ÉPILOGUE
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 Venez comme vous êtes qu'ils disaient (Grass)

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MessageSujet: Venez comme vous êtes qu'ils disaient (Grass)   Mer 8 Juil - 22:30

Il glisse sa gourde d'eau dans son sac à dos et enfile une casquette qui porte le logo un peu revisité d'une fameuse chaine de restauration rapide qui soulève tantôt l'enthousiasme et tantôt la haine. Une fois prêt, il se laisse glisser le long de cordages solides et descend en courant un escalier de bois qui s'entortille élégamment le long d'un arbre aux dimensions incroyables, avant de filer dans la jungle. Alors que les premiers rayons de soleil caressent la végétation, il débarque au mcdo.

Une journée à priori normale pour un jeune homme, excepté qu’il se trouve dans Oblivion. Travailler dans un restaurant dans son monde, c’est le pain de tous les jours, mais ici ca sonnerait presque comme une aventure. Et comme c'est son premier jour de travail, Ölver est parti tôt et arrive avec trente-cinq minutes d'avance. Ca fait sourire le responsable de l’endroit, qui se présente de lui-même. C’est le dénommé Vladimir, à qui Istalia s’est elle-même chargée de présenter l’islandais.  Le polonais a plutôt l’air sérieux mais c’est dans une ambiance détendue qu’ils font le tour du propriétaire. Les locaux ne sont pas bien grands mais suffisants pour ce dont ils ont besoin et bien entretenus.  Comme dans tout nouveau travail, il faut tout assimiler rapidement, et le jeune homme se concentre pour tout bien retenir. Et après une boisson chaude de bienvenue, une spécialité de la maison, Ölver se met á la tâche. Ce jour-là on lui confie d'abord la plonge et enfin, au bout d’un moment, Vladimir décide de le laisser devant les fourneaux.

L’islandais est content et se prend vite au jeu. La viande de puma, c’est pas courant et c’est la petite touche d’exotisme qui rend le travail original. Et bien que nouvelle, cette viande ne lui est pas inconnue.

T’as déjà goûté j’imagine ?
Vladimir semble être du genre curieux et l’islandais répond par l’affirmative.
Fais bien attention à la cuisson, enchaine le polonais avec entrain. Son métier semble le passioner, ce qui fait marrer intérieurement le gamin. Son nouveau supérieur ne tarit pas de conseils sur la cuisine, la force du feu, la tendresse de la viande. Le jeune homme écoute et enregistre, et quand Vladimir le laisse seul, il tente d'appliquer ses consignes. C'est pas bien compliqué mais trés vite les clients afflluent, et dans la cuisine, ca devient la folie. L'islandais doit mettre les bouchées doubles. Pas évident quand on commence. Il jure dans sa langue natale quand il se brûle en voulant aller trop vite....

Les responsables du mcdo ricanent derrière une porte en voyant le nouveau galérer.
Tu crois qu'on a bien fait de le prendre?
Tu dis ca parce qu'il vient de se crâmer...?
Laissons lui sa chance, Istalia dit qu'il est pas méchant....

******

Il a fini par prendre sa pause et s'accorde un peu de temps au calme. D’abord il essuie ses mains mouillées, qu’il vient de laver, sur son vieux jean et enlève son tablier pour le suspendre à l’entrée de la cuisine. Puis par curiosité il jette un coup d'œil à la salle principale où les clients sont attablés. La décoration rend l'endroit accueillant et la vue vaut le détour. La clientèle est vaste, composée de non locaux mais également de chieresques.

C’est interessant mais pas autant que la vue qui se profile depuis la terrasse. Le restaurant monté sur pilotis offre un panorama imparable. Discrètement Ölver se faufile derrière les tables et se cale dans un coin. Un verre dans la main, une jambe calée contre un poteau, il savoure le calme.

La belle vie quoi.

Y’a juste une silhouette familière qui se dessine dans les environs, une tornade que la météo ce matin avait pas annoncé.

Au loin dans le fond de la cuisine, un hamburger tente de se faire la malle.


Dernière édition par Ölver Einarsson le Sam 11 Juil - 0:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Venez comme vous êtes qu'ils disaient (Grass)   Jeu 9 Juil - 16:51




Venez comme vous êtes

c'est 'lhistoire d'un Islandais et d'une Anglaise sur un canoë...


