ÉPILOGUE
7WONDERS ferme ses portes.Plus d'informations ici.

Partagez | 
 

 Ne va pas plus loin. [PV Ariane]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar


Pseudo web : Juleffel
Profession : Peintre
Messages : 17
Date d'inscription : 25/05/2015
Age du personnage : 26
Double compte : Alec Rosenthal
Avatar : Christina Hendricks


MessageSujet: Ne va pas plus loin. [PV Ariane]   Dim 1 Nov - 18:47

Brindille parmi les branches.

Ces arbres immenses doivent être bien centenaires, millénaires, sinon éternels, pour avoir atteint de tels sommets. Et parmi leur ramure, un papillon se pose. Vêtue de minces rubans de couleur assemblés en une robe aux proportions étranges, peu conventionnelle, elle se déplace pourtant avec légèreté et douceur. Celle qui a grandi dans les airs, a joué dans les cordages et grimpé sur les falaises avant de savoir marcher, est aujourd’hui aisément capable de se déplacer dans la frondaison comme si elle marchait tranquillement sur la terre ferme, agrippant d’une main une liane, crochetant son pied nu sur l’écorce comme s’il s’agissait d’une simple marche d’escalier.

Elle se pose là, en équilibre fragile sur quelques branches frêles, nullement inquiète, sachant qu’elle a des ailes. En contrebas, une silhouette a attiré son attention. Dans cette partie de la forêt, plus sombre, plus dense, plus silencieuse que nulle autre, de larges sillons pourfendent la terre, crevasses noires dont on ne voit le fond, ancestrales plaies béantes nourries de pêchés, trop longtemps laissées ouvertes et sans attention. Là où les légendes parlent d’un temps ou les enfants de Chiere venaient là libérer leurs âmes, ces lieux chargés de passé ont fini par repousser même les cœurs les plus vaillants, qui désormais gardent en leur sein le poids de leurs tourments.

D’aucun parmi les Chieresque n’ose encore s’aventurer si près de ces fosses lugubres,  d’où le Mange-Fange recrache encore sa brume, une fumée noire et orangée, épaisse et poisseuse. Ils sentent de loin l’étreinte macabre et étouffante de l’atmosphère qui règne en ces lieux. Ils choisiront bien des détours, plutôt que de venir respirer de trop près les vapeurs du Mange-Fange.

Mais cette silhouette semble bien peu encline aux détours. De ce pas déterminé de ceux qui ne connaissent pas la peur, elle avance aveuglement dans les bras d’un piège millénaire qui n’attend qu’une âme à dévorer.

Tylia, elle, s’inquiète du sort de cette silhouette errante. Elle s’approche, descendant doucement des cimes réconfortantes vers le sol, si dangereux. Elle peut bientôt discerner les contours de la silhouette, sa chevelure blonde, ses vêtements sombres aux reflets rouges. Des vêtements qui trahissent l’appartenance de cette femme aux sauvages, aux étrangers. Tylia a peur. De sauvages, elle n’a pas rencontré un grand nombre, et jamais conversé avec l’un d’eux. Tylia est incertaine. Mais elle ressent déjà, d’ici, l’étau des crocs du Mange-Fange qui se resserre. Les feuilles ici sont déjà plus rares, plus noires, presque décrépie. La nature ici pourrit, ne reconnaissant pas l’horreur qu’elle abrite en son sein. La Chieresque chamarrée décide, aujourd’hui, premier jour de son Expiration, de ne pas laisser à son sort cette âme errante, visiblement peu au fait de l’histoire ancestrale des terres qu’elle foule du pied.


« Pas par-là. »

Ces quelques mots Chieresque, pour l’étrangère, viennent des hauteurs. Elle se retourne, scrute les branches, mais nulle silhouette là-haut ne se dévoile. D’autres mots viennent soudain compléter ceux-là, derrière elle.


« Si tu continues d’avancer, le Mange-Fange te dévoreras. »

Tylia ne sait pas si elle est comprise. Elle se tient droite, immobile, sur la terre ferme, à une demi-douzaine de mètres de la jeune femme, dans la direction des fosses. Un ruban détaché, vert fluo, tombe lentement, au-dessus de sa tête, allant s’écraser non-loin, témoin lent et silencieux de la rapidité de mouvement de la petite rousse au cœur de feu.


