu à découvrir. Un berceau de la nature.  Je pris la parole avec un regard de dédain en direction du jeune homme de tout à l’heure. Certains n’ont décidément pas leur place en Oblivion, quoi que j’en pense...

Dans ces moments-là, les Etrangers me déçoivent. Je ne les mets pas tous dans le même sac mais, le respect n’est pas une valeur qu’ils connaissent. Je regarde autour de moi, voir ce que les autres pensent de tout cela. J’aperçois Penthésilée toute seule. « Viens avec nous, Penny. » en même temps, je lui fais signe de nous rejoindre et de ne pas rester seule. Elle est toujours protégée de son voile - elle ne risque plus rien. L’heure est aux réjouissances si Kriemhilde dit la vérité.  La constellation brille encore dans le ciel, à part l’incident avec la Gardienne des Traditions c’est un jour bénie par Chiere.  

_________________
Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ Une étoile qui a cessé de briller. Une fleur fanée. Un soleil qui ne se lève jamais. Un gout amer dans la bouche. Une douce mélancolie. « Les mots, de cristal forgés, dans sa gorge de glace se sont figés…» Son coeur est mort. Son âme perdue. Ses mains maculées de sang. Ambal, la mère brisée.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Lun 3 Aoû - 20:36




“ Le festival de Chiere ”

tous les enfants de Chiere


Nul ne semble avoir besoin de mon aide. J'ai l'habitude. Si je ne vais pas vers les gens, c'est aussi parce qu'ils ne viennent que trop rarement à moi. Chiere aurait témoigné sa volonté de ramener la vie dans le désert à un être qui n’est pas son enfant ? Voilà qui est étonnant. À moins que cette femme ait accueilli notre foi en son cœur, mais allez savoir. Est-ce seulement vrai ? Nul ne semble remettre ses dires en question. La foule est prompte à la croire, mais je n’y arrive pas. Peut-être est-elle sincère, mais les vivants sont foncièrement menteurs et je me méfie d’eux, surtout et plus encore quand je ne les connais pas. Si cette intervention a au moins le mérite de calmer l’éventuel vent de panique qui aurait pu souffler de nouveau sur le Festival, il n’en reste pas moins que je n’aime guère l’effervescente que cela suscite. Et cette histoire « d’avion »… je ne sais même pas ce que c’est en réalité. L’idée d’écraser n’est guère réjouissante ceci étant. J’aperçois alors Peny, seule. En ce jour, elle ne devrait pas être seule, personne ne devrait l’être.

« J’ignore ce qu’est un avion, mais le mot écrasement ne me réjouis guère. S’il y a eu des blessés et des êtres que Chiere a ramenés à elle, j’espère que vous leur avez porté secours ou que vous avez prévenu … ceux qui sont chargés des âmes non-vivantes dans votre culture. »

Je me suis adressé à cette femme, qui prétend donc connaitre les desseins de Chiere. Tous font la fête et se réjouissent, mais je demeure inquiète. Si certains sont en danger, nous devrions leur porter secours. Y compris aux non-vivants, bien que j’ignore quels sont leur rituels dans leur monde. Je reporte mon attention sur Peny, qui a été rejointe apparemment. Je reconnais Ambal, et pour cause, je sais sa souffrance intérieure. Je sais ce que je dois représenter à ses yeux, aussi me fais-je quelque peu discrète, me glissant surtout aux côtés de Peny, dont je presse l’avant-bras. Etre regardée comme un monstre, je ne sais que trop ce que cela fait. Et bien que je n’approuve pas son choix d’abandonner son rang auprès de Chiere, je ne supporte pas non plus l’injustice.

« Comment te sens-tu Peny ? Nul ne t’a ennuyé ? Tu n’as besoin de rien ? »

Normalement, elle est protégée grâce au drapé, mais sait-on jamais. J’espère qu’elle a pu fermer l’œil et qu’elle n’angoisse pas trop. Au pire, elle sait que j’ai dans mon escarcelle quelques plantes qui pourront la détendre. Que faire maintenant ? Je me tourne vers les autres femmes.

« Qui va aller vérifier les dires de cette femme ? Les chasseresses ? Et l’une d’entre vous sait-elle ce qu’est un avion ? »

Je préfère demander à mes sœurs chieresques qu’à des inconnus. Ceci ne fait hélas que renforcer ma tendance naturelle à la misanthropie. Je redoute la suite des événements alors que cette période est censée nous combler de joie. Même moi je souris et j’aime cette fête habituellement, mais cette fois, rien n’y fais, j’ai l’impression qu’au moindre sursaut de bonheur, quelque coup du sort s’abat sur nous. Mon regard se tourne vers les Prêtresses. Elles seules peuvent décider de la suite des événements, mais j’ignore si je pourrais accepter le mensonge et tolérer de porter un faux masque de réjouissance alors que ce qui se passe dans le désert me préoccupe au plus haut point.

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mar 4 Aoû - 15:31

Il n'avait pas participé aux premiers jours des festivités. Le Petit Matin était assez loin du campement du firmament, armé de ses béquilles, Alexandre n'avait pas osé faire tout ce chemin. Seulement, après le premier jour, il avait entendu certains égarés parler des bizarreries arrivées lors du jour de l'Origine. Il se souvenait très bien des autres années, la magie des animaux qui arrivent et se mêlent à la foule, c'était impressionnant. Il avait vécu cette merveille durant trois ans avant d'avoir son accident et d'arrêter tous signes de festivité. Renfermé sur lui même, distant et discret, Alexandre Delmas était devenu asocial. Il ne parlait qu'en cas de nécessité, ne sortait qu'accompagné d'une aide, de cette fille qui l'aidait toujours à continuer ses recherches et à se déplacer. Evidemment, il ne sortait donc qu'un minimum, grommelant à chaque fois qu'elle voulait l'accompagner quelque part. Il voudrait pouvoir aller où il veut, quand il veut, seul, mais il sait que ce n'est pas raisonnable alors il accepte et ils partent ensemble. Cette fois, elle s'était rendue à la fête, sans lui, comme il le lui avait demandé. Il lui avait dit qu'il resterait là.

Le premier jour était passé, et Alexandre avait compris que quelque chose clochait par rapport à d'habitude. Et puis, il s'était levé, ce matin là, et avait vu ce ciel, ces deux lunes, tout était si étrange, il devait savoir ce qu'il se passait. Il se leva donc, attrapa ses béquilles et se rendit au Petit Matin. Cela lui prit facilement plusieurs heures, il marchait pas très vite, à cloche-pied. Mais quand il fut enfin arrivé, il avait vu la Gardienne des Traditions s'effondrer dans un fracas monstre sur l'estrade, estrade qui se déroba sous elle. Oui, quelque chose ne se passait pas normalement durant ces festivités. Certains se mirent à l'aider mais elle se releva, Alex admira son courage et son assurance, et intima aux Etrangers de raconter leurs mythes. Il se creusa les méninges, mais non, il n'avait rien à raconter. Pour être franc, après avoir vécu plus de cinq ans ici, il était beaucoup plus habitué à leurs traditions qu'à les siennes, tout était oublié désormais, il préférait écouter les souvenirs des autres que les siens.

Il tourna la tête pour écouter une tête blonde annoncer le retour de la nature dans la Grande Désolation. Cependant, l'histoire d'un avion attira la curiosité du jeune homme. Un avion en Oblivion ? C'était bien la première fois qu'une idée aussi farfelue lui vint en tête, mais soit. Il attendit les réactions des personnes alentours et ses yeux se posèrent sur une brunette. Il se sentit défaillir, tout à coup. Esther. Voilà qu'à force de se l'imaginer et de ne pas sortir, il la voyait, là, hallucinait au plus profond de lui. Sa tête tournait, il n'allait pas bien. Il s'éloigna du brouhaha qui aggravait sa migraine et vint se caler contre un arbre. Il se laissa glisser contre le tronc et porta sa main sur son visage. Que lui arrivait-il ?
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mar 4 Aoû - 18:57




1er voyage - 2ème exploration

“ le festival de chiere ”


 
intrigue générale - sujet central
Tour #1 - 21/06 au 28/06 - prolongé 07/07
Tour #2 - 08/07 au 19/07
Tour #3 - 20/07 au 26/07
Tour #4 - 27/07 au 3/08
Tour #5 - 4/08 au 10/08

 




Bien étrange Festival que celui qui se déroule ces jours-ci au Petit Matin. Signes inhabituels, faveurs de Chiere ? Difficile de l’affirmer, tant les événements perturbent les habitudes des Chieresques. Une Fête de l’Origine sans animaux en contrepartie du retour de la vie dans la Grande Désolation, une Fête de la Lumière à la seule lueur des lunes jumelles en échange d’une nouvelle constellation, une Fête de la Mémoire sans danseuse sacrée pour exécuter les pas rituels du souvenir mais des histoires contées par les étrangers…

Le crépuscule tombe sur le troisième jour du Festival, et la nouvelle constellation brille au firmament. La veillée du Souvenir va commencer – les convives se rassemblent autour du Feu-Totem du Petit Matin, et chacun adresse, en son cœur ou à voix haute, quelques mots aux disparus qu’il chérit. Ici et là, certains prennent la parole pour évoquer ses êtres chers, et c’est un instant de partage doux-amer. La nuit s’écoule dans la paix, et les invités se dispersent au petit matin, déterminés à grappiller quelques heures de sommeil avant la Fête du Passage.

A midi, c’est un festin gargantuesque qui attend les invités, et les places d’honneur sont occupées par les jeunes de retour de leurs Rites de Passage au cours du cycle. L’un après l’autre, les Prêtresses de leur tribu leur confèrent leur statut d’adulte, et la fête bat son plein. Au coucher du soleil, le tonnerre gronde au loin, ceux qui veulent partir effectuer leur Rite de Passage s’alignent, et les Prêtresses délivrent leurs recommandations. « Prudence », disent-elles, alors que les premiers éclairs apparaissent dans le ciel nocturne. « Ne soyez pas téméraires. » « Revenez quand vous sentirez que vous êtes prêts. » Maura Salem s’avance, après un conciliabule à mi-voix avec les Aïeules. « Cherchez la vérité derrière les propos de l’étrangère », demande-t-elle en désignant Kriemhilde d’un geste gracieux ; bien qu’un peu méprisant.

Les jeunes s’en vont, prenant chacun une direction différente, et les convives s'éparpillent rapidement sous l’orage qui gronde, déterminés à prendre tout le repos possible avant la Fête de la Vie qui aura lieu le lendemain. Lorsque le soleil se lève sur le cinquième jour du Festival, ils sont nombreux à Petit Matin : c’est le jour des cadeaux, c’est aussi le jour où l’on célèbre l’union des êtres pour créer la vie.


Plus tard dans la journée, les amants s’éclipseront, en couples ou en groupes ; mais pour le moment tous les invités offrent les présents qu’ils ont préparés pour leurs êtres chers.


[Note : Nous sautons le Jour 4 car aucun des participants n’est un jeune en partance pour ses Rites. Nous sommes actuellement au début du J5 : pour l’instant, les parties de jambes en l’air n’ont pas commencé !]

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mer 5 Aoû - 15:09

Le jour quatre s’était bouclé sans accroc particulier. Les jeunes qui s’envolaient pour des aventures avaient attiré son attention, et il avait discuté avec certains, cherchant à savoir quels lieux ils allaient visiter. Les enfants de Chiere partaient à l'aventure et l'idée lui plaisait. Mais étant un étranger, il n'avait pas pu les suivre. Alors tout en faisant son propre plan d'escapade dans son esprit, il s'était rabattu sur la bouffe et la picole.

Résultat des courses il avait émergé tard le lendemain du cinquième jour. Alors que les chieresques couraient partout depuis l'aurore, il sortit du lit vers midi. La bouche pâteuse et l'haleine de chacal en prime. La veille ils s’étaient laissés dériver avec les courants d’alcool. La biture locale était bien agréable et sacrément traitre. De l’eau en abondance n’avait pas été de trop pour se remettre d’aplomb.

Ce jour-là c’était le jour des cadeaux. Le souci avec ce concept, c’était quand on avait pas d’être cher. L’unique gars qui pouvait prétendre à ce titre était Némésis, et quand le moment fut venu, Ölver lui tendit un cadeau grossièrement enveloppé.

Joyeuses fêtes de Chiere.

Et quand Némésis découvrit l'intérieur:

Et ouais mon pote un stromstrooper en noyau de papape, écorce de noyer, liane et gousse de vanille.

C'est pas parce qu'on était coupé du monde qu'il fallait plus être geek.

Oups attend y’a un bout de vanille qui se fait la malle.

Bon évidemment c’était pas classe comme les cadeaux échangés dans le coin, mais ca avait fait marrer son pote, alors c’était le plus important. Il avait rien pour Grass, mais bon il la connaissait pas encore. Et puis vu les pupilles en épingle qu’elle s’était trainée durant ces fêtes, il était d’avis qu’elle avait déjà suffisamment vu d’étoiles pour le moment. Quant aux orphelins rien du tout. Fallait pas pousser non plus.

Tiens Grass bonne fêtes de Chiere.


Il s’était ravisé en lui refilant un verre, c’était mieux que rien.

