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 Réalité ou fiction? ft. Adam&Ambal

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MessageSujet: Réalité ou fiction? ft. Adam&Ambal   Dim 26 Avr - 21:53

On avait pas prévu ça!

Le réveil fut difficile. Difficile parce que Charlie avait perdu l'habitude de dormir dans quelque chose de confortable. Allongée dans un hamac -bien plus confortable que le sol-, Charlie fixait le plafond de la hutte. Peut être qu'il allait lui donner les réponses à ses questions. La première question qu'elle se posait était : comment ils en étaient arrivés ici ? Charlie ne se souvenait même plus du pourquoi, du comment. Elle avait la sensation de nager en plein brouillard. Rien ici ne lui rappelait le moindre pays qu'elle avait connu. Bon, peut être l'Amazonie en plus dangereux. Avec une chaleur plus étouffante et une diversité de faune et de flore effroyablement impressionnante. Combien de créature allait elle rencontrer ici ? Combien de créature qu'elle ne connaissait pas ? Pas de légendes, de folklores, de mythes. Ici, tout était bien réel. Vraiment réel. Tout comme cet étrange scarabée bleu azur qui était venu se poser sur son sac à dos cette nuit, ressemblant alors à une broche vivante. Enfin, il n'avait pas eu l'air de vouloir l'embêter plus que ça puisqu'il n'avait pas bougé de la nuit. Charlie l'avait entendu partir au petit matin, se prenant trois fois le mur avant d'en sortir.

Malgré tout, Charlie se sentait courbaturée et affamée. Elle n'avait pas vraiment mangé depuis leur arrivée ici. Et heureusement que cette femme les avait trouvés, sinon elle était persuadée qu'ils seraient en train d'agoniser dans un coin sombre de la forêt. Probablement que des singes cannibales  attendraient patiemment leur dernier soupir avant de se jeter sur eux pour leur dévorer les entrailles. Rien qu'à cette idée, Charlie se redressa, la main sur le cœur, une nausée naissante. Elle avait besoin d'air. Quittant son hamac en se vautrant lamentablement sur le sol, Charlie finit par quitter la hutte, n'ayant pas fait attention si les autres étaient levés ou non. Quelle chaleur de si bon matin, qu'est ce que ça allait être cet après-midi ? Charlie se massa la nuque doucement, poussant un léger soupir. Ça n'allait pas être de tout repos de vivre ici. Son regard se déporta un peu autour d'elle, remarquant alors que l'endroit s'animait déjà. Où était leur ange gardien ? Charlie ne le savait pas.

Cette jeune femme, dont elle avait déjà oublié le nom, les avait sauvé. Et Charlie aurait aimé pouvoir la remercier. Elle avait été surprise de constater qu'elle parlait leur langue. Enfin anglais du moins. Malgré un accent indéfinissable, c'était compréhensible. Charlie se demandait bien pourquoi elle ne les avait pas tués. Enfin, il était bien de constater que ce peuple savait être très accueillant. Le meilleur ami d'Adam avait été atrocement malade après avoir mangé quelque chose sans se demander de quoi il s'agissait. Pourtant, les autres l'avaient prévenu de ne pas le faire. Mais bon, une équipe complètement de personnes plus têtues les unes que les autres n'aidait en rien. Heureusement que cette femme avait été là. Bon sang mais où se trouvait elle ?

Soupirant de nouveau et n'ayant pas encore la force de chercher, Charlie entreprit de marcher un peu. Heureusement qu'il était à couvert ce camp, sinon Charlie était persuadée qu'elle grillerait sur place. Elle qui n'aimait pas spécialement la chaleur. Il était loin le temps froid et pluvieux de Londres. Occupée à marcher en tentant de remettre ses pensées en ordre, Charlie ne remarqua pas du tout qu'elle était suivie par quelqu'un. Enfin, alors qu'elle se stoppa un court instant, quelque chose lui sauta sur le dos. C'était bien léger mais assez lourd pour la faire hoqueter de surprise. C'est alors qu'une queue douce et duveteuse s'enroula autour de sa gorge et que des petites mains se posèrent sur ses tempes. Le petit cri poussé par l'animal laissait présager qu'il s'agissait d'un singe, mais lequel ? Charlie n'était pas zoologiste et elle ne connaissait pas les animaux par cœur.

Dis donc, t'as pas l'impression de squatter ?

Peut être qu'il appartenait à quelqu'un ce petit singe. Il ne semblait plus vouloir se détacher d'elle et elle n'avait pas le cœur à le repousser. En tout cas, il était bien familier. Peut être qu'il voulait quelque chose à manger. Charlie fouilla alors les poches de son mini-short et en dégotta un reste de biscuit. À peine avait elle levé la main vers le petit singe qu'il s'empara du morceau de biscuit pour le grignoter, sur elle. Charlie sentait les miettes lui tomber dans la nuque. Soupirant doucement, elle fit une moue blasée.

Surtout ne te gêne pas ! J'aimerais me réincarner en table !


Dernière édition par Charlie Moncky le Ven 19 Juin - 14:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Réalité ou fiction? ft. Adam&Ambal   Lun 27 Avr - 19:11


On avait pas prévu ça!

Depuis combien de temps étaient-ils là ? Adam ne savait même plus. Il avait la désagréable sensation que tout ceci n’était qu’un rêve, un délire commun de quatre cerveaux malades. Un effet secondaire des pyramides ? Et si elles dégageaient une sorte de gaz plus ou moins mortel qui pouvait donner des hallucinations à ceux qui l’inhalaient ? Supposition tirée par les cheveux mais Adam ne voyait pas d’autres réponses envisageables. Parce qu’il ne voulait pas croire que ce qu’il avait sous les yeux était réel. Il avait pourtant ressenti toutes les choses qui l’entouraient, ses compagnons également, mais malgré sa main blessée par une pierre coupante, il refusait toujours de croire que tout ça n’était pas un rêve.