Dernière édition par Tylia Mest'r le Dim 1 Nov - 23:35, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Carnet de Bord
Chevrons :
Inventaire:
Titres:


Pseudo web : nini
Profession : Archéologue
Messages : 27
Date d'inscription : 20/08/2015
Age du personnage : 29
Double compte : *
Avatar : Evan Rachel Wood


MessageSujet: Re: Ne va pas plus loin. [PV Ariane]   Dim 1 Nov - 21:24

Au fond, j’aime la jungle, on croit toujours que c’est un milieu hostile, un enfer vert comme on dit. Un lieu où la mort rode dans chaque buisson, que le danger se cache dans chaque mare dormante. Mais avant tout, la jungle, c’est vivant, chaque centimètre cube d’espace est plein de vie. Où que vous posez les yeux vous voyez une fleur épanouie, un insecte bourdonnant, un oiseau alerte, de la vie sous toute ses formes. Sauf dans la section où je m’aventure. Ici, la nature semble moribonde, étouffée, des linceuls de brume rampante renforcent cette sinistre impression. L’odeur, surtout, est pestilentielle, il y a toujours des odeurs de moisissure dans une jungle, mais là, ça sent la charogne, la putrescence, ce mélange fétide, doux-acre, à l’épaisseur suffocante.

Mélangez des oeufs et des oignons pourris, un gros morceau de gibier en décomposition, du sanglier par exemple, ajoutez à ça un peu de vase et de poisson crevé, de la bière éventée, et pissez par dessus pour le petit plus ammoniaqué, laissez reposer et vous aurez alors un délicieux bouquet qui viendra vous dépuceler les narines si brutalement que vous préféreriez sniffer du wasabi en poudre. C’est à peu près ce que je ressens en ce moment, et finalement, on s’y habitue.

La terre que je foule est noire et nue, nécrosée, des sillons purulents griffent sa surface, attendant qu’on vienne les abreuver d’un sang impur. Plus j’avance et plus le sol devient boueux, suintant d’une fièvre infecte, mes pieds s’y enfoncent légèrement, laissant des empreintes qu’un ichor noir et limoneux emplit rapidement. Les marais ne sont pas loin, mais telle n’est pas ma destination, les lianes sanguinaires, très peu pour moi. Non, je me rends aux fosses.

Les arbres qui m’entourent ont le tronc noirci, comme brûlé à l’acide, leurs feuilles pourrissent à même les branches, les plus imposants semblent résister à la maladie, apportant quelques reflets verdâtres à cet univers lugubre. C’est de l’un de ceux là que semble provenir un appel, premier bruit autre que les borborygmes vaseux du sol que j’entends depuis plusieurs minutes. La voix féminine, au ton alarmant comme le cri d’un geai, m’a apparemment signifié en chieresque que je faisais fausse route. Pourtant je suis presque sure d’avancer dans la bonne direction. Je lève les yeux, plissant mes paupières, fouillant chaque branche du regard, en vain. Ce ne serait pas la première fois que j’entends des voix, mais d’ordinaire elles me parlent de sang et de sacrifice, pas d’orientation.

A nouveau, la voix résonne dans le silence moite, derrière moi, je me retourne brusquement et je la découvre. C’est une chieresque petite et rousse, habillée comme un cerf-volant multicolore. Des rubans flottent autour d’elle et l’un d’eux tombe doucement de la cime, moins pressé que sa propriétaire à retrouver le plancher des vaches. Qui est donc cet étrange petit bout de femme ? Elle ne doit pas venir de Petit Matin, j’aurais aperçu sa chevelure rousse, peu ordinaire, et quel étrange discours.

Le mange-fange me dévorera ?
Est-ce bien ce qu’elle m’a dit ? Allons bon. Si le monstre a un jour existé et qu’il est encore vivant aujourd’hui, aucune des légendes qu’on m’a raconté ne mentionne de buffet de chieresque, c’est juste une sorte de curé désaxé à qui tu viens te confesser et qui se paluche en écoutant tes histoires de stupre, au fond. Bon c’était sûrement un peu plus glauque que ça vu l’ambiance des lieux mais d'après ce que j’avais compris, le mange-fange, il ne dévorait que les péchés qu’on lui offrait pour s’en libérer. C’est juste de la catharsis un peu morbide.
Toutefois, les chieresques fuient ce lieu comme la peste, malgré mes invitations et mes demandes, aucun n’a voulu venir avec moi. Et maintenant, cette jeune dryade bariolée tente de me faire rebrousser chemin avec des histoires de monstre dévorant, c’est gentil à elle de s'inquiéter, mais j’ai une petite expérience des monstres, les pires ne sont pas ceux qui veulent te manger. Enfin, autant en profiter pour en apprendre plus.

Heu, bonjour, moi c’est Ariane, je me demandais quel était cet étrange endroit ? Pourquoi la nature est comme ça ? Et, heu, c'est quoi ça, le mange-fange ?

Voila une entrée en matière bien innocente, j'espère que la duperie n’est pas un péché, sinon je vais lui exploser le bidou au mange-fange. Ha !

Et toi, qui est tu ? Est ce que tu viens de descendre de cet arbre ?

C’est vrai quoi, qu’est ce qu’elle faisait dans un arbre, enrubannée comme la momie d’Arlequin ? Elle chasse les papillons ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Pseudo web : Juleffel
Profession : Peintre
Messages : 17
Date d'inscription : 25/05/2015
Age du personnage : 26
Double compte : Alec Rosenthal
Avatar : Christina Hendricks


MessageSujet: Re: Ne va pas plus loin. [PV Ariane]   Dim 1 Nov - 22:51

Elle comprend. La sauvage comprend leur langue.

Elle la parle avec un accent à couper au couteau, cependant. Mais compréhensible. Elle lui offre son nom, lui pose des questions. Elle ne sait pas. Elle s’aventure au cœur d’un terrain lugubre, sale et nauséabond, loin de sa maison, sans savoir où elle va.

Tylia secoue la tête, s’anime brusquement, à nouveau. Elle s’approche d’Ariane, parlant avec de grands gestes, rapidement. Sa voix se situe quelque part entre la colère et la peur.


« Cet endroit est vicié par ce que les Chieresques ont laissé là, autrefois. Le Mange-Fange s’abreuvait de leurs haines, leurs erreurs, leurs lubricités, leurs folies. »

Tylia touche l’écorce d’un arbre, en arrache un morceau, qui s’effrite comme cendre sous ses doigts. Elle s’agenouille non loin d’Ariane. Un ruban rouge feu tombe de sa manche, elle l’écarte sans même y faire attention. De ses doigts fins, elle commence à dessiner les arbres, les Chieresques se rendant au Mange-Fange, la brume naissante… Et la fosse. Ses gestes sont rapides, convulsifs, mais précis. La poussière se soulève et retombe autour du dessin en mouvement.

« Nous l’avons depuis longtemps abandonné, laissé croupir au cœur de la jungle, nos pires péchés infestant la jungle alentour. »

Les Chieresques disparaissent. Les arbres noircissent, périssent, la brume s’assombrit. Des ombres difformes apparaissent çà et là sur le sol, derrière les volutes de poussière. Des silhouettes inquiétantes, fantômes avides de sang.

« Si tu ne tombes pas par toi-même dans la gueule béante de la fosse, Ils te pousseront. »

Tylia se relève. Ses yeux sont grands ouverts, scrutant les ombres. Ses mains tremblent. Son regard se pose çà et là, cherchant des yeux les monstres de ses légendes, au cœur de la brume. Elle a peur. Elle est terrifiée. Elle s’écarte à nouveau d’Ariane, jette un œil derrière une série de buissons épineux.

Il faut savoir que s’il est une âme en Oblivion facile à effrayer, c’est bien celle de Tylia. Un revers de main, un souffle d’air, et le papillon s’envole. Toutes les histoires qu’elle a pu entendre sur cette fosse, elle les a bu jusqu’à la lie. Toutes les rumeurs les plus folles sur les fantômes, les monstres dévoreurs d’enfant, les tentacules visqueuses violant les jeunes filles s’approchant trop près de là, elle les a cru mot pour mot. Elle sait qu’elle s’est aventuré trop loin en poursuivant cette égarée, et elle ne veut passer un instant de plus en ces lieux maudits. Elle regarde à nouveau l’étrangère blonde, dans les yeux. Un regard de proie. Elle pose à nouveau un genou à terre.


« Je suis Tylia, de l’Equilibre de l’Esprit. »

Une falaise est apparue sous ses doigts, les courbes douces des vagues éclatent en écume sous un village de bois suspendu. Les mots n’ont pas grande importance, le dessin lui permet de reprendre un peu de son calme, de penser à son chez-soi. Elle s’attarde sur un balcon, une poutre.

« Nous devons partir. Maintenant. »

Elle est déjà debout, a contourné l’étrangère pendant cette discussion, et se trouve sur le chemin du retour. Là où elle est restée un instant accroupie, un ruban bleu s’est échappé, venant ajouter une touche de couleur à l’océan de poussière.


Dernière édition par Tylia Mest'r le Jeu 12 Nov - 20:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Carnet de Bord
Chevrons :
Inventaire:
Titres:


Pseudo web : nini
Profession : Archéologue
Messages : 27
Date d'inscription : 20/08/2015
Age du personnage : 29
Double compte : *
Avatar : Evan Rachel Wood


MessageSujet: Re: Ne va pas plus loin. [PV Ariane]   Lun 2 Nov - 1:29


Quelle drôle d'énergumène, tout en gestes ostentatoires et spontanés, comme une enfant. Mes questions semblent l’avoir mise dans un état de frénésie, entre colère et angoisse. Elle s’approche de moi en parlant vite et fort. Elle me raconte des choses que je sais déjà mais que je feins de découvrir. Ses paroles confortent les premières hypothèses que j’ai avancé, ce lieu est bien corrompu par les mémoires des péchés, c’est fantastique. Cet endroit, ce monde est fantastique.

Elle s’agenouille devant moi et entreprend de dessiner dans la glaise. Ses mains s’agitent, agiles et rapides, révélant des formes, des arbres d’abord, ensuite des hommes. D’un revers, elle estompe les traits, suggérant la brume naissante. Puis de ses doigts elle éventre la terre, je le sais, ce trou qu’elle vient de creuser, c’est les fosses, les chieresques de boue se pressent autour. Elle reprend la parole, narrant la suite de l’histoire, tandis que ses doigts gomment et retracent. Les chieresques ont disparus, abandonnant les lieux en même temps que les rites macabres. Mais leurs souillures amoncelées continuent de corrompre les fosses. Sous les mouvements précis de la rouquine, les arbres meurent, la brume s’épaissit, des formes malveillantes apparaissent entre les troncs noirs, cauchemars nés de la malveillance accumulée là. Elle termine sur une promesse menaçante, les silhouettes fantomatiques pousseraient donc les gens dans les fosses ? Allons bon.

La chieresque se relève, époussetant ses mains en tremblant. Je ne sais pas si son histoire était destinée à m’effrayer, mais en tout cas ça a marché sur elle. Elle regarde en tout sens, à l'affût d’un danger, ses yeux se perdent à tenter de percer les rideaux de brumes. Elle se déplace pour observer derrière des troncs et des buissons malingres. Lorsqu’elle revient, ses yeux sont des fenêtres sur sa peur, elle est terrifiée. Pauvre petite chose, elle est venue ici pour me prévenir et maintenant elle regrette, elle sent qu’elle ne devrait pas être là.
Comme pour me donner raison, elle met un genou à terre et recommence à tracer, une falaise, des vagues, des pilotis, et elle se présente, Tylia de l’équilibre de l’esprit. Je devine qu’elle est en train de dessiner son village. Je souris à ses paroles. Ma petite Tylia, tu as l’air d’avoir l’esprit très équilibré. Ha !

Elle me dépasse, s’éloignant des fosses, se retourne vers moi et déclare que nous devons partir tout de suite. Et puis quoi encore, elle doit s’imaginer que je suis pareillement terrifiée et qu’elle m’a sortit d’un terrible pétrin en me prévenant, mais non. J’ai fait tout ce trajet, je me suis habituée, enfin presque, aux remugles putrides, ce n’est pas pour m'arrêter maintenant. Et puis, ses paroles ont consolidé ma curiosité, il se passe ici quelque chose d’extraordinaire. D’extraordinairement malsain certes, mais ça n’en reste pas moins extraordinaire.

Je cherche une excuse, un motif valable qu’elle pourrait comprendre, autre chose que ma curiosité morbide. Je regarde le nouveau ruban qu’elle a laissé tomber, un bleu cette fois. Cette fille, c’est une sorte de petit poucet qui veut rentrer chez lui et qui a très peur de croiser la route de l’ogre. Tiens d’ailleurs ça me fait penser. Je me mets à sourire mais je me reprends aussitôt et affiche un air grave.

Désolé mais je ne peux pas rebrousser chemin.

Je caresse le tissu cramoisi de ma veste légère. C’est de circonstance.

Ma grand mère vit de l’autre coté des fosses et je dois la rejoindre au plus vite, je dois lui apporter son remède, un petit pot de beurre. C’est très important et je n’ai pas d’autre choix que de couper au plus court.

Je la vois paniquer, bien, ça devrait être facile de s’en débarrasser tant elle est effrayée.

Écoute, merci pour tes conseils, je sais que cet endroit t’es pénible, compte tenu de son histoire et de vos légendes. Je ne te demande absolument pas de m’accompagner, je me débrouillerai seule ne t’en fais pas. Tu peux t’en retourner à tes activités. Je vais me hâter jusqu’à chez ma grand-mère pour lui remettre son pot de beurre et je ferais très attention au grand méchant monstre. Promis.

J’affiche un sourire courageux. Si un jour on m’avait dit que j’embobinerais quelqu’un avec le petit chaperon rouge. Pauvre Tylia, retourne à tes arbres, petite dryade ingénue, le monde des hommes est loin d’être fréquentable, ce cloaque en est la preuve.

Je me retourne en direction des fosses du Mange-fange, à nous deux gros plein de boue. On va voir s’ils ont réussi à te rendre réel à force de croire en toi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Pseudo web : Juleffel
Profession : Peintre
Messages : 17
Date d'inscription : 25/05/2015
Age du personnage : 26
Double compte : Alec Rosenthal
Avatar : Christina Hendricks


MessageSujet: Re: Ne va pas plus loin. [PV Ariane]   Jeu 12 Nov - 19:21

« Je… Dans ce cas, passez par les arbres. Là-haut. Ils ne vous attraperont pas. »

Tylia est candide, simple. Ça ne lui viendrait même pas à l’idée qu’un humain ne sache pas évoluer aisément dans les branches. Très peu de Chieresques, après tout, sont sensibles au vertige, et aucun dans le campement de l’Équilibre de l'Esprit… Tylia regarde derrière elle, encore une fois, le chemin vers la sortie. D’ordinaire, elle aurait eu peur de l’étrangère. Aujourd’hui, elle a peur des monstres.

Mais que raconte-t-elle, cette étrangère ? Elle soigne sa grand-mère avec du beurre ? Vraiment ? Chez les Chieresques, il est plutôt considéré qu’à part faire grossir, le beurre n’a pas tant de vertus médicinales que ça. Se trompe-t-elle de mots ? Comprend-elle le danger vers lequel elle s’engage ? Est-elle simple d’esprit, de vouloir traverser une zone dangereuse plutôt que de la contourner ou la survoler ?

Tylia a déjà fait quelques pas d’éloignement, inconsciemment, lorsqu’elle se retourne à nouveau vers Ariane. Cette dernière n’a apparemment pas l’intention d’emprunter un chemin facile, elle fonce droit dans le piège tendu vers elle, naïve et innocente. Tylia, au fond d’elle, cherche un peu de courage. Peut-elle vraiment laisser une étrangère seule avec les sinistres ombres Chieresques ? N’est-ce pas son devoir que de l’en protéger ?


« Je… »

Une voie hésitante, aigüe, un peu pleurnichante. Tylia regarde Ariane, qui a déjà repris son chemin, comme si de rien n’était.

« Je vais vous accompagner. »

Son ton est si hésitant qu’on en dirait presque une question. Mais pourtant, la décision est prise. Elle affrontera sa peur, s’il le faut, mais il lui faut impérativement convaincre cette femme de faire demi-tour, ou au moins la protéger des monstres… Ou au moins l’aider à fuir quand elles les verront. En quelques pas de course rapide, elle rattrape l’étrangère et se mets à boitiller derrière elle.

Au vu du pas assuré et du sourire de la blonde, devançant légèrement la démarche effrayée et les regards craintifs de la rousse, un observateur avisé pourrait bien se demander qui des deux protège l’autre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Ne va pas plus loin. [PV Ariane]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Ne va pas plus loin. [PV Ariane]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Seven Wonders :: Les Fosses-