En tout cas ca discutait déjà de la soirée. Un truc de la vie ou du genre. L’excuse pour se trouver une minette et l’embarquer dans un coin ouais. Mais Ölver était très tipé nordique pour le coup. Sans une bonne dose d’alcool, il était peu probable qu’il  fasse quelque chose. Autour d’eux ca causait des chieresques, qui avaient bonne presse auprès des étrangers. L’anglaise par exemple louchait déjà pas mal sur les guerriers qui passaient dans le coin.

C’est vrai que la nouveauté faisait pas de mal.

Une chieresque passa devant lui. Juste comme ça, il lui fit un coucou. Et leva les yeux quand elle s’éloigna sans piper mot.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mer 5 Aoû - 20:29

Les fêtes s’achèvent. Elles ont été épuisantes – tellement de nouveautés, tellement d’anomalies, tellement de surprises. Chiere a certainement marqué d’une pierre blanche ce nouveau cycle qui s’annonce, comme le disent les étrangers, et je suis fatiguée d’avoir veillé à maintenir la paix malgré les tensions ces derniers jours. Hier, les jeunes sont partis pour leurs Rites du Passage, et le village s’est un peu vidé. Tous ne souhaitent pas célébrer la Fête de la Vie au milieu de la cohue, préférant s’isoler de toute civilisation, et je les comprends. J’ai longuement hésité à aller passer la journée et la nuit au Berceau des Sourires, mais j’ai des présents à offrir – je vais donc rester jusqu’au soir, et si la tentation se fait trop forte en présence de Sadhil, je m’envolerai ailleurs pour la fuir…

Aujourd’hui, je porte l’écarlate pour le cinquième jour consécutif, attirant les regards, savourant mon statut de Prêtresse. Il est agréable de se sentir encore attachée à Chierà’h d’une manière ou d’une autre… Dans une grande sacoche de cuir, j’ai placé les présents que j’ai préparés pour mes êtres chers, et je sors dans le jour qui se lève, laissant Penthésilée et Sadhil dormir. A pas lents, je rejoins le centre du village, encore peu fréquenté à cette heure si matinale, et je profite de la brise matinale, déjà chaude et parfumée. Les heures passent, et petit à petit les convives arrivent, moins nombreux que les jours précédents. Je reconnais les visages familiers, me mêlant à la foule, et je me laisse porter par l’animation qui m’entoure, m’arrêtant ici et là pour remettre mes présents à leur destinataire.

A Badr, je remets un harnais à griffon délicatement travaillé dans un cuir robuste. A Ambal, des plumes élégantes pour ses flèches, tout aussi décoratives qu’utilitaires tant elles sont parfaitement équilibrées. A Ayla, un ensemble de fioles en cristal venues de Glorieux Crépuscule pour ranger ses remèdes. A Sadhil, un carquois léger et solide équipé d’arceaux pour ranger plusieurs sortes de flèches différentes. A Kriemhilde, un coupon de tissu d’une douceur exceptionnelle qu’elle pourra utiliser pour garnir le nid de Patapon. A Sila’ë, un voile brodé par les mères de l’Étoile de Glace, tissé de fil d’argent givré. A Shael, un foulard de soie de Chant d’Espérance qui pourra retenir ses cheveux pendant les rituels. Au fur et à mesure que ma besace se vide, les présents que je reçois viennent la remplir – j’aime ce moment de partage.

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mer 5 Aoû - 21:14


Le jour 5 commençait, mais Nemesis était resté au troisième.
Sérieusement, quelle chute. Quelle putain de chute. Il se la remémorait une dizaine de fois par jour, et chaque fois, il était prit d'un fou rire tel qu'il devait attendre cinq minutes avant d'être en mesure d'expliquer ce qui lui arrivait.
Au bout de la quatrième fois, Ölver avait arrêté de demander - il se doutait parfaitement de ce qui poussait son ami à agir ainsi. Parmi le groupe des étrangers, Nemesis faisait sûrement parti de ceux qui étaient le moins investis dans les traditions : il respectait, bien entendu, d'autant qu'il ne voulait pas vraiment que ses amis aient des problèmes, mais il gardait ses distances. Depuis le premier jour, il demeurait méfiant vis-à-vis des prêtresses, estimant presque qu'il était de son devoir de veiller au grain - alors que, autant que ce soit dit, il n'aurait pas été en mesure de faire quoi que ce soit.
On parlait peut-être là d'une bande de prêtresses en robe cheloue, mais il traînait ses os depuis assez longtemps pour savoir qu'une seule suffirait à le décourager.

Pensées mis-à-part, il aimait ce cinquième jour. Le quatrième ne l'intéressant pas vraiment, il avait prit le temps de préparer un cadeau pour son ami. Et pour Rosemary. Il se sentait peut-être plus... proche d'elle, d'une certaine façon, depuis ce jour-là. Elle restait toujours aussi cassante et désagréable, mais il se doutait qu'elle ne la considérait plus comme le danger numéro 1 dans ces basses terres. Ils avaient un adversaire commun, et si ça ne les faisait pas amis, ça ne l'avait pas empêché de lui préparer un truc - encore que préparer était un bien grand mot.

« Ton cadeau est génial. » avait glissé Nemesis à son ami.

Il lui avait offert une accolade, un sourire et un remerciement bancal en chieresque (autant qu'il s'investisse, pour peu qu'il passerait le reste de sa vie ici) et lui avait tendu son paquet. Fait exclusivement avec des pierres, la petite sculpture d'une dizaine de centimètres représentait Ölver, et la précision des traits pouvait étonner. La collection des pierres, Nemesis adorait - et il avait déjà reconstruit un jeu d'échecs une fois, quand il s'ennuyait. Ses hobbies pouvaient surprendre. Le plus long, ça avait été trouver la bonne pierre, bien que les outils rendent le travail bien moins précis que ce qu'il avait pu faire par le passé.

Une fois qu'Ölver s'était bien marré sur la tête qu'il avait, qu'ils s'étaient remémoré une énième fois la chute qui faisait encore rire l'écossais, ce dernier avait rejoint Rosemary. Pas vraiment inventif, il lui avait simplement tendu un bouquet d'amarantes. Il n'avait aucune notion du langage des fleurs, alors il s'était contenté de prendre celles qu'il trouvait les plus belles.

C'est tout. Il aurait aimé faire davantage, mais Nemesis ne se sentait pas d'humeur à fréquenter d'autres personnes pour leur offrir un cadeau collectif. Quand bien même, ce n'était pas son genre, et puis, il était à court d'idées.
C'était un miracle qu'il ait trouvé de quoi pour ses amis, et cette phrase ne finira pas par le mot "ami", je m'y refuse.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Jeu 6 Aoû - 14:54




“ Le Festival de Chiere ”

Refuge du Petit Matin



Je ne savais pas si mon discours était bien passé auprès de tous, mais j'avais tenté d'y mettre les formes et les couleurs pour que le récit soit le plus captivant possible. Apparemment, vu les regards que tout le monde me portait, j'avais du réussir à retenir leur attention. Une fois que le récit été terminé, je souriais bêtement. Dans un sens, j'étais fière de moi, quelques temps plus tôt, ils voulaient presque me donner en sacrifice ou quelques choses dans ce genre, et aujourd'hui, grâce à Syl j'avais pu pour ainsi dire me racheter. Ce n'était pas grand chose mais c'était mieux que rien, surtout que je leur annonçais la résurrection d'une terre autrefois désolée. Je savais qu'il y aurait quelques sceptique, mais ils n'avaient qu'à vérifier. Puis alors que j'avais fini depuis quelques secondes l'islandais leva son verre et m'autoproclamait présidente. Puis finalement, la foule après quelques instants d'hésitation, peut être parce qu'elle ne savait si mon récit était terminé se mit à aplaudir avec en chef de file, la chieresque guérisseuse qui avait décidé de prendre soin de Sila'ë. Puis comme je le pensais les premiers sceptiques posent leur question. Cela ne m'étonne pas qu'Ambal soit la première à me poser la question. Elle sait que je ne suis pas forcément une jeune femme très stable, que je suis encore un peu perdue, mais je sais ce que j'ai vu, je ne l'ai pas rêvé, c'est la vérité. Je décide donc de lui répondre. Je ne force pas la voix, je ne suis plus en train de conter mon histoire pour tout le monde.

" C'est cela Ambal. J'étais sur les lieux et cela s'est passé comme je l'ai dit. La Grande Désolation n'est plus là. Je suis sûre que le spectacle qu'elle a à présent à nous offrir est plus que merveilleux. "

C'était la première fois que je me rendais dans ce lieu à vrai dire. Du coup, je ne pouvais pas trop comparer avec ce à quoi il ressemblait avant, mais Ambal ou n'importe qui d'autres pourrait faire en sorte de vérifier mes dires et de voir que Chière ne les avait jamais abandonné. Une autre chieresque vient alors me parler. Je ne la connais pas contrairement à Ambal, mais elle semble plus hostile, moins prompt que la majorité à me croire sur parole. Pourquoi m'amuserais-je à mentir à ce propos alors que je suis bloqué ici pour encore un bon moment ? Je n'ai pas envie de devenir la risée de tous, encore moins de devenir une ennemie, car j'aime ce peuple, et je crois fortement que Chière est assez puissante pour que tout Oblivion résonne à l’unisson. Elle me parle alors de blessés ou de morts, mais cette chose là n'a pas lieu d'être. Il y avait bien Casper, mais le crash n'a pas été si violent que cela. Il n'est pas au mieux de sa forme mais ça ira pour lui. Je réponds alors à la chieresque.

" Il y avait une personne dans l'avion, Casper, il était légèrement blessé, rien de grave. Il est venu avec moi, il n'y avait personne d'autres avec lui. "

Je ne sais pas si la chieresque est satisfaite de ma réponse, mais je ne vois pas ce que je pourrais lui dire de plus à vrai dire. Elle rejoint alors Ambal et Penthés ... je n'ai pas retenu pleinement son prénom mais elle semblait avoir des soucis, d'après ce que j'avais pu comprendre. La chieresque qui ne me croyait pas, demanda alors si quelqu'un allait vérifier mes propos, demandant ce qu'était un avion mais elle ne s'adressait plus à moi, mais à ces compatriotes, signe qu'elle ne me faisait pas confiance, mais bon, je pouvais le comprendre. Tout le monde n'est pas aussi tolérant qu'Ambal ou d'autres à notre sujet. Mais je n'ai rien à lui reprocher. Le temps finit pas s'écouler, et la nouvelle constellation brille de mille feux dans le ciel, signe de l'approbation certaine de Chière, du moins, c'est comme ça que je le vois. Certains se mettent à parler durant la nuit. J'ai eu mon moment de gloire dans la journée, alors je me fais discrète et j'écoute tout cela. Au petit matin finalement, je m'en vais en direction de mon petit chez moi dans le village des orphelins pour dormir quelques heures. Mais je dors peu, trois petites heures, car les rayons du soleil sont là pour gêner celui-ci depuis déjà plusieurs minutes. Alors je me lève, fait un brin de toilette, et je me pose tranquillement à la fenêtre pour observer la magnificence de ce monde. Puis l'heure arrive. Le quatrième jour ne me concerne pas tellement, mais j'ai envie de voir ce que cela va donner. Les jeunes sont à l'honneur, et je n'ai pas l'intention de prendre leur place. Finalement, la journée file comme le vent, et l'orage grondant, je repars bien vite me mettre à l'abri pour une véritable nuit de sommeil. Je suis me sens fatiguée, et même avec l'orage dehors, je m'endors rapidement pour me réveiller avec la lueur du soleil comme souvent. Ce cinquième jour est le jour des cadeaux. Je ne sais pas ce que je vais offrir, je n'ai pas grand chose, mais j'ai préparé quelques petites choses néanmoins. Je prends donc mon sac, avec à l'intérieur, quatre cadeaux. Je sais à qui je vais les offrir, mais j'attends de voir s'ils vont venir. Je fais partie des premières et déjà je reçois un cadeau qui me touche, c'est Soarajaï qui m'offre une étoffe très douce pour garnir le nid de Patapon. Je lui en suis reconnaissante d'un large sourire. Je lui offre à mon tour, une petite plume de griffon. J'espère que cela lui ferra plaisir, car je sais qu'elle est comme une seconde mère adoptive pour mon petit griffon. Je vois alors Olver qui est déjà dans la place, je m'approche de lui.

" Tiens, c'est pour toi. C'est un petit canoë, j'ai cru comprendre que tu en voulais un. J'ai tenté de le tailler dans une branche d'arbre dans une proportion 1/43ème. "

Puis, je ne peux pas rester les bras croisés alors que Rosemary est dans le coin aussi. Je sors de mon sac, un petit paquet de cigarette encore sous film plastique. Je l'ai trouvé véritablement par hasard. Je me suis dit que ça pourrait lui faire plaisir même si nous ne nous connaissons pas vraiment, mais c'est la seule que je connaisse qui fume.

" Tiens Rosemary. Je me suis dit que tu pourrais en faire bon usage même si la dernière fois au temple ton mégot t'a porté préjudice. "

Et je la gratifie d'un large sourire. Je ne sais pas si Ambal va revenir, pour le moment, je la vois pas. J'ai un cadeau pour elle aussi. Ce n'est pas grand chose, mais elle est quelqu'un que j'apprécie plus que tout, alors, elle le mérite amplement.
 