Son cerveau fonctionnait à cent à l’heure. Impossible alors pour lui de fermer l’œil. Depuis combien de temps n’avait-il pas dormi ? Il n’aurait su le dire. A croire qu’il perdait la boule. Mais il n’arrivait pas à se détendre suffisamment pour parvenir à trouver le sommeil. Il était pourtant épuisé, son corps et surtout son cerveau réclamaient une pause bien méritée. Malgré ça, il restait éveillé constamment, lui qui d’ordinaire était toujours décontracté, jamais stressé. Là c’était tout l’inverse. Ce changement brutal d’univers le rendait tendu et à fleur de peau. Bien qu’il avait réussi à fermer l’œil quelques minutes, cela n’avait jamais été plus d’une demi heure d’affilé. En plusieurs jours, il avait à peine dû dormir 6 heures.

Trop de questions flottaient dans sa tête. Où étaient-ils ? Pourquoi cela leur arrivait-il ? Et si ceux qu’ils cherchaient étaient là ? Comment tout cela était-il possible ? Qui étaient ces gens qui parlaient à peine leur langue et qui les avait accueillis ? Comment allaient-ils rentrer chez eux ? Mais surtout : pourquoi personne n’était au courant d’un tel endroit ? Il avait peur de la réponse : parce que personne n’était jamais sorti de là pour le raconter. Son grand-père était sans doute mort. Sans ses médicaments et dans un tel environnement, il ne donnait pas cher de sa peau. Le vieil homme n’avait rien d’un aventurier et n’était pas taillé pour survivre à la jungle.

En fin de compte, tout cela lui rappelait un ancien cauchemar pourtant bien réel. Autrefois, alors qu’il accompagnait son père sur l’un des sites de fouilles en Amazonie, ils s’étaient retrouvés isolés du reste de l’expédition à cause d’un glissement de terrain. Résultat, ils s’étaient perdus, leur équipement ayant subi le même sort, et ils avaient dû se débrouiller pour survivre plusieurs jours jusqu’à ce qu’on les localise. Survivrait-il cette fois ? Son père n’était plus là mais cette fois, il n’était plus un gamin. Et puis, il n’était pas seul.

Une frimousse qu’il connaissait bien venait de quitter la tente. Adam l’observa à distance, hors de la tente puisqu’il n’y était jamais entré, se demandant où elle pouvait bien se rendre ainsi. Elle, elle semblait bien le vivre. Lui il ne savait pas trop, mitigé entre l’excitation de découvrir de nouvelles choses et l’angoisse d’avoir tout perdu. Mais surtout, il se sentait coupable d’avoir embarqué ses amis là-dedans. Même s’il n’y était pour rien dans les faits, ils ne seraient pas là s’ils ne les avaient pas convaincu de l’accompagner. Et il savait très bien que Charlie allait lui en vouloir puisqu’il lui avais promis qu’il s’agirait là de son dernier voyage en sa compagnie. Finalement, il avait plus raison qu’il ne l’avait cru au premier abord… Ce risquait fort d’être le dernier tout court.

La suivant à distance sans trop oser l’aborder pour le moment, il remarqua qu’un singe était venu la saluer à sa façon. Un singe. Vraiment, ils avaient complètement changé de décor. Et Charlie semblait assez vite s’y faire. A la voir comme ça, elle ne semblait pas fâchée. Mais Adam la connaissait bien et il savait qu’elle ne laisserait pas passer tout ça aussi facilement. S’adapter oui, lui pardonner non. Mais ils n’allaient pas s’ignorer pendant tout leur séjour ici. Plus que jamais, ils devaient se serrer les coudes. Et Adam ne comptait pas faire profil bas, ce n’était pas son genre.

Se retenant de rire en voyant le singe grignoter sur la jeune femme, il s’approcha doucement dans son dos, stoppant à quelques mètres à peine. Plutôt que d’agir comme si c’était la fin du monde et de se plaindre de leur arrivée ici, Adam préféra faire comme si de rien n’était.

« Tiens tu t’es trouvée un compagnon ? Entre espèce similaire vous devriez bien vous entendre après tout… »

Ce n’était pas là une insulte. Monkey avait toujours été le surnom qu’il lui avait donné à cause de son nom de famille et c’était on ne peut plus affectueux, voire amoureux. Ca, il ne pouvait pas s’en défaire. Elle resterait Monkey à ses yeux même s’ils n’étaient plus ensemble. S’apprêtant à essuyer une protestation ou une insulte en retour, Adam anticipa et continua sur sa lancée, regardant autour d’eux. De larges cernes étaient visibles sous ses yeux, preuve qu’il n’avait pas dormi depuis un bon moment.

« Tu as de la chance qu’il s’agisse d’un singe tout à fait normal… Vu l’endroit, je me serai presque attendu à ce qu’il soit carnivore. Ou qu’il sorte ses ailes pour t’emmener vers la méchante sorcière de l’ouest. Ah non attends, c’est un autre conte ça… »
fit-il avant de sourire finement « Il va mieux. » fit-il remarquer soudainement en évoquant son meilleur ami « D’ici quelques jours, on devrait pouvoir bouger, se remettre en route. »

Mais pour où ? Ca il n’en avait aucune idée. Pour l’instant, il venait juste prendre la température…

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MessageSujet: Re: Réalité ou fiction? ft. Adam&Ambal   Dim 3 Mai - 21:55

La générosité. J’avais largement participé à l’intégration des Orphelins au sein d’Oblivion. Découvrir leur culture, leur langue, leur mode de vie, tout cela me fasciner. Leur objets, leur vêtements, leur nourritures – je ne reniais pas qui j’étais mais, je m’intéressais à eux comme ils s’intéressaient à nous. Depuis peu, d’autres arrivants foulaient la terre de ma naissance et je leur venais en aide au même titre dés que je le pouvais. Ils étaient tous perdus en Oblivion et je pouvais me douter à quel point cela devait être difficile pour eux une telle situation. C’était ça mon truc : donner aux autres, partager mon savoir, guider ces pauvres petits êtres perdus. L’adaptation devait être difficile, je m’imaginais propulser dans leur univers, je n’étais pas certaine de m’en sortir moi-même. J’arpentais Petit-Matin comme à mon habitude, surtout depuis que les étrangers avaient élus domicile dans notre campement. Je vis Charlie, un peu plus loin de moi.