Rosemary commençait enfin à s’adapter à sa vie sur Oblivion. Enfin, s’adapter, c’était bien un grand mot. Disons qu’elle ne se levait plus le matin en se demandait où elle était et pourquoi le camion poubelle ne faisait pas de bruit. Pourquoi sa mère ne hurlait pas pour qu’elle lui apporte à manger. Pourquoi son téléphone ne sonnait pas continuellement à cause des notifications facebook et snapchat.
Bref, Rosemary n’était plus trop paumée, elle avait même appris deux trois mot en chieresque pour se débrouiller, du genre : merci, s’il vous plait et une insulte bien sentie. La base pour survivre quoi. Elle commençait enfin à se faire une petite place au manoir, discrète, pas trop impliquée, fermant sa grande gueule pour se faire bien voir d’Istalia. Comme promis, elle avait essayé de se mettre à la chasse mais sans réel succès, préférant de loin se perdre à la recherche de plantes médicinales, profitant de ses longues promenades pour remplir son herbier.
Les  gens se méfiaient toujours d’elle, mais le fait qu’elle sache reconnaitre une reine-des-prés à la cigüe était un avantage non négligeable. On acceptait de troquer ses plantes et ses remèdes depuis qu’ils avaient compris qu’elle ne cherchait pas à les empoisonner. C’était déjà ça.
Grace à ce troc, Rosemary avait pu changer de vêtements, de chaussures et obtenir une sacoche pour ranger ses herbes et objets importants. (du genre son téléphone portable.)
C’était donc habillée comme une locale, coiffée comme une locale et presque maquillée comme une locale que Rosemary était partie le matin peu après Ölver pour se rendre au refuge du Petit Matin histoire de voir ce qu’elle pouvait trouver à troquer. Il lui fallait absolument un nouveau carnet et de quoi écrire, ainsi que quelques renseignements sur certaines plantes dont elle n’était pas certaine des propriétés. La jeune femme se perdait encore souvent en chemin, faut dire qu’Oblivion avec sa géographie changeante était vraiment, mais vraiment insupportable. Elle n’y croyait pas avant,mais depuis qu’elle avait obtenu son premier chevron, plus rien ne l’étonnait.

Après une bonne matinée de discussion, de marchandages, de dispute et autres broutilles, Rosemary se décida à prendre une pause avant de rentrer. Et elle savait exactement où aller et qui elle allait faire chier par sa simple présence. Pauvre Ölver, il n’aurait jamais du lui annoncer qu’il faisait son premier jour au Macdo d’Oblivion. Rien que pour le voir galérer à la caisse ou aux fourneaux elle était prête à payer.

“Bonjour”

Regard un peu partout, l’Islandais n’était visible nulle part. Zut ! S’était-il fait manger par un puma pas vraiment tué au moment de la livraison ? Ca serait quand même dommage. malgré leurs différents, Rosemary aimait bien Ölver. Bon, sauf quand il était en duo avec Nemesis parce que là, honnêtement, elle pouvait pas supporter ça … Mais sinon c’était un peu du : je t’aime tu me fais chier. Un peu comme un petit frère à emmerder. Ca faisait passer le temps.
Discret salut à Siobhan et Vladimir qu’elle commence à connaitre bien maintenant, Rosemary s’approche pour leur demander où elle peut trouver Ölver. La blonde lui indique les cuisines en rigolant, lui demandant de ne pas trop l’emmerder quand même, le pauvre c’était son premier jour après tout et il s’était déjà brulé apparemment.
Dans les cuisines - vides- le regard de la jeune femme se pose sur un magnifique hamburger solitaire. Le pauvre, elle ne pouvait vraiment pas le laisser là… Non ? Non. Sans attendre elle le prend et croque une première bouchée. Délicieux. Et quand elle tourne la tête vers la salle, c’est les yeux de l’Islandais qu’elle rencontre.

“Pas mal pour un bleu. Pas mal du tout.”

Deux autres bouchées, elle savoure. Son séjour à Oblivion était adoucit depuis qu’elle avait découvert cet endroit féerique où elle finissait par dépenser tout ce qu’elle avait gagné durant la journée. mais pas grave, elle avait besoin de calories si elle voulait survivre dans cette foutue jungle.
Puis la jeune femme remarqua le bras d’Ölver. Trop rouge, il semblait douloureux. Elle termina d’engloutir son hamburger avant de s’essuyer les mains sur sa tunique puis se rapprocha pour observer la plaie.