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Sam 8 Aoû - 15:05

L’aube pointait à peine à l’horizon lorsque je fus réveillée en sursaut par un cri strident. Je restais interdite quelques instants, retenant mon souffle, à l’écoute des bruits environnants ; mais rien, pas un son ne dérangeait l’arrivée timide du jour. Etait-ce un animal ? Une chouette, un singe ou bien un puma. Ou était-ce le fruit de mon imagination ? Sans doute ne le serais-je jamais car les seuls sons actuels étaient ceux de la nature à l’aurore ; le piaillement des oiseaux, le bruissement des feuilles, les couinements des petits rongeurs. Etant à présent bien réveillée, je décidais de me préparer pour le dernier jour des fêtes de Chiere.
Après m’être vêtue, je me dirigeais vers le petit laboratoire que je m’étais confectionné dans un coin de ma cabane. J’y pris quelques fioles, bourses d’herbes et pierres ; si certains avaient oublié des présents à offrir, c’était le moment idéal pour faire un peu de troc ou de commerce. Malgré mes réticences, j’avais tout de même prévu des présents pour les êtres qui me sont chers ou du moins, ceux qui ne me renient pas.  Ainsi, je pris une belle boite ronde en fer entièrement recouverte de cuir afin de la protéger dans laquelle j’avais soigneusement préparé un onguent à la fois antiseptique et cicatrisant pour Osir A’timor. Juste à côté se trouvait le coutelas que j’avais choisi pour Ariane de Bohémont. Il était en os, finement ciselé d’arabesques sur son manche, suffisamment petit pour tenir dans la main d’une femme et me semblait-il semblable aux couteaux de cérémonie maya dont elle m’avait longuement parlé. Je ne doutais pas que ce présent lui plairait. Je l’enveloppais dans un morceau d’étoffe rouge et le glissais avec le reste dans ma sacoche. Mes yeux furent alors attirés par une chaine en argent au bout de laquelle se trouvait un pendentif, lui aussi en argent forgé et serti de petits d’éclats d’ambre. Ce bijou d’une rare beauté, je l’avais commandé à Raël Ausar, il y a trois cycles de cela. J’avais toujours voulu l’offrir à l’être qui m’est le plus cher mais n’avait jusqu’à présent pas trouvé le courage de m’adresser à elle, elle qui ne savait pas qui je suis… si ce n’est La bannie. Une fois de plus, je posais le collier dans une petite boite en bois doublée de velours noir et le déposait délicatement au fond de mon sac dans un soupir.

Une fois sur le pas de ma porte, je me tournais vers l’est, le regard lointain et je repensais aux dires de cette jeune blonde. Ainsi Chiere aurait redonné vie à la Grande Désolation. Cela annonçait un nouveau cycle avec d’indéniables changements. Je ne doutais pas que la zone serait bondée dans les jours à venir. Chieresques et étrangers voudraient voir l’incroyable transformation. Je m’y rendrais plus tard, une fois l’effervescence dissipée.
Je pris donc le chemin de Petit Matin.

Le village était surchargé, comme les jours précédents, mais il allait bientôt retrouver son calme et sa sérénité ; aujourd’hui étant le dernier jour des festivités.
De nombreux petits groupes parsemaient Petit Matin. Certains en pleine discussion, d’autres en train d’échanger leurs présents. Dans tous, les sourires apparaissaient et les yeux pétillaient. Un petit nombre d’étrangers se mélangeaient aux Chieresques. Ainsi, le temps de quelques jours de fête, les peuples pouvaient vivre en semi-harmonie, et ce malgré les tensions qui ont eu lieu. Oui, car Chiere, dans sa miséricorde, a tout de même donné à ces festivités une teinte particulière.
Au détour d’une habitation, je croisais Ariane de Bohémont avec un petit groupe d’étrangers. Elle fut heureuse de me croiser car cela faisait assez longtemps que nous ne nous étions pas vues. Je lui offris son présent et lorsqu’elle défit le tissu rouge pour en découvrir le coutelas, ses yeux s’illuminèrent.
Oh ! Merci Karja ! Il est magnifique !, dit-elle en le retournant en tous sens. Ce n’est pas grand-chose, mais je ne savais pas trop ce qui pourrait convenir à une guérisseuse, reprit-elle en me tendant une fiole. On m’a dit que ce sont des graines de pavot et qu’elles peuvent servir à la confection de crèmes ou de boissons.
C’est très gentil à toi, Ariane. Ces graines me seront très utiles.
Les membres du groupe avec lequel elle était semblaient sur le point de partir alors je ne m’attardais pas plus longtemps pour la laisser avec ses amis.
J’espère que l’on se reverra bientôt, me dit-elle avec un petit signe de la main avant de rejoindre les autres étrangers qui avaient déjà tourné les talons.
Je promenais mon regard dans la foule et vis à l’entrée du village Osir A’timor. Je me dirigeais alors vers lui, un sourire aux lèvres. Il m’accueillit avec un sourire bienveillant et une profonde tendresse dans ses prunelles sombres. Sans que je m’y attende, il me prit dans ses bras et je profitais de ces quelques instants de félicité.
Il est bon de te voir Karja.
Cela me fait très plaisir aussi Osir.
Je me dégageais doucement de son étreinte et lui offris la boite contenant l’onguent.
Merci, tu as toujours le présent adéquat, affirma-t-il avant de me tendre une petite bourse.
Je l’ouvris avec délicatesse pour en sortir un cordon de cuir noir autour duquel était sertie une belle pierre d’un rouge éclatant.
Osir, elle est magnifique, murmurais-je une certaine émotion dans la voix.
Il la prit doucement de mes mains, glissa le cordon autour de mon cou et l’attacha. Ses doigts effleurèrent avec légèreté mes épaules, me laissant un agréable frisson sur la peau. Lorsqu’il eut fini, ses mains attrapèrent les miennes dans une prière muette et je savais déjà que je ne finirais pas seule les fêtes de Chiere.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Dim 9 Aoû - 10:45


Au bout de quelques minutes, les yeux dans le vagues, plongée dans ses pensées, c'était la voix d'Ambal qui l'avait ramenée en premier à la réalité des fêtes.  La chasseresse l'appelait, lui faisait signe de venir avec elle. Penthésilée hésita un instant. Elle n'arrivait plus à se réjouir de ces fêtes de Chiere. Quelque chose c'était brisée lors du premier jour. Elle avait pensé sans doute à tort que pendant les réjouissances, son statut ne serait pas exposé de la sorte. Elle avait eu tort et déjà elle aurait voulait retourner dans l'enceinte protectrice du temple. Là-bas elle était chez elle. Malgré les regards, elle trouvait toujours un coins tranquille pour aller prier Chiere de lui donner la force de passer au-dessus de tout cela. Mais ici à Petit Matin, là où vivait Sorajaï, c'était compliqué. Ne voulant pas vexer Ambal, elle finit par sourire et alla la rejoindre.  Elle s'assit à ses côtés et fixa le sol de ses yeux noirs.

« Les fêtes m'oppressent Ambal. Je ne me sens plus à ma place à Petit Matin. »

Puis Shael l'es avait rejointe elle aussi, discrètement par égard pour Ambal. Elle avait posé sa main sur son avant bras et l'avait doucement pressé. Penthésilée tourna la tête et lui sourit sans rien dire. L'apprentie passeuse lui demanda si elle allait bien, si on l’importunait pas, si elle n'avait besoin de rien. Elle hocha négativement de la tête pour seule réponse. Elle ne voulait pas montrer à tous à quel point leur comportement l'avait affectée.

« Je vais bien, pour le moment. Mais j'irai mieux une fois de retour au Temple. Et ceux qui ont fait tout ceci, je ne leur donnerai qu'un conseil. Priez Chiere de ne jamais se retrouver seul en face de moi. »

Ses yeux noirs lançait de le vide des éclairs. L'Abjuratrice était blessée. Elle ne pardonnerait pas leur geste. Elle avait perdu des amis pendant l'attaque. Chiere réagissait étrangement depuis ce jour et même le retour de la vie dans la Grande Désolation n'arrivait pas à retirer de la tête de la jeune femme que Chiere était en colère. Et Penthésilée le comprenait. Elle aimait la Mère, elle aimait son monde et c'était pour mieux la servir et les protéger tous les deux qu'elle avait abjuré. Agacée par elle-même, la brune se leva. Elle quitta ses deux amies et pris la direction de la maison de Sorajaï. Se retournant vers les deux femmes elle leur fit un petit signe de la tête pour les remercier.

« Je vais aller dormir » leur lança-t-elle simplement.  En chemin, elle tomba sur un étranger. Adossé sur son tronc d'arbre, il se tenait le visage. Il avait l'air bizarre. Elle s'arrêta et le regarda lentement. «  Vous ne vous sentez pas bien ? » demanda-t-elle avec ses quelques rudiments d'anglais maladroit. Mais elle ne lui laissa pas le temps de répondre. Elle le prit par le bras et l’entraîna avec elle. Elle le lâcha une fois arrivée devant la maison de la guerrière. Elle entra et revint avec une feuille de plante d'Oblivion. Elle lui tendit et lui signifia que cela pourrait l'aider. Puis elle se posa à même le sol et attendit que la nuit tombe. Cette nuit encore, il semblerait qu'elle ne dormirait que peu. Le lendemain c'était le jour des rites de passages. Les uns allaient revenir, adultes, alors que d'autres partiraient.

Le quatrième jour des fêtes se déroula étrangement bien. Penthésilée ne bougea pas. Elle ne participa pas aux réjouissances et préféra rester à l'écart. Elle mangea très peu et se demanda comment allait se dérouler la fête de la vie le lendemain. Sadhil, que ferait-il, lui ? Il y avait des chances pour qu'elle s'éclipse pendant la nuit. Il était hors de question de se retrouver nez à nez avec Sadhil et Sora. C'était leur jour après tout.  Elle avait beau ne rien dire, elle n'était pas aveugle. Et Sorajaï qui lui avait demandée ce que cela faisait d'abjurer. La Brune en frissonnait encore. L'ancienne vierge y pensait-elle réellement ? Peut-être, mais au fond d'elle, Penthésilée espérait qu'elle ne le fasse jamais. Abjurer pour un homme était une chose compréhensible, mais le prix était difficile à accepter. Le reste de la journée se déroula sous les yeux perplexe de l'Abjuratrice. Le jour tomba et la fête de la vie commença. Au petit matin dans le campement, il était temps d'offrir ses présents. En premier elle alla retrouver Sadhil. Elle lui offrit le pendentif. Il était en compagnie de Sorajaï. Penthésilée la regarda, hésita, lui tendit un sac remplit de perle qu'elle pourrait mettre dans ses cheveux. Puis elle posa ses yeux sur le voile écarlate de la prêtresse. D'un geste sûr, elle dénoua le sien et lui rendit en souriant. « Merci pour ta protection. Je ferai sans maintenant. Chiere n'abandonne pas ses enfants. » Puis elle repartit à la recherche des autres destinataires. Elle ne trouva pas Dalir et serra avec tristesse la dague qu'elle voulait lui offrir.  En revanche, elle trouva Osir regardant avec tendresse Karja. Elle connaissait peu la bannie. Elle la salua avec un sourire avant de glisser la fiole dans la besace de son protecteur. Elle n'allait pas les déranger plus longtemps. Encore deux enfants de Chiere qui ne passerait pas la nuit calmement pensa l'Abjuratrice alors que ses yeux cherchaient désespérément les cheveux noirs d'un lige.  
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Lun 10 Aoû - 23:23


Athénaïs n'en revenait pas. Tout le monde courait en tout sens. La fille qui venait de choir devait être quelqu'un de vraiment important. Une jeune fille se précipita vers elle, puis d'autres. Une autochtone alla chercher des trucs bizarre pour la soigner. La rouquine, elle regardait tout cela d'un ir subjugué. Elle mit un certains temps avant de réaliser que la Brune lui avait fait une remarque bien avant tout cela sur ses retrouvailles ou du moins sur le fantôme de Talia. Puis elle tenta de la rassurer sur le sort de la pauvre enfant qui était tombée. Instinct maternel peut-être, Athénaïs n'avait qu'une envie, aller la prendre dans ses bras. Pourtant elle ne fit rien. Elle écouta Tessa lui dire que ce ne devait être qu'une cheville. La danseuse qui ne pouvait plus danser proposa que eux, les étrangers raconte leur mythe des origines. Athénaïs sourit. Il y en avait temps. Les hommes étaient si divers dans leur monde, chacun y allait de ses propres origines selon ses propres croyances. Ici ce ne devait pas être le cas, sinon quoi la danseuse n'aurait pas agit pour tout les autres. Alors elle en profita elle aussi pour répondre un peu à Tessa. Elle lui avait fait des remarque sans vraiment savoir qui elle avait regardé ainsi. Pourtant la gamine avait vu juste en lui proposant de lui montrer le chemin vers les Kaligaris. Les Kaligaris, ce nom raisonnait en elle. Il lui faisait mal. Il la tailladait de l'intérieur comme tant d'année auparavant. Rien n'avait vraiment changé. Elle pensait qu'avec le temps, le souvenir de ce nom qu'elle détestait ne la toucherait plus. Elle avait tort. Elle avait tort de croire qu'au bout d'un certains temps on ne se souvient que des bons moments. Ou peut-être qu'elle n'en avait jamais eu dans sa famille ? Quoi qu'il en soit il était peut-être temps de dire quelques mots à ce propos à Tessa. Elle l'avait accueillie à Nid-de-Vipère après tout.

« Je ne suis pas vraiment triste en réalité. C'est surtout que je ne sais pas comment réagir. Cela fait si longtemps, presque quinze ans tu te rends compte, quinze ans. Ce n'était qu'une gamine à l'époque et moi je n'étais pas mieux. Une adolescente, ou une jeune adulte je ne sais pas trop comment me définir. Je l'ai abandonnée Tessa. Je suis sa sœur aînée et je l'ai laissée tomber. Puis c'est plus compliqué que de simple retrouvaille entre sœurs. Issac, mon mari je le cherche aussi ici. C'est lui qui est parti la chercher. Il voulait la ramener, mais j'étais inquiète parce qu'il ne revenait pas. Alors je suis venue moi aussi. »

Mon dieu que cela faisait du bien de parler. Peut-être que Tessa l'aiderai vraiment. Elle ne savait pas et le moment était venu d'aller se coucher. Le jour de l'origine touchait à sa fin. D'après les quelques paroles des étrangers qui connaissaient mieux les lieux qu'elle, le lendemain serait le jour des rites de passages. Le jour J, Athénaïs suivit le déroulement des opérations de loin, à part pour un truc, le gigantesque repas. Elle fut un peu surprise par la nourriture, mais elle commençait doucement à prendre ses marques par rapport tout ceci. Certains jeunes partaient et d'autres revenaient. Après tout on était pas si loin des rites indiens. Elle regarda le manège en souriant. Tout leur paraissait si simple à leurs âges et pourtant toutes les choses compliquées allaient s'offrir bientôt à eux. Elle les regardaient et se demanda si sa fille avait elle aussi l'âge de faire ces rites de passages. Elle ne savait pas réellement l'âge exacte qu'elle avait et elle ne savait pas non plus celui des jeunes qui partaient. Puis vint le jour cinq. Le dernier jour des fêtes de Chiere celui où on célébrait la vie. Athénaïs erra quelques instants à Petit Matin ne sachant pas quoi faire. Elle n'avait pas prévu de cadeau et posait un regard gêné sur tous ceux qui s'offrait quelques choses. Devait-elle acheter un petit truc ? Elle erra un petit moment avant d'aller voir un marchand. Elle lui échangea rien du tout, elle avait rien sauf un petit stylo magnifiquement ouvragé qui lui tapa dans l’œil. Elle dut s'en séparer à contre cœur et en échange elle obtint un petit poignard sculpté. De retour vers Tessa elle lui tendit l'objet en souriant.

« Tiens, prends-le. Si j'ai bien compris on doit s'offrir des cadeaux ? Je pense que ça te sera plus utile que mon livre non ? »
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mar 11 Aoû - 1:11

Je suis perplexe par les propos de Kriemhilde, je ne peux pas m’éclipser en  un tel moment mais dés que je le pourrai, j’irai courir la jungle vers la Grande Désolation pour en avoir le coeur net. Une verdure flamboyante, la faune sauvage retrouvant ses droits, un nouveau lieu de chasse inédit. J’ai du mal à la croire... Mais peut-être que Chiere l’a véritablement fait, nous a fait don de la vie, a crée le berceau de la vie.
Shael nous rejoins, j'ai du mal à poser mes yeux sur elle - les souvenirs sont trop forts. Elle est l’apprentie Passeuse d’âmes de Petit Matin, et j'ai toujours eu du mal à les comprendre. Chiere est la seule à savoir où est l’âme de ma fille. Shael alla près de Penthésilée, que je voyais tourmenter, son regard incertain, sa démarche obligée. Je ne comprenais pas bien le malaise que ressentait Penny. Elle ne voulait surement pas en parler, pas dans de telles circonstances. J’étais inquiète et impuissante. Je ne pouvais pas guérir la tête ni la cœur de la lige. Je devais m’éloigner et réfléchir. Penser à Chiere, à  la Grande Désolation, à Penthésilée qui a peut-être besoin de moi mais que puis-je faire pour elle ?

La Veillée du Souvenir. Je m’exile du petit groupe sans un mot. Je dois être seule. Je rejoins les convives auprès du feu-totem prenant soin de me mettre avec des personnes que je ne connais pas. Je ferme les yeux et rentre dans un monde qui n’appartient qu’à moi, un idéal que je n’atteindrai jamais. Je pense à ma fille. Je m’abstiens de prendre la parole, je ne l’évoque jamais, je n’en parle jamais et pourtant elle hante toutes mes pensées. J’écoute les autres se remémoraient leurs êtres aimés. Les Orphelins prennent la parole en racontant leurs proches disparus qu’ils sont venus chercher. Je lance un regard à Esther pour qu’elle ose nous parler de son frère qu’elle est venue chercher. Je n’essaie pas avec Eline, son histoire est trop floue elle raconterai un mensonge. Je regarde aussi Hortense, également venue chercher son frère.
La nuit sera très courte, et les filles reviennent dormir dans ma cabane. J’ai veillé auprès du feu-totem pour fêter le souvenir. Je la laisse s’en aller une année supplémentaire... Lorsque je rentre, Hortense est déjà couchée et Lou-Ann près d’elle. Je ne tarde pas, même si j’admire une dernière fois cette constellation qui n’a pas quitté le ciel et qui illumine la nuit. Une étoile là-haut est pour elle, pour ma fille... Au matin quand Lou-Ann vient sauter sur notre lit avec Esther, ma première idée est de me rendormir sur le champs. Les fêtes de Chiere sont fatigantes et celles-ci sont encore pires, je crois... l’inquiétude, la peur, ce destin incertain qui né au petit jour.

La Fête du passage, je me souviens quand j’étais à leur place - impressionnée, fière et souriante. Je prends le temps de me préparer, un festin nous attend confectionné par les maîtres cuisiniers. Je regarde le défilé de jeunes qui partent pour vivre leur aventure, leur histoire et ce qui va devenir, pour eux, un souvenir impérissable. Mon regard se porte sur Maura Salem, pour qui, je tiens encore une grande rancune... je n’entends pas ce qu’elle dit aux aïeules mais, elle désigne Kriemhilde. Je ne suis pas seule à être mitigée par ses paroles.
Un orage gronde et nous sommes obligées de rentrer. A ma table, nous parlons cadeaux ! L’ambiance est bonne enfant, on essaie de deviner ce qu’on a prévu pour telle ou telle personne. Les mésaventures des jours passés semblent oublier et terminer. Une fois couchée, on continue à parler à en perdre la notion du temps, on ne dit plus des choses très cohérentes mais nous avons passé une bonne soirée. La bonne humeur a donné une nouvelle ambiance à la cabane.

La Fête de la Vie, le cinquième jour à deux facettes. Même rituel que les jours d’avants. Au réveil, j’offre à Esther un vieux carnet sur lequel j’ai fais graver des arabesques, elle pourra s’en servir de journal, les pages sont blanches, un peu jaunis mais ça lui donne tout son charme. Première réveillée, je pose l’arc puissant près du lit d’Hortense et une peluche de panda dans les bras de Lou-Ann que je gardais depuis des lustres dans un recoin de la cabane. Pour Eline, au début du Festival je n’avais rien prévu et puis, voyant qu’elle se rapprochait j’ai du improviser... j’avais opté pour un kit de survie dans la jungle : une petite sacoche avec à l’intérieur un couteau et de quoi faire du feu (amadou et silex). J’étais certaine que ça lui servirai tôt ou tard.
Quand Sorajaï me remet des flèches magnifiques, je lui donne le bracelet confectionné par les joailliers de Glorieux Crépuscules, un bijou à son image. J’en profite pour lancer un sourire à Sorajaï. C’est donc lui...Sadhil... « Pour te rappeler, que je suis là pour toi comme tu l’as été pour moi. » . Penthésilée est là, non loin de Karja, je m’approche d’elle pour lui offrir les huiles de parfum que j’ai choisis pour elle. « Pour te mettre du baume au coeur. » . Dans ma besace, j’ai encore le poignard pour Safir, une boussole pour Kriemhilde...et puis...un rangement fait par mes soins en cuir avec des compartiments où Ayla pourra ranger les fioles offertes par Sorajaï... oui j’avais pensé à elle, malgré-tout comme j'ai des bâtonnets d’encens que je gardais pour moi, attachés d'un ruban bleu nuit que je destine à Shael. « Pour tes rituels, passeuse. » . Je cherchais du regard Thalia et Thémis, j’avais un cadeau à offrir à Thémis.
Et puis, en dernier je m’approche de Karja...oui, j’ai un présent pour elle... Sans un mot, je lui tends une couronne de fleurs blanches que j’avais préparé pour elle. Je lui laisse, repartant comme je suis venue. J’ai eu peur qu’elle ne reçoive aucun présents, ce n’est pas le cas et j’en suis heureuse. J'offre des couronnes de fleurs de toutes les couleurs à qui veux-bien en prendre, j'avais prévu ce présent pour les étrangers surtout. Personne ne doit être oublié lorsqu’on célèbre la vie.

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mar 11 Aoû - 14:40




“ Intrigue - Le Festival de Chiere ”

Que se passe-t-il en Oblivion, Chiere serait-elle en colère ?



Istalia Kaligaris semblait avoir un lien de parenté avec Athénaïs Versondre, chose que je ne savais pas, mais en la voyant regarder dans la direction, la ressemblance m'avait pour ainsi dire frappé, et puis, il n'y a pas de tonnes de rousses dans le coin, alors quand il y a en deux comme ça d'un coup, ça ne peut pas être une simple coïncidence. Mais celle que je connaissais le mieux à présent à savoir Théna ne semblait pas guère réjouie de la revoir, du moins, pas autant que je ne l'aurais pensé. Elle finit donc pas répondre à ma remarque. Elle n'était pas triste. En vérité, elle ne savais pas comme réagir face à cette apparition. Pourtant, pour moi, cela était d'une simplicité enfantine. Elle n'avait qu'à aller lui parler, mais elle n'était pas prête, plus tard sans doute, plus tard. Je ne savais pas ce qui unissais précisément les deux soeurs, du moins, vu la ressemblance, je partais sur le fait qu'elles étaient soeurs, et non seulement des cousines. Mais je n'allais pas avoir besoin de pousser mes réflexions plus loin, elle était en train de m'en dire plus. Ainsi, elle ne l'avait pas vu depuis 15 ans. De mémoire, Istalia avait été toujours présente ici, mais bon, dans ma jeunesse, je n'ai pas de souvenirs forcément très précis, alors peut être que cela ne faisait que 15 ans qu'elle était là. En tout cas, Kaligaris avait eu le temps de se faire un beau manoir, à défaut d'avoir trouver la solution avec Sven. A vrai dire, je crois que je n'ai jamais vraiment parler la rouquine. On se connait, de réputation, je sais où elle habite, en même temps le manoir est connu dans le coin, sans doute sait-elle des choses à mon propos mais il n'y a jamais eu de véritables conversations. En tout cas, la situation semblait être plus compliquée que je ne l'aurais pensé de prime abord. Après tout ce n'était pas mes affaires, elle se débrouillerait avec sa petite soeur, quand elle en aurait envie. Parce que si Athénaïs l'avait vu, la réciproque devait être aussi possible. SI Istalia avait vu sa soeur, ou avait cru reconnaître sa soeur, je ne sais pas comment elle pourrait réagir. Je ne la connais pas vraiment à vrai dire.

" Je vois que cela à l'air compliqué en effet. Je ne sais pas comment t'aider véritablement, mais le mieux sera d'avoir une petite discussion avec elle Athénaïs. Quand tu te sentiras prête, je te mènerais au manoir. A ce moment là, tu pourras aller de l'avant, ou revenir au nid sans avoir fait bouger les choses. Je ne te forcerais pas mais à mon sens, il est mieux de crever l'abcès. "

Enfin, elle faisait comme elle le désirait puisque cela n'avait pas guère d'importance pour moi, même si je devais avouer que ma curiosité avait envie d'en savoir plus, je n'en demandais pas mieux. Libre à elle de se confier ou non. Le lendemain était un jour sans importance pour moi. Il concernait les jeunes chieresques alors je m'abstenais de me rendre au refuge. Pourtant, le 5ème jour, je m'y rendais, un peu à contre coeur, parce que je ne suis pas du genre à échanger des cadeaux, mais je gardais un oeil sur la rouquine. Elle n'est pas ici depuis assez longtemps pour faire n'importe quoi. Elle était un peu perdue, mais finalement, elle s'était décidé à m'offrir un beau poignard. Je ne savais pas exactement où elle l'avait obtenu, mais c'était un chieresque qui lui l'avait fourni. Je lui faisais un mince sourire, je n'aimais pas ce jour du festival, du moins, le début de celui-ci. L'échange de cadeau, ce n'est pas tellement pour moi, mais je prenais celui-ci néanmoins. Je sortais de mes poches quelques choses pour lui donner. J'avais une petite peluche en forme de griffon. Oui, en vérité, j'avais prévu le coup, si jamais elle avait eu envie de me donner quelques choses. Je souriais une nouvelle fois de sa remarque.