Je les avais trouvé elle et son groupe à l’orée de la jungle, l’un d’entre eux était blessé. J’avais dû l’emmener à Ayla La'hir, sa blessure dépassait mes compétences en médecine… Tout en regardant la jeune fille, je me surprenais à ressentir de l’amusement. Un petit singe avait visiblement eu un coup de cœur pour elle. Je les regardais émerveiller. J’avais foi en ces étrangers. Je croyais en eux, je savais qu’ils s’adapteraient à notre monde, qu’ils le comprendraient et ainsi, ils pourraient retourner chez eux. Changer. Différents. Grandis. Je m’approchais d’eux, je reconnu un jeune homme de son groupe aussi – Adam, il me semblait… Je n’avais malheureusement pas retenu tous les prénoms dans la précipitation et la panique de sauver leur ami.

Malgré mon esprit vif, je ne comprenais pas toujours la subtilité de leur propos. « Qu’il sorte ses ailes pour l’emmener vers la méchante sorcière de l’ouest... » répétais-je doucement, en essayant de bien tout assimiler. J’étais arrivée au niveau d’Adam que je saluais. Des singes avec des ailes ? Chez eux, les singes avaient des ailes. Avaient-ils des griffons comme nous ? Peut-être qu’eux aussi avaient une sorte de ‘’sorcière’’, une personne en marge de leur société comme nous avions Karja. « Il n’y a pas de singe avec des ailes ici. Nous avons des griffons à la place…» Je les regardais avec mon air éveillé. Je disais bonjour à Charlie également. « Vous commencez à vous habituez à l’environnement, c’est bien. Votre ami va mieux ? » continuais-je. J’écoutais les paroles d’Adam avec attention. Ils songeaient à se remettre en route… pour aller où ? Trouver les merveilles peut-être ? Trouver leur professeur ?

Je voyais le regard que posait Adam sur Charlie, cet air que je connaissais trop bien, c’est comme ça que Safir me regardait. Ils étaient mignons tous les deux. J’avais bien compris qu’ils se taquinaient, se cherchaient, se jaugeaient. C’étaient les meilleurs moments même s’ils n’en avaient pas encore conscience. Je m’approchais de Charlie et tendis la main vers le petit singe qui me la saisit puis retourna aussi vite chahuter avec la jeune femme. Un petit rire m’échappa. Je fus la première surprise. La présence de ces étrangers me faisait le plus grand des biens du moment qu’ils s’adaptaient à nos coutumes sans nous créer du tord. « Il a l’air de t’apprécié. Tu pourrais le garder, s’il veut bien… » Je doutais qu’elle puisse l’apprivoiser suffisamment pour que ce petit animal reste à ses côtés. Mais, que ce petit singe malicieux soit là à faire des misères à Charlie prouvait bien qu’Oblivion n’était pas qu’un enfer comme j’avais pu entendre sortir de la bouche de certains étrangers…

_________________
Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ Une étoile qui a cessé de briller. Une fleur fanée. Un soleil qui ne se lève jamais. Un gout amer dans la bouche. Une douce mélancolie. « Les mots, de cristal forgés, dans sa gorge de glace se sont figés…» Son coeur est mort. Son âme perdue. Ses mains maculées de sang. Ambal, la mère brisée.
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MessageSujet: Re: Réalité ou fiction? ft. Adam&Ambal   Jeu 7 Mai - 14:24

On avait pas prévu ça!
Charlie n'avait pas voulut venir en Égypte. Surtout pas en présence de son ex. Malgré tout, il avait réussi à la convaincre. Mais Charlie le maudissait intérieurement désormais. Ils étaient totalement perdus dans une autre dimension dont ils n'étaient même pas sûrs d'en sortir. Et le pire dans tout ça, c'était que l'un d'eux avait bien manqué de mourir. Bien que Charlie trouvait l'endroit magnifique, elle se demandait comment et quand est ce qu'ils retrouveraient leur monde à eux. Un petit singe vint alors sur elle, la prenant d'abord comme perchoir. Charlie le trouvait vraiment adorable et lui offrit un morceau de biscuit qui trainait dans sa poche. Elle en profita pour virer les miettes qui trainaient là puis se rendit compte que l'animal la prenait pour une table. Occupée par le petit singe, Charlie n'avait pas entendu l'arrivée d'Adam. Ce n'est que lorsqu'il s'adressa à elle qu'elle pivota vers lui, le fixant. Elle lui adressa un large sourire moqueur.

Oui, on était en train de faire nos plans pour savoir quelle était la meilleure façon de te tuer dans d'atroces souffrances !

Bien qu'elle n'avait pas réellement envie d'être méchante et désagréable avec lui et que ses sentiments la tourmentaient cruellement, Charlie ne pouvait s'empêcher de l'envoyer balader. C'était plus fort qu'elle. Malgré tout, la mine épuisée d'Adam l'inquiétait beaucoup plus qu'elle ne voulait se l'avoir. Après tout, elle restait profondément attachée à son premier amour. Inspirant doucement, Charlie détourna les yeux, câlinant l'animal qui semblait vouloir prendre ses cheveux comme serviette pour essuyer ses mains. La référence au magicien d'Oz fit légèrement sourire Charlie.

Ce n'est pas bien grave, j'aurais copiné avec elle...

Charlie s'abstint de lui parler de filtre mortel que la méchante sorcière aurait put lui apprendre pour l'empoisonner. Elle perdit rapidement son sourire lorsque que son ex aborda le sujet de se remettre en route. Pinçant les lèvres, elle le fixa avec attention.

Adam... Ou est...-

Charlie ne termina pas sa phrase car la femme qui les avait trouvé s'approcha d'eux. La jeune brune tentait désespérément de retrouver son prénom. Ambroise ? Non c'était un château français ça. Et puis un prénom aussi. Mais c'était trop moche pour elle. Elle était vraiment belle cette femme avec ses longs cheveux noirs et sa peau hâlé. Charlie crevait de jalousie, elle l'anglaise si  pâle. Elle avait toujours voulu avoir la peau aussi dorée que celle de leur sauveuse. Tout ce qu'elle risquait d'avoir ici, c'était des coups de soleil. Et elle n'avait pas prévu de crème solaire. Faisant une moue boudeuse, Charlie s'occupa de son petit singe. Assurément qu'Adam allait jouer l'homme charmeur avec elle. Rien que cette idée faisait grincer Charlie. Et elle n'avait pas envie d'assister à ça.

Mais la jeune étrangère leur adressa la parole. Adam avait réussi à lui faire croire qu'ils avaient des singes volants chez eux. Charlie leva les yeux au ciel en maudissant la grande bouche d'Adam. Quoi qu'elle ne l'avait pas toujours maudite.

Oh non, non, nous n'avons pas de singes volants... Puis Charlie sembla s'étrangler avec sa phrase. Vous avez des quoi ?!

La jeune anglaise pensait avoir vraiment mal entendu. Ou alors elle devenait complètement folle en étant dans un endroit qu'elle ne connaissait pas. Vraiment ? Ils avaient des griffons ici ? Alors finalement, ce n'était pas une créature mythique. Les légendes n'en étaient pas vraiment. Perdues dans ses pensées, Charlie n'entendit par la question de la jeune femme. D'ailleurs, il serait bien qu'elle se rappelle de son prénom. Ce n'est que lorsque le petit animal, après avoir tenu la main de la jeune femme un court instant, réveilla Charlie en lui tirant les cheveux, la forçant à se pencher pour éviter qu'il ne lui arrache une énorme mèche. L'anglaise dut se tenir à Adam pour éviter de tomber. Le petit singe ne trouvait rien de mieux à faire que de faire de la balançoire avec ses cheveux. Charlie grimaça.

Je crois que je vais passer mon tour avec lui... Aie ! Hey, ce sont de cheveux, pas des lianes !

Charlie tenait ses cheveux pour éviter de se les faire arracher. Finalement,le petit singe la lâcha et se sauva. La jeune étudiante se redressa, se frottant la tête en faisant une moue mécontente. Vraiment, cet animal avait besoin d'éducation. Soupirant doucement, Charlie posa son regard sur Adam.

Tu veux qu'on se remette en route mais on ne sait pas où chercher ! Puis elle se tourna vers la jeune femme. Excusez moi... mais... Comment vous vous appelez déjà ?
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MessageSujet: Re: Réalité ou fiction? ft. Adam&Ambal   Dim 10 Mai - 13:04


On avait pas prévu ça!

Regarder Charlie et un singe faire ami-ami, c’était plutôt amusant du point de vue d’Adam. Aurait-il vu ça autrement qu’ici, dans cet endroit inconnu mais qui ressemblait fort à une jungle amazonienne ? Il en doutait fortement. Parce qu’il aurait fallu qu’il y traine Charlie et depuis leur séparation, il savait cela impossible. Quoique. En y réfléchissant bien, il avait réussi à la trainer jusqu’ici, sans le vouloir pour la fin. Au moins il n’était pas seul, c’était le bon côté des choses. Mais ceux qui l’accompagnaient n’avaient pas signé pour ça. Surtout pas Charlie. Il ne s’étonna donc pas qu’elle le menace de mort lorsqu’il lui adressa la parole. Son sourire était moqueur, son ton sarcastique mais il savait bien qu’elle était agacée de leur mésaventure. Tout était la faute d’Adam, indirectement. Mais ce dernier n’allait certainement pas se laisser faire ou courber l’échine. Il n’avait pas réellement prévu tout ça après tout. Alors était-ce réellement sa faute au fond ? Souriant, il s’approcha un peu plus, haussant les épaules avec un sourire taquin.

« La pire façon de me torturer ce serait de me priver de toi, surtout ici. De me tuer par contre… Je suis comme les cafards, j’ai la peau dure. Alors je vous souhaite bien du courage ! »

Il espérait juste qu’elle ne le pousserait pas d’une falaise. Parce que bon, il avait le vertige tout de même. Mais il sentait bien que ses menaces n’étaient qu’une façon d’exprimer sa frustration de se retrouver au milieu de nulle part. Bon, ça aurait pu être pire non ? La pyramide aurait pu s’écrouler, ils auraient pu être enterrés vivants, être dévorés par un dieu à tête de chien moche qui arrache les cœurs et… Trêves d’égarement. Ils étaient en vie. Certes perdus mais toujours plus proches de retrouver ceux qu’ils cherchaient. C’était un pas en avant, en quelque sorte…

Usant de l’humour pour détendre l’atmosphère mais aussi pour taquiner Charlie, Adam y alla de sa petite référence littéraire. Après tout, l’endroit était si étrange que voir un singe volant ne l’aurait même pas surpris plus que ça. C’était un peu comme dans un rêve. Un drôle de rêve… Mais au moins Charlie répliquait comme à son habitude. Cela détendait l’atmosphère. Et bien que fatigué, Adam ne se gêna pas pour en rajouter une couche.

« Pour concevoir des plans machiavéliques afin de te débarrasser de moi une bonne fois pour toute ? Bah. T’es arrivée ici avec moi… tu repartiras avec moi. T’as besoin de moi pour ça, c’est obligé. Va falloir t’y faire. De toute façon, tu es trop belle pour être une sorcière. Alors laisse tomber la verrue sur le pif et le balai magique. Profitons plutôt de notre présence ici, c’est une chance inespérée. »

Et ce n’était pas comme s’ils avaient le choix pour le moment. C’était d’ailleurs une chance qu’ils soient tombés sur des autochtones sinon, Adam sentait que son meilleur ami serait devenu son défunt meilleur ami. Bien que les lieux ne semblaient pas hostiles, ils leur étaient inconnus… Et étaient donc dangereux. Heureusement, les gens du coin ne semblaient pas l’être. Adam restait méfiant mais cette jeune femme qui les avait guidés jusqu’à son camp avait l’air d’être quelqu’un de bien. Au moins elle parlait leur langue. Cette dernière venait d’apparaître et Adam en sursauta légèrement. Tellement fatigué et focalisé sur Charlie, il en avait oublié ce qui l’entourait et la jeune femme se matérialisa dans son champ de vision comme une apparition. Il lui offrit un sourire chaleureux en la voyant cependant, pas mécontent d’avoir une alliée. Elle, elle pourrait sans doute les guider. Ou en tout cas leur fournir quelques explications. La jeune femme semblait croire qu’il existait réellement des singes volants d’où ils venaient. Mieux valait clarifier les choses avant qu’elle ne se fasse des idées. Quoique c’était assez drôle.

« Ce sont des créatures imaginaires issues d’un conte. Nos singes à nous… ressemblent fort à celui là. » Adam marqua un silence suite à la révélation de la jeune femme et haussa un sourcil « Griffon ? Comme la créature majestueuse mi lion mi aigle ? C’est bien de ça qu’on parle ? »

Non parce que Griffon pouvait peut-être être complètement autre chose. Un même mot dans deux univers différents pouvait ne pas signifier la même chose. Déjà que d’un pays à un autre, les choses étaient différentes… Alors Adam restait dubitatif. Même si ce qui les entourait était inattendu, il ne croyait pas à cette histoire de griffon. Après tout, il ne croyait que ce qu’il voyait. Si on lui avait parlé d’un tel endroit, il n’y aurait jamais cru avant d’y mettre les pieds.

Ambal était, en plus d’être agréable à regarder, quelqu’un d’attentionné. Au moins elle s’inquiétait de savoir s’ils allaient bien. Adam hocha légèrement la tête bien que les cernes sous ses yeux poussaient à croire le contraire. Difficile pour lui de s’acclimater si vite à cet environnement. Et puis il s’inquiétait pour son meilleur ami. S’il mourait, il ne se le pardonnerait pas. Par chance, il semblait aller mieux. Grace à Ambal. Il lui fit un sourire reconnaissant, un peu charmeur.

« Grâce à vous, il va mieux. Si vous n’aviez pas croisé notre route, il serait probablement mort… Alors merci beaucoup. Tout ça, ce… monde. C’est étrange. Similaire au nôtre mais… différent. »

Ce n’était pas forcément très clair mais il était trop fatigué pour commencer à décrire leur monde. Il y avait de quoi dire ! Reposant les yeux sur Charlie, il constata que le singe était quelque peu espiègle. Ou juste assez sauvage pour ne pas trop écouter ce qu’on pouvait lui dire. Comme un vrai singe… N’en était-il pas un après tout ? Mais la réflexion qu’elle fit en râlant le fit sourire en coin.


« Qu’est-ce que tu veux Monkey… tu fais ressortir notre côté sauvage à nous, les mâles. »

Mais la jeune femme, pas vraiment d’humeur à plaisanter, pour le plus grand malheur d’Adam qui adorait ça, remit de l’huile sur le feu en pointant du doigt le fait qu’ils ne savaient pas où chercher. Il poussa un bref soupir. Vraiment, elle était pessimiste sur leur situation. Adam s’était imaginé bien pire alors il relativisait. L’endroit n’était pas si mal. Et puis, voir qu’elle n’arrivait pas à retenir le prénom de leur sauveuse le fit secouer légèrement la tête. Du coup il anticipa la réponse de l’autochtone, répondant à Charlie.

« Ambal. » répondit-il avant de regarder cette dernière avec un sourire puis de reposer les yeux sur Charlie « Si on reste terrés ici, on est pas prêts de trouver quoique ce soit non plus tu sais. Au moins on a un point de départ, on est plus avancés que je ne l’ai été en un an. Ils sont là. Ils sont forcément là. D’ailleurs… »

Il se tourna vers Ambal, plein d’espoir. Quelque part il savait aussi qu’il y avait peu de chance qu’elle les ait croisés. L’endroit semblait être immense et leur disparition datait. Peut-être étaient-ils morts, oubliés de tous. Mais qui ne tentait rien n’avait rien. Fouillant sa poche, il en sortit son portefeuille qui ne lui serait d’aucune utilité dessus. L’ouvrant, il veilla bien à ne pas faire tomber la photo de Charlie et lui qu’il avait conservé et sortit la photo de son grand-père sur laquelle il se tenait lui aussi, souvenir de son arrivée à Harvard. Il était plus jeune de presque 10 ans sur la photo… mais c’était tout ce qu’il avait. Son grand-père n’avait presque pas changé après tout. Il tendit la photo à Ambal.

« En fait, on est tombés ici un peu par hasard en cherchant des proches disparus. Ils sont sans doute ici… Vous ne l’auriez pas vu ? Il était accompagné d’une femme aux dernières nouvelles. »

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MessageSujet: Re: Réalité ou fiction? ft. Adam&Ambal   Mar 26 Mai - 17:11


« Quel conte ? » La chieresque voulait apprendre à lire et à écrire. Elle savait que ce serait probablement mal vu de la part de ses frères qu’elle veuille ressembler aux étrangers. Mais, elle voulait apprendre, découvrir, voyager à travers les livres. Esther Delmas allait l’y aider, elle le savait. Le Puits du Savoir était un lieu qui attirait Ambal, elle voulait pouvoir déchiffrer ce qu’il y avait écrit dans les livres sans avoir à demander. Ce serait son secret.

Ambal fit une mou déçue, ils n’avaient pas de singes volants. Quel dommage ! Elle était déjà en train de les imaginer. « Nous avons des griffons » répéta Ambal tranquillement et de manière tout à fait normale. C’était pour cela que les singes volants ne l’avaient pas étonnés, elle avait déjà remarqué que leur monde regorgeait de richesses que l’on ne trouvait pas en Oblivion. Plus rien n’étonnait la jeune chieresque. « Il semblerait que nous parlions du même animal. Des griffons cendrés ; des griffons harfangs... On en trouve surtout sur les hauteurs. Vous n’en avez pas ? » questionna-elle, surprise.  

Ambal regardait le spectacle du singe avec Charlie, ces petites bêtes étaient marrantes. Ils n’avaient pas peur des étrangers, eux non plus. Ambal fit les gros yeux avec un signe de la tête. Décidément... ces étrangers étaient, non seulement, perdus en Oblivion mais également dans leur tête. Ce n’était pas vraiment rassurant ! «  Ambal Sajor » rectifia-elle doucement. Adam semblait moins perdu que Charlie, il connaissait son prénom au moins. Elle ne lui en voulait pas, elle voyait le meilleur en chacun d’entre eux et comprenait que Charlie avait du être secouée par toutes ces émotions. «  Tu es Charlie, c’est bien cela ? »

Ambal écoutait les paroles d’Adam. La santé en Oblivion était quelque chose de vitale, un signe de faiblesse pouvait vous coûter la vie... Et leur ami avait eu beaucoup de chance, c’était indéniable. Elle hocha la tête en signe de reconnaissance. Il fallait remercier Ayla La'hir non pas moi, pensa Ambal. «  Je n’ai rien fais, il faut remercier Ayla La’hir. Vous vous habituerez à Oblivion. Ce n’est pas si terrible que cela en a l’air. » Toujours le refrain prononcé dans la bouche des étrangers : tombés par hasard, atterris comme par magie, happés dans un vortex un jour, on l’avait dit. Ambal était toujours en train de se demander ce que c’était un vortex. Cherchant des proches disparus...

Ambal prit la photo que lui tendit Adam. Elle prit quelques minutes pour la regarder attentivement. Cela n’évoquait absolument rien à Ambal. Elle fit un non de la tête, désolée de ne pas pouvoir plus les aider. « Non, je ne l'ai jamais vu. » Ambal avait la mémoire des visages et cette personne-là ne lui disait rien. Elle les regardait avec un regard navré. Ils avaient besoin d’une lueur d’espoir. D’une flèche pour les guider. « Il y a plusieurs campements en Oblivion, certains habités par des gens comme vous, peut-être que les personnes que vous cherchez y sont... » Elle avait prononcé ses paroles prudemment, elle savait que tous les campements n’étaient pas amicaux et que leur quête serait plus que périlleuse. Ambal rendit l’image à Adam en se pinçant les lèvres, cherchant une idée qui pourrait les aider à avancer dans leur recherche. Oblivion était vaste, tout le monde ne passait pas par le Refuge du Petit Matin. Ils pouvait être n’importe où. «  Il faut que votre ami se rétablisse, vous ne pouvez pas partir à travers Oblivion avec des blessés. »

Ils cherchaient une aiguille dans une botte de foin. Ambal ne voulait pas les décourager. Il fallait qu’ils gardent espoir, qu’ils continuent de croire qu’ils étaient ici sain et sauf. Elle se sentait impuissante, elle pouvait difficilement les aider. Qui le pouvait... ? Il fallait s’armer de patience, et demander à n’importe qui croiseraient leur route s’ils avaient vu ces personnes-là. A force, quelqu’un aura peut-être un indice. Ils devaient devenir pisteur, chasseur, pécheur, cueilleur. Partir à l’aventure en Oblivion nécessitait un équipement adéquat mais aussi une cohésion de groupe. Si déjà Charlie était contre leur départ, la situation partait relativement mal. Ambal soupira.

_________________
Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ Une étoile qui a cessé de briller. Une fleur fanée. Un soleil qui ne se lève jamais. Un gout amer dans la bouche. Une douce mélancolie. « Les mots, de cristal forgés, dans sa gorge de glace se sont figés…» Son coeur est mort. Son âme perdue. Ses mains maculées de sang. Ambal, la mère brisée.
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MessageSujet: Re: Réalité ou fiction? ft. Adam&Ambal   Ven 19 Juin - 14:54

On avait pas prévu ça!
Charlie n'avait pas envie de se battre. Surtout pas maintenant. La jeune femme afficha une moue blasée et détourna le regarde son ex. Malgré tout l'amour qu'elle ressentait pour lui, elle lui en voulait énormément de l'avoir laissé tomber quand elle avait le plus besoin de lui. Bon, c'était pas comme si elle avait fait tous les efforts du monde pour le récupérer aussi. Après tout, elle préférait lui rejeter la faute dessus plutôt que de se dire qu'elle était fautive aussi. Malgré tout, elle savait parfaitement qu'elle avait sa part de responsabilité dans cette histoire. Repousser la sortie de son livre d'une année ou deux ne lui aurait rien fait. Vouloir à tout prix le sortir a brisé son couple. La jeune femme soupira doucement, caressant l'animal alors que l'autochtone venait d'arriver près d'eux lorsque Adam parlait de singes volants.

Au fond l'arrivée d'Ambal sauvait Adam d'une énième dispute. Si Charlie n'était pas insensible au compliment, Adam parlait de profiter d'être ici. Là, elle l'aurait probablement giflé si elle avait pu. Leur présence ici. ÇA Charlie pouvait le lui reprocher. Elle estimait qu'il n'avait pas été assez précautionneux dans cette aventure. Enfin, elle savait que ce n'était pas aussi simple mais même. Cette fois, c'était sa faute à lui. Mais tout ça s'envola bien rapidement lorsque la Chieresque parlait de griffons. Sérieusement ? Des griffons ? Charlie s'en serait évanouie de surprise. La présence réelle de griffons dans cet endroit remettait en question plus de chose que Charlie ne l'aurait voulut. Toutes les légendes, tous les contes, ils n'étaient plus du tout fictifs. Ça remettait aussi en cause ses théories sur certaines civilisations. Et si finalement tout avait toujours été vrai, caché précieusement ici ? Charlie serra les poings, pinçant les lèvres de contrariété.

Non, on a pas de griffons. Pour nous ce sont des créatures mythiques, légendaires. Ce sont des contes pour enfants, des histoires oubliées. J'ai...

Charlie leva les yeux au ciel, se taisant. Elle se sentait tellement idiote. Son bouquin n'avait plus le moindre sens. Elle lâcha un petit « bordel » à peine audible. Comment elle allait faire maintenant ? Quoi que réécrire un livre sur tout ça voudrait dire qu'elle se contredit elle même et que donc, tous ceux qui l'ont critiquée avaient raison. Charlie lâcha un rire nerveux, passant une main sur son visage. Bref, autant ne plus penser à ça. Charlie parvint à se débarrasser du singe alors qu'Adam se permettait une petite réflexion. La jeune femme plissa les yeux, le fixant. Puis elle lui lança un sourire forcé, agacé. Pourtant elle n'aurait pas voulu qu'il cesse de lui parler, de la regarder. Soupirant doucement, Charlie haussa les épaules.

Je comprend mieux ton comportement quand on vivait ensemble alors...

Ça avait toujours un peu fonctionné comme ça entre eux. Amis, amours, amants. Adam avait toujours été tout ça à la fois pour Charlie. D'ailleurs lorsqu'elle demanda son prénom à la jeune femme, c'est Adam qui répondit à ça place. Charlie esquissa un léger sourire amusé alors que Ambal venait de le rectifier. Elle se garda de faire le moindre commentaire à ce sujet mais son cœur se gonfla de satisfaction alors que Adam venait de se faire moucher. Bon c'était pas violent mais ça lui apprendra à parler à la place des gens. Bref, l'heure n'était plus à la dispute.

Vous avez raison. Je pense qu'on finira par s'habituer à tout ça. J'espère...

Avant de fondre en tout cas. Adam présenta une photo à Ambal dans l'espoir qu'elle reconnaisse son grand-père. Après tout, peut être qu'il était passé par ici. En espérant qu'il soit toujours en compagnie de l'autre professeur. Charlie pria intérieurement pour qu'Ambal donne un brin d'espoir à Adam mais elle fut rapidement déçue. Pinçant les lèvres, Charlie leva les yeux vers Adam. Aucun doute que le jeune homme serait déçu. Charlie s'approcha doucement de lui et lui prit la main pour lier ses doigts aux siens. C'était simplement un geste de compassion et de réconfort. Ambal parlait de camps peuplés de gens comme eux. Des gens qui étaient tombés ici par hasard aussi ? Une maigre lueur d'espoir.  Mais elle ajouta bien rapidement que leur ami était toujours en rétablissement et qu'il ne pouvait pas encore voyagé. Serrant doucement la main d'Adam, Charlie continuait à le regarder.

On peut partir devant tous les deux et ils nous rattraperont quand il ira mieux... Qu'est ce que tu en penses ? On ne perd rien à aller fouiller deux trois camps. Peut être qu'on trouvera des indices...

Charlie ne voulait pas dire qu'elle pensait aussi au fait qu'ils pourraient retrouver son grand père directement, ne souhaitant pas étaler de faux espoirs. Elle finit par se coller contre Adam, lui caressant le bras de sa main libre.

On finira bien par les retrouver... Maintenant qu'on est là... En attendant, j'ai faim... Pas toi ?
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MessageSujet: Re: Réalité ou fiction? ft. Adam&Ambal   Mar 23 Juin - 18:00


On avait pas prévu ça!

Adam observait Charlie qui ne semblait aucunement réagir à ses propos. A quoi s’attendait-il après tout ? Qu’elle lui saute dans les bras ? Ils n’étaient plus en couple. Mais leurs joutes verbales, leurs taquineries lui manquaient. Et cela le peinait un peu qu’elle n’y réponde pas. Même s’il se doutait qu’elle lui en voulait, il avait cru qu’elle le lui reprocherait plus que ça. Au moins là il aurait eu matière à répondre. Mais rien. Juste un regard blasé. Le méprisait-elle ? Il n’en savait trop rien. Mais il ne put réellement poursuivre la conversation puisque Ambal les avait rejoins.

Des singes volants. Personne n’y croirait. Pourtant Ambal ne semblait pas se dire qu’il était impossible qu’ils existent ailleurs que dans l’imaginaire. Après tout, lorsque l’on se dit que l’on vient d’atterrir dans un autre monde en passant par une pyramide, on peut s’attendre à tout. Et ils n’étaient clairement pas les premiers. Adam sentait qu’il n’était pas au bout de ses surprises ici. Toutefois, il fallait bien expliquer le pourquoi du comment à Ambal même si elle ne comprendrait peut-être pas tout.

« Un conte qui s’appelle le magicien d’Oz. Je n’ai pas le livre sur moi mais je pourrais vous raconter, si vous voulez. Mais il vous semblera sans doute moins magique qu’à nous. »

Parce qu’eux, ils avaient des griffons. Comment rivaliser avec ça ? Bien qu’ils ne faisaient pas un concours, Adam était abasourdi par la nouvelle. Charlie semblait aux anges. Quoique sa surprise se transforma en frustration. Adam l’observa du coin de l’œil, se demandant à quoi elle pouvait bien penser. L’existence d’un tel endroit devait ruiner toutes ses études, ses recherches. Ca il le comprenait parfaitement. Lui aussi avait soudainement l’impression d’avoir perdu son temps, de s’être trompé depuis le début. Mais était-ce réellement le cas ? C’était un autre monde et pas le leur. Enfin, il ne savait plus trop où il en était pour le moment et Charlie semblait être en proie à un mélange de déception et de découragement.

« Notre monde a des similitudes avec le vôtre mais… est très différent malgré tout. Nos origines sont moins… sensationnelles. Ce qui vous semble normal est incroyable pour nous. On dirait que nos mondes se complètent… ou alors que le notre est inspiré de celui-ci, c’est curieux… Ca mérite d’être étudié de plus près. »

Peut-être qu’ainsi ils seraient moins frustrés en découvrant qu’il n’y avait aucun lien et que leurs recherches étaient donc fondées. Mais pour ça, il fallait bouger. Et ils n’étaient pas là pour ça à l’origine. Leur compagnon poilu leur faussa compagnie et Adam en profita pour taquiner Charlie, comme à son habitude. Encore une fois, elle ne s’en amusa pas vraiment et lui lança une réflexion dans les gencives. Adam ne s’en offusqua pas et haussa les épaules avant de sourire.

« Arrête, t'aimais ça, je suis certain que ça te manque. »


Bien entendu ce n’était là qu’une taquinerie parmi d’autres. Il ne lui reprochait rien. En tout cas pas son comportement à lui. Il ne s’attarda pas sur le sujet et écouta Ambal se présenter complètement, rajoutant son nom de famille. Ca il ne risquait pas de le deviner. Mais la jeune femme semblait déjà bien connaître leur prénom. Soit elle avait une bonne mémoire soit ils lui avaient fait impression. Adam espérait que ce soit plutôt l’option numéro une car ainsi, elle allait pouvoir l’aider à retrouver les professeurs disparus. Peut-être…

Mais avant toute chose, il voulait la remercier de les avoir aidé. Sans elle, son ami serait probablement mort et peut-être même que eux aussi. Mais la jeune femme laissa les honneurs à la guérisseuse. Même si dans les faits c’était effectivement elle qui avait mis leur ami hors de danger, c’était Ambal qui les avait guidé jusque là. Et elle semblait optimiste pour la suite. Adam ne s’en inquiétait pas trop pour l’instant. S’adapter il savait y faire. Mais son grand père avait-il réussi à le faire à son âge ?

« Sans vous, nous n’aurions jamais trouvé le refuge… Donc merci à vous. On vous revaudra ça. Je suppose qu’il nous faut le temps d’apprendre notre environnement… Des conseils seraient les bienvenus d’ailleurs ! »

Mieux valait prévenir que guérir. Puisque le décor était planté et que les remerciements étaient faits, Adam sauta sur l’occasion de la présence d’une autochtone pour lui demander si elle avait vu les professeurs. Il était suspendu à ses lèvres, la fixant alors qu’elle observait la photo dans une moue songeuse. Mais rien ne lui indiquait qu’elle connaissait ses visages. Aucune lueur n’éclaira ses yeux. Adam connaissait déjà la réponse avant même qu’elle ne la donne mais l’entendre était autrement plus désagréable. Elle ne savait pas. Adam baissa les yeux, découragé. Comment allait-il le retrouver dans cet endroit immense et plein de danger ? Etait-il seulement en vie ? Le manque de sommeil et le stress ne l’aidait pas réellement à relativiser et à être optimiste. Il serra le poing mais sentit bientôt quelque chose se glisser dans sa main. Charlie venait de lier sa main à la sienne. Sentant leurs doigts enlacés, il releva les yeux vers elle et serra sa main, lui lançant un regard à la fois tendre et plein de reconnaissance. L’envie de l’embrasser le prit mais il se retint. Ils n’étaient plus ensemble et ce n’était pas trop le moment.

Ambal ajouta quelques mots encourageants. Elle avait raison dans le fond, il y avait d’autres camps et elle n’était pas la seule autochtone. D’autres les avaient sûrement vus.  Adam récupéra la photo qu’il rangea de sa main libre, ne lâchant pas celle de Charlie. Au moins désormais, ils avaient un but, un autre endroit où se rendre. C’était toujours ça.

« D’autres camps ? C’est effectivement possible qu’ils aient atterris là-bas… Vous auriez une carte ? Un plan ? Quelque chose pour que nous puissions nous y rendre sans nous perdre ? »

Il avait l’impression d’abuser, de trop demander. Mais pour le moment, il n’avait pas le choix. Et Ambal leur rappela gentiment qu’ils ne pouvaient pas partir pour le moment à cause de leur ami encore blessé. Forcément. Adam fit une moue ennuyée mais il ne comptait pas abandonner son ami. Il leur fallait donc attendre. Sauf que Charlie avait une idée à soumettre. Se séparer n’était pas forcément une bonne idée dans ce cas de figure. Mais à trop attendre, ils risquaient de passer à côté de quelque chose.

« Deux et deux… D’accord. Ca me va. Il faudra qu’on se donne un point de rendez-vous pour se retrouver, qu’on s’organise mais… on peut partir en amont. C’est une bonne idée. » Voir qu’il pouvait compter sur elle le fit sourire légèrement « Merci Monkey. »

Même si elle était aussi là pour retrouver les professeurs, à l’origine il s’agissait de son idée à lui. Et donc de sa faute à lui s’ils étaient là. La voir donc s’impliquer lui faisait plaisir. Charlie se fit un peu plus encourageante et Adam sentit son cœur s’emballer un peu en la sentant collée à lui. Il l’observa un court instant puis se pencha pour lui embrasser doucement la joue.

« Il nous faut prendre des forces si l’on ne veut pas que cette expédition avorte alors oui ! J’ai faim ! J’ai rien avalé depuis qu’on a mis les pieds ici… et je ne veux pas être un boulet. »

Il se tourna alors vers Ambal, gêné de demander encore un service. La pauvre femme allait finir par en avoir assez.

« On peut ramener de la nourriture si vous nous dites ce qui est comestible ou non… histoire de ne pas taper dans vos réserves. C’est faisable ? »

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MessageSujet: Re: Réalité ou fiction? ft. Adam&Ambal   

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