“T’as de la chance que j’ai trouvé du millepertuis la semaine dernière, j’ai eu le temps de faire de l’huile avec… Et j’ai pas tout vendu.”

Sortant le petit flacon de sa poche, elle le tendit à l’Islandais.

“Franchement si tu te brule déjà maintenant, qu’est-ce qu’on va faire de toi…. Applique en à chaque fois que la peau commence à tirer / bruler. Ca serait dommage que tu puisse plus faire des hamburger, t’as l’air plutôt doué pour ça.”

Ouuh, attention, Rosemary qui fait des compliments,c’était pas tous les jours.
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MessageSujet: Re: Venez comme vous êtes qu'ils disaient (Grass)   Ven 10 Juil - 18:40

Le regard collé dans les arbres verdoyants, il a l’imagination qui s’emballe. Faut dire que c’est pas difficile pour lui de rêver. C’est pour ca qu’il a prévu de partir dans quelques jours. Son sac cache un trésor, un bouquin emprunté à l’espèce de bibliothèque du village des orphelins, où un Egaré explorateur de son état a soigneusement consigné ses aventures. Emprunté pas volé hein, McAllister sait que ces notes sont en sa possession. Ölver compte bien les lui rendre, seulement quand il aura récolté suffisamment d’informations cela dit. Oh puis ca fait six mois qu’il les garde certes, mais c’est un détail dont il ne se préoccupe que peu. Après tout l’ancien professeur de littérature n’a jamais réclamé le foutu bouquin.

Cette fois-ci l’islandais a décidé de se rendre au toit-du-monde. Un long voyage compliqué mais le gamin gère. En plus des notes, Ölver a également prévu de quoi camper durant plusieurs jours. Tout est entassé dans sa chambre. L’islandais fait d'ailleurs mentalement le point sur ce qu’il a et ce qui lui manque. De quoi camper, de la nourriture, de quoi boire, une lame tranchante pour les dangers, des onguents chieresques pour les éventuelles blessures. Le tout dans des sacoches à ajouter au harnachement de sa monture, une jument aimablement prêtée par des locaux généreux.

Mais c’est l’heure de revenir au boulot, l’aventure devra attendre. Laissant de côté ses projets d’exploration, il retourne dans sa cuisine, loin de douter de ce qui l’attend. Et c’est là qu’il tombe sur l’anglaise en train d’engloutir un hamburger qu’il a laissé trainer là. C’est bon je te dérange pas ? Il commence à rigoler en la voyant. Vraiment quelle sans-gêne cette fille. Quand elle est pas en train de se faire lyncher par les chieresques, voilà qu’elle vient chercher les ennuis du côté des étrangers.

Il pourrait lui dire quelque chose de sympa, du genre j’ai craché dedans, mais étant donné qu’elle l’a déjà fini, il décoche juste une moue faussement fatiguée.

Cela dit ca ne le surprend qu’à moitié de la voir là en train de faire des siennes. Il a eu l’occasion de la côtoyer dernièrement, vu qu’elle crèche à quelques arbres du sien. Il l’a vite cernée. Des fois chiante des fois amusante. Du moins c’est ce qu’il croit, parce que globalement il a pas tellement cherché á la connaitre plus que ca.

C’est pour ca que ca l’étonne qu’elle soit soudain plutôt gentille. Il accepte le flacon en la remerciant. Ca tombe plutôt bien en fait, parce que cette brûlure justement le dérange, alors il en applique un peu. Et c’est bien efficace.

C’est bien ca, t’en as d’autres ?

Il la trouve vaguement changée et quand il entend le bip discret qui provient de son sac, il comprend enfin.

Si t’avais pas ton iphone 34 dans ton sac, t’aurais presque l’air d’une locale dis donc. Tu t’en sépares pas pas vrai ? On t’a pas dit qu’ici on captait que dalle ?
ajoute-t-il en se marrant,

En zieutant la table désormais vide de tout hamburger, il décide de se remettre au travail. C’est pas très cool de la snober ainsi, mais c’est que le jeune homme est un peu occupé. Elle aurait dû venir à un autre moment. Mais bon c’est pas non plus la dernière des ordures, alors tandis qu’il ouvre les placards pour chercher des nouveaux ingrédients, il continue à lui parler :

Alors t’es venue juste pour bouffer ou tu voulais quelque chose d’autre? Je te trouve bien sympa avec moi aujourd'hui. Le regard de l'islndais est méfiant d'un coup. C'est louche tout ca. Qu'est-ce que tu veux?
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