" Oui, tu as raison, c'est même une certitude. Je n'ai pas encore fini ton livre, je n'en suis qu'au début, mais je lis lentement en général. Tiens, prends cette peluche, elle te portera chance. "

Ou pas, mais les chieresques qui faisaient ces petites choses le disaient alors je ne faisais que le lui répéter. En temps normal, je suis au nid à ce moment là du festival, parce que je n'aime pas recevoir, ni donner des cadeaux. Par contre, j'avais hâte de séduire ou de jeter mon dévolu sur un beau mâle, pour ce soir.



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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mar 11 Aoû - 21:29

Tout le monde s'agite dans tous les sens. Ca parle beaucoup chieresque – m'a-t-on dit que leur langage s'appelait – un peu anglais, mais il y a tellement de bruit que je ne comprends rien, de toute façon. Eh, les parents ! J'aimerais vous y voir. Vous avez votre petit confort et vous êtes toujours là à chouiner. Essayez donc d'être propulsés, sans savoir ni comment ni pourquoi, dans un autre monde dont la langue régionale ne ressemble à rien de ce que vous connaissez, au milieu de la plus grosse teuf de l'année. Folie générale, tout le monde s'offre des trucs plus ou moins inutiles, ils boivent, ils rient, c'est Noël en été. Les gens vont tous les uns vers les autres, malgré le côté hippy de la chose, l'ambiance déchire et j'ai même réussi à trouver des gens qui me comprennent, mais je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à m'imprégner de l'euphorie ambiante. Je n'arrive pas à m'y faire.

Non. Je n'arrive pas à m'y faire. Ce matin j'ouvrais les yeux sur un plafond de bois et de feuillages et je me demandais où j'étais. Oh, j'en ai vu beaucoup, ces dernières années, des plafonds différents. Du craquelé agrémenté de moisi d'un appartement délabré à la tôle d'une petite caravane, en passant par les porches tagués des ruelles de Londres, oubliant presque les étoiles phosphorescentes de ma chambre d'enfant. Normalement j'arrive assez facilement à me sentir chez moi, même si c'est toujours un chez moi temporaire, mais ici, c'est différent. Plus aucun repère, je suis complètement perdue. Je croyais que j'aimais l'aventure et que je n'avais peur de rien, c'était avant d'atterrir dans la jungle avec une réserve de couches limitée.

Mon regard se pose sur Lili. Elle est moins angoissée que moi, forcément, je donne tout pour qu'elle se sente à l'aise. Elle a été la cible de mes premiers soucis et encore maintenant elle les accapare tous. Il faut qu'elle soit suffisamment nourrie, hydratée, propre, reposée, divertie. Le dernier point se satisfait assez aisément, il n'y a qu'à lui montrer les jolies fleurs de la jungle pour qu'elle s'emballe. Quelque part, je suis aussi dans cet état d'esprit. Si j'écarte l'aspect déboussolant de mon arrivée en Oblivion – à laquelle j'évite de trop penser, je ne peux juste pas croire que je me sois téléportée ici – tout m'émerveille. Peut-être que dans quelques semaines, quand j'arriverai à comprendre ou à arrêter de chercher une explication, je pourrai apprécier mon nouvel environnement et explorer un peu.

«  Ca te plairait d'explorer ici ? »

Je parle doucement. Les gens, notamment Istalia, la femme qui m'héberge et qui n'est pas loin en ce moment, vont probablement me tuer s'ils entendent parler d'expédition dans la jungle avec un bébé. Ils ne savent pas que Lili, c'est une battante. De toute façon, il est hors de question que je la laisse à quiconque ici. Je ne l'ai pas fait à Londres, je ne l'ai que très peu confiée à Alina par la suite, alors à des inconnus, qu'ils soient sauvages ou non, c'est hors de question ! Si je vais quelque part, elle va quelque part et elle s'en sortira très bien parce qu'on s'en est toujours très bien sorties toutes les deux. Elle ne réagit pas de toute façon, elle n'a pas compris ou autre chose attire son attention, alors je la chatouille un peu histoire de lui rappeler que j'existe. Elle rigole. Je rigole. Il n'y a vraiment qu'elle pour me remonter le moral !

M'adressant à Istalia à présent :

«  Tu avais des cadeaux à offrir ? »

Peut-être qu'elle va me présenter des gens, je n'en sais rien. De toute façon je n'ai rien à donner à personne. De toute façon, même si j'avais quelque chose, je ne leur donnerais pas. De toute façon, je ne les connais pas. De toute façon je n'ai pas envie de les connaître. Je m'éloigne de la rouquine, qu'elle n'aie pas l'idée de me présenter des gens. Surtout des adultes.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mar 11 Aoû - 21:37


Troisième jour. Ils étaient tous réunis à écouter les paroles de chacun sur l’origine. Kriemhilde parlait bien, elle était parvenue à dire les mots justes et même si elle ne comprenait pas tout, Esther buvait ses paroles, tout en la découvrant un peu plus en même temps. Elle était obnubilée par les discours de chacun, si bien que la jeune française ne remarqua pas, que parmi la foule, se trouvait un Français tout comme elle. Un Français à la jambe blessé. C’était son frère Alexandre. Elle ne le remarqua pas, quand Esther était concentrée dans quelque chose, on ne pouvait l’en détacher.
La nuit finit par tomber, la nouvelle constellation brillait et Esther qui adorait les étoiles l’admira durant quelques instants avant de se joindre à la veillée du Souvenir. Tout le monde pouvait se rassembler autour du Feu-Totem du petit matin pour lui adresser un message pour les disparus. Comme beaucoup d’entre eux, Esther l’Orpheline prononça des mots pour un cher qu’elle était venue rechercher et qu’elle n’avait toujours pas trouvé. Les larmes sur le bord des yeux, elle prononça quelques mots, en français.

« Pour mon frère Alexandre, le plus gentil, le plus doux et le plus protecteur des frères. Je le recherche depuis tant de temps et j’espère pouvoir le retrouver ici ou ailleurs. Mon cœur de sœur n’a jamais été aussi vide sans lui et j’adresse ces quelques mots pour qu’on puisse me guider un chemin jusqu’à lui… » Elle parla péniblement, sur ses joues perlaient des larmes, elle avait déjà parlé de nombreuses fois de son frère, mais à chaque fois une vive émotion la parcourait. Alexandre était tout pour elle et sans lui sa vie n’était plus pareille.
Esther disparut à nouveau dans la foule et comme les jours précédents, elle alla dormir chez Ambal où elle se sentait parfaitement accueillie et en sécurité. La jeune Française trouva son hôtesse assez étrange, mais elle ne préféra pas l’embêter, elle avait aussi sûrement un passé qui venait d’être ravivé ce soir.
Au matin, elles furent réveillées par la petite Lou-Ann qui sautait sur le lit. Esther était épuisée de la veille, elle avait l’impression de ne pas avoir assez dormi. Si bien, qu’elle mit beaucoup de temps avant de se lever et de prendre un petit déjeuner revigorant. Cette quatrième journée se passe comme dans un tourbillon et Esther s’endormie à nouveau épuisée.

Le cinquième jour était un jour nouveau, celui des présents. Esther qui ne s’attendait pas à recevoir quelque chose accueillie avec plaisir le journal qu’Ambal lui avait offert. Elle souriait parcourant les feuilles vierges du carnet jaunie, qu’elle comptait bien remplir de ses plus beaux souvenirs. Gênée dans un second temps, elle sortit de sa besace un vieux livre en français, qu’elle avait déjà lu des centaines de fois Bel Ami de Maupassant. Tout en lui traduisant la quatrième de couverture, elle expliqua à Ambal qu’elle lui apprendrait à lire avec ce livre. Esther regardait autour d’elle les échanges de cadeaux et elle pensa à ce vieux médaillon qui était autour de son cou, qu’Alexandre lui avait offert le jour de ses dix-huit ans. Il contenait deux photos, une de leurs deux parents et une de lui-même. Ce médaillon en argent, Esther le chérissait plus que tout. De toute sa vie, c’était sûrement le plus beau cadeau qu’elle aura reçu.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mar 11 Aoû - 22:38

Ayla avait achevé le troisième jour en reprenant ses fonctions de guérisseuse. Le faire lors d'un autre cycle l'aurait ennuyé, car elle aimait le Festival et se priver du moindre moment de célébration aurait été très décevant, mais pas cette fois-ci. S'impliquant dans la fête bien trop tardivement, elle n'avait pas eu le temps de s'amuser qu'une série de catastrophes avait fini d'achever ce qu'il restait de son moral. Rien de mieux dans ces circonstances que de s'appuyer sur ce qu'elle savait faire de mieux. Pas de volonté mystique de Chiere, pas d'humeurs de Chieresques ou d'étrangers dépassés, juste une blessure courante qu'elle avait déjà eu l'occasion de soigner à maintes reprises. Ses remèdes récupérés auprès de Lia, elle avait pu confier à la Gardienne des Traditions de quoi soulager sa douleur avant d'immobiliser sa cheville à l'aide de bois et de tissus. Après quelques recommandations et la promesse de revenir la voir régulièrement pour vérifier son état, la guérisseuse était rentrée chez elle, peu encline à participer au reste des festivités de la journée.

Elle n'était proche d'aucun des jeunes en partance pour ses Rites, même si elle connaissait de vue ceux du Petit Matin, mais leur départ était toujours un grand moment. Ayla se remémorait les siens à chaque fois, la recherche d'elle-même et de Chiere, la magie de ce cycle, sa découverte botanique qui l'aidait au quotidien dans son métier... Cependant, tout comme pour la veille, ce moment qu'elle attendait se transforma en angoisse supplémentaire, tant elle craignait qu'un sombre événement ne vienne entacher la Fête du Passage. Elle s'y présenta malgré tout et fut en mesure de passer une agréable journée puisque ce qu'elle redoutait tant se contenta de rester logé dans son imagination.

C'est ainsi qu'elle put appréhender le cinquième jour avec plus de relâchement. Elle avait sous la main ses couronnes de fleurs de dernière minute. Elle n'avait pas honte de ses cadeaux, même s'ils avaient été confectionné la veille des fêtes, elle y avait tout de même apporté un certain soin et le geste était la seule chose qui comptait. Il y en avait une pour Sorajaï, une pour Thalia, Lia, chacune des prêtresses qu'elle avait côtoyées lors de ses années au Temple, tous les membres de son foyer, et pour sa famille du Chant d'Espérance qu'elle transmettrait aux artisans qu'elle avait croisés lors des préparatifs. Elle n'avait rien fabriqué pour Sila'ë, mais après sa dure journée, elle méritait bien quelque chose, aussi prit-elle les écharpes de son campement de naissance qu'elle avait troquées quelques jours plus tôt pour lui en donner une.

Passé son foyer, la première personne qu'elle croisa fut Sorajaï qui lui offrit des fioles non seulement très jolies mais bien pratiques, d'autant plus qu'Ayla voulait profiter de son prochain souffle d'inspiration pour expérimenter à nouveau. Elle commença alors à sentir toute la pauvreté de ses cadeaux et tout en lui tendant sa création végétale avec un sourire effacé, se promit qu'elle redoublerait d'efforts pour les prochaines Fêtes. Ne voyant ni Lia, ni Thalia, la prêtresse fit le tour du Petit Matin, croisant au passages d'autres connaissances à qui étaient destinées des présents.
Mais la surprise vint d'Ambal. Alors qu'elle prenait toujours soin de ne pas rencontrer la jeune femme, Ayla croisa sa route, accusant tout d'abord la malchance avant de se rendre compte qu'elle avait un cadeau pour elle. Prise de court, elle commença à bafouiller :

« M...Merci, je... je ne pensais vraiment pas... Enfin.... Merci. »

Elle avait emporté un sac avec elle pour y ranger ses présents mais elle devait bien reconnaître que celui d'Ambal était autrement plus joli et bien composé. Voilà un présent bien utile dont elle se servirait au quotidien ! Elle le passa sur son autre épaule et y rangea tout de suite les fioles confiées par Sorah. Ensuite, elle sortit une de ses couronnes et lui tendit :

« Je... tu te doutes bien que je n'avais pas prévu de t'offrir quelque chose... Mais j'en ai fait en plus alors je te l'offre volontiers. Ce... n'est certainement pas autant... Désolée. Merci encore, c'est vraiment gentil à toi. Passe de bonnes fêtes de Chiere ! »

Puis en quittant Ambal, elle s'aperçut que la chasseresse tenait elle aussi des couronnes. Les deux Chieresques ne les avaient certes, pas assemblées de la même manière ni utilisé les mêmes végétaux, mais Ayla ne put s'empêcher de ressentir une certaine gêne. Pour qui était-elle passé ? Avait-elle vexé cette femme qui ressentait déjà de l'amertume envers elle ? Ou cet échange de cadeaux était-il le signe de l'amélioration de leur relation ? Pourquoi Ambal avait-elle fait ce premier pas vers elle ? Le cœur serré, la tête pleine de questions, elle manqua de rentrer dans Thalia. Ce qui était une bonne chose, ça lui fit oublier Ambal un instant.

« Ah ! Je te cherchais ! J'ai quelque chose pour toi. C'est vraiment peu, pour tout te dire, il y a quelques jours, je ne pensais vraiment pas participer au Festival... » Voilà qu'elle se confondait en explications... Mais s'il y en avait une à qui elle pouvait raconter ce qu'elle avait sur le cœur, c'était bien elle. Enfin, pas aujourd'hui, ce n'était pas le moment. « On en reparlera ! »

Elle arrivait à bout de ses couronnes et elle n'avait toujours pas vu Lia. L'éleveuse récupérerait donc une autre des écharpes. Tant pis pour la guérisseuse, elle n'avait qu'à avoir mieux préparé ce Jour de la Vie et peut-être aurait-elle pu en garder une pour elle. Sila'ë avait-elle pris le risque de sortir de chez elle malgré sa cheville ? Elle avait toujours sa garde pour lui venir en aide, même si ce n'était pas leur fonction première, Ayla était sûre qu'elle pouvait s'appuyer sur eux en cas de besoin. Lorsqu'elle apercevrait son amie et la Gardienne, elle leur donnerait à chacune une des précieuses écharpe qui portait la marque de sa famille. Ensuite, elle pourrait enfin rejoindre les hommes et femmes de son foyer, histoire de célébrer cette fin de journée comme il se devait.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Dim 16 Aoû - 18:29

Un faible sourire se dessina sur ma figure à l’égard d’Ayla, je devais sauver ce qu’il restait du Festival comme je le pouvais. C’était un événement fort attendu et je me sentais coupable d’avoir interrompu ce jour si particulier. C’était donc ça - Chiere avait fait apparaître la vie dans la Grande Désolation. Je croyais cette jeune étrangère, ses propos avaient l’air véridique. Pourquoi inventerai-elle une telle histoire ? Chiere faisait son festival à sa manière et nous n’avions pas su le voir. Une jeune chasseresse se montre dubitative aux propos de l’étrangère.  Le troisième jour se terminait sur ce récit inattendu qui éveillait la curiosité de tous. Aidée de ma garde, je rejoins l’endroit où couchent les prêtresses pour me reposer. Ayla m’avait fournit de quoi soulager ma douleur. La guérisseuse de Petit Matin était réputée pour son savoir-faire et la maîtrise de l’art de la guérison. Des bois et des tissus immobilisés ma cheville avec ordre de ne pas bouger... interdiction que je ne respecterai probablement pas. Je remerciais Ayla pour ses bons soins à mon égard.

Pendant la veillée du souvenir et la fête du passage, je restais éloigner. J’entendais les voix s’élevées, les chieresques ainsi que les étrangers se remémoraient les êtres perdus... Une pensée me traverse destinée aux personnes de mon foyer, à mes parents que je n’ai jamais connu. Fille d’un chevaucheur et d’une passeuse d’âme, plusieurs membres faisaient partis de leur feu-foyer - tous morts, moi seule rescapée. Je pense à eux, à leurs âmes en cendre, à leurs sacrifices pour sauver ma vie. La plus belle marque d’amour que je pouvais recevoir.  La constellation était toujours là illuminant nos jours, nous guidant dans la nuit. Je fais danser mes mains dans l’air pour leur rendre hommage, cette année, une fois encore je leur dois la vie et je ne pourrais l’oublier. Je laisse les autres prêtresses s’occupaient des jeunes qui partent faire leur rite de passage, certains viennent jusqu’à moi pour avoir ma bénédiction. Je les regarde s’éloigner dans des directions opposées à travers la jungle et tout Oblivion. Toutes mes pensées sont dirigées vers eux - pourvu qu’ils ne leur arrivent rien...

A l’aube du cinquième jour,  portais par mes guerriers, je m’installais sur un rocher près du feu-totem de Petit Matin, admirant le spectacle des réjouissances où chacun offraient un cadeau. Un instant de générosité. Sorajaï Chemsa, prêtresse et danseuse avec qui, j’avais pu accomplir mon apprentissage elle m’offrit un voile brodé provenant de l’Etoile de Glace. En retour, je lui offris un pendentif en cristal en forme de larme, les larmes d’Astrée. Une de mes bourses en était remplie,  c’était mon cadeau cette année à toutes celles qui avait servi le Temple de Chierà'h par leur prêtrise.  Pour montrer ma bienveillance à l’égard des étrangers, j’avais décidé après le troisième jour d’offrir un présent à Kriemhilde, la conteuse des faits de Chiere, le témoin de la Fête de l’Origine - celle qui avait pu voir, ce que personne n’avait vu avant elle. Je lui faisais porter une peinture que j’avais eu lors d’une visite au campement de l’Equilibre de l’Esprit pour qu’elle se souvienne à tout jamais des paysages magnifiques d’Oblivion. Pour Shael, j’avais  prévu un voile choisi soigneusement par mes soins. A Aliador, je voulais lui offrir une petite fourrure tout droit venue de l’Etoile de Glace mais une fourrure de qualité qui lui permettrait de ne pas souffrir du froid l’hiver. J’avais un autre voile avec des riches couleurs destiné à Opale. Le défilé des cadeaux continuaient sous mes yeux en attendant la suite des réjouissances.

J’avais respecté les recommandations avisées d’Ayla et j’avais évité de trop bouger ma cheville, limitant mes mouvements autant que je le pouvais - ma garde étant là pour veiller sur moi et éviter que j'aggrave ma blessure. Avec les remèdes d'Ayla, je guérirai dans quelques jours toute la douleur aurait disparu ; je lui en étais très reconnaissante.

_________________

- Une poésie muette -
« Danser, c’est comme parler en silence. C’est dire plein de choses sans dire un mot.»

Un souffle d'espoir:
 
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mar 18 Aoû - 2:54




1er voyage - 2ème exploration

“ le festival de chiere ”


 
intrigue générale - sujet central
Tour #1 - 21/06 au 28/06 - prolongé 07/07
Tour #2 - 08/07 au 19/07
Tour #3 - 20/07 au 26/07
Tour #4 - 27/07 au 3/08
Tour #5 - 4/08 au 10/08 - prolongé 17/08
Tour #6 - 18/08 au 26/08

 




Les cinq jours du festival touchent à leur fin. En cette dernière matinée des Fêtes, les convives s'échangent leurs présents, en signe d'amitié. Les Égarés habitués des célébrations de Chiere participent à la liesse, certains des Orphelins ont même préparé des cadeaux après s'être renseignés sur le déroulement des réjouissances. A Petit Matin, c'est un moment de joie partagée, et la déesse cette fois ne semble pas souhaiter obscurcir la célébration par de funestes présages. Midi s'en vient, et le festin, bien que délicieux, est expédié rapidement – ce qui vient maintenant, cet après-midi, ce soir, c'est la Fête de la Vie.

L'on a honoré l'Origine, l'on a chanté la Lumière, l'on a dansé la Mémoire, l'on a prié le Passage. Aujourd'hui, c'est la Vie qui est célébrée ; dans ce qu'elle a de plus primitif, de plus ancestral – de plus sacré. Par couples, ou par petits groupes, les Chieresques se dispersent, cherchant des endroits tranquilles où se livrer à l'union des corps. Pour certains, cela ne se fera qu'avec un seul être cher ; pour d'autres, dans les bras de plusieurs, successivement ou simultanément. Telle est la loi des enfants de Chiere, tel en sera-t-il, ce cycle comme tous ceux qui ont précédé.

Dans la foule, les Chieresques font signe à certains étrangers, prêts à partager le don de la Mère avec ces nouveaux venus ; et la plupart des invités acceptent, pris dans l'euphorie de ce moment. L'air se charge d'une vibration plus particulière, l'atmosphère est enivrante – en ces instants solennels où la vie elle-même s'enflamme et résonne, c'est comme si la Déesse marchait parmi ses enfants pour renouveler l'énergie vitale des êtres et des choses.

Le nouveau cycle commence, une fois le matin venu. Le nouveau cycle commence, et la liesse de la veille est encore là, intense, pulsant dans les veines de tous ceux qui ont participé à la célébration jusqu'aux petites heures du jour. La vie a pris racine ici et là, et nombreuses seront les femmes gratifiées d'un enfant pour les récompenser de leur dévotion. Pour d'autres, cependant, la fête ne s'est pas révélée à la hauteur des promesses d'allégresse.

Sur la place centrale de Petit Matin, là où l'on se réunit pour les Assemblées, deux corps mutilés sont étendus, les membres lacérés, enlacés dans ce qui fut sans doute une étreinte passionnée. Peau blanche contre peau sombre, chevelure de flamme et chevelure d'ébène, regard d'émeraude et regard d'orage ; jeunes, magnifiques, et morts, fauchés en pleine extase, punis pour leur crime. Lida la Prêtresse, Mère d'Étoile de Glace ; et Sylvor, Lige du Temple. Sacrilèges, criminels, impardonnables : le plus grand tabou a été brisé, le prix en a été payé. L'on se rassemble, un bûcher va être érigé pour la cérémonie rituelle d'adieu aux morts.

Oui, cette nuit la Vie a vibré dans les corps et dans les âmes ; et cette nuit, la Vie a été déniée à ceux qui n'en étaient pas dignes.


Car telle est Chiere, Mère de Tous ; telle est la Déesse. Généreuse, mais inflexible ; patiente, mais impitoyable.
Ne brisez pas vos serments, enfants mortels ; car sa vindicte serait éternelle...


[Note : C'est donc le dernier tour de jeu ! Clôturez votre participation à l'intrigue, vous pouvez poster plusieurs fois au besoin et vous avez jusqu'au mercredi 26/08, 23h, heure française. Ensuite, le topic sera verrouillé pour le tirage des dés ; et la MaJ !]

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mar 18 Aoû - 9:15




“ Le festival de Chiere ”

tous les enfants de Chiere


Un avion écrasé, de nouvelles arrivées accueillies étrangement par Chiere… de quoi ébranler toutes nos habitudes. Avec les derniers événements, la Passeuse m’a prise à part. Comme souvent, j’ai eu droit à un beau sermon. Je suis trop sauvage, je le sais, et elle a bien compris que je n’avais pas prévu de cadeau pour beaucoup de personne, alors que toutes les chieresques sont mes sœurs et mes frères. Mais vu le mal que même mon peuple est capable de faire aux siens… je me souviens encore de la douleur de Peny quand je lui ai demandé comment elle se sentait… Néanmoins, j’ai appris à ne pas contrarier ma guide. Alors j’ai passé toute une journée à troquer, à fabriquer, à réfléchir à ce que je pourrai offrir à mes pairs. Et finalement, j’étais parvenue à remplir ma besace, même si j’étais certaine que ce n’était nullement utile. Nous sommes des sorcières après tout. Qui pourrait vouloir de nos présents ou même nous en faire ?

J’offre à la Passeuse une gousse de vanille, une variété bien particulière et à l’odeur bien spécifique. Je sais qu’elle adore cela, et j’étais ravie d’en avoir trouvée de cette qualité. Mais elle me fait très vite un geste de la tête pour m’inviter à m’écarter d’elle pour partir à la rencontre de mes consœurs et de mes confrères. Mais la première que je rencontre est Sorajaï. Et à dire vrai, c’est elle qui vient à moi, ce qui me déroute quelque peu. Je n’ai pas l’habitude que les gens m’approchent avec le sourire, de leur propre chef, et sans mauvaises pensées. Mais elle n’est pas un homme. Mes doigts glissent sur le foulard de soie.

« Il est magnifique, guerrière. Je te remercie et te souhaite tout l’amour de Chiere. »

A mon tour, je sors de ma besace une broche en forme de poignard, finement ciselée par de brillants orfèvres. Elle pourra ainsi fixer ses capes en revendiquant ses talents. Un signe de tête et je reprends ma route, évitant soigneusement quelques chieresques qui m’ont fait du mal autrefois ou que j’apprécie moins encore que les autres. Je vois du coin de l’œil quelques étrangers qui jouent le jeu et respectent la tradition. C’est un effort que j’apprécie grandement de leur part, même si je ne suis liée avec aucun d’entre eux suffisamment pour leur faire une quelconque offrande.

Je cherche des yeux Peny, et je finis par la trouver sans la protection qui l’avait sauvée. Inquiète, je me précipite vers elle.

« Par la Mère, Peny, comment peux-tu avoir foi en eux et en leur jugement ! »

J’ose espérer que nul ne lui fera du mal. Je les en empêcherai de toute manière. Elle a pourtant l’air sure d’elle et forte. Aussi je respecte son choix d’un signe de tête. Mon inquiétude ne doit pas primer sur sa foi. Je lui offre un fourreau aux armoirie de Glorieux Crépuscule, sa terre natale. Je poursuis ma route, avant de croiser Ambal. Je m’arrête, surprise de ne pas lire de colère dans son regard. Encore plus estomaquée quand elle m’offre de l’encens. La fête de la vie. Elle fête ma vie alors que j’étais là le jour où l’âme de sa fille a rejoint Chiere… J’avoue que cela m’ébranle quelque peu et me met mal à l’aise tant je me sens idiote.

« Merci chasseresse. Je ne m’attendais pas à tant de générosité et m’étant trompée sur tes sentiments et ta force, je n’ai rien prévu pour toi. J’ai eu tort, Ambal, et te demande pardon. Accepte ceci…, ajouté-je en décrochant de mes cheveux une enfilade de perles d’un blanc étincelant. Elles sont bien trop pures pour moi. »

Je suis peut-être une passeuse crasseuse et pas très facile, mais je sais reconnaitre mes erreurs. Et la vérité aujourd’hui, c’est que c’est bien moi qui suis dans l’erreur. Après avoir fait amende honorable, je croise le regard de la Passeuse, lourd du fameux « tu vois… je te l’avais bien dit », qui revient trop souvent à mon goût.

Je rejoins ensuite la Gardienne des Traditions qui m’offre un superbe voile et à qui j’offre du henné. J’approche ensuite de tout un groupe de chieresque. Je m’agenouille pour poser au sol un baluchon que j’ouvre, dévoilant des onguents parfumées et préparées à base de plante pour apaiser le corps.

« Pour vous tous »

Je fais la même chose vers des étrangers. Certains sont en Oblivion depuis longtemps, mais d’autres découvrent ce monde et nos traditions. Cette fois, il y a des herbes et des plantes, ainsi que des fioles contenant des braises, des gouttes d’eau ou, de la poudre de terre aux vertus particulières, guérisseuses pour certaines, planantes pour d’autres, excitantes aussi parfois. Peut-être ces dernières serviront ce soir, qui peut savoir.

« Bonne fête de la Vie. »

Je m’éloigne ensuite, il ne faut pas trop m’en demander, je me suis fait violence pour être aussi civilisée, j’espère au moins que la Passeuse sera fière de moi, ainsi que Chiere. J’ai célébré ensuite la vie comme le veut la tradition, dans le respect des règles, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Lorsque j’arrive sur la place de Petit Matin, après une nuit courte et agitée, je suis saisie d’effroi. Les corps de deux… parjures sont exhibés, dans leur souffrance. Une Prêtresse et son Lige. Hérésie. Blasphème. Même si le châtiment me parait virulent, je suis aussi choquée de leur attitude. Comment ont-ils pu bafouer Chiere. Elle est bonne avec nous, pourquoi ont-ils transgressé la loi ? Après la vie, la non vie, dans un cycle implacable. Après toutes les épreuves des derniers jours, ils ont courir un risque insensé, et Chiere a sévi. La Passeuse ordonne que le bucher soit dressé, qu’on écarte les plus jeunes. Ce que je ne comprends pas, ils seront malheureusement confrontés très vite à cette réalité. La mort ayant eu lieu sur notre terre, je m’avance avec mon mentor, et les Passeuses des autres villages se joignent à nous. Même s’ils ont fauté, ce n’est pas à nous de les juger ou de les priver d’accompagnement. Ils auront besoin de beaucoup d’aide pour être apaisés et oser se présenter devant Chiere. Et nous devons également apaiser la colère de la déesse. Chacune ses rituels. J’attache mes cheveux avec l’un des foulards que j’ai reçus en cadeau, craque un bâtonnet d’encens, avant de mouiller mes mains d’un peu de sang des deux morts. Cela m’aide pour le passage. Je sais que cela effraye. Je sais que cela me vaut le sobriquet de sorcière, mais ils ne se rendent pas compte. Je fais le vide en moi, et ma voix s’élève en même temps que celle des autres passeuses. Bientôt je danserai. Bientôt je ferai voler des poignées de terre ou je laisserai le feu lécher dangereusement ma peau. Tout cela pour des parjures. Tout cela pour jouer jusqu’à la fin mon rôle auprès de Chiere.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mar 18 Aoû - 22:56


La tignasse brune, elle ne la trouva pas. Finirait-elle la nuit seule, sans vraiment fêter la fête de la Vie, possible. Après tout qui voudrait de l'Abjuratice dans ses bras à par un fou. Ce fut auprès de Karja que Penthésilée a été rejointe par Ambla qui lui offrit des huiles. La lige eut un large sourire. Sa relation avec Ambal était difficile. Elle l'avait vu supplié Maura Salem la gardienne de la pierre de lui accorder un vœux pour sa fille. Un appel sourd que Maura se refusa à entendre. La Lige n'en parle que rarement avec la chasseresse préférant s'abstenir sur ce sujet. « Merci Ambal je suis certaine qu'elles me serviront. » Elle repartit en quête du Lige introuvable et elle tomba sur une Shael qui semblait toute retournée de ne plus la voir protégée par le voile écarlate des prêtresse. Penthésilée lui sourit avec douceur essayant de calmer les craintes de son amie apprentie passeuse.

« Ne t'en fait pas Shael cela ira. Puis, j'ai surtout foi en Chiere. Elle seule peut juger mon comportement. Je crains pas leur jugement, seulement le courroux de chiere et pour le moment elle ne me l'a toujours pas montré. »

Puis le jour s'estompa sur Petit Matin et les enfants de Chiere. Tous s'en sont allés par deux ou plus pour fêter la fête de la Vie. Penthésilée, elle s'éloigna seule. Elle laisserai Sadhil et Sorajaï être seuls, ils en ont bien le droit après tout. Elle, la Lige, elle partit un peu plus loin pour fêter la Vie à sa façon.

« Ô Chiere accorde la vie à tes enfants. Pardonne leurs égarements et leurs incompréhension. Laisse-les vivre la fête de la Vie comme ils le veulent. Ô Chiere il y a tellement de sentiments que l'on a du mal à contenir ne leur en tient pas rigueur je t'en prie. »

Elle pria Chiere à l'écart des autres jusqu'au petit matin. Ce fut un murmure qui la ramena vers le centre du campement. Un murmure qui la faisait frissonner de terreur. O racontait que deux corps avaient été retrouvés inertes, lacérés. La Lige en tremblait. Elle se fraya un chemin pour parvenir aux corps le cœur serré battant à tout rompre. Elle n'arrivait pas à effacer l'image qui se dressait dans son esprit. Et puis un soupire d’effrois face au spectacle et malgré tout de soulagement. Elle les reconnut. C'était Lida la Prêtresse, Mère d'Étoile de Glace et Sylvor un des liges du temple. Le silence était tombé sur Petit Matin, mais Penthésilée sentait les regards accusateurs se poser sur les corps sans vie. On commençait à dresser le bûché et bientôt les passeuses entreraient en scène. D'ici là la Lige bouillonnait. Qui s'était permis de faire justice à la place de Chiere. Elle lança des regards courroucé aux autres enfants de Chiere et finalement sa voix se mit à raisonner dans le silence de la mort.

« Cessez de les regarder comme des parjures et des criminels ! Seule Chiere peut les juger. Comment avez-vous osez vous octroyer le droit de vous prendre pour le bras vengeur de la Mère. Elle seule connaît la véritable couleur de nos âmes. Vous n'aviez aucun droit de les tuer ! Seule Chiere décide de notre mort et il y en a tellement. » s'exclama-t-elle devant toute l'assemblée. Puis elle poursuivit sur un ton grave. « En cette fin des fêtes de Chiere, je prie pour vous enfants de Chiere. Je prie pour que jamais vous ne ressentiez ce qu'eux on ressenti avant d'être rappelés à Chiere. Souvenez-vous enfants de Chiere que certains d'entre nous se permettent de juger à la place de la Mère ! »

C'était acéré, mais par trop de fois elle n'avait osé. Elle s'avança ensuite vers les deux corps et aida comme elle pu les passeuses dans leur rite. Shael craqua un morceau de bois et utilisa le sang des morts pour son rite de passage. L'idée que cela aurait pu être Sorajaï et Sadhil la révulsait. Si jamais ils avaient été question d'eux, elle n'aurait sûrement pas pardonné aux autres. Ils devaient être prudents maintenant. Elle le leurs dirait sûrement, elle ne tenait pas à le perdre c'était ainsi.


Dernière édition par Penthésilée Saludja le Sam 22 Aoû - 9:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Sam 22 Aoû - 2:30




“ Le Festival de Chiere ”

Refuge du Petit Matin



J'ai fait et donné des cadeaux, mais j'en ai reçu aussi, ce qui me fait plaisir au fond de moi. Je ne suis pas ici depuis très longtemps, mais il semblerait que l'on m'apprécie, un peu en tout cas puisque j'avais reçu quelques cadeaux de la part des chieresques mais aussi d'autres. Je garderais tout cela bien soigneusement en tout cas, je ne voulais pas les perdre à présent. Je ne voulais pas abîmer ces nombreux cadeaux, parce que j'en avais plus que je ne l'aurais pensé, peut être que mon histoire lors du troisième jour du festival avait fait forte impression auprès des autochtones du coin. Enfin, je n'allais pas m'en glorifier outre mesure même si en y réfléchissant bien, j'avais été la seule à véritablement voir ce spectacle hors du commun. Peut être que Chiere me jugeait plus digne que je ne pensais l'être, peut être que c'était ce qui avait pu se produire au puits de jugement avec Ambal qui lui donnait une bonne impression de ma personne. Je ne saurais dire vraiment, mais en tout cas, j'avais les bras chargés de cadeaux tous plus magnifiques les uns que les autres. J'étais heureuse d'être avec ces personnes là, je me disais que j'avais réussi à me faire une place dans la communauté, sans doute parce que j'avais réussi à m'intégrer avec les Orphelins puisque je logeais chez eux. Je ne sais pas, peut être que c'était simplement du à mon métier, ou à ma bonne volonté à défaut d'être véritablement faite pour vivre dans la forêt. En tout cas, je ne sais pas trop quoi penser de la suite des festivités. Cela me fait un peu peur, je n'ai pas spécialement envie de m'accoupler avec qui que ce soit, et puis, on ne sait jamais, imaginez si je tombe enceinte ici ? Ce serait de la folie. Je reste près du feu-totem.

Le lendemain matin, sur la place centrale de Petit Matin, il y a deux corps mutilés pour une raison que je ne comprends pas. Ils sont jeunes et beaux, ils avaient la vie devant eux pour s'accoupler dans l'euphorie et l'extase, pourtant, quelques choses ne va pas. Je n'ose pas demander à une chieresque ce qui a pu se passer, mais très vite je comprends qu'ils n'auraient pas du s'accoupler, ils ne le pouvaient pas suite à leurs engagements respectifs, pourtant, je doute qu'ils se soient automutilés. Je doute que ce soit la terre où ils se sont accouplés qui a pu faire ça. Quelqu'un les as tués à mon sens, mais qui ? Je ne sais pas, mais j'aimerais me transformer en super détective pour découvrir le fin mot de cette histoire triste. Et justement, une chieresque prends la parole, Penthésilée me semble-t-il, celle que l'on voulait tué précédemment. Je pense exactement comme elle, mais je n'ai aucune légitimité à parler contrairement à l'autre jour. Je l'écoute, quelqu'un s'est permis de les tuer, de juger à la place de Chière, mais qui ? J'essaye de voir qui pourrait se sentir coupable, mais il y a tellement de visages que je n'arrive pas à savoir qui a pu faire ça. A n'en pas douter, c'est un ou une chieresque proche de ce que désire Chière qui a agit en son nom, si l'on peut dire cela ainsi. Pourtant, à mon avis, personne ne se dénoncerait pour cela. Finalement, ici aussi il y avait de bien mauvaises choses, comme dans notre monde, puisque nous avions devant nos yeux ce qui ressemblait à un règlement de compte.

 

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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Dim 23 Aoû - 12:57

Tandis qu’Osir me tenait toujours les mains, Penthésilée s’approcha doucement et glissa une fiole dans la besace du guerrier. Puis sans un mot, elle repartit.
Peut-être as-tu des présents à offrir, Osir. Je ne voudrais pas t’importuner plus que de raison.
J’ai déjà pris mes dispositions et tu sais parfaitement que tu ne me déranges jamais Karja, me répondit-il, ses yeux sombres plantés dans les miens.

Oh, Osir… toi qui ne m’a jamais renier, si tu savais ce que j’ai fait ce jour-là, si tu savais pourquoi pendant une année j’ai prié Chiere pour ne pas croiser ton chemin, me le pardonnerais-tu ? Oui, sans doute, car tu es un homme bon et tu sais parfaitement que je n’avais d’autres choix. Si tu la voyais, Osir… si belle et forte. Elle possède tes yeux.

Ambal me tira de mes pensées, en me tendant une couronne de fleurs blanches. Je la saisis, un peu surprise par cette attention, et avant que je n’ai eu le temps de la remercier elle était déjà repartie, aussi vite qu’elle était arrivée.

Oh Ambal… chasseresse qui nourris ton peuple, toi qui te montres si forte et qui pourtant portes un si lourd fardeau. Si tu savais comme je te comprends. Oui je te comprends Ambal… Je sais qu’elle est ta douleur, cette souffrance au fond des entrailles qui te tenaille au point de devenir une autre. Une brûlure dans le cœur qui ne guérira jamais… Avoir porté le plus beau don de Chiere et devoir l’abandonner. Mais au fond, je ne sais pas laquelle de nous deux a subi le plus grand malheur. Toi qui ne verras jamais ton enfant grandir ou moi qui la vois devenir femme tout en restant dans l’ombre.

La pression de la main d’Osir sur la mienne se fit plus forte.
Tu sembles bien songeuse tout à coup. Pourquoi tant de tristesse sur ton visage en ce jour de festivités ?
Ce n’est rien. Oublions.
Viens, suis-moi.
Les premières étoiles apparaissaient dans le ciel lorsque nous sortîmes du campement.


Je n’avais pas l’envie de revenir à Petit Matin, après tout les festivités étaient finies et je redevenais La bannie mais Osir avait insisté pour que je l’accompagne. Je devais avouer que passer encore quelques instants avec lui n’étaient pas pour me déplaire ; il n’avait pas eu besoin de s’obstiner très longtemps pour me convaincre.
Lorsque nous arrivâmes, un attroupement s’était formé au centre du village. Un vif pressentiment me poussa à me glisser entre les Chieresques assemblés et ce que je découvris alors me saisis d’effroi. Deux corps, enlacés dans une étreinte, mutilés, lacérés, baignant dans leurs sangs. Tous deux fauchés par la colère de Chiere… Une prêtresse et un lige, crime inavouable…
Très vite les préparatifs pour le passage de leurs âmes se mirent en place. Pendant que les Passeuses entamaient leurs rituels, je laissais mon esprit vagabonder, mes yeux fixant les flammes du bucher.
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mar 25 Aoû - 20:41

Ils ont fait la fête jusqu'à pas d'heure, ce qui n'a rien d'étonnant vu que c'est le régime auquel ils carburent depuis le début des festivités. Au fur et à mesure que les jours passent, Ölver commence à se dire qu'il commence à bien kiffer Chiere. Les chants, les danses, certes c'est moins son rayon, mais quand il s'agit de faire des concours de shots alcool local, là il répond bien présent.

En se réveillant ce matin, il déchante vite. La gueule de bois plutôt corsée qu'il se paye ce jour-là descend illico quand il débarque à la place centrale. Les gens sont rassemblés et les murmures vont bon train. Les chieresques comme les étrangers ont l'air agités, et forcément ca l'intrigue. Au début il voit pas grand chose, juste les gens qui regardent tous dans une unique direction. Et puis il voit le visage d'un de ses anciens compagnon, qui semble bien pâle.

Eh ben t'en tires une tronche?

Le gars ne dit rien, il fait juste que tendre le bras en direction du centre, là où tous les regards convergent.

Tu crois qu'ils vont nous tuer?

Une fille à côté ne semble pas en meilleur état que son collègue. Et à vrai dire le petit groupe des orphelins rassemblé a l'air d'avoir vu un fantôme. L'islandais se retourne et fend la foule, bien décidé à savoir ce qui se passe. Sa grande taille lui permet de voir loin, en plus de haut, et il repère vite fait les corps sur la place.

Et il se fige. Réprime un haut-le-coeur puissant.
Ferme les yeux. Les rouvre et voit toujours le même spectacle dégueulasse.
C'est pas un rêve. C'est pas un bad trip.
Ou bien c'en est un et c'est carrément flippant.

Heu ils sont....

En jetant des coups d'oeil effarés autour de lui, il voit que peu ont décidé de piper mot. Il repart en sens inverse, parce que rester là lui file la nausée. Il a tôt fait de rejoindre les étrangers.

Okay c'est quoi ce truc, un rituel de dingue du coin?

Non ils les ont trouvé ce matin.Y'a une meuf qui vient de dire que c'est Chiere qui décide de leur mort...
Quoi? Non mais tu te fous de ma gueule. D'où qu'ils sortent cette connerie...Enfin je veux dire, c'est quoi ce truc barbare?

Il respire un bon coup. Un groupe de chiere passe près d'eux et il se fige, s'attendant à tout moment à voir l'un d'entre eux sortir une épée et les envoyer directement ad patres. Rien ne se passe. Il se sent expirer.

Je crois que je vais rentrer....
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Mer 26 Aoû - 17:08

Ô chaleur de la Vie !

Peaux noires ou pâles l'effleuraient ou la caressaient, une joue tachetée posée sur la sienne, rosie par l'émotion. De nuit ou de feu, les chevelures se mêlaient à la sienne, toujours remplie de lumière alors que celle du jour déclinait lentement. La douceur des doigts contre sa bouche. Contre son corps. La chaleur des autres sous ses mains animées. Les oreilles emplies de murmures tantôt chantant, tantôt amusés, tantôt gorgés de plaisir. Les rires et les cris, les mouvements harmonieux, l'énergie, la force de l'affection qui imprégnait tout son être et la possédait entièrement. Le regard happé par ces yeux d'azur qui alimentaient la flamme qui brûlait son ventre et son cœur, par ce sourire délicat qui déchaînait les millions de frissons qui la parcouraient jusqu'à atteindre son âme. Le temps semblait s'arrêter et en même temps la nuit était venue si vite. Dans l'obscurité, les couleurs se ternissait mais apercevoir à la volée, après la fuite d'un nuage couvrant la lueur des deux lunes, l'éclat familier d'une mèche flamboyante suffisait à entretenir la joie qui l'habitait. Ayla aimait les autres, mais entre tous, elle l'aimait surtout, elle. Elle s'unissait à eux mais elle pensait à elle.

Et elle pensait à Elle, aussi. Avec l'espoir que ce cycle verrait naître un de ses enfants.

Les fêtes passées, l'euphorie aussi. L'harmonie de son feu-foyer survivait toujours dans son esprit mais dans son corps, elle n'était que souvenir. Celui du bonheur éphémère que procurait le jour de la Vie. Le soleil se levait en même temps que son mal de crâne. Elle était loin d'être lucide la nuit passée mais gardait une mémoire claire de cette soirée magnifique. Revoir dans sa tête les yeux plein de vie de Leï suffisait à lui arracher un sourire pâle et alors qu'elle était seule réveillée, elle écoutait les doux ronflements de ses partenaires, décelant celui de l'être aimée parmi le fouillis rythmé. Elle préparait alors la tisane miracle, remède des maux festifs, autant pour elle-même que pour les quatre autres, ainsi que d'autres au village qui avaient célébré au moins autant qu'eux. Si les premières fois étaient pénibles, elle avait à présent vécu suffisamment de fêtes de Chiere pour avoir fait de cette préparation un automatisme.

Alors que le liquide salvateur réchauffait son intérieur et calmait sa douleur, elle sortit en silence de chez elle, ayant pris soin d'emporter dans son nouveau sac des gourdes remplies de sa concoction. Elle savait qu'on allait lui en demander, chaque nouveau cycle débutait de la même manière. Croisant les regards éteints des Chieresques déjà debout, Ayla perçut un changement dans les habitudes des lendemains de fêtes de Chiere. L'effroi affiché sur les visages ne pouvait en aucun cas être assimilé à un rétablissement difficile ou une mémoire chancelante, c'était autre chose et elle n'osa demander de quoi il s'agissait, alors que revenaient dans son propre esprit les images des jours précédents. Une voix lointaine coupa ses interrogations et, se rapprochant du centre, la guérisseuse put reconnaître la personne à qui elle était associée. Penthésilée, l'abjuratrice pourtant pleine de sagesse, tenait un discours que la prêtresse ne comprenait pas encore.

Non...

Portant la main à sa bouche au moment où les corps sans vie entrèrent dans son champ de vision, Ayla sentit toute chaleur la quitter. Elle connaissait la prêtresse, mais sans la connaître, elle aurait été tout aussi choquée. Les paroles de Penthésilée l'emplissait de terreur, était-ce réellement l'un d'entre eux qui avait mis à mort les amants interdits ? Après l'hystérie du premier jour, ce n'était plus tant étonnant mais tout aussi horrible. Alors que la compatissante, mais sévère Ayla qui était confiante dans les volontés de Chiere aurait pleuré l'événement tout en le trouvant juste, celle qui commençait à prendre sa place était révoltée. Elle s'efforçait de ne pas mettre en doute tout ce en quoi elle croyait mais elle luttait de plus en plus pour garder sa foi intacte. Et alors que ses yeux suivaient les mèches orangées qui encerclaient le visage sans vie de Lida, Ayla ne put s'empêcher de revoir la même chevelure autour des traits de Leï et en se rappelant quelle était la joie qui avait brûlé en elle la veille, espéra de tout son cœur que le couple interdit avait plus vécu que souffert en cette soirée. Mais cet espoir était bien trop faible pour empêcher l'émanation glaciale de la mort de la geler toute entière. Et alors que les passeuses s'affairaient autour des cadavres, la respiration de la guérisseuse se faisait de plus en plus difficile.

Et elle n'avait en elle plus une once de gaieté, presque plus aucun souvenir de ce que c'était.

Ô, chaleur de la Vie...
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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   Jeu 27 Aoû - 22:39




“ Intrigue - Le Festival de Chiere ”

Que se passe-t-il en Oblivion, Chiere serait-elle en colère ?



J'avais donné cette peluche à Athénaïs, juste comme ça, je ne pensais pas venir ici à cette heure de la journée, pas du tout même, mais elle était là, alors je l'avais suivi. Ces échanges de cadeaux, ce n'est pas vraiment mon truc, ça dégouline tellement de bons sentiments. Pourtant, j'aimais grandement la partie qui allait se dérouler un peu plus tard, le dernier jour du festival de Chière. C'était une tradition, c'est le jour où je devais me faire plaisir, le jour où je devais donner du plaisir à un homme, qui devait lui aussi me donner du plaisir. Je ne savais pas qui aurait l'esprit assez ouvert pour ce soir, j'osais espérer qu'un étranger puisse assouvir cette tradition, ce besoin que j'avais en moi. Puis ce moment arrive, et les prétendants cette année se réduisent comme peau de chagrin, j'en suis déçue, un peu mais il y a bien quelqu'un qui ferra l'affaire : Rosenthal ! Le joueur de poker semblait être là, un peu perdu au milieu de tout le monde, abandonné de tous. J'avais abandonnée lâchement Athénaïs, mais peut être avait-elle trouvé son mari et avait-elle décidé de fêter la réconciliation sur l'oreiller. Certains étrangers se laissent aller à cette orgie sexuelle, je le vois bien, je ne les connais pas tous, mais j'observe dans mon coin, faisant bien attention de ne pas me laisser embarquée par quelqu'un que je ne désirerais pas. Alec semble être l'homme désigné pour ma besogne du soir. Le livre de la rousse m'a d'ailleurs donné une idée. Un peu partout autour de nous, il y a des groupes, je les vois, mais je vais tenter quelques choses de plus sportif, de plus fou ce soir, et le jeune homme va devoir s'y faire. J'aurais peut être préféré Olver, mais je ne sais pas où il est passé, peut être qu'il a finalement décidé de s'accoupler avec un tronc d'arbre ou une rose fanée, faute de mieux. Après tout, il fait bien ce qu'il veut.  J'embarque donc Alec non loin d'autres couples ou groupes qui sont en train de satisfaire ces besoins si primitifs. Je lui dis simplement que j'ai envie de coucher avec lui, pour respecter la tradition, que j'ai depuis que je suis assez grande, c'est à dire une petite dizaine d'année.
La première de Tessa au Festival:
 

Alec & Tessa, c'est chaud patate. Rincez vous bien l'oeil :face:
 
Je me réveillais donc et sans me soucier de mon partenaire avec qui j'avais échangé toute la nuit, je m'habillais pour constater que non loin de nous, il y avait deux morts : un prêtresse et un lige, un union totalement interdit qui avait causé leur mort. Cela avait été très ciblé, et je n'avais rien vu venir pourtant, j'avais du me trouver à quelques mètres de là. Cela aurait pu être mon oeuvre si j'étais chieresque à n'en pas douter, mais je ne l'étais pas. Si je tuais les gens, je ne les tuais pas dans ces circonstances là. Je souriais cependant. Je voyais Olver qui s'éclipsait après avoir un haut le coeur. Je ne sais pas ce qu'il a fait hier soir, mais il a clairement la gueule de bois. J'aurais bien envie d'explorer sa masculinité mais je ne le ferrais pas. Je n'ai pas jeter un regard de plus vers Alec. Peut être qu'il est encore en train de dormir non loin de là, nu comme un ver et que personne n'a fait attention à lui.

" Je t'ai attendu Olver hier soir. C'est dommage, j'aurais bien passé la nuit avec toi. Peut être l'année prochaine. Mais oui, je pense que c'est mieux que tu rentres, je crois que tu as un peu trop bu hier soir à défaut d'autres choses. "

Et je lui donne un petite tape amicale dans le dos. Depuis qu'il était arrivé en Oblivion, je l'avais repéré. McAllister aussi semblait être bien gauler, mais bon, il était le leader des Orphelins, je doute qu'il montre l'exemple de cette façon avec moi. Bref, je retournais au nid, satisfaite de mon festival, plus que satisfaite même, j'avais bien tenu la cadence durant la nuit.

HJ : Passage sous spoiler pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes, mais c'est à vous de voir ;)


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MessageSujet: Re: [Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere   

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[Intrigue 1.2] Le Festival de Chiere

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