Le Monde Antique comptait sept merveilles. Sept chefs-d'œuvre, sept symboles de gloire. Sept vibrants hommages au talent des hommes. Sept monuments splendides, sept réalisations renommées berçant l'humanité de leur incomparable grandeur. La rumeur les prétendait essentielles pour le destin des hommes, mais le temps en passant les a affectées de son outrage. Aujourd'hui, une seule demeure, inébranlable : la solennelle majesté de la Pyramide de Khéops domine Gizeh de ses millénaires d'existence. De tous temps, archéologues et ésotéristes ont tenté de percer ce mystère, et de retrouver trace des six autres merveilles, ainsi que de la Porte d'Ishtar qui en fit un temps partie : mais peine perdue. Elles ont disparu.
Mais tout ce qui est révolu n'est pas forcément perdu... La Grande Pyramide n'est que le point de départ. Le seuil, le passage, la Première Merveille menant vers ses six sœurs cachées, dans un univers défiant le temps et l'espace. On y trouve la porte d'Oblivion, ce passage magique qui mène ceux qui osent le franchir dans un autre monde où sont réfugiées les Merveilles disparues. Nombreux sont ceux à s'y être aventurés, aucun n'est jamais revenu en parler. Aujourd'hui, les héritiers de tous ces disparus prennent à leur tour la route pour retrouver leurs proches. Et ce qu'ils découvrent dans le sanctuaire de Gizeh dépasse leurs espoirs les plus fous. C'est en Oblivion que se terminera leur quête : dans ce monde incroyable fait de jungles et d'océans, de tribus et de peuplades étranges, d'épreuves et de conquêtes. Une nouvelle vie, de nouveaux défis : un pas de plus sur le long chemin de l'éternité. Bienvenue dans le jeu des Sept Merveilles...
Nous sommes le vendredi 8 juillet, il est 21h. Le forum va ouvrir ses portes ! Toute l'équipe sera là, à part sometimes qui s'est absentée, et nous sommes fébriles.
8 juillet - Ouverture 7 membres, 298 messages.
“ james mcallister ”
Tout commença à Sacramento, au cœur de la Californie, par un jour d'été 1968. Un homme, une femme : l'amour fleurit entre Richard McAllister, écrivain prometteur, et Denise Saldenow, égyptologue en voie vers l'excellence, rencontrée pour un roman. Ils se fréquentèrent, se marièrent, et mirent au monde onze ans plus tard un petit James, fierté de ses deux parents. Il grandit, environné d'amour dans ses jeunes années. Une petite Susan naquit quand il avait quatre ans, elle aussi tout autant aimée et choyée que son frère aîné. Mais l'enfant était de faible santé, et c'est pneumonie qui l'a emportée, anéantissant sa famille. James avant douze ans, et après cela rien ne fut plus jamais pareil. Ses parents s'étourdirent de voyages, de fêtes, et de sorties, trompant leur chagrin en oubliant leur premier enfant qui lui, n'oubliait pas.
Et lorsqu'ils disparurent pendant un voyage dans cette lointaine Égypte à qui sa mère avait voué toute sa vie, James avait dix-neuf ans. Étudiant en littérature médiévale, il traça sa route, fut diplômé, enseigna quelques années en lycée avant de se retourner dans les amphithéâtres, mais du côté des enseignants. Il ressentait toujours, au fil des années, l'abandon de ses parents comme une douleur, comme un coup au cœur. Leur disparition pesait sur sa conscience comme une trahison. A l'orée de la trentaine, assagi, mais solitaire, il décida de se lancer dans l'expédition qui saurait peut-être lui rendre Richard et Denise, et apaiser sa conscience torturée. Après deux ans de recherches, il parvint à retrouver plus d'une cinquantaine de personnes dont les proches avaient disparu sur le plateau de Gizeh. Convaincu que les coïncidences n'existaient pas, il contacta et rassembla tous ces orphelins, et les mena tout droit en Oblivion.
Une fois sur place, les conditions de vie difficiles et leur épopée au sein de la jungle d'Oblivion ont fait de lui le chef du groupe, celui vers qui on se tourne pour attendre conseils et directives. Il se sent parfois très seul, d'autant qu'il n'a pas trouvé trace de ses parents encore, mais il ne perd pas espoir et se sent responsable de ces gens qu'il a entraînés dans la galère à sa suite.
“ catherine mercier”
Catherine Denise Louvier, née de Simon et Charlotte Louvier, dans la jolie ville de Tours par un beau jour d'automne. Fille unique, elle n'en fut que plus chérie et adorée dans son enfance, alors que son caractère se forgeait au contact de ces parents dévoués que le destin lui avait donnés. Catherine nourrit dès son plus jeune âge une passion dévorante pour l'Égypte, fascinée par les légendes et contes antiques que son père, égyptologue amateur, lui racontait le soir avant de dormir. Le panthéon des Dieux l'intriguait, la majesté des temples et bâtiments suscitait en elle une grande admiration. Elle en fit son métier. Pendant ses études à Paris, elle rencontra Alexandre Beauharnais, qu'elle aima et finit par épouser l'été de ses 23 ans. Couple harmonieux, vie tranquille, études passionnantes : tout allait bien pour eux, jusqu'à ce que, deux ans plus tard, il ne finisse par disparaître pendant un stage sur le plateau de Gizeh. Catherine rentra en France sans lui, désespérée.
Puis le temps passa. Elle obtint son diplôme, se mit à exercer, rencontra un autre homme, le fréquenta, laissant le souvenir d'Alexandre s'estomper. Son premier époux déclaré mort, elle accepta d'épouser François Louvier, peintre de son état et totalement coupé du monde de l'archéologie. Seulement voilà : lorsque James McAllister la contacta six mois plus tard, lui expliquant qu'il était possible de retrouver les disparus... Une angoisse terrible la saisit. Et si Alexandre était encore en vie ? S'il était là, quelque part ? Comment choisir entre ses deux époux, elle la femme bigame, amoureuse de l'un comme de l'autre ? Alors elle a rejoint l'expédition, sans en parler à son époux, lui faisant croire qu'elle partait en fouilles et serait injoignable. Pauvre Catherine scindée en deux : elle ne sait pas ce qu'elle espère le plus. Retrouver Alexandre, ou ne pas le retrouver...
“ ariane de bohémont”
Ariane. Une héroïne de la mythologie grecque s'est penchée sur le berceau de la petite Suissesse pour lui offrir ce prénom évoquant les mille et une circonvolutions labyrinthiques d'une vie tumultueuse : et la prophétie se réalisa, la petite Ariane ne sait pas rester en place. Enthousiaste et volontaire, c'était une enfant gaie et enjouée, presque hyperactive tant elle était partout à la fois, assouvissant sa curiosité de toutes les manières possibles. Ses enseignants saluaient sa grande vivacité tout en déplorant son caractère peu commode et sa susceptibilité. Mais l'un dans l'autre, Ariane était une enfant équilibrée : jusqu'au jour où un tueur en série assassina sauvagement ses parents alors qu'elle s'était réfugiée dans la penderie.
Beaucoup d'enfants auraient été traumatisés à vie... et Ariane le fut aussi. Elle développa soudain, dans sa huitième année, un intérêt morbide et une fascination pour la mort. Elle tua quelques petits animaux, se délectant de leur agonie, avant qu'un suivi psychologique ne lui soit imposé.A l'adolescence, elle découvrit la culture Maya qui glorifiait le sacrifice humain et prônait la mort comme une gloire. Elle se passionna pour cette civilisation, développant des intérêts que beaucoup auraient trouvés dérangeants, puis en fit son métier. Fascinée par la fin de toute vie, le sacrifice et le meurtre rituel, elle est venue en Égypte étudier certains déviations sectaires du culte d'Anubis au temps des Pharaons, et s'est retrouvée à crapahuter dans la Grande Pyramide pour trouver trace de leur passage sous le règne de Khéops. Avant d'avoir compris ce qui lui arrivait, elle aboutit en Oblivion où son enthousiasme naturel reprit le dessus : enchantée d'avoir ce nouveau terrain de jeu, elle est bien décidée à l'explorer, et s'intéresse de près aux coutumes des tribus autochtones.
“ ambal sajor ”
Ambal est une enfant d'Oblivion, de la racine de ses cheveux jusqu'à la pointe de ses orteils. Profondément fidèle à Mère Nature qu'elle vénère de tout son être, elle suit les voies de la tradition avec dévotion et dévouement. Enjouée depuis son plus jeune âge, la petite Ambal était une bouffée de bonheur et d'allégresse pour toute la tribu. Vive, curieuse, passionnée par le monde qui l'entoure, elle était intelligente et ses questions se révélaient plus que pertinentes. Elle grandit pour devenir une jeune femme perpétuellement souriante, gaie et rayonnante, heureuse de la vie qu'elle menait, et vouée à devenir un pilier des Chieresques.
L'un de ses amants lui offrit même ce cadeau suprême pour un membre de la tribu : un enfant. Ambal tomba enceinte à 21 ans, tard selon les critères de la tribu, et rayonnait littéralement tant elle était au comble du bonheur. La grossesse lui réussissait bien et elle prenait plaisir à parler avec son compagnon du moment, le père de son enfant, avec qui elle projetait de s'unir pour offrir au bébé une cellule familiale complète. Seule ombre au tableau ? Son ami d'enfance et amoureux de toujours, Srij, était foncièrement jaloux de Safir qui avait réussi à la rendre heureuse et à lui donner un enfant. Alors il s'en prit à Safir, le laissa pour mort, et blessa Ambal involontairement alors que, enceinte de quatre mois, elle se lançait dans la bataille pour défendre son compagnon.
Ambal resta plongée dans l'inconscience pendant deux jours et l'on craignit pour sa vie. Safir se remit en quatre mois – juste à temps pour assister en pleine possession de ses moyens à l'accouchement de celle qu'il aimait comme une étoile. L'enfant était une fille – et quand elle vint au monde, la lumière s'éteignit dans l'âme d'Ambal. La petite était malformée : bras et jambes atrophiés. Jamais elle n'aurait survécu dans la jungle... Alors la Chieresque appliqua la coutume de son peuple, et ôta la vie à celle à laquelle elle l'avait donnée. Tragédie. Son âme se perdit dans les tréfonds du désespoir, et jamais plus on ne vit sourire Ambal. Elle quitta Safir, sur la promesse qu'il ne s'en prendrait pas à Srij, et s'isola moralement, seule au milieu des siens. Le souvenir de son enfant, morte de ses mains, pesant sur sa conscience – le poids terrible de l'infanticide crucifiant son esprit torturée par le remords et la honte...
“ theodore lawrence ”
7, 7, 7, 7, 7, Théodore fait tout par 7 depuis sa tendre enfance. Un tic incroyable mais terriblement significatif. En effet, depuis qu'il est assez grand pour comprendre comment fonctionne la vie, c'est à dire 7 ans, il a compris le principe du jeu des 7 erreurs, et il faut croire que cela l'a profondément marqué car depuis, il est fan de ce chiffre porte bonheur pour lui. Il a 7 trousses, contenant chacune 7 stylos différents, et toute sa vie fut rythmée par ce chiffre, une véritable obsession. Il fit de nombreuses recherches sur ce chiffre et il comprit pourquoi il l'aimait. Il y avait tellement de choses qui tournaient autour de ce chiffre, les 7 péchés capitaux, mais le sept qui l'intéressait le plus fut celui des 7 merveilles du monde ce qui le prédestina au rôle d'archéologue. Dans sa scolarité, il se débrouillait toujours pour avoir des 7 sur 10, comme un signe, car rarement, il allait plus haut ou plus bas que cette note. Il avait un clan formant avec lui inclus 7 amis très soudés, même si depuis ils se sont un peu perdu de vue mais peu importe, il savait qu'il obtiendrait ce qu'il voulait, il y était déterminé en tout cas. Après avoir finit ces études secondaires, il se lança donc pour devenir archéologue pendant environ 7 ans là aussi, de 18 à 25 ans, il étudia tout un tas de civilisation, allant parfois sur le terrain pendant 7 jours à 7 semaines. Il devint assez célèbre dans son domaine, il était connu comme Seven Ted, l'homme qui fonctionnait par 7, il comptait ces pas par 7, il coupait ces aliments en 7 parties, c'était tellement fou, il faisait absolument tout par 7 et si parfois ça ne pouvait se faire, il était fortement contrarié. Il s'amusait à écrire des septains au 7 jeunes femmes qu'il trouvait belle dans le cadre de son travail. 7 était aussi la somme des faces d'un dé, il adorait compter par 7. Un fou dans son genre, sauf si l'on considère ça comme du génie incompris à vous de voir. Il était en quête des 7 merveilles du monde, il se demandait tout le temps pourquoi seul la pyramide avait résisté avec le temps alors qu'elle était de loin la plus vieille. Pour lui, rien à voir avec un sept cette fois-ci, le mystère devait se trouver là-bas, il était persuadé. Peut être qu'il y avait une malédiction sur la pyramide, peut être ne pouvait-elle s'écrouler que 7 fois 1000 ans après sa construction. Impossible de savoir, mais Ted, vu très surpris par sa découverte.
En effet, alors qu'il faisait le touriste dans la pyramide de Khéops, son guide lui montra une pièce qu'il n'était pas sensé voir, du moins dans la logique des choses, mais Hamlet voulait voir plus en profondeur dans l'édifice comme s'il était attiré par un aimant à humain, la porte d'Ishtar. Son guide s'enfonça alors dans la pyramide jusqu'à cette fameuse porte qui devint lumineuse. Ted n'hésita pas une seule seconde passant à travers la porte sans son guide. Il essaya immédiatement de retourner en arrière mais cela lui semblait impossible. Il s'avança alors dans ce nouvelle espace qu'il ne connaissait pas. Il grimpa sur un rocher un peu plus en hauteur pour avoir un meilleur panorama, c'est là qu'il vit non seulement le temple d'Artémis comme il était sur les plans anciens, mais qu'il crut apercevoir les jardins suspendus de Babylone. Il tourna sa tête de l'autre côté, ne serais-ce pas le Colosse de Rhodes qu'il voyait là-bas ? Il semblerait. Ce qu'il pensait impossible se dévoilait devant ces yeux, les 7 merveilles du monde n'avaient pas disparues de devant nos yeux, elles avaient été simplement transférées ailleurs à l'abri des regards indiscrets. Mais Théodore allait réglé cette injustice montrant à la terre entière que ces 7 merveilles étaient toujours là. Encore fallait-il qu'il puisse repartir de là où il venait, mais ça, il n'en avait pas encore conscience. Il n'était là que depuis 3 semaines maintenant, et il n'en finissait pas de découvrir des choses incroyables.
“ wyatt winston ”
Notre histoire ne commence pas le jour où nous venons au monde, elle commence avant nous, nous précède et nous dépasse. Quand Wyatt est né, la cellule familiale n’existait déjà plus. Tout n’était qu’hypocrisie, mensonges et tromperies. Mais tout le monde agissait comme si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes ; sa mère arborait encore de belles parures alors que son compte en banque était vide ; son père se promenait publiquement au bras de sa femme alors que tout le monde savait qu’il couchait avec sa secrétaire. Alors pourquoi faisaient-ils tant d’efforts pour démentir ce qui était inéluctable ? Pourquoi faire semblant, pourquoi ne pas accepter la réalité ? Ils étaient ruinés et l’amour avait depuis longtemps disparu. C’était aussi simple que ça. Du moins c’est comme ça que ça aurait dû être… Seulement, il y avait ce petit bébé, ce petit chérubin fragile et innocent, Wyatt, les derniers souvenirs d’un heureux mariage ayant dégénéré. C’était pour lui qu’ils voulaient à tout prix préserver les apparences, être le couple de parents parfaits.
Wyatt avait 13 ans quand toute cette mascarade prit fin. Le divorce fut prononcé et la maison vendue. Une descente aux enfers commença alors pour le jeune adolescent et sa mère, qui sous-louèrent un studio dans ce qu’on appelle une banlieue mais qui s’apparente bien plus à un ghetto. La violence devint le seul moyen de se faire respecter, et la méfiance l’unique façon de rester en vie. Heureusement pour lui, le jeune Wyatt ne manquait pas de ressources, et très vite il devint aussi craint qu’admiré. Toujours victorieux dans les bagarres même si souvent bien amoché, il gagna ainsi une réputation qui lui épargna bien des batailles.
Alors qu’il approchait de la majorité, ses nombreuses arrestations et son casier judiciaire remontèrent jusqu’aux oreilles d’un riche homme d’affaires conscient des conspirations et convoitises qu’inspirait sa fortune. Un jour, il rendit donc visite à Wyatt, âgé à présent de 20 ans, dans une cellule où il était détenu 24 heures suite à une dispute violente dans la rue. Il lui proposa un marché : Wyatt devenait son garde du corps attitré sans jamais poser de question, et en échange il promettait d’offrir un logement convenable à sa mère dans une ville plus sûre. Le jeune homme ne put refuser l’offre : il était conscient que cette affaire n’était pas très honnête, mais elle constituait peut-être la seul opportunité qu’il aurait dans sa misérable vie pour sortir de cet enfer où il semblait condamné.
Comment est-il arrivé à Oblivion ? Par le plus grand des hasards. Son patron avait dû se rendre en Egypte pour conclure une affaire malhonnête dans les entrailles de la pyramide de Kheops, et Wyatt, fidèle à ses attributions, y était donc aussi pour s’assurer que la transaction s’effectuait sans encombre. Seulement, le marché ne s’était pas passé comme prévu, et les pistolets se dégainèrent en une fraction de secondes. Pas le temps de réfléchir, pas d’échappatoire possible. Il bondit, s'interposant sur la trajectoire de la balle qui se dirigeait vers son employeur. Son corps entier fut parcouru d’une douleur épouvantable, résonnant dans ses os comme le râle de la mort. Il sentit ses jambes céder sous lui, ses genoux s'écorcher sur le sol poreux. Il serra les poings, retint sa respiration, mais la douleur eut raison de lui, et il sombra dans l'obscurité.
Quand il revint à lui plusieurs heures plus tard, il était seul dans la pyramide. Son torse meurtri ne saignait plus, mais il sentait encore le métal froid des projectiles dans sa chaire. Avec beaucoup de courage, il se traina jusqu'à la sortie, laissant derrière lui un sillon ensanglanté. Heureusement pour lui, à peine fut-il hors de ce qui aurait pu être son tombeau que les Chieresques le retrouvèrent. Ces braves gens soignèrent aussitôt ses blessures et prirent soin de lui jusqu’à ce qu’il soit à nouveau sur pied. Wyatt resta donc longtemps parmi eux, à écouter leurs histoires et celles des voyageurs en attendant son bon rétablissement. Mais quand il fut totalement guéri, cette tranquillité ne lui suffit plus. Il fallait qu’il parte à l’aventure, qu’il découvre de lui-même toutes ces légendes dont on lui avait parlé quand il était encore en convalescence.
C'est le passage obligé pour chaque nouveau membre. Ici vous trouverez le règlement, le contexte, les intrigues, les annonces, les crédits, le bottin des avatars et les nouveautés. Sautez de tronc en tronc jusqu'à vous imprégner de chaque sujet : votre intégration à Oblivion en sera facilitée !
Cher petit membre, ou voyageur en transit en Oblivion, si tu hésites à poser tes valises, viens donc consulter nos Postes Vacants et Scénarii, voire même les fiches de nos membres, pour te donner une idée de la faune qui peuple Oblivion !
C'est un héritage, une légende, un vestige des temps passés. On raconte que bien des mystères entourent la vallée millénaire, solennelle et imposante dans son immensité. On parle de fantômes, on parle d'esprits perdus depuis bien des années. Personne ne sait au juste ce que cache vraiment le plateau de Gizeh... Couronné par les trois Pyramides, il a vu passer des siècles et des siècles d'histoire de l'humanité.
L'un des témoignages les plus magnifiques de l'excellence des architectes pharaoniques de la grande époque égyptienne. La Pyramide domine complètement le plateau de Gizeh, écrasant de sa sublime majesté ses deux sœurs plus modestes. Regardez, levez les yeux vers elle – sentez-vous tous ces siècles d'histoire de l'humanité peser tout à coup sur vos épaules insignifiantes ?
Il est vaste et étendu. En hauteur, il est ouvert aux vents qui y soufflent de tous les côtés, chantant dans les branches et produisant ces étranges soupirs lugubres qui ont donné son nom au plateau. Les animaux y sont plutôt surdimensionnés et la chasse peut s'y révéler hasardeuse sans équipement adéquat ni entraînement poussé. Prudence...
Une pancarte à moitié effacée surplombe l'entrée de la ville, qui évoque curieusement ces cotés du Far West à l'époque des cow-boys. Ne manque plus qu'un saloon et l'on s'y croirait... Ce qui frappe ici, c'est le silence épais, profond, presque surnaturel, qui enveloppe les lieux dans une chape de plomb. Retenez votre souffle et traversez la ville sur la pointe de pieds pour ne pas troubler les forces qui y règnent en maître désormais...
En voilà, un lieu angoissant dans lequel s'aventurer ! Les hautes herbes qui recouvrent entièrement la plaine ondulent en permanence, sous l'effet du vent ou des animaux qui s'y cachent. Félins redoutables et mammifères paisibles, nombreux sont les créatures redoutables à y habiter et à défendre leur territoire avec acharnement. Prudence est le maître mot pour s'aventurer ici et en ressortir entier...
Elle s'étend à perte de vue sur des lieues et des lieues. Il y a bien eu moult tentatives d'en estimer la superficie, mais les quelques courageux ont rapidement abandonné cette idée déraisonnable au vu de l'immensité végétale qui constitue la jungle d'Oblivion. Foisonnante de vie, elle abrite de nombreuses espèces animales nocives ou bénéfiques, agressives ou paisibles. Même les plantes y semblent vivre tant les lianes et les fleurs s'insinuent dans le moindre interstice. Un véritable univers autonome et en constante évolution...
Le sable s'y teinte de rosée au petit matin. L'océan de dunes se noie parfois dans la brume, et l'on peut y discerner d'étranges formes évanescentes alors que le vent joue avec le sable et les perles humides en suspension dans l'air. Mirages et oasis s'y côtoient depuis la nuit des temps, et des trésors fabuleux y sommeillent depuis des générations, vestiges des dernières tribus nomades ayant peuplé le Désert des Brumes...
Loin, très loin au Nord, la glace domine tout et fige le monde dans sa gangue gelée. Pour vous y aventurer, vous devez vous équiper contre le froid et vous réfugier sous d'épaisses fourrures étroitement cousues. La beauté des lieux est omniprésente, éthérée et bleutée comme l'azur cristallin. Même la lumière y est différente : on jurerait qu'elle étincelle en une myriade de fragments. Prenez garde aux prédateurs : ours, griffons et tigres des neiges rôdent, toujours à l'affût...
Aux premiers temps du monde, il y avait le premier homme et la première femme. Et à chacune des promesses que l'homme fit à la femme avant de les briser, une montagne surgit, jusqu'à ce que la femme l'y enferme et qu'il s'y retrouve seul, isolé, à contempler les témoins de son déshonneur... Astrée n'oublia jamais Jédovah, et régna en maîtresse sur la Chaîne des Promesses Brisées : on dit que le vent cruel charrie encore les échos de ses pleurs désabusés...
Il a surgi de nulle part, ce village perdu dans les branches, perché autour des troncs les plus anciens de la jungle. Sur les flancs du Mont Céleste, en plein territoire Chieresque, le refuge des Orphelins a été astucieusement pensé par une architecte efficace pour s'adapter à son environnement. Véritable citadelle de planches et de cordes, c'est un endroit sûr pour les rescapés de notre monde dans l'univers d'Oblivion.
Dans une clairière isolée au beau milieu de la jungle, le Campement du Firmament est ainsi nommé à cause de l'ouverture dans le couvert des arbres, qui donne une vue imprenable sur les constellations une fois le soleil couché. Il sert de logement à quelques Égarés rassemblés ici au fil du temps – il accueille également les voyageurs itinérants pour une nuit ou quelques jours.
Un feu brûle en permanence dans ce campement suspendu qui appartient aux Égarés. Cette lueur éternelle a donné son nom au petit village : l'on peut venir y allumer une torche pour raviver le feu éteint d'un campement lointain, si besoin. La lumière règne en maître ici et les habitants sont conviviaux : installés ici depuis des générations, ils renouvellent leur population grâce aux nouveaux arrivants, n'étant pas particulièrement féconds, à de rares exceptions.
Sur les flancs du Mont Céleste, dans la jungle impénétrable, le camp principal des enfants de Chiere s'étend sur plusieurs clairières. Vaste et peuplé, il rassemble ces natifs d'Oblivion, issus d'un brassage de plusieurs générations. Bien entretenu et toujours accueillant, très protégé et soigneusement amélioré, il ouvre ses portes aux nouveaux arrivants et leur offre un refuge temporaire avant de les aiguillers vers les campements de la régions : celui de l'Étincelle, celui du Firmament et le village des Orphelins sont leurs partenaires privilégiés. Le Petit Matin est le plus ancien campement Chieresque d'Oblivion : on raconte que Mère Nature, Chiere, y contempla le premier matin du monde qu'elle venait de créer, et que la cascade pure et cristalline qui dévale la montagne sous ses pieds est issue des larmes de joie qu'elle a versées.
Au beau milieu de la Plaine Ondulante, le village de Nid-de-Vipère et sa sinistre réputation font fuir les voyageurs. Les Egarés qui le peuplent sont des êtres fiers et froids, au cœur de glace. Prêts à tout pour survivre et dominer, ils n'hésitent pas à malmener les malheureux qui tombent entre leurs mains, voire à les torturer s'ils ne coopèrent pas suffisamment à leur goût. Ces hommes-là sont dangereux et peu accueillants : fuir devant eux est encore la meilleure stratégie à adopter. Il faut néanmoins leur reconnaître une chose : ce sont d'excellents bâtisseurs.
Ce lieu de culte voué à honorer Chiere, la Mère Nature universelle des Chieresques, se trouve en plein cœur de la Jungle Infinie. D'antiques colonnes de pierre érigées là par la main des premiers habitants d'Oblivion semblent soutenir la voûte céleste, et une fontaine chantante coule autour d'un rocher sur lequel brûle le feu sacré des origines. Les filles de Chiere, prêtresses entièrement dévoués à leur mission, habitent le petit temple de bois richement sculpté qui garde l'entrée des lieux. C'est un véritable sanctuaire pour les âmes perdues ou désespérées.
Sur le Glacier Solennel, perdu dans le froid et les glaces éternelles, ce petit campement de voyageurs s'offre en refuge à qui veut y passer la nuit. Il n'a pas d'habitants fixes : celui qui passe et nécessite un toit pour la nuit peut s'y installer, puiser dans les réserves de bois et de nourriture pour se reposer, à condition de remettre en place ce qu'il a prélevé une fois le matin venu, afin de regarnir autant que possible le stock de combustible.
Le Désert des Brumes est un endroit trompeur, et traître. Il est important de pouvoir y compter un refuge, et c'est ce que représente Bain-de-sable pour les voyageurs qui s'y aventurent. Campement désert, laissé au libre usage des errants, ils est bien approvisionné en nourriture et combustible par tous ceux qui l'utilisent et remplissent ses réserves avant de poursuivre leur route.
Dans la chaîne des Promesses Brisées, une merveille de verdure et d'élégance se dissimule. Plantes rares, essences arboricoles disparues depuis longtemps, une flore magnifique et la faune vivement colorée qui y réside. Le silence est peuplé de mille chants d'oiseaux et bourdonnements d'insectes : ce jardin colossal est un hymne à la vie. Les parfum entêtants des fleurs écloses s'y entremêlent à chaque saison de l'année.
Le Glacier Solennel abrite le tombeau du roi Mausole et de sa sœur – le froid y règne en maître et il convient d'y venir chaudement habillé, emmitouflé dans de bonnes couches de fourrure. Le silence est absolu dans ces lieux sépulcraux : il faut posséder un cœur bien accroché pour oser s'y aventurer en toute sérénité.
Dans la Chaîne des Promesses Brisées, tout au sommet d'un pic culminant à moyenne altitude, le Temple d'Artémis qui autrefois se dressait à Ephèse trône fièrement, dominant la jungle en contrebas. On peut voir, de loin, des ombres mouvantes hanter ses colonnes et son fronton : des fantômes occuperaient-ils les lieux ?
La statue trône en majesté dans la jungle. A l'écart de tout, elle est gardée par de magnifiques panthères aux crocs acérés. Pour pouvoir approcher et passer l'épreuve de Zeus, il vous faudra sûrement recourir à la ruse – ou débarquer en groupe, munis d'une quantité adéquate de sabres, flèches et machettes pour tenir tout ce joli monde à l'écart.
Le phare veille solennellement sur un océan de sable. Fidèle à sa mission, il s'allume chaque soir, sans que nulle main tangible n'embrase son foyer ni n'oriente sa lentille. L'escalier qui permet de monter sur la plate-forme semble sans fin : si certains trouvent l'accès sans difficulté, l'immense majorité des visiteurs continue de grimper encore et encore, jouets d'une infinité de marches.
Sur les flancs d'une des montagnes, dans la Chaîne des Promesses Brisées, on trouve la colossale statue de Rhodes. L'on se sent minuscule en l'approchant, bien insignifiants au regard de sa présence presque palpable. Les créatures des environs ne sont pas particulièrement amicales, encore qu'elles préfèrent leur tranquillité. Méfiez-vous tout de même des ours...
La légende raconte qu'une Porte magique se dresse dans la Plaine Ondulante, et que celui ou celle qui saura la traverser aura accès au monde des origines, et un pouvoir plus grand que ce dont l'humanité toute entière a jamais pu rêver. Les sept chevrons des Merveilles sont, semble-il, la clé qui permet d'ouvrir le passage, mais nul encore n'est parvenu à les réunir pour passer la porte et en attester